31 juillet 2008

Vie de famille

L'hôpital (y compris la maternité), c'est somme toute un lieu dont il fait bon sortir. Et ce quel que soient les qualités de l'établissement et de son personnel, qualités que j'ai déjà vantées par ailleurs.


l'hôpital Robert Debré dans les derniers rayons de soleil avant-hier soir.

Toute la petite famille est rentrée dans son petit chez soi maintenant. Comme disait l'autre, c'est là que ça se corse !

Allons vite grappiller quelques heures de sommeil...

Le Plume vous salue bien.

30 juillet 2008

Une lieue

J'ai bien sûr d'autres priorités pour le moment, mais n'empêche : je garde dans un coin de tête un projet photo - disons plutôt un thème, une ligne directrice : une lieue. Il s'agit d'explorer de manière un peu systématique l'espace compris dans la lieue de ban, la ban-lieue, soit 3,5km environ autour des limites de Paris.


Le boulevard périphérique du côté de la porte du Pré-Saint-Gervais, lundi après-midi.

Ça donne de bonne raison de se promener et de faire des photos, en essayant de ne pas se montrer indiscret évidemment. Il ne s'agit pas de traiter « la banlieue » comme une espèce de jungle hostile mais plutôt, au contraire, de voir comment la ville se prolonge au delà de ses limites.

Les deux derniers rouleaux que j'ai récupérés (celui du MZ-5n de la semaine dernière et celui du MX que je suis allé chercher aujourd'hui) contiennent quelques images sympa pour commencer cette série, tirées de mes balades à Aubervilliers et à Ivry... Il y a encore de quoi faire.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

28 juillet 2008

Pendant ce temps l'été

Et pendant qu'on ne regardait pas l'été c'est installé sur Paris.


Pèche à la ligne sur le canal Saint-Denis, prise du dessous du boulevard MacDonald, Paris 19e, 14 juillet dernier.

On excusera un certain tropisme vers le dix-neuvième arrondissement de Paris... J'y suis allé beaucoup ces temps-ci.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]

27 juillet 2008

Et d'autres matins, et d'autres soirs...

Régularité de ce blog non garantie ces jours-ci. Vous comprendrez, voudrez bien excuser, etc.


Coucher de soleil depuis la terrasse de l'hôpital Debré tout à l'heure.

Ça va bien, mais les journées sont chargées. Du coup, dans les jours qui viennent, vous aurez surtout des photos sans paroles, ou presque.

Le Plume vous salue bien.

25 juillet 2008

Il y eut un soir, il y eut un matin

Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour.
Genèse, I, 5 (trad. L. Segond).

Et sans vouloir me la péter, je vois que tout ça est très bon.


Hôpital Robert Debré, côté est, jeudi matin, vers 6h.

Au delà de la satisfaction et des éventuelles inquiétudes des tout nouveaux parents que nous sommes, il y a quelque chose qui mérite d'être dit : je suis vraiment impressionné par la manière de travailler du personnel hospitalier - très, très loin de la caricature qu'on en fait volontiers. Des journées de douze heures dans le stress continu, en sous-effectif permanent, en faisant malgré tout un boulot super et en réussissant, dans ces conditions-là, à rester gentil et chaleureux à l'égard des patients : voilà ce que nous constatons dans les services du gros paquebot blanc qu'est l'hôpital Robert Debré.

Voilà : il paraît qu'on ne parle pas des trains qui arrive à l'heure ; l'équipage du paquebot mérite bien qu'on lui tire son chapeau.

Le Plume vous salut bien.

Une note à lire en écoutant : Béla Bartók, suite paysanne hongroise pour flute et orchestre à corde (arr. Paul Arma).

24 juillet 2008

Et voilà...

J'essaye sur ce blog d'éviter trop d'autobiographie ; d'éviter plus encore de parler de tierces personnes qui ne m'ont rien demandé. Et pourtant...


6h30 ce matin : le soleil levant repeint en orange le béton de l'hôpital Robert Debré.

Et pourtant, je ne peux pas ne pas vous dire que je suis depuis cet après midi l'heureux papa d'un petit garçon. Suivant la formule consacrée, la mère et l'enfant se portent bien.

Une naissance, quoi de plus universel - après tout, nous sommes tous passés par là. Et pourtant : quoi de plus unique. Comme se petit bonhomme qui vient partager notre vie.

Le Plume vous salue bien.

23 juillet 2008

Tubes à essais

Une des caractéristiques du bâtiment Lavoisier, ce sont ces couloirs transversaux en forme de tuyaux qui relient les deux ailes du bâtiment. Des tubes, pour des chimistes, c'est plutôt approprié.


Bâtiment Lavoisier, rue Jean de Baïf, Paris 13e, la semaine dernière.

Du coup, ça m'a fait penser que j'avais quelques manips à faire sur les équipements actifs de ce bâtiment, à faire en dehors des heures ouvrables. Je fais ça vite fait : travailler en pyjama, finalement, j'aime bien.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

22 juillet 2008

Marqué la poste

Ce n'est pas parce que j'ai plein de photos à vous montrer que j'arrête d'en prendre. Surtout qu'on se doute que, pour la lumière, on risque d'être moins bien lottis dans six mois...

En fin de journée : le meilleur moment pour prendre des photos en été. Ou alors, au petit matin, mais ça, ça n'a jamais été trop mon truc. Du coup, hier, en rentrant du boulot, petit tour de l'autre côté du périph', vers Ivry ; au retour, pause sur un de mes terrains de chasse favoris, le boulevard Poniatowski (malgré son nom) et le faisceau de voies de la gare de Lyon.


Le faisceau de la garde de Lyon vu du boulevard Poniatowski hier soir.

Les trains postaux n'existe plus, avec leurs voitures aménagées pour le tri. Sauf erreur de ma part, les seuls trains qui subsistent sur lesquels se soit marqué « La Poste », ce sont ces rames qui assurent le transport du courrier entre Paris et le Sud-Est de la France. Ça vaut bien une photo, surtout quand un cheminot à la bourre se fait un semi-marathon entre les voies...

Sinon, pas mal de photos prises avec le Pentax MX ; on verra ce que ça donne quand le rouleau sera terminé, rembobiné, remballé, développé et tiré. Mais on ne ferait pas de photos si ce n'était que le résultat qui compte.

Le Plume vous salue bien.

[comme d'habitude, pas de précision = photo prise avec le Canon Ixus 400]

21 juillet 2008

Point de vue

Un nouveau bâtiment change le paysage ; si vous pouvez y accéder, il vous donnera égalementde nouveaux points sur ce qui l'entoure. Le bâtiment Lavoisier avait un avantage supplémentaire : alors que j' m'y activais pour mettre en place le réseau informatique, il me fallait justement essayer mon dernier appareil photo...


L'école d'architecture (ancienne usine SUDAC) vue du bâtiment Lavoisier.

Disons-le tout net : ce bâtiment a sûrement ses inconvénients - l'un d'entre eux étant le vent violent qui le traverse ; ça évitera les dépaysement à nos chimistes fraîchement arrivés de Jussieu. Mais c'est un terrain de chasse fabuleux pour le photographe !

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]

20 juillet 2008

Dimanche

Un dimanche.

Mettre de l'ordre dans mes cartes, en profiter pour réveiller le weblog que je leur consacre et sur lequel je n'avais pas écris depuis un an et demi.

Et puis pendant que j'y étais, j'ai aussi causé de mon objectif préféré dans ma rubrique photo. Il faudra que j'alimente ma rubrique historique, un de ces jours.


Lac des minimes, bois de Vincennes, 14 juillet, 18h30.

Un dimanche.

Petit déjeuner tard avec des croissants bien frais. Déjeuner tard aussi, et prendre le thé en fin d'après-midi. Causer au téléphone aux parents. Regarder un épisode de CSI en DVD après dîner.

Perdre son temps l'après-midi. Regarder des gens faire du vélo à la télévision ; se dire qu'on aurait dû faire pareil (mais moins). Relire un roman policier de Robert B. Parker, déjà lu plein de fois.

Prendre son temps. Se sentir bien chez soi.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]

19 juillet 2008

Noisy-le-Sec

Récupéré ce soir le premier rouleau du Pentax MZ-5n. Quelques bonnes photos là dedans, suivant mes critères en tout cas. Et la suite de mes photos de lundi dernier, puisque c'est le boîtier que j'avais embarqué dans ma sacoche de guidon.


Avenue de Bobigny à Noisy-le-Sec, 14 juillet, 17h45.

Noisy-le-Sec, j'aime bien, comme nom. Paradoxalement et malgré ce nom, la commune est traversée par le canal de l'Ourcq ; possible cependant qu'avant qui'il y ait ce canal, il n'y ait guère eu d'eau. C'est surtout une gare de triage : les habitués n'ignorent pas que ce sont des lieux où j'aime bien laisser traîner mes objectifs.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]

18 juillet 2008

On ferme ! (ou bien ?)

Vendredi soir : on baisse le rideau, on ferme la boutique, c'est le week-end. D'ailleurs, à en juger par la circulation parisienne à une heure pas si tardive, c'est toute la ville qui ferme pour congés annuels... Allez-y, allez-y ; on ne vous retient pas.


Rue de Cléry, 22 juin dernier.

Et puis : puisque les cadenas qui ferment l'accès au chantier du bout de la rue de Cléry sont joliment marqués d'un petit cœur, mes meilleurs vœux aux tout nouveaux pacsés que l'on fêtait à la maison ce soir. Placer une relation sous le signe de la République, quelle que soit la forme que ça prend : un choix d'autant plus significatif que, justement, c'est un choix.

Faire état publiquement de ce que l'on déclare constituer, suivant un mot très ancien, un foyer : sous la forme du mariage, le seul acte d'état-civil qui soit sur la base du volontariat. Le pacte civil, quoi que civil, n'entre pas dans le cadre de l'état du même nom ; c'est dommage, mais s'il fallait ça pour faire avaler la pilule (si l'on peut dire) à quelques grincheux, eh bien - c'est mieux que rien.

Bref, pour couper court aux ratiocination : mes félicitations !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax Auto 110, pellicule Fuji Superia 200 (format 110)]

17 juillet 2008

Le retour de l'Auto 110

Récupéré ce matin la dernière pellicule prise avec le Pentax Auto 110 - appareil reflex miniature à objectif interchangeable, un tout petit qui marche comme les grands. En toute rigueur, ce n'est pas tout à fait un retour, puisque ce rouleau est le premier réalisé avec un autre Auto 110 que les précédentes, ùmais ne pinaillons pas : celui-ci est rigoureusement identique à son prédécesseur, mais en peilleurs état.


Jussieu, le 13 mai dernier.

Les esprits chagrins me feront remarquer que les photos prises avec un bon 24×36 sont bien plus précises. Et ils auront raison, ce qui explique d'ailleurs que je fasse principalement du 24×36. Mais les photos au format 110, elles ont du ca-ra-ctère, ah, mais. Noter par ailleurs que l'image sur la pellicule déborde le cadre pré-imprimé (une des bizareries du format 110), raison pour laquelle je scanne toujours ces négs plus large que l'image standard. D'où l'effet de bord de cadre, variable suivant le fabricant de la pellicule. Ici, c'est Fuji ; chez Ferrania, ça donne du jaune en inversé, et chez Kodak, du vert. Moi je trouve ça rigolo.

Quant au rhabillage de la tour centrale, il a dû bien progresser depuis, mais je n'en sais rien : j'y suis passé aujourd'hui mais suis allé directement dans un obscur sous-sol, sans passer pr la case départ.

À propos de départ, je vous parlais dimanche dernier de la possibilité pour le vainqueur de l'étape cycliste du jour d'échouer à un examen d'urine ; apparemment, c'est fait. Ricardo Ricco aura poussé un peu trop loin l'imitation de son idole, Marco Pantani, un grand nom de l'histoire de la topette. Bah, ça fait de l'animation, tout ça!

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : Erik Satie, Croquis et agaceries d'un gros bonhomme en bois.

[boîtier Pentax Auto 110, pellicule Fuji Superia 200 (format 110), objectif 70mm f:2.8]

16 juillet 2008

Da capo

Da capo : Sur une partition, indique le retour aux premières mesures ; j'y ai repensé en regardant la partition d'une cantate de Bach - je ne dis pas « en déchiffrant   parce que je suis d'une nullité crasse en solfège ; c'était surtout au paroles que j'en avait. Dans les Aria (par opposition aux récitatifs, plus riches en textes et plus pauvres en musique), il n'est pas rare que les deux tiers de la partition soient joués deux fois. La musique baroque n'a pas peur de la répétition ; la prochaine fois qu'un grand-oncle grognon se plaint de la médiocrité des paroles des chansons « de maintenant », répondez lui qu'on peut faire tout un air (six minutes environ) avec un texte de dix-huit mots. Évidemment, pour ce qui est de la musique, c'est autre chose.


Quelques plantes à nos fenêtres, mai 2008

Da capo : les débuts sont pour bientôt.

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : J.-S. bach, Amore traditore, cantate profane pour voix de basse et clavecin obligé, BWV203.

[appareil YashicaMat 124G, film Fuji Neopan 400, filtre vert]<§p>

15 juillet 2008

Portes, portique et photographie

Pas encore fini mon rouleau d'hier - pas vraiment eu le temps de prendre des photos aujourd'hui ; tout juste eu le temps de me faire prendre en photo (par le radiologue, et pour pas grand chose). La liste des pellicules entamées commence d'ailleurs à s'allonger :

  • Dans le Voigtlander, un rouleau 120 Ilford HP5+ commencé le 10 juin ;
  • dans le Pentax MX, une Fuji Reala 100 depuis le 17/06 ;
  • dans le ME Super, une Ilford HP5+ (exposée à 800ISO) depuis le 20/06 ;
  • dans l'Auto 110, une Kodacolor 400 (format 110) depuis le 28/06 ;
  • enfin, dans le MZ-5n, une Fuji Pro400H depuis le 9 juillet.

Les deux 6×6 et le Pentax MZ-10 sont à vide, mais quand même, ça fait déjà du monde.

En attendant de faire faire fortune à mon labo habituel, une autre photo du port d'Aubervilliers, prise tout près de celle d'hier, avec le Canon Ixus 400 elle aussi.


Port d'Aubervilliers, 14 juillet 2008.

Comme je le disais , je n'en ai pas fini avec ce petit coin de proche banlieue, et plus généralement aver les mille premiers mètres au delà des limites de Paris.

Le Plume vous salue bien.

Une note écrite en écoutant : Scherzo et rondo de la sonate pour piano de Franz Schubert en la majeur, D.959.

14 juillet 2008

Le jour du quatorze juillet

Comme le chantait Brassens :

Le jour du quatorze juillet
Je reste dans mon lit douillet
La musique qui reste au pas
Cela ne me regarde pas

Ceci dit, n'étant pas (ou plus) particulièrement antimilitariste, il m'est arrivé de regarder le défilé à la télévision - histoire de regarder mes impôts se promener, quoi. Après tout, c'est un peu mon armée à moi, pour 1/60.000.000e.

Mais là, cette année, non, pas moyen. Les rodomontades de notre minuscule monarque, qui tend de plus en plus vers le Roi Carotte d'Offenbach, ne m'amusent plus ; elles m'inquiètent. Le voir caracoler avec sa Jackie Kennedy à la petite semaine, merci, mais non merci.

J'ai donc cru me lever suffisamment tard pour que tout ça soit terminé (on m'a toujours dit qu'à l'armée, on ne faisait rien, mais on le faisait tôt) mais le bruit des avions au moment de sortir chercher les croissants m'a détrompé. Pas grave, j'ai pris tout mon temps pour acheter nos viennoiserie (j'ai même fait un détour pour aller acheter une poubelle neuve, c'est dire) et déguster pour les déguster.

Et puis, en après-midi, je suis sorti pratiquer deux hobbies à la fois : le vélo et la photo, avec le Canon Ixus 400 et le Pentax MZ-5n (ma dernière acquisition) dans la sacoche de guidon - qui avait tendance à prendre de la bande, mais qu'importe. Et je suis retourné du côté du port d'Aubervilliers, un terrain de chasse très superficiellement exploité fin mai.


Port d'Aubervilliers cet après-midi.

Après ça, retourné vers mon bois de Vincennes habituel, par la banlieue : Aubervilliers, Pantin, Bobigny, Noisy-le-Sec, Romainville (la côte de Romainville, c'est pas le Tourmalet, mais n'empêche...), Montreuil et Vincennes. Photos à l'appui, bien sûr. La petite couronne mérite bien plus l'attention des photographes que les petites têtes couronnées.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : pour clôturer la fête nationale, un concert d'un ringardisme record avait été offert à la populace (qui ne méritait pas ça) place du Champ de Mars. Le podium Ricard des plages en plein Paris, manquait plus que ça.

13 juillet 2008

Cyclisme par procuration

Le seul moment de la journée où j'ai failli passer à l'action, c'est quand l'idée d'aller faire du vélo m'a effleuré. Mais de gros nuages noir m'ont rappelé à la raison, et j'ai allumé la télé pour regarder d'autres gens faire du vélo à ma place. Après tout, ils sont payés pour, eux.


Circuit de Vincennes, 10 mai 2008.

Ces Messieurs se sont donc promenés à vive allure dans les cols des Pyrénées (j'ai monté le Peyresourde une fois, j'ai cru que j'allais y laisser ma peau), ce qui garantit de jolis paysages, même par mauvais temps. Victoire d'un petit jeune plein d'avenir, s'il n'échoue pas à un examen d'urine. Mais quelle importance ?

Ça c'était pour les Circense ; côté Panem, la journée n'était pas mauvaise, non plus.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax Auto 110, film Ferrania Solaris 200 (format 110)]

12 juillet 2008

Cantates

Je poursuis mes explorations musicales, toujours avec la même absence de méthode : procéder soit par hasard, soit par continuité. Avec pour changer de la musique chantée, un truc qui ne date pas de la dernière pluie : des cantates de Bach (Jean-Sébastien) pour voix de basse, chantées par Karl Mertens et jouées par le Amsterdam Baroque Orchestra and Choir, dirigé par Ton Koopman.


Église Saint-Pierre de Chaillot, Paris 16e.

Un assortiment de cantates religieuses et profanes - avec une nette dominance de religieux, l'était payé pour, le Jean-Sébastien). Comme entrée en matière à la musique lyrique, ça se pose là. Enfin, entrée en matière, pas tout à fait, j'avais quelques rudiments - mais la musique chantée de Bach, dans ça complexité, s'impose avec une telle évidence qu'on se dit : voilà, c'est donc ça, le chant !

À part ça aujourd'hui, du repos, et des photos à la brune dans le neuvième arrondissement, et bien d'autres choses qui n'ont pas leur place ici. Mais tout est mélange de sacré et de profane, finalement.

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : J.-S. Bach, cantate « Der Friede seit mit dir » (BWV 158).

[Pentax ME Super, film Fuji Pro 400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

11 juillet 2008

Un Condorcet s'annonce

Alors qu'avec la mise en service des bâtiments Lamarck et Lavoisier, la première phase du campus PRG se termine, un nouveau projet démarre : celui du campus Nicolas de Condorcet, entre Aubervilliers et la porte de la Chapelle, dans les friches industrielles bordant les voies ferrées. Un projet qui associera l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dont les centres de recherches sont dispersés aux quatre coins de Paris et dont les locaux craquent de partout ; l'école des hautes études en sciences sociales (EHESS), dont la principale implantation, à la maison des sciences de l'homme du boulevard Raspail, doit fermer pour désamiantage  et l'école pratique des hautes études, ancienne maison mère de l'EHESS, actuellement dispersée dans tout Paris.


Aubervilliers, quai des Vertus, 31 mai 2008.

J'avoue avoir de nombreux doutes sur ce projet - déjà, le fait que l'EHESS soit dedans, ce n'est pas forcément un gage de dynamisme... Et puis, ça n'est un projet que sur le papier - dès que l'on regarde d'un peu près, il s'agit bien de deux projets, l'un dans le Nord-Est parisien et l'autre à Aubervilliers ; entre les deux, pratiquement un kilomètre de no man's land. Mais bon, on verra bien, et j'aurais sûrement l'occasion de vous en reparler abondamment. LMe projet, dèjà financé par le contrat de plan État-région, l'est de nouveau (on l'a appris aujourd'hui) dans le cadre du plan Campus, ce qui est sans doute bon signe.

Ceci dit, ça donnera l'occasion de se promener au bord du canal Saint-Denis ; de baguenauder par exemple sur le quai des Vertus. Notons pour terminer sur une nite légère que celui-ci est comme il se doit parallèle au boulevard Félix Faure, dont le séjour à l'Élysée c'est achevé par un décès subit dans les bras (si l'on peut dire) de sa maîtresse. Ce qui lui valut cet « éloge » funèbre de Clémenceau : Il voulut être César ; il ne fut que Pompée.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Pro 400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

10 juillet 2008

Un Lavoisier se termine...

La première tranche du campus PRG se termine : le dernier bâtiment du lot se remplit progressivement ; il s'agit du bâtiment Lavoisier, qui héberge comme il se doit l'UFR de chimie et les laboratoires circonvoisins. La décollation est facultative.


Bâtiment Lavoisier, rue jean de Baïf, Paris 13e, 11 avril 2008.

L'installation du réseau dans ce bâtiment était en principe à la charge d'un collègue, qui est hélas parti en vacance de manière un peu anticipée et ce, il faut bien le dire, pour des raisons indépendantes de sa volonté. L'un des présents a donc dû récupérer ce chantier - en l'occurrence, moi.

Résultat, une grosse charge de travail, puisque cela s'ajoute aux travaux déjà prévu. Et un petit peu de fatigue il faut bien le dire. Mais il y a des compensations : ce bâtiment, proche du boulevard Masséna et voisin de l'école d'architecture, offre plein de perspectives nouvelles vers mes chantiers favoris. Dommage que je n'ai pas encore trop eu le temps de les exploiter, mais mon heure viendra.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, SMC Pentax-M 35mm f:2.8]

09 juillet 2008

Au delà du périphérique

Moi pour qui le périphérique était une frontière plus ou moins abstraite, voilà que je commence à m'y habituer... D'abord, pour des raisons variées, je l'emprunte plus souvent que d'habitude en ce moment. Et puis, ce soir, je l'ai même traversé. Si, si ! Je suis même allé nettement au delà !


Porte de Charenton, dimanche 10 mai 2008, en début de soirée.

En fait je l'ai même un peu trop traversé : j'allais vers Vitry, avec notre vaillante voiture automobile ; arrivant de la voie Mazas, j'aurais dû prendre un bout de périphérique intérieur, comme toute ces voitures que l'on voit peiner à l'insertion sur gauche de la photo, histoire de rejoindre la porte d'Italie... Mais le temps de doubler un camion, et je me suis retrouvé sur l'autoroute de l'Est. Et suis donc passé à vive allure sous le périph', alors que j'aurais dû être dessus. Pas grave, j'ai pu me livrer à un de mes passe-temps favoris : me paumer du côté d'Alfortville. Et profiter des paysages industriels de la petite couronne dans les derniers rayons du soleil couchant... Sans prendre de photo, vu que j'étais un tantinet à la bourre, du coup. Et de toute façon je n'avais pas d'appareil. La prochaine fois !

Couché, maintenant, le soleil, il l'est. Et je ferais bien de faire de même.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax Auto 110, film Ferrania Solaris 200 (format 110)]

08 juillet 2008

Au coin du bois

Dans le style thème et variations, les mêmes arbres qu'hier, à peu près au même moment, mais sous un angle différent et avec un autre appareil...


Louannec, début mai 2008, fin de journée.

Résultat complètement différent : dans un cas, un rideaux de branches nues, dans l'autre un bois - sombre, presque inquiétant. Avec une diagonale vers l'obscur, à gauche de la photo.

C'est là que s'ouvrait le passage qui permettait d'aller voir les cousins dans la maison d'à côté (on en a ouvert un autre depuis, plus commode). Dans un sens ou dans l'autre, on on passait pendant quelques instants derrière une haie, se coupant ainsi du monde des vivants, avec devant soi un noir chaos végétal descendant en pente raide au delà du champ de vision... J'avoue que, gamin, je n'étais pas rassuré de passer par là la nuit. Et ce alors même que la faune de ces bois se limite à quelques renards un chevreuil occasionnel et un petit peuplement de hulottes.

En tout cas, je trouve que cette image ci, du fait de sa composition, de la lumière du caractère assez soft des foldings allemands des années 50 rend plutôt bien cette inquiétude là.

Le Plume vous salue bien.

[appareil Voigtlander Bessamatic I, objectif Vaskar 105mm f:4.5, film Ilford HP5+]

07 juillet 2008

Déplumé

J'avais annoncé hier que je serai en pleine forme pour commencer la semaine aujourd'hui ; rassurez vous, il n'en a rien été. Plutôt que dans une forme estivale, j'étais plutôt déplumé comme un arbre avant la repousse des feuilles...


Louannec, fin de journée, début mai (le printemps arrive tard sur les versants Nord).

D'un autre côté, derrière ce rideau d'arbre, il y a la mer. Le bruit des galets qui roulent à marée haute. Tout ça.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4, pellicule Fuji Acros 100]

06 juillet 2008

Migration intérieure

Rien à voir avec les migrations massives et saisonnières vers le littoral : ma migration à moi n'est pas un changement d'adresse, même temporaire ; après nos bibliothèques, c'est mon bureau qui passait d'un bout à l'autre de l'appartement. Ce qui, compte tenu (a) de la taille et du poids de ma table de travail et (b) de tout ce qu'il y avait dessus, n'était pas une mince affaire.


L'ancienne route 66 traverse la voix ferrée du côté de Vidal, San Bernardino County, California, août 2004.

Du coup, j'ai terminé en une soirée la réécriture de mon article de Copenhague, qui me turlupinait depuis dix jours. Changement d'herbage réjouit les veaux, et tout ça.

Sinon, pas de blog hier, une migraine vicelarde et inhabituelle m'ayant tenu éloigné de l'ordinateur. Ça va beaucoup mieux aujourd'hui ; ça ira carrément bien demain pour aller travailler. La vie est bien faite.

Le Plume vous salue bien.

04 juillet 2008

Fantaisies, etc.

Tout d'abord, pour commencer le week-end, une photo de mer, c'est bien le moins. Surtout quand on voit des voitures chargées de bouées-canard et de VTT se ruer vers les bouchons. Même si, pour me consoler, la Madame me fait voir, sur l'écran de télévision, un Drucker en polaire accompagné d'une starlette frigorifiée sur le podium brestois du Tour de France...

Une photo de mer, mais pas prise de n'importe où : des bancs de granits sur lesquels se jucher pour regarder monter la mer, remplissant une mare, puis l'autre. Jusqu'à venir vous lécher le bout des pieds... Un paysage pour tous les âges de la vie, je crois. De la mienne en tout cas.


La grève de Louannec, 6 mai 2008 ; au fond, la pointe de Port l'Épine, à Trélévern.

(Pour ceux qui veulent le reste du panorama, j'ai posté en mai dernier la vue du même endroit, mais de l'autre côté, et une vue au grand angle, tout droit, mais quelques centaines de mètres plus à l'ouest.)

Après les images, la musique : j'avais compilé pour un ami quelques morceaux de Schubert ; l'idée, c'était d'avoir des morceaux plutôt joyeux, printaniers peut-être même. Trois fantaisies et des morceaux plus courts à titre d'interlude.

  1. Fantaisie pour piano à quatre mains en fa mineur D.940, par Murray Perahia et Radu Lupu ;
  2. Pour chanter sur l'eau, lied, D.774, transcription pour violoncelle, par Anne Gastinel (violoncelle) et Claire Désert (piano) ;
  3. Fantaisie pour piano en ut majeur « Wanderer », D.760, par Paul Badura-Skoda (sur pianoforte) ;
  4. Der Musensohn, lied, D.764, par Jessye Norman (soprano) et Phillip Moll (piano) ;
  5. Fantaisie pour piano et violon en ut majeur, D.934, par Szymon Goldberg (violon) et Radu Lupu (piano).

Résultat : cette playlist, je l'écoute en boucle depuis le début de la semaine. Et j'ai bien l'intention de continuer.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

03 juillet 2008

Du fer partout

Plus je regarde les chantiers, plus je vois du fer. Un mur, une dalle en béton, ce sont des quantités considérables de fer à béton ; d'ailleurs, on met beaucoup plus de temps à préparer, couper, au besoin souder les fers qu'à couler le béton - ça, c'est l'histoire de quelques minutes ou quelques heures.

Et puis, si vous regardez pousser un immeuble, c'est un signe qui ne trompe pas : tant que les fers dépassent en haut des murs, c'est qu'ils sont encore susceptibles de s'élever. De là à dire que les murs bourgeonnent...


Sur le chantier du futur jardin, rue Thomas Mann, Paris 13e, mardi dernier.

Si les treillis déjà soudés peuvent évoquer une grille, les barres seules, liées en fagots, me rappellent un bien ancien produit : le fer en verges, un produit intermédiaire fondamental de la métallurgie ancienne.

Le fer, une fois affiné, était conditionné en barres ; d'ailleurs, les sources anglaises utilisent bar iron comme synonyme de wrought iron. Mais ces barres, de section rectangulaire, ne s'utilisaient que rarement en l'état. Différents ateliers se chargeaient de de ces transformations, souvent au voisinage de l'affinerie ou forge à battre. La platinerie, par exemple, pour fabriquer (par martelage) de la tôle, mais surtout la fenderie, extrêmement répandue dans nos régions.

La fenderie, c'est quoi ? C'est un dispositif mu par une ou plutôt deux roues hydrauliques qui permet d'abord d'étirer et d'aplatir la barre, préalablement chauffée - un peu comme un laminoir, mais sans avoir bien sûr la précision et la puissance des trains de laminoir d'aujourd'hui ; ensuite, par des systèmes de roues à gorge, de la découper dans le sens de la longueur. On obtient ainsi, à partir d'une unique barre, un paquet de « verges » - des tiges de section réduite et plus ou moins carrée (disons, un peu plus ou un peu moins d'un centimètre) Ces verges étaient conditionnées en bottes pour être revendues.

Quel intérêt, me direz-vous ? Eh bien, c'est que ces verges pouvaient à leur tour servir de matériau à des artisans, travaillant dans des ateliers plus modestes - en particulier les cloutiers. C'est que, dans la construction en bois, il faut du fer, pour faire tenir tout ça ! Les fouilles de sites médiévaux, y compris du Moyen-Âge ancien (comme les fameux chevaliers pêcheurs du lac de Palladru) mettent au jour des quantités importantes de clous, à des époques que l'on voudrait croire techniquement ineptes...

Sans fenderie, pas de clous ; sans clous, pas de grange. Et de la même manière, sans laminoirs, pas de fers à béton ; sans fers à béton, pas de béton ; sans béton, pas de pont, d'immeubles ou de piscine municipales !

Le Plume vous salue bien.

02 juillet 2008

De la pluie et du beau temps

Chaleur étouffante, sans un rayon de soleil ; pluie intermittente : Paris avait aujourd'hui une météo de banlieue de Kinshasa. On fait avec.



Quai de Bercy, 13 mai 2008.

Mais les températures sont tombées en fin de soirée - il faisait 17° à Angoulême, me dit-on. On pourra donc changer de raison de râler... L'espèce humaine est faite ainsi. Si le singe avait été content de son arbre, il ne serait pas descendu, et on n'en serait pas là.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Pro 400H, SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

01 juillet 2008

Sirènes

Diner en terrasse à notre restaurant indien habituel, entre le boulevard de Strasbourg et la rue du Faubourg Saint-Martin. À la fraîche, ou quelque chose qui s'en rapproche. En fin de repas commence la noria des sirènes, sur le boulevard de Strasbourg : protection civile en grand nombre, pompiers, police, SAMU... Quelque chose de grave se passe pendant que nous mangeons. On ne sait pas quoi.


Métro de Rennes, station La Poterie.

Il y a une nouvelle de Dino Buzzati comme ça : Qualcosa era successo - (je l'ai lue en français il y a fort longtemps, mais je ne l'ai sous la main qu'en italien, langue que je ne lis guère). Des passagers d'un train sans arrêt voient d'abord quelques signes, puis des manifestations évidente que quelque chose se passe - foules paniquées, scènes d'exodes... Mais le train ne s'arrête pas ; ils tentent de lire les gros titre des journaux mais ne lisent que quelques lettres (ça se terminne par « ION »). La nouvelle s'achève sur l'arrivée du train dans une gare totalement déserte.

Du coup, mémoire de catastrophes : où étiez vous quand...? Dans une rame surchauffée du RER C en juillet 1995, avec un contrôleur un peu affolé qui tentait de savoir ce qui bloquait le trafic. À mon bureau, vue sur le jardin des plantes, avec des infos contradictoires parvenues d'outre-Atlantique - et des crétins de Français sur les forums de discussion qui trouvaient très drôle qu'il y ait un attentat dans cette partie du monde. Dans une station balnéaire ligure, avec des collègues anglais qui n'arrivaient pas à savoir ce qui se passait chez eux...

Des avants, des après. Mais avant, on ne sait pas que c'est avant. Et pendant non plus. E la nave va...

Le Plume vous salue bien.

Dino Buzzati, « Qualcosa era successo », extrait de Il crollo della Baliverna, Mondadori, 1954.

[boîtier Pentax MX, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4, pellicule Fuji Acros 100]