20 novembre 2017

Keep Austin Weird

Austin, Texas, donc - ma résidence présente, quoique temporaire. Curieux : quand on est arrivés, en août, les cinq mois que nous devions passer ici, c'était une longue ère nouvelle qui s'ouvrait ; en un clin d'œil, elle est presque terminée. Décembre, c'est presque demain... On commence à peine à s'y retrouver pour de bon !


Downtown Austin vu de Mount Bonnell, fin août.

Austin, ou le Texas autrement : ville de fonctionnaires, d'universitaires, d'artistes - et, de plus en plus, des nouvelles technologies. Résultat : l'une des villes les plus progressistes du pays, au milieu d'un État qui reste nettement conservateur. Ce qui ne veut pas dire que ce soit une ville modèle, mais ça lui donne une ambiance légère et sympa. Par ailleurs, un type d'urbanisme bien loin de ce qu'on connait en Europe (et dans les grandes villes de la côte Est), avec un tissus urbain assez distendu, des alternance de vide et de plein, pas forcément là où on l'attend ; et qui se distend encore : c'est une ville en croissance rapide, dont la population a doublé depuis 1990 pour atteindre le million d'habitants.

C'est aussi (à peu de chose près) la capitale d'État la plus méridionale des États-Unis, hors Hawaï. On me permettra donc de protester vigoureusement contre les températures nocturnes inférieures à 10°C que nous connaissons actuellement. Et même pas 20°C dans l'après-midi ! Un scandale, on vous dit.

Le Plume vous salue bien.

18 novembre 2017

Outre-Atlantique

Les mois et les années passent, et de ce blog, rien. Les réseaux sociaux y sont pour quelque chose, sans doute ; la vie familiale et professionnelle aussi bien sûr.

Résumons : si mon employeur n'a en principe pas changé, je suis passé de mon activité informatique à l'activité syndicale à temps quasi-plein, puisque j'étais ces derniers mois membre de l'équipe nationale de mon syndicat (le Sgen-CFDT, en l'occurence) sur tout ce qui concerne les questions d'enseignement supérieur et de recherche. Disons-le tout net : le statut de « déchargé syndical », ça n'est pas franchement des vacances ; je crois même n'avoir jamais autant travaillé que depuis que je suis déchargé.

Pour le moment, cependant, c'est autre chose : je suis tout à fait officiellement en congé, ou plutôt en disponibilité pour convenance personnelle. L'opportunité d'un déplacement au &Eactute;tats-Unis s'est en effet présentée et nous l'avons saisie ; nous sommes donc pour ce semestre à Austin, Texas, où je me retrouve de facto homme au foyer.


Le passage à niveau de la 51e rue, Austin, TX.

Plus encore : mes loisirs ont été quelque peu accaparés par une activité nouvelle, débutée d'ailleurs peu après la précédente entrée de ce blog : la course à pied. Eh oui, comme tout le monde... Je prépare d'ailleurs un blog dédié à ça, comme tout le monde aussi. J'ai profité du temps libre que me laissaient mon statut de « disponible » et les rythmes scolaires de mon cher fils pour augmenter nettement la fréquence et le volume de mes courses, avec comme objectif une course en montagne de 50km... qui a eu lieu samedi dernier. Comme il est plus que recommandé de faire une vraie pause après une course comme celle-là, me voici également en disponibilité de la course à pied !

Pleinement disponible donc pour reprendre un peu de blog. On va voir ce qu'on va voir.

Le Plume vous salue bien.

Matériel photo : boîtier Pentax MZ-5n, objectif SMC-Pentax M 50mm f:1.4, film Ilford FP4+.

Suggestion musicale : Cage The Elephant, Whole Wide World (reprise).

16 février 2014

Plus loin, plus haut (mais pas trop fort)

Pour mon retour sur ce blog, je prévoyais des entrées longues et mûrement réfléchies sur la vie, le temps, et même sur la nature, corpusculaire ou ondulatoire, de l'être humain. Mais en fait je suis parti en vacances.

Je retrouve les mêmes montagnes et le même hôtel qu'il y a deux ans - avec pas mal d'immeubles en plus, quelques promoteurs ayant fini par remarquer qu'il y avait, à mi-chemin de Zermatt et Saint-Moritz, un patelin avec de la neige autour, et dont les prix du foncier ne dépassaient pas encore les cimes... Mais ça reste tout à fait acceptable.


Au bord de la rivière il y a des aulnes, mais pas de roi...

Demain le petit bonhomme va à l'école (de ski) ; moi je chausse les skis de fond pour un petit tour dans la vallée, loin des remonte-pentes.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique compact Pentax RZ-10.

Frank Martin, Messe pour double cœur a capella.

09 février 2014

Annuel

Je suis né le 9 février 1971 à Paris, 18e arrondissement. J'ai assez peu d'informations supplémentaires concernant cet événement, bien qu'il me concerne au premier chef - ou, mieux, bien que j'y soit impliqué : S'agissant des œufs au bacon, la poule est concernée, mais le cochon est impliqué. Du coup, le 9 février est consacré à la célébration du temps qui passe, ce qui est plus ou moins le cas de n'importe quel jour calendaire ; mais plus précisément du temps qui passe pour moi, personnellement.


Dernières bougies de Hanouka, 4 décembre 2013.

Pour autant, comme je le disais hier, je n'ai toujours pas décidé de ce que je ferais quand je serai grand. Ah, mais !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

J.-S. Bach, 2e suite pour violoncelle seul, BWV1008, 6 : courante (écouter sur Deezer)

08 février 2014

Rallumer la lumière

Plus d'un an sans publication : ce weblog est de moins en moins quotidien, il faut l'avouer. Il est temps de rallumer la lumière ! Mais tout va bien, je crois : j'ai 42 ans, mais plus pour très longtemps ; la clarinette progresse avec lenteur ; je chante choral et je syndicalise beaucoup. Il faut dire que de non syndiqué il y a deux ou trois ans, je suis devenu secrétaire de ma section syndicale, et pas mal impliqué dans de nombreuses instances. Le pire, c'est que j'aime ça.


Une calandre au circuit des remparts, Angoulême, septembre 2013.

Sinon, le petit bonhomme a 5 ans et demi ; a passé une demi-heure tout à l'heure à sauter sur le lit en répétant « je suis joyeux comme un pinson » (je venais de lui expliquer que c'était pinson et pas poisson. Il ne sait pas ce qu'il veut faire quand il sera grand, heureusement. Moi non plus d'ailleurs.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax K-1000.


28 octobre 2012

Ciel bleu et mouchoirs

Des cinq sens dont nous disposons ordinairement, l'un est chroniquement obéré par la myopie, l'astigmatisme et le mauvais état de mes lunettes ; trois autres sont largement diminués ce week-end par le premier gros rhume de la saison. Il me reste le toucher mais c'est trop fatiguant.

Donc : un dimanche passé à combattre les vilains petits virus, mouchoirs à portée de main et cachets variés à tous les repas. Complètement K.O, que j'étais ; tant pis pour les jolis rayons de soleil qui passaient devant le balcon.


Par la fenêtre ce matin.

D'un autre côté, ça change des soucis de la politique universitaire. De ce côté-là, ça ne va pas bien fort non plus : à Paris-Diderot, où j'exerçais il y a deux ans, tout est sans dessus-dessous, avec manifs et assemblées générales ; chez nous (puisque nous sommes embarqués dans le même projet « IDEX ») la brouille entre la présidente et les conseils élus s'aggrave de jour en jour. Dans ce genre de contexte, être partisan d'une certaine sérénité est généralement le meilleur moyen d'être mal vu de tous... On verra bien.

La semaine prochaine devrait être assez light de toute façon, vacances de la Toussaint oblige. L'occasion de faire le travail pour lequel je suis payé, tiens.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m

24 octobre 2012

Souvenirs ou pas

Il y a des choses dont on se souvient, d'autre pas, c'est évident. Il est plus rare cependant de savoir positivement qu'on ne se rappelle pas de quelque chose.

Une conversation l'autre jour m'a fait réaliser que je n'avais aucun souvenir du jour où j'ai eu vingt ans. Je n'ai jamais été un fan de ces jours d'anniversaires, certes ; mais on est tout de même censé accorder une certaine importance à ces vétilles arithmétiques. Or, dans ce cas, rien : ai-je fait une fête ? Un diner entre amis peut-être ? Bu un verre avec des copains ? Peut-être. Peut-être pas. En bon historien, l'absence de sources m'interdit de trancher cette question ; et je ne saurai sans doute jamais ce que j'ai fait le 9 février 1991.



Tel Aviv, aéroport Ben Gourion, printemps 2011.

Ça n'a aucune importance, évidemment. Marchant tout à l'heure dans les rues presque vide, j'étais d'humeur à me rappeler ça, voilà tout.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100.

Gabriel Fauré, sonate pour violon et piano n°1 en la majeur, op. 13 : 2, Andante.

22 octobre 2012

Some assembly requiered

Mon cher employeur, l'université Sorbonne nouvelle-Paris 3, manquait chroniquement de salles pour assurer les cours. La solution : ajouter des préfas sur le parvis. Des beaux, des gros : trois étages, 32 nouvelles salles. Évidemment, ça prive le site de tout espace de respiration, mais bon, après tout, donner des cours, c'est un peu le but d'une université.

En mai dernier, ils montaient gentiment, les bâtiment modulaires... Mais au bout du compte, quelle surprise : deux à trois mois de retard à la livraison.


Le chantier des modulaires en mai dernier, rue Santeuil, Paris 5e.

Incroyable, non : dans le bâtiment, un chantier en retard ! Sutout quand à la première réunion de chantier, interrogé pour savoir s'il tiendra les délais, l'entrepreneur réponds « ça va être juste mais ça peut le faire ». Du coup, c'est un peu ballot d'avoir fermé un site suivant l'idée que les cours qui avaient lieu là-bas auraient lieu dans ces bâtiments.

Résultat : une rentrée un tout petit peu chaotique, où tout espace muni de tables et de chaises peut servir de salle de cours, indépendamment du nombre de chaises et du nombre de derrières à poser dessus. La bienvenue aux étudiants qui nous ont rejoints cette année...

Le Plume vous salue bien.