06 septembre 2005

L'ai-je bien terrassé ?

Comme promis, voici le saint Georges en ronde-bosse et grès des Vosges de la cathédale de Bâle, qui ne se contente pas de défourrailler son arme mais embroche bel et bien sa victime.


Façade de la cathédrale de Bâle, 13 juillet 2005.

On notera :

  • le carractère plutôt tardif de la statue : elle remplace une statue du même saint, détruite par le séisme de 1356 ;
  • le cuivre de la lance : l'extraction et le raffinage de ce métal connaît un véritable boom en Rhénanie méridionale à partir du XVème siècle, ce qui n'a peut-être aucun rapport avec le schmilblick mais c'était pour faire avance le schimilimili, le schmilibli...
  • la pointe de la lance qui dépasse derrière la tête du dragon : je vous avais dit qu'il ne l'avait pas loupé - pauvre bête, tiens ;
  • l'écusson de saint Gall, juste derrière les pieds du cheval - il y en a pas mal d'autres sur cette partie de la façade, ne me demandez pas pourquoi ;
  • la virilité manifeste de la monture, sur laquelle la fresque génoise était peu explicite.

Sur ces hautes considérations, je vais tâcher d'en pourfendre un ou deux avant de rentrer !

Le Plume vous salue bien.

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