12 février 2007

Fendre les flots

Un peu de couleur pour un jour de pluie : l'étrave de l'USS Olympia, croiseur américain de la guerre hispano-américaine de 1898. Ça ne date pas tout à fait d'hier, c'est le moins qu'on puisse dire.


USS Olympia, Penn's landing, Philadelpie, décembre 2006.

Oui : je revendique mon droit à écarquiller les yeux sur des bateaux de guerre, qu'ils soient américains, français ou moldo-valaques. Restons gamins, quoi !

On aura tout loisir après de méditer sur le premier expansionisme américain qui s'ouvre avec la guerre de 1898, se poursuit avec la politique du big stick de Teddy Roosvelt et la participation, bon gré mal gré, à la première guerre mondiale, avant de s'embourber dans les expéditions de soutien à la Russie blanche et de s'achever par un retour brutal à l'isolationisme au début des années 20. Ce qui correspond précisément à la carrière de l'USS Olympia. Mais on n'a pas besoin d'être historien à jet continu, non plus.

Le Plume vous salue bien.

3 commentaires:

Pascaline a dit…

Y'a pas, je préfère tout de même la photo avec des beaux gris et beige de la gare d'Orsay...

Madame Plume a dit…

Une mention spéciale pour le petit sous-marin tout mimi sur la gauche de la photo--et les couleurs, bleu blanc rouge, couleurs d'Amérique... ;-)

Le Plume a dit…

pascaline: moi-zaussi, mais comme le filon était épuisé pour le moment, autant prendre une photo qui tranche carrément avec les précédentes. Ceci dit, je reconnais que ça illustre ce que je disais sur les couleurs des films "grand public".

m'dame: voui, l'USS Becuna est d'une autre guerre - la suivante - mais pratiquait la bonne vieille stratégie des corsaires. Quant au couleurs, l'Olympia ne faisait pas partie de la Great White Fleet envoyée en tournée de par le monde par Teddy Roosevelt (toujours le big stick), mais il aurait pu.

Bleu, blanc et rouge, ça me dit quelque chose. Mais quoi?