10 juin 2007

Les fins fonds (d'écran)

L'actualité, il vaut mieux ne pas en parler. Des années après son adoption (à l'initiative du gouvernement Jospin, merci M. Jospin), le quinquennat donne enfin sa pleine mesure : un véritable effondrement démocratique, où les seules élections réellement déterminantes pour l'avenir du pays se décident dans l'indifférence générale, effacées par les rodomontades démagogiques de l'élection présidentielle... N'en parlons plus.

Fort opportunément, on me donne un autre sujet de discussion : à savoir, quelle image utilisé-je comme fond d'écran sur l'ordinateur duquel je vous écris présentement.

Oui, je sais, j'ai des icônes en vrac partout ; je vois mal pourquoi je rangerais mieux mon bureau virtuel que mon bureau réel. Et encore, pour faire la capture d'écran, j'ai fermé d'un coup de Windows-M magistral la quinzaine de fenêtres ouvertes qui masquaient totalement ledit fond d'écran...

La photo qui orne l'écran, donc : elle est de moi, bien sûr, prise en 1997 avec l'appareil photo paternel (un boitier réflex Asahi Pentax SP-500 fort bon bien qu'ayant tout juste mon âge), appareil que j'avais emprunté pour mon voyage en Afrique du Sud. J'avais d'ailleurs employé cette image dans une de mes toutes premières entrées de ce weblog, il y a plus de trois ans maintenant...

C'était dans les montagnes qui séparent Petit Karoo et Grand Karoo, les Swartberge ; l'arrière-plan confirme qu'elles sont de couleur plutôt sombre, d'où le nom. Nous nous étions arrêtés quelques instants en haut d'un col pour laisser refroidir le moteur de la jeep Suzuki hors d'âge qui nous servait de moyen de locomotion ; là, comme seule végétation, des champs de protéas sauvages en fleur...

Tel est mon fond d'écran. La coutume étant de transmettre ce genre de corvées à d'autres, j'en appelle à Sappholfaire (histoire de voir si son image de fond a changé depuis la dernière fois que je l'ai vue), à MeryllB qui a sûrement ramené des images compromettantes de son séjour à Hong Kong et à Flivo, que je soupçonne d'être un amateur d'art éclairé (ou rétro-éclairé s'il a un écran plat. Sel est dispensée pour m'avoir elle-même transmis la chose. Avis aux volontaires désignés : si vous ne vous exécutez pas, votre vélo va brûler, votre cafetière produira du thé et votre chat s'enfuira dans le soleil couchant avec la souris du voisin.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : un grand bravo au parti socialiste qui foire royalement le parachutage du ségoliste Malek Boutih du côté d'Angoulême (4e de la Charente) : il arrive troisième derrière le maire UMP d'Angoulême et une candidate socialiste dissidente. Comme lui n'a pas assez de voix pour se maintenir, il faudra bien appeler à voter poure elle... Merci d'avoir joué.

3 commentaires:

civetta a dit…

moi mon fond d'ecran, c'est des moutons (traumatisés) qui tombent du cosmos...

Sappholfaire a dit…

Et dès le réveil, j'entends Hollande qui raconte des conneries. On a parfois envie de rester au lit.
Je vais répondre à ta question :)

Le Plume a dit…

Civetta: sympa les moutons, ça me rappelle Le génie des alpages. Et les électeurs français aussi, même si ça c'est moins sympa.

Sappholfaire: ouais, j'ai entendu ça pendant que mon café passait. Le pire pour moi c'était d'entendre une ancienne candidate battue se comporter comme si elle à la tête du Parti... Sa démarche 100% perso nous a coûté extrêmement cher.