12 juin 2006

Examination day

Vous savez quoi ? La photo ci-dessous n'a pas (je répète, n'a pas) été prise aujourd'hui.

Du coup, me rendant à vélo pour passer un oral d'anglais à l'autre bout de Paris, je suis arrivé passablement liquéfié à la salle d'examen. Pourtant, l'épreuve elle-même me tracassait assez peu...


Paris, jardin des plantes, 23 février 2005.

Bonne chose de faite, en tout cas, cet examen, même si c'est autant de temps de perdu pour le mémoire. Mais prendre son petit déj', un jour comme ça, en entendant les banalités débitées par la radio à propos du baccalauréat, c'est à vous faire recracher votre confiture de framboise.

À tout seigneur tout honneur : la palme de la connerie revient au Figaro, cité en revue de presse sur les ondes, qui explique avec componction comme il est bon que les élèves des lycées techniques étudient la philosophie car « ce sera leur dernière oportunité de s'interroger vraiment. » C'est vrai, c'est bien connu, un technicien ou, pire, un ouvrier, ça ne se pose jamais de question, oh non ma bonne dame. Le cerveau n'est autorisé qu'à partir de contremaître. On se croirait revenu aux certitudes de la noblesse d'antant sur l'incapacité des «gens mécaniques » aux choses de l'esprit. Comme quoi la conscience de classe n'est plus où on le croit.

Le Plume vous salue bien.

3 commentaires:

sel a dit…

Miam, la confiture de framboise! Quelle idée, de vouloir la recracher! (c'est de la confiture maison, au moins?)
(tiens, tu as mis aussi un antispam?)

sel a dit…

(euh...ah ouais, quand même, pour le Figaro...Mais n'est-ce pas juste une mauvaise expression? N'est-ce pas que le journal reproche à tous de ne pas s'intorroger après le lycée, et que donc, il ne faut nulle part supprimer la philo, mais que là, on parle de la supprimer dans les lycées techniques d'où cette expression malheureuse? je n'ai ni lu l'article, ni écouté la revue de presse, hein...En tous cas, si c'est comme tu dis...)

Sappholfaire a dit…

Tandis qu'il y a deux semaines, une instit de maternelle expliquait qu'elle abordait des thèmes philosophiques dans ses classes, après avoir du faire face aux question d'une petite fille ayant perdu son gd père.