30 novembre 2006

Europe, 4 : Scandinavie

Avouons-le : sur les neuf pays européens représentés dans ma phototèque, quatre y sont très mal représentés, souvent par des photos prise avec des appareils plus que médiocres - vous l'avez sans doute noté avant-hier pour l'Espagne ; ce sera le cas aujourd'hui pour le Danemark.

Je n'ai pas visité le Danemark ; j'y ai transité. J'arrivais de France, je repartais le lendemain pour le Groenland, et je n'avais pas envie de passer la nuit à l'aéroport. Je suis donc parti vers le centre-ville, avec mon considérable paquetage, où j'ai finalement dormi dans un petit jardin public à l'écart. Plus confortable finalement que la nuit suivante, derrière les banquettes de l'aéroport groenlandais de Kangerlussuaq.

J'avais vingt-deux ans « et je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. » C'était une époque de départs incessants ; partir, partir, sans jamais arriver...

C'est ainsi que j'ai connu Copenhague, par une nuit d'été sans songes.


L'aéroport de Copenhague Kastrup, 3 août 1993.

Quelque chose que nous aprennent les pays du Nord : que le gris est une couleur. Une couleur vivante, qui change en restant pareil, comme le « cœur d'un mortel. » Oui, j'enrôle les grands poètes à tour de bras ce soir. Et, une fois n'est pas coutume, le cinéma - moi qui ne suis pas cinéphile pour deux sous : c'est un film dannois de 1987 qui m'a appris ce qu'était le gris, Pelle le Conquérant (Pelle erobreren, par Billie August). Je ne me souviens plus très bien du film, vu sans doute à Bordeaux où j'étais étudiant. Mais je me souviens d'une longue scène, la scène finale sans doute, où un personnage marche dans la neige surmonté d'un ciel gris sombre.

je suis repassé par Copenhague, au retour, après quelques mésaventures et un quasi-nauffrage, nettement plus sale et moins argenté qu'à l'aller. Mais je ne suis pas retourné en ville.

Le Plume vous salue bien.

2 commentaires:

sel a dit…

C'est certainement ce gris qui fait que je préfère l'Italie, et le sud en général, aux pays du nord (que je connais très peu, finalement). je sais, c'est réducteur, mais les goûts, c'est assez incontrolable...

(partir sans cesse a toutefois un avantage : ne pas tomber dans une routine qui peut être mortifère, ne pas céder à la facilité, s'obliger à sortir de soi-même. mais bon, point trop n'en faut quand même...)

MeryllB a dit…

Je comprends assez bien lorsque tu parles de "partir sans jamais arriver". Je ne suis encore arrivee nulle part, personellement, et ca fait maintenant 5 ans que je pars a tour de bras.