31 mars 2008

Emprises ferroviaires

La première quintette pour piano et cordes de Gabriel Fauré (en Ut mineur, opus 15) a une qualité bien particulière, une sorte de filé. Pas sûr que le mot soit canonique - une certaine constance dans le rythme, la richesse des variations... Comme un voyage réussi, un voyage en train. Il y a quelque chose de ferroviaire dans ce morceau ; dans le Scherzo j'entends le rythme des bielles d'un convoi bien lancé. Il est entendu pour l'intelligence de ce qui précède entendu que je suis amateur de toutes choses ferroviaires !

Les espaces, notamment, par exemple les faisceaux de triage, ou les bâtiments utilitaires des emprises des chemins de fer. Les bâtiments du SERNAM de la rue du Chevaleret en sont un bel exemple, à l'avenir incertain. J'aime la manière dont le soleil s'accroche aux rebords des toits...


Rue du Chevaleret, 28 novembre 2007.

Sinon, passé la journée d'un bout à l'autre de Paris, Grands Moulins, Jussieu, Saint-Louis... Ferais mieux d'aller me coucher, moi.

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford FP4+ (format 120)]

1 commentaire:

Sappholfaire a dit…

ah le train... un vieux souvenir... fini le train quotidien !