31 mars 2007

Fantômes illustres

Passez la porte du 23, quai Conti, et vous êtes transporté sur une autre planète. Un monde de marbre, de tapis rouges et d'antichambres feutrées : l'Institut de France. C'est là que siègent nos cinq académies : française, des sciences, de médecine, des sciences morales et politiques, des inscriptions et belles lettres.

Je m'y rendais pour consulter les archives de l'Académie des Sciences, un personnage clé de l'affaire à laquelle je consacre mes recherches ayant été « associé libre » cette institution. Par chance, je n'ai pas trouvé grand chose - j'ai déjà du mal à maîtriser ma documentation en l'état, l'augmenter démesurément aurait été périlleux ; pour autant, c'est une piste que je ne pouvais décemment négliger. Je me suis donc contenté de consulter et photographier les quelques documents pertinents... et de m'imprégner de la magie du lieu.


Buste de Marc Séguin, Académie des Sciences, vendredi 30 mars 2007.

En début d'après-midi, arrivé au bout du filon, je remballe, salue cordialement les archivistes* et redescends doucement l'escalier dérobé qui mène à ce sixième et dernier étage. Sans me presser, pour profiter encore un peu de ce monde parallèle.

Au coin d'un palier, une porte ouverte laisse appercevoir un buste de marbre. Sur la pointe des pieds j'observe : il s'agit de Marc Séguin, ingénieur et mécanicien, inventeur notamment des tubes à feu qui ont donné à la locomotive à vapeur un nouvel élan. J'ignorais qu'il eût été académicien ; un bon rappel de ce que l'Académie des Sciences a, malgré son nom, autant à voir avec l'histoire des techniques qu'avec celles des sciences.

Je remercie donc les fantômes de l'Institut de m'avoir fait ce sympathique clin d'œil.

Le Plume vous salue bien.

* accueillantes et efficaces, d'ailleurs, je tiens à le dire.

30 mars 2007

Un jour de pluie

Il était hier question d'horizons océaniques - aujourd'hui, on avait un ciel atlantique, merci bien.


Ciel de pluie sur l'Institut, aujourd'hui, vers 14h.

Il y a même un goéland. Les goélands, je suis sûr qu'ils ont les mêmes à Plymouth, la rade dont sortit un jour de décembre 1577 l'escadre de Francis Drake pour retrouver le passage de Magellan, prendre à revers l'ennemi espagnol au Pérou, faire fortune, et toute cette sorte de chose. Si mes souvenirs sont bons, l'expédition a bien failli se terminer plus tôt que prévue, cueillie par une tempête du côté du Cap Lizard et réfugiée de justesse dans un port de Cornouaille, à quelques milles de son point de départ.

Les ciels du détroit de Magellan doivent ressembler un peu à ça, aussi - là où les tempêtes qui sans obstacle font le tour du monde rencontrent la bourrasque des williwaws qui dévale les pentes de la cordillière des Andes. À l'époque de Drake, certains pensaient qu'il s'était refermé, ce détroit - et vu sa largeur, ça aurait presque été plausible. Mais Drake l'a retrouvé. En fait, emporté par une tempête (une autre), ses vaisseaux on même franchi le Cap Horn, pénétré le Pacifique par ce que l'on nomme aujourd'hui passage de Drake, contournant donc la Terre de Feu par le Sud. Mais, vu qu'il n'y a pas de panneau « vous entrez dans l'Océan Pacifique », il est revenu sur ses pas quand la tempête s'est calmée, a franchi le Horn dans l'autre sens et il est remonté au Nord jusqu'à trouver l'entrée du détroit recherché - qui serpente entre Terre de Feu et continent américain. Trop fort.

Le Plume vous salue bien.

29 mars 2007

Horizons

Sans doute le fait de m'être réveillé ce matin en toussant comme la dame aux camélias : besoin d'horizons océaniques ce soir. En attendant d'aller voir sur place d'ici deux semaines.


La baie de Morlaix (côté Trégor bien entendu), 3 août 2006.

Toujours mieux que de causer campagne électorale. Je préfère ne même pas y penser, tiens.

Le Plume vous salue bien.

28 mars 2007

Veritas

Veritas : telle est en toute modestie la devise de l'université Harvard. Mais s'agit-il d'une Vérité immanente et totale ? Ou s'agit-il de notre modeste vérité de chercheurs, une petite poignée d'assertions qui nous semblent en toute probabilité ne pas être fausses compte tenu des informations dont nous disposons à un moment donné ? Chi lo sà...


Cambridge (Mass.), Harvard Memorial Hall, juillet 2001.

On pourrait placer là une vaste dissertation sur la vérité en histoire (comme asymptote de la construction du polygone historique dont parle Paul Veynes, sans doute), en littérature (la vérité comme jeu entre l'auteur et le lecteur, cf. Hintikka relu par Jacques Roubaud)... Tout ça parce que je suis tombé sur cette photo ramenée de mon premier séjour américain, il n'y a pas si longtemps que ça tout compte fait ; que cette photo me plaît ; que du coup je voulais l'utiliser et qu'il faut bien faire un texte pour aller avec.

Mais heureusement, la fatigue aurait raison de moi avant que je termine une telle péroraison. Elle vous sera donc épargnée. Thank God for small mercies.

Le Plume vous salue bien.

27 mars 2007

Musée

À propos toujours de mes musées de jeudi : je n'avais pas encore visité les collections exposées à l'Orangerie du jardin des Tuileries. Et je n'avais donc pas vu les tableaux de la collection Paul Guillaume, exposés au sous-sol.


L'Orangerie, jeudi 22 mars 2007.

Pour faire court : une des plus belles collections d'art moderne (des années 1890 aux années 1930) que j'ai vues. À noter en particulier de très belles pièces d'artistes qu'on aurait tort d'oublier : Derain, Laurençin, Soutine...

Heureusement qu'on a des amis de passage pour nous donner des alibis, sinon, on loupe les expos !

Le Plume vous salue bien.

26 mars 2007

Les p'tits bateaux

Je vous parlais hier du musée de la Marine : l'expo temporaire du moment est franchement sympa. Bateaux jouets, 1850-1950, cent ans de jouets de marine, que ça s'appelle. Tout est dans le titre : c'est bien des petits bateaux qu'il s'agit, pour jouer dans les mares ou sur le parquet du salon. De l'escadre en papier plié au vapeur en bois précieux dont les cylindres à double effet et la chaudière en laiton sont parfaitement opérationnels...


Musée de la Marine, 22 mars 2007. Je n'avais pas vu le signe « photos interdites ». Désolé.

Une expo sympathique et un peu nostalgique. J'aime bien.

Le Plume vous salue bien.

25 mars 2007

Écouter parler les sources

À l'occasion de mon passage au musée de la Marine, jeudi dernier, j'ai acheté un numéro récent de la revue des amis du musée, Neptunia, consacré à la fabrication de l'artillerie de marine. J'y ai lu un article qui cause en partie de mes sujets de recherches - avec tellement d'erreurs et d'à-peu-près que je réalise mieux l'urgence qu'il y a à boucler, rédiger et, si possible, publier mes propres résultats.

Vendredi, dernière séance d'archives consacrée au carton qui m'intéressait ces derniers temps. Je ne pense pas que j'irais faire beaucoup plus de dépouillement aux archives nationales cette année ; il faut savor dire « stop ». Ou peut-être encore un tout petit, petit, petit peu. Ce qui ne veut pas dire que j'ai renoncé à retourner voir des trucs à Lorient ou à aller jeter un coup d'œil à Limoges...


Le moulin de Guillot, ancienne forerie de canons et lavoir à minerai, Feuillade (Charente), juin 2004.

En attendant, je fais des fiches. Utile, dans la mesure où ça me force à revoir l'ensemble de ma documentation. Qui, disons-le, commence à être substantielle.

Lucien Fèbvre disait que faire de l'histoire, ce n'est pas simplifier mais compliquer. Et c'est vrai : en prétendant simplifier, généraliser, prendre de la hauteur, on arrive à faire de belles phrases, de belles démonstrations - et on se plante. Parce qu'on n'a pas assez écouté parler sa documentation, tout simplement.

Le Plume vous salue bien.

24 mars 2007

Voie de garage

Bon : quelques instants en voie de garage. Il en faut.


Rue du Chevaleret : les anciennes voies du Sernam, face à la grande bibliothèque. 13 mars 2007, 13h43.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : les archives d'avril et mai 2005 sont maintenant sur Blogger. Ça, c'est un scoop, non ?

23 mars 2007

Cornucopia

Ce soir, autres amis, autres conversations : les narrations s'enchaînent et se déchaînent. Que demander de plus ?


Corne d'abondance, jardin des Tuileries, hier après-midi.

Une bonne nuit de sommeil, peut-être. On va y travailler.

Le Plume vous salue bien.

22 mars 2007

La tour, prend garde

Une vraie journée de tourisme parisien aujourd'hui - deux musées, divers trajets en métro et quelques parcs et jardins. Le tout en compagnie notamment de gamins pas vraiment léthargiques. Sympa, mais sport.


La tour Eiffel vue du parvis du Trocadéro ce midi.

Il faut dire que j'avis réservé la journée pour ça : profiter de mes amis, profiter de la ville par voie de conséquence. S'imprégner au plus possible d'être avec eux - ça n'est pas si souvent, leur domicile se trouvant dans le centre de Kyoto.

Bref, comme le disent les mauvaises rédactions :

Nous revînmes fatigués mais content de cette belle journée.
En plus c'est vrai : il a même fait beau. Un peu frisquet sur le manège des Tuileries en fin d'après-midi, mais beau.

Le Plume vous salue bien.

21 mars 2007

Alma Mater

Puisqu'on parle de paradoxes new-yorkais : Columbia University - la Ivy League aux portes de Harlem.


La bibliothèque de l'université de Columbia, Manhattan, septembre 2004.

La statue, c'est l'Alma Mater - la mère nourricière, nourricière de savoir bien sûr. Alma mater studiorum, telle était la devise de l'université de Bologne, la doyenne des universités européennes. Quant à la concentration d'ordinateurs portables sur ces escaliers, elle est due à la présence d'un réseau Wifi ouvert sur le parvis de la bibliothèque - on ne m'en a parlé qu'après mon retour, hélas.

Je méditerai un autre jour sur les universités en général et les universités américaines en particulier. Ce soir, on se contentera de la photo. Mais pour en revenir au paradoxe du début : la construction d'une extension de Columbia sur l'emplacement du centre commercial abandonné de Manhattanville, à quelques blocks de là, fait l'objet d'un conflit durable entre l'université et les associations d'habitants de Harlem, qui vivent cette implantation comme une invasion. Il est des frontières que les cartes ne mentionnent pas...

Le Plume vous salue bien.

P.S. : ce message est le mille-et-unième de ce weblog, des débuts sur 20six à maintenant. À ce propos, le transfert sur Blogger des anciens messages de 20six continue, lentement (il y a pas mal de reformatage à faire au passage) : 666 entrées sur 1001 y sont déjà, notamment toutes les entrées postérieures au 1er mai 2005.

20 mars 2007

Route One - New York, New York

En suivant la route n°1, après Boston et les vastes banlieues du Connecticut : New York City, la porte d'entrée du pays ; au début du film1, Kramer y fait son retour, par la mer - comme ces immigrants du siècle avant-dernier, qui croyaient que les rues de New York étaient pavées d'or. Alors qu'elles n'étaient pas pavées d'or ; en fait, elles n'étaient même pas pavées du tout ; d'ailleurs on les attendaient pour les paver.

L'histoire est bien connue. Mais New-York reste ça, le point de premier contact ; la moins américaine des villes américaines2, sans aucun doute, et pourtant symbole de l'Amérique aux yeux du monde - elle l'a payé cher, cette image...


Manhattan, aux environs de Time Square, septembre 2004.

New York ou le paradoxe des villes : pas des places centrales assurant un certains nombres de fonctions pour le plat pays environnant mais un univers à part entière, lieu de la consommation par excellence, ou de production des services mais à un certain niveau la production de service est une forme de consommation comme une autre. Paris est le centre de l'Île-de-France, riche région agricole ; New York n'est au centre de rien du tout, au centre d'elle-même. C'est ça, la ville d'aujourd'hui. C'est nous.

Le Plume vous salue bien.

1 Robert Kramer, Route One/USA, 1989, 255 min (versions courte), disponible en DVD.

2 La seule où un adulte normalement fortuné puisse envisager sans aucun problème de vivre sans voiture - c'est dire !

19 mars 2007

Route One/USA

Route One/USA, de Robert Kramer : un documentaire fleuve (seule la version « courte », de quatre heures environ) sur l'Amérique, le long de cette route n°1 qui court de la frontière canadienne jusqu'au bout des Florida Keys. Un film décalé, d'un Américain qui ne se sent plus tout à fait chez lui dans son pays - comme je ne me sens pas vraiment chez moi dans le mien. Un film qui montre sans démontrer, qui montre des gens, des lieux, comment ces gens-là vivent dans ces lieux-là.


Une étape de Robert Kramer : Boston, la Charles River, la ville, l'histoire (photo juillet 2001).

Le film est sorti en 1989, la même année que Roger and Me de Michael Moore. C'est dans les deux cas un film de non fiction subjectif où la caméra suit le réalisateur ; mais là où Michael Moore prétend dénoncer, démontrer, quitte à tirer les faits par les cheveux tout en prétendant leur être fidèle, Robert Kramer montre, regarde, écoute ; un regard qui passe, qui s'arrête, qui repart. Une sorte de road movie, un peu comme le Wenders d'Au fil du temps.

Moore, c'est la parole clamée, déclamée, le logos tonitruant, histrionique à l'occasion ; Kramer, c'est mythos, la parole chuchotée, parce que sacrée, qui parle de bruits et de fureurs qui dépassent l'homme et qui l'entraînent même s'ils ne viennent que de lui, qui parle d'êtres humains, beaux et dérisoires, qui parle puis qui se tait et le silence parle aussi.

Ah, et puis, si ça ne suffit pas à vous convaincre : dans la deuxième scène, on voit ses fesses.

Le Plume vous salue bien.

18 mars 2007

Kawaii (bis)

Application de la leçon d'hier : les daims de Nara sont absolument kawaii.


Nara, août 1998.

Au fait, pourquoi un tel sursaut de nipponitude dans ces pages ? Parce que mes amis débarquent bientôt de Kyoto. Alors, le Japon, forcément, j'y pense.

Le Plume vous salue bien.

17 mars 2007

Kawaii !

Tiens, encore un peu de tendresse dans un monde de brutes : je dois bien avoir d'autres bébés animaux dans ma photothèque... L'occasion de travailler un peu son vocabulaire japonais, tiens. Le mot du jour est kawaii :

かわいい (可愛い): mignon(ne), gentil(le); adorable; joli(e)...1
Je savais bien qu'avoir des dictionnaires franco-japonais dans mes rayonnages était absolument indispensable, alors même que je n'ai guère poursuivi mes tentatives d'apprentissage de cette langue.


Zoo de Vincennes, 1er août 2004.

Donc : quand au détour d'un zoo vous apercevrez un girafeau (kirin no ko 2), vous vous exclamerez maintenant, avec un grand sourire accompagné d'un froncement des sourcils : « kawaii ! »

Le Plume vous salue bien.

1 d'après le Petit dictionnaire japonais-français Royal, Obunsha, 1992.

2 si j'en crois le Nouveau dictionnaire pratique français-japonais, Librairie Hakusuisha, 1992.

16 mars 2007

Finis terrae

Allez, zou, un petit clin d'œil finistérien pour commencer le week-end...


Pointe Saint-Mathieu, juillet 2000.

Je ne suis pas un fou de cheval, et encore moins de calvaires, mais les deux en même temps, c'est plutôt reposant, je trouve.

Le Plume vous salue bien.

14 mars 2007

Coup de Saint-Émilion

Vu le temps et tout, j'ai ce midi franchi la Seine comme César (Jules) le Rubicon, et tenté de grignoter quelque chose du côté de la cour Saint-Émilion, juste en face.

bah, déçu, alors, déçu comme tout ; on m'avait dit grand bien de cette rénovation, mais franchement... Le « Village » de « Bercy Village » doit être le même que celui de « Beaujolais Village », qui comme chacun sait est une verte piquette. Des cadres sup' qui mangent en terrasse, des boutiques style rue piétonne de province... Yet another shopping mall, quoi. Le jardin public lui-même est assez décevant, tout petit, ses buttes de terres paysagées ont plus de prétention que d'allure. Un seul élément pour racheter le tout : un joli pavillon au milieu et un petit étang avec canards et roseaux. Ouf.


Cour Saint-Émilion, ce midi

N'empêche : si ça, c'est une rénovation réussie, t'as pas envie d'en voir une ratée, hein. Je l'ai toujours dit : le Saint-Émilion, c'est très surfait.

Le Plume vous salue bien.

13 mars 2007

Colonnade

Sous le ciel printannier, le chantier du prolongement de l'Avenue de France vers le boulevard Masséna se hâte avec lenteur, précédé par d'énormes poteaux qui ne portent pas grand chose...


Les voies de la gare d'Austerlitz à la sortie de la station « bibliothèque ».

Quant à la rustine que j'avais posée dimanche, elle a eu l'amabilité d'attendre que je sois à 100 mètres de ma destination pour lâcher. Merci à elle. Rien d'inattendu, de toute façon : avec 7 bars de pression aux fesses, elles n'ont pas la vie facile, les rustines.

Le Plume vous salue bien.

12 mars 2007

Chélonien

Ce soir, pas de discours, pas de blah-blah : juste une tortue, parce que ce blog manquait de tortues ces derniers temps. Et des petites fleurs qui sentent bon pour aller avec, tant qu'à faire.


Ménagerie du jardin des plantes, Paris, 22 juin 2005.

C'est tout pour aujourd'hui !

Le Plume vous salue bien.

11 mars 2007

Lumière, lumière

De la lumière aujourd'hui, beaucoup de lumière : les rayons parviennent maintenant dans notre fond de passage en fin de matinée, histoire de se réchauffer un peu ; et cet après-midi au bois de Vincennes, de la lumière partout. Plus tout à fait une lumière d'hiver, pas encore une lumière de printemps - sympa aussi, d'ailleurs, les belles lumières d'hiver, mais ça y est, c'est fini pour cette année, on dirait.


Lumière d'hiver : campus de l'université de Pennsylvanie, 27 décembre 2006, vers cinq heure.

À ajouter aux satisfactions du jour : une séance de vélo agréable, muscles beaucoup plus efficaces que la semaine dernière. C'est toujours ça de gagné. Évidemment, j'aurais préféré ne pas bénéficier d'une crevaison, mais bon, ça permet de réviser la procédure de réparation d'une chambre à air !

De toute façon, c'était le moment de rentrer : la lumière baissait et la température avec ; l'heure d'un bon thé chaud avec pain, beurre, miel, petits gâteaux, etc. J'ai jamais prétendu que je faisait du vélo pour maigrir, hein.

Le Plume vous salue bien.