03 juin 2010

Verticales

Puisqu'on est dans les images verticales (même si celle d'hier l'était doublement, car prise de bas en haut) : le passage des petites écuries, entre la cours du même nom et la rue du même nom aussi.


Passage des petites écuries, Paris 10e, en fin d'après-midi.

Père au foyer pour la journée, pour cause de petite poussée de fièvre infantile à laquelle on soupçonne une origine dentaire, je passais par là en faisant prendre l'air au petit bonhomme. Pas forcément le grand air des cimes, mais tout de même... À vrai dire, à ce moment là il avait décidé de préférer, comme moyen de transport, les bras paternels à ses propres jambes. Ce qui ne simplifie pas la prise de vue - avec un petit peu d'habitude, on y arrive, on y arrive.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

Germaine Tailleferre, pastorale de do majeur (1929).

02 juin 2010

Machines suspendues

Une bonne idée : la récupération d'une partie des machines de meunerie des grands Moulins de Paris et leur réutilisation sur le site réaménagé à titre de rappel de l'activité antérieure. En l'occurrence ces machines se retrouvent dans une position peu naturelles : suspendues dans une sorte de puits jouxtant sur cinq étages une batterie d'ascenseurs. Généralement on évite de passer en dessous, tout confiant qu'on soit dans les aciers spéciaux français...


Grands Moulins de Paris, le 8 mars dernier.

Sinon : j'avais demain au programme des installations de commutateurs ; en fait, je serais à la maison avec le petit bonhomme un peu fiévreux. Les machines que je devais installer sont donc suspendues, elles aussi. Mais elles pèsent nettement moins lourd.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

01 juin 2010

Le ciel tout en bas

Dire que le ciel était bas aujourd'hui, ce serait comme dire que l'océan atlantique est mouillé. En fait, le ciel était tellement bas qu'il frottait par terre.


Square Villemin, dimanche soir.

Sinon, vu (et approuvé) A Serious Man des frères Coen, en DVD. Réplique mémorable, du responsable du tenure comittee à son collègue professeur qui s'inquiète de sa titularisation :

Doing nothing is not bad, ipso facto.
Après avoir passé une partie de mon après-midi à rentrer des données dans une stupide application ministérielle qui me les a bouffer tout cru, c'est la conclusion à laquelle j'étais arrivé.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

Claude Debussy, Sonate pour violoncelle et piano, 2 : « Sérénade » (Paul Tortelier, violoncelle ; Jean Hubeau, piano).

31 mai 2010

Nouveau jouet

Eh bien non, je n'ai pas le temps d'écrire quoi que ce soit aujourd'hui : trop occupé à jouer avec mon nouveau jouet !


Une fois n'est pas coutume : une capture d'écran, parce que j'ai compris comment les faire.

Eh oui, j'ai craqué : la foultitude des possesseurs d'iPhone s'est accru d'une unité. Bon, il fallait que je me rachète un téléphone, et puis je voulais un iPod, et puis mon Palm Tungsten n'a plus guère de batteries, alors...

Le Plume vous salue bien.

30 mai 2010

D'un jardin l'autre

Au square Villemin aujourd'hui un groupe se produisait sous le kiosque à musique. Pas forcément une musique idéale pour ce genre de cadre (une sorte de new wave assez sombre) mais c'est toujours bien que le kiosque à musique serve à faire de la musique.


Square des Récollets, Paris 10e, cet après-midi.

Lumière plutôt sombre aussi, menace de pluie (pas mise à exécution avant que nous soyions rentrés), mais un p'tit Plume tout lumineux.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

29 mai 2010

Flûte

Du monde à la maison hier soir ; fort bonne soirée, où l'on a notamment discuté comment construire une maison autour d'une cabane dans les Montagnes Rocheuses, tout en mangeant les petits plats d'un resto bien de chez nous (malgache en l'occurrence, chez qui depuis la naissance du p'tit Plume nous prenons parfois des plats à emporter).

Seul hic, après le départ des convives et ayant peut être en tête l'image des monts Sangre de Cristo, j'ai dû pencher plus que de raison le plateau que j'utilisais pour desservir puisqu'une, puis deux, puis trois flûtes à champagne en ont basculé, au ralenti, pour se jeter contre la table du salon. Qui est en ciment teinté avec incrustations de galets et piétement en fer forgé : le cristal n'avait pas vraiment ses chances.


Square Émile Chautemps, Paris 3e, le 15 mai dernier.

Jour de promenade aujourd'hui, un peu compliqué par la présence d'une foule de voitures de police, pompiers, motards et SAMU au coin des rues de Metz et du Faubourg Saint-Denis, laissant à penser qu'un fait divers peu paisible y avait eu lieu. Qu'à cela ne tienne : au bac à sable du square Émile Chautemps (Émile et pas Camille comme je le croyais) nous ne sommes confrontés qu'à un temps venteux et à la nécessité pour le petit jeune homme de défendre sa pelle et son seau contre les incursions de ses petits camarades.

Quant à la soirée, celle d'aujourd'hui s'est déroulée en compagnie d'un DVD de la saison 9 de Colombo. Sans champagne.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

John Adams, Grand Pianola Music, 3 : « On the Dominant Divide ».

27 mai 2010

Sous le ciel girafe

Deux sortes de girafes, j'ai appris ça quand j'étais petit : tachetées ou réticulées. Ciel plutôt réticulé aujourd'hui, beaucoup de noir et un peu de clair autour. Et quelques seaux d'eau au scooteriste de passage mais ça, ce serait plutôt genre lama, vigogne ou guanaco : quand lama fâché, señor...


Un jour de beau temps, passage Brady.

Sur le chemin du retour, louvoyé avec la manifestation du jour. Je m'avoue un peu perplexe : comment mobiliser pour la retraite à 60 ans alors que je ne connais personne de ma génération, celle de la trentaine bien tassée, qui croit pouvoir partir à la retraite à cet âge-là ?

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

26 mai 2010

Hortensia

Ces quelques fleurs... ?


Un hortensia à nos fenêtres, dimanche après-midi

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 100mm f:2.8, bonnete macro Hoya +2.

W.A. Mozart, Die Zauberflöte : acte 1, sc. 1, air de Papageno : « Der Vogelfängler bin ich ja »

25 mai 2010

Doctoral

J'étais pour une fois aujourd'hui à une réunion de l'école doctorale d'histoire. Les écoles doctorales, ce sont ces instances créées prétendument pour encadrer les doctorants pendant qu'ils font leur thèses... Quelqu'un devait avoir lu quelque chose sur les grad schools américaines, je pense. Sauf que ça a été mis en place sans rien toucher à ce qui existait avant : c'est juste une couche de plus.

Bah, la tendance à l'empilement des structures (jusqu'à écrasement), pour des historiens de la fin de l'Ancien Régime, ça n'a rien de surprenant.


Les galeries de la Sorbonne, cet après-midi.

Pas forcément la demi-journée la plus productive de mon existence. Mais il fallait y être, et j'y étais. Par contre avant une réunion de ce genre (de n'importe quel genre d'ailleurs), il vaut mieux avoir pris le temps de déjeuner, sauf à bafouiller de manière incompréhensible lorsque l'on prend la parole.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

24 mai 2010

Installation

En cas de week-end prolongé avec un enfant de 22 mois, il ne faut pas s'étonner si le petit mobilier se trouve quelque peu réorganisé.


La chambre des parents en fin d'après-midi.

Il faut toutefois le reconnaître : cette installation était fortuite. Le tabouret avait été abandonné ainsi faute d'avoir pu être hissé en haut des deux marches qui se trouvent sur la droite de l'image ; le panier à linge, quant à lui, est ordinairement à poste en haut desdites marches : poussé au bord de cette falaise, il avait fini par choir de la manière que l'on voit. Les chaussures sont arrivées par vagues successives ; les sandales, c'était moi.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m

23 mai 2010

Récupérer

Après une semaine riche en rebondissements il est temps d'essayer de récupérer. Emmener le p'tit Plume au jardin est plutôt une bonne manière de faire ça.


Rue des Récollets, 18h45.

Hier séminaire intéressant et sympa, j'ai bien fait d'y aller. Ma présentation était un peu à l'arrache, recyclage d'un exposé de licence daté du 21 mars 2003 - mais dans la mesure où cette intervention m'avait été demandée jeudi, j'avais des circonstances atténuantes. Et puis ça m'a permis de dépanner le copain qui organisait la séance.

Ce matin, après la tension nerveuse des procédures de recrutement et de mutation, puis ce séminaire, c'est l'épuisement qui rattrapait... Heureusement, une après-midi au square plus tard et ça va déjà mieux.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

Philip Glass, Einstein on the Beach, opéra : acte III, scène 1.

21 mai 2010

D'un œil

C'est peu de dire que je nage dans la fatigue : du boulot en charrette à vous tenir debout jusqu'à point d'heure, une communication à improviser en histoire (en recyclant un exposé de licence, pour être honnête), et une conjonctivite qui ne me lâche pas, s'étant contenté de changer d'œil...

Histoire de compenser, une réunion efficace et sympa au centre d'histoire des sciences et d'histoire des techniques cet après-midi, pendant laquelle je photographiais les mansardes de l'immeuble d'en face - on a ses petites manies que voulez-vous.


Rue Malher, Paris 4e, en fin d'après-midi.

Demain, participation à un séminaire sur le patrimoine industriel colonial : la question m'intéresse, et ça dépannait un copain. J'aurais bien fait la grasse matinée, ceci dit.

Et puis : la madame ne devrait plus être condamnée à passer sa vie dans le train à partir de la rentrée prochaine... Ça se fête !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

19 mai 2010

Baroque

J'aime bien la musique baroque, je l'avais déjà dit ; pour autant, le terme lui même est énervant comme tout. Mes vagues souvenirs d'histoire de l'art me suffisent pour savoir que le style baroque est associé à la contre-réforme catholique post-concile de Trente (1545-1563) : il s'agit de prendre par la richesse des ornements le contrepied du rigorisme (réel ou supposé) du protestantisme. On peut sûrement discuter sur ce lien, mais n'empêche : utiliser le terme pour des musiciens en grande partie protestant, et jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, ça fait un peu large...


Colonne de l'église Saint-Sulpice, Paris.

Il est vrai que, pour aggraver mon cas, j'écoute surtout du baroque allemand, pour lequel le terme est nettement plus mal adapté que pour la musique italienne du XVIIe siècle, par exemple.

C'est l'occasion de faire remarquer que cette musique ne se limite pas à Bach, qui en constitue en quelque sorte le bouquet final. Ni à Bach avec Telemann et Buxtehude en second rôle, d'ailleurs. Il y a toute une galaxie de compositeurs, issus de l'actuelle Allemagne pour certain, ou de l'Autriche, mais aussi de Bohème, des Pays-Bas, du Danemark... Et quantités de nuances, en fonction notamment de l'influence plus ou moins intact de la musique italienne : malgré la coupure religieuse, la musique circule, et les musiciens aussi, de la Méditerranée à la Baltique.

À part ça ? bah, je suis plus vieux qu'hier d'un jour. Je me console en me disant que je ne suis pas le seul.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Johann Friedrich Fasch, concerto pour trompettes, deux hautbois et cordes en ré majeur (FWV L:D1).

17 mai 2010

Un autre banc public

À garder les yeux grands ouverts, on découvre de petites merveilles de mobilier urbain. Quoi de plus romantique en effet qu'un banc en béton armé brunâtre, sur un boulevard inhabité, avec vue imprenable sur une centrale à béton ?


Boulevard Masséna, avril 2010.

En ce moment, ce coin est en plein travaux ; c'était terrains vagues et usines abandonnées, maintenant il y a des bureaux, l'école d'archi, des bâtiments de l'université... Une rue nouvelle est en train de déboucher sur le boulevard juste en face, des commerces et des jardins suivront... J'espère qu'il restera, ce banc.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

16 mai 2010

Banc public et opéra

Des courses, des petits plats, des jardins publics : un week-end, quoi.


Square Émile Chautemps (Paris 3e) hier après-midi.

Un peu de musique aussi : où l'on découvre qu'à chacun son Opéra de quat'sous. Pour la Madame, le tube, c'était la complainte de Mackie Messer ; pour moi, avec des souvenirs lointains de faire le clown en rythme sur un petit vélo dans un appartement parisien, c'était le « chant des canons ». Soldaten Wohnen / Aus dem Kanonen / Vom Cap bis Couch Behar...

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC pentax-M 135mm f:3.5.

Kurt Weill, Die Dreigroschenoper acte I, n°6 : « Kanonensong ».

Cf. aussi la version filmée.

14 mai 2010

Municipale

Des souvenirs de bibliothèques municipales, j'en ai plein : celle de Lannion, où j'allais trainer après l'école ; à Angoulême, la bibliothèque jeunesse voisine, et celle du centre-ville ; la bibliothèque « des grands », aussi, où j'ai passé pas mal de temps à préparer des exposés variés - et plus récemment à potasser des ouvrages du fonds charentais. Par la suite j'ai bifurqué vers d'autres bibliothèques, universitaires celles-là, et n'ai plus guère fréquenté les bibliothèques municipales.

Jusqu'à ce que, finalement, le p'tit Plume m'y ramène...


Bibliothèque pour la jeunesse Lancry, cet après-midi.

La bibliothèque pour la jeunesse, il la connaît mieux que nous, allant s'y promener de temps à autre avec sa nounou. Quand on y va avec lui, il nous tire par le doigt vers les points stratégiques : « ici, ici ! » (la banque de prêt) ; « là, là ! » (le rayon des livres pour les petits)... Il va avoir le temps de s'en déshabituer, ceci dit : elle se trouve dans un centre de loisir (le centre Jean verdier, rue de Lancry) qui ferme pour travaux jusqu'en septembre. Nous sommes donc allé cet après-midi y faire des emprunts en quantité suffisante pour tenir ce siège. Sauf qu'à suivre les désidérata du petit lecteur, il nous aurait fallu une camionnette pour repartir !

À l'étage d'au dessous, les disques. Là, le problème, c'est le papa : il m'a fallut une bonne demi-heure pour me décider sur la composition de ma petite pile... C'était le moment d'emprunter les coffrets qu'on aurait pas le temps d'écouter en temps normal, opéras, etc.

Tombé entre autre sur un disque récent (2007), mais dont j'ignorai l'existence : Book of Longing de Philip Glass sur des textes et des images de Leonard Cohen (qui joue par ailleurs le rôle de récitant). C'est du Glass, mais ce n'est pas du Glass ; c'est du Leonard Cohen, mais ça n'est pas du Leonard Cohen. Si on aime les deux, on est comblé.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 50mm f:2 (ma dernière acquisition !).

Philip Glass, Book of Longing, 14 : « This Morning I Woke up Again », CD Orange Production, 2007.

13 mai 2010

Opérette anglaise

Pour en finir avec les élections outre-manche : le plus surprenant dans l'affaire c'est d'avoir réussi à trouver un premier ministre (Cameron) et un vice-premier ministre (Clegg) qui se ressemble autant. Même allure, mêmes costumes, mêmes coiffures, même tête de remise des prix d'Eton v. Harrow au Lord's Cricket Ground. Comme dit Jon Stewart, ce ne sont pas deux frères, ce sont des photos avant/après de pub pour un régime...


Gare de Saint Pancras, travaux pour l'arrivée de l'Eurostar, novembre 2004.

Mais les travaillistes ont trouvé la réplique : selon toute probabilité, David Milliband et son petit frère Ed s'affronteront pour succéder à Gordon brown à la tête du parti. La saison politique s'annonce digne d'un autre duo britannique : celui de Gilbert et Sullivan, les rois de l'opérette made in England !

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400.

Gilbert & Sullivan, HMS Pinafore : « He is an Englishman ».

12 mai 2010

Et vogue la galère

Londres se réveille ce matin avec un nouveau gouvernement ; un nouveau premier ministre plutôt (un et demi, même), et un gouvernement en formation. Une ère politique bancale et inquiétante s'ouvre, avec la forte présomption que ça ne changera pas grand chose.


Du côté de London Bridge Station, Londres, octobre 2004.

Par chez nous, Naboléon se vente d'avoir sauvé l'Euro, l'Europe et sans doute le monde ; se déclare prêt à pendre le dernier spéculateur avec les tripes du dernier programme de high frequency trading. Peu importe que les spéculateurs spéculent sur des objets de spéculations obligeamment fournis par les États, à savoir justement les obligations émises pour compenser les déficits budgétaires : pour un bon film à succès, il faut des méchants vraiment méchant, sinon le héros passe pour un plouc.

Le souci, c'est qu'on en arrive à se poser des questions bêtes, du genre, une monnaie unique, pourquoi faire. La raison d'être de l'euro, c'était, outre un aspect symbolique qu'il ne faut pas négliger, de supprimer les risques de change pour le commerce entre États membres, risques qui ont un coût pour les entreprises, sous forme de primes d'assurance tout simplement. À l'inverse, la monnaie unique a un coût : rendre impossible des ajustements monétaires correspondant à la situation économique de tel ou tel pays - l'Irlande paye cher sa période de surchauffe économique, par exemple.

Si l'on remplace le risque de change intérieur par la nécessité de payer collectivement une sorte de police d'assurance géante pour couvrir les risques financiers des États membres imprudents, malchanceux ou même indélicats (n'oublions pas que le cas grec est avant tout le résultat d'un mensonge d'État que seul l'arrivée des socialistes grecs au pouvoir a permis de démasquer), qu'aura-t-on gagné ? Faut voir, mon bon, faut voir.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique compact Canon Ixus 400.

11 mai 2010

Le parlement suspendu

Une production à suspens : les négociations post-élections en Grande-Bretagne. Lu le Guardian en déjeunant ce midi ; c'était poilant. La conclusion de l'histoire ce soir était moins à ma convenance, mais ce n'est qu'un épisode : la suite des événements devrait être plutôt agitée elle aussi.


Près ds ruines du West Pier, Brighton, East Sussex, octobre 2004.

Rappel des faits : alors que les conservateurs étaient donnés largement gagnants par les sondages, ils restent en deçà de la majorité absolue à la chambre des Commune : c'est ce qu'on appelle un Hung Parliament, le Parlement suspendu. Ce qui me rappelle forcément Le château suspendu, un des meilleurs épisodes de Philémon, mais c'est une autre histoire.

Donc : il faut trouver une majorité. Contrairement à ce qui se passe en Allemagne, ce genre de négociations n'est pas vraiment dans les mœurs, et personne ne sait trop comment s'y prendre - même si tout le monde sait qu'il faudra une alliance avec le parti charnière des Liberal Democrats, bien contents de l'aubaine. Problème : ils sont plus proche politiquement des travaillistes, mais ce sont les conservateurs qui sont arrivés en tête ; la logique voudrait donc qu'ils forment le gouvernement - d'autant que l'addition des lib dems et des travaillistes ne donne pas de majorité absolue. Les négociations entre Lib dems et tories sont plutôt rudes, ces gens se détestant cordialement.

Coup de théâtre hier soir : Gordon Brown annonce qu'il démissionne de la tête du parti travailliste, et que par conséquent si un gouvernement de coalition Labour/Lib dem se forme, ce sera sans lui ; or, sa personne était un point de frictions avec les lib dems. Du coup, la discussion reprend plein pot de ce côté là ; on réalise d'ailleurs que, finalement, une quasi-majorité est trouvable, compte tenu de la non-participation aux travaux du Parlement des élus nord-irlandais du Sinn Fein et du ralliement probable de quelques élus de formations marginales.

Résultat, les conservateurs, quoi que furieux du tour qui leur est joué, augmentent la mise, proposent maintenant des postes ministériels aux Lib dems, et la promesse d'un changement du mode de scrutin... Comme il était prévisible, les négociations des Lib dems et du Labour traînent et finissent par capoter, une fraction non négligeable des travaillistes préférant une cure d'opposition à un accord à tout prix (un éminent travailliste, David Blunkett, qualifiant les libéraux-démocrates de harlots, mot délicieusement suranné mais pas très gentil tout de même.

En face, là aussi, la faction thatcherienne pure et dure du parti conservateur se déclare opposée à un accord. Mis la situation est différente : les tories ont été si longtemps loin du pouvoir qu'ils ne peuvent laisser passer cette chance. Du coup, ils font énormément de concessions, au point qu'un élu Lib dem trouve ça « presque gênant » et qu'un autre considère que les conservateurs ont purement et simplement gommé leur programme de campagne et collé celui des Lib dems à la place :

I can't believe how much they've offered us. The Tories have basically rubbed out their manifesto and inserted ours. We'll have to cope for four or five years with our flesh creeping, but still. (cité par le Guardian)
La dernière phrase en dit long sur l'amour qui règne entre les partenaires...

Ce soir, c'est fait : Cameron est premier ministre ; Clegg (Nick, le leader des Lib dems, pas Johnny) vice-premier ministre et son parti devrait obtenir cinq ou six autres portefeuilles. Mais combien de temps cet équilibre ce maintiendra-t-il ? Théoriquement, pour quatre ans, mais il suffirait d'une fronde d'une partie des députés conservateurs pour que tout s'effondre - et l'on peut douter que la base très droitisante du parti apprécie beaucoup les premières déclarations de Cameron à la porte du 10 Downing Street, franchement centristes. Voilà un gouvernement qui s'annonce digne des meilleurs épisodes de Fawlty Towers !

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400 (image recadrée).

Gilbert & Sullivan, Patience (opéra comique en deux actes), acte II, 20 : « After Much Debate Internal ».

10 mai 2010

Gris et autres

Et cependant sur Paris le ciel est gris comme un radis noir ; pour ma part, j'ai le jaune des yeux qui a viré au rouge depuis la semaine dernière.


Square Camille Chautemps, hier soir.

Heureusement les éclats de rire du petit bonhomme transpercent la grisaille. Sans compter les mimiques adorables, etc.

Le Plume vous salue bien.

Franz Schubert, duo pour piano et violon en la majeur Op. 162 (D. 574).

09 mai 2010

Paternité

Chaque fois que je regarde le p'tit Plume, ça ne loupe pas : je me dis que ce petit bonhomme, c'est bien ce que j'ai fait de mieux.


Square Camille Chautemps (face au conservatoire des arts et métiers) en fin d'après-midi aujourd'hui.

Peut-on évaluer la démographie d'un quartier à l'aire de jeu de ses squares ? Aux Arts et métiers tout à l'heure, un singulier mélange d'immigrants récents (de Chine, d'Afrique ou de Russie) et de parisiens de plus longue date ; plus de bigarrure que de melting pot, à comparer avec le 10e arrondissement voisin. Il est vrai que les effectifs de ce petit square ont peu de rapport avec les foules compactes de notre habituel square Villemin.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

07 mai 2010

Vie professionnelle

Beaucoup de travail en ce moment : c'est l'époque de préparer les travaux d'été ; avant de lancer les appels d'offre il faut s'assurer que tout est prévu, notamment du côté des réseaux informatiques. Ce n'est généralement pas le cas et on se retrouve à réinventer en quelques heures des architectures de réseau. Stimulant, mais pas de tout repos.


Câbles réseau en perdition, UFR d'odontologie, rue Garancière, Paris 6e, hier matin.

J'avais parlé par ailleurs de mes dossiers de concours interne, constitués laborieuement et non sans rebondissements. Mais j'ai bien fait : pas sûr que ça débouche sur quelque chose, mais je suis admissible. Il ne me reste donc plus qu'à concourir sur les rares postes en présence ; cela aura lieu en juin, sous la forme d'entretiens avec un jury : un entretien pour chaque établissement proposant un poste. Une nouveauté rigolote : l'application en ligne du ministère donne, pour chaque poste, la liste des candidats admissibles qui ont postulé dessus. Si j'avais une âme de serial killer il me suffirait donc de me débarrasser de mes rivaux : j'ai les noms.

D'un autre côté, il y a un certain nombre de copains, sur ces listes, que je n'ai pas particulièrement envie de tuer. Qu'ils soient juste un peu plus mauvais que moi, c'est tout ce que je demande !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

Herbie hancock, Rockit (1983).

06 mai 2010

Au plafond, des nuages

Après une matinée au pays des futurs dentistes, petit passage au centre commercial Italie 2 : je vais tellement peu dans ce genre d'endroits que j'y suis dépaysé chaque fois. Les magasins rose bonbon, les plans alambiqués inutilisables faute d'indication de l'endroit où l'on se trouve...


Centre commercial Italie 2 cet après-midi.

J'avoue : j'y ai acheté deux CD : un volume de cantates de Bach par l'ensemble baroque de Limoges, plus les concertos pour violon de Beethoven et de Berg par Arabella Steinbacher - curieux couplage, un peu comme le Saint-Saens/Messiaen dont je vous avais parlé l'été dernier. Mais pourquoi pas, après tout.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

Ludwig van Beethoven, concerto pour violon en ré majeur op. 61 , 2 : larghetto.

05 mai 2010

Minimaliste

Vue de Paris :


Passage Dubail, Paris 10e, 27 juin 2009.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier miniature Pentax Auto 110, film Ferrania Solaris 200, objectif SMC Pentax-110 24mm f:2.8.

Steve Reich, City Life, part I: Check It Out.

04 mai 2010

Un éléphant à l'étage

(Sans paroles)


Passage Brady, samedi dernier.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

03 mai 2010

Boulot, boulot

Le travail : ma seule excuse pour ne pas écrire plus de quelques mots sur ces pages aujourd'hui.


Bourse du travail, Paris, mars 2010.

Et ces quelques mots, eh bien : les voici !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

02 mai 2010

Dimanche

Un dimanche d'averses, à passer chez soi ou pas trop loin. Avec de la lecture, de la musique peut-être, et s'il y a un petit bonhomme qui galope au milieu de tout ça, c'est encore mieux (et tant pis s'il faut rembobiner les rouleau de PQ après son passage).

Un dimanche en intérieur, avec quelques rayons de soleil qui se faufilent entre les nuages et entres les immeubles voisins.


Réflexions, mars 2010.

Côté musique, je réécoute un disque qui m'avais déçu à première audition : Yiddish Rhapsody, par le Sirba Octet et Isabelle Georges. À deuxième écoute, la déception demeure, même s'il y a de bons morceaux : les notes sont là, mais l'esprit, guère. Si on cherche du klezmer actuel, bien fait et joué avec passion, Yale Strom & the Hot Pstromi, c'est autrement plus convaincant. Et si l'on veut de la musique classique sur des thèmes klezmer, alors il faut un vrai travail de composition, qui ici fait un petit peu défaut, tant et si bien qu'on ne voit pas bien où veulent en venir les morceaux où l'octuor est accompagné par un orchestre symphonique.

Ceci dit, ça part d'une bonne intention. Et il y a de bons morceaux. Mais j'aime autant réécouter l'ouverture sur des thèmes hébraïques de Prokofiev, finalement. Ou alors ce cher Yale Strom avec sa bande de joyeux farfelus.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

Sergeï Prokofiev, ouvertures sur des thèmes hébraïques en do mieur pour clarinette, quatuor à cordes et piano, op. 34 (1919).

01 mai 2010

Manif' buissonnière

Je l'avoue : la manif' du premier mai, c'était surtout l'occasion de pousser la poussette au beau milieu d'un boulevard de Strasbourg tout vide, le cortège passant perpendiculairement, au carrefour suivant.


Boulevard de Strasbourg tout à l'heure. Tout au fond, la manifestation qui passe.

Quant à la pluie, elle n'est arrivée qu'il y a quelques instants, tombant à grosses gouttes sur ma lampe-tempête.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

29 avril 2010

Financier

À chaque fois qu'un problème financier fait les gros titres, ça ne loupe pas : je suis atterré par le niveau des commentaires que l'on entend, y compris de la part de politiques qui devraient pourtant s'y connaître un minimum.


Immeuble Banque populaire/caisse d'épargne, avenue de France, Paris 13e, cet après-midi.

Donc, voilà : avec la crise grecque et l'abaissement de la note de la dette portugaise par une agence de notation, tout le monde tape à bras raccourcis sur ces fameuses agences. Comment osent-elles, de quel droit, etc. ? J'ai même lu un je-ne-sais-qui qui voulait carrément interdire aux agences de notation de noter les dettes souveraines. Comme si une telle interdiction pouvait vouloir dire quoi que ce soit...

Il faut être un tout petit peu raisonnable. Personne n'oblige les États à être en déficit - même si l'on sait que, depuis la naissance des États modernes, presque tous les États sont presque toujours en déficit. Ce qui mérite réflexion, mais ne nous égarons pas. S'ils le sont, ils empruntent ; et libre aux prêteurs potentiels de prendre avis auprès de qui ils veulent pour évaluer le risque lié à ce prêt, avant de proposer leur taux d'intérêt : c'est le rôle desdites agences. Leurs évaluations valent ce qu'elles valent ; elles se basent de toute façon sur des informations incomplètes, fatalement : par exemple, elles n'avaient aucun moyen de contrôler la comptabilité publique grecque, qui on le sait maintenant étaient largement fausse sous le gouvernement précédent.

Évidemment, le problème, c'est que quand une note baisse, les taux d'intérêts augmentent. Ce qui augmente encore plus la charge de la dette des pays concernés, et donc leur déficit, et donc leurs besoins d'emprunter. D'un autre côté, si à un moment donné les demandes de financement d'un pays (ou d'une entreprise d'ailleurs) dépassent ce que les prêteurs veulent ou peuvent lui prêter, ça fait forcément mal, agences de notation ou pas...

En tout cas, ce serait bien qu'on arrête de fantasmer sur les vilains financiers qui s'attaquent aux pauvres petits pays. Les marchés financiers ne se développent que pour répondre à une demande - celle de nos déficits budgétaires. S'il n'y avait pas de marchés financiers, comment ferait ce pauvre gouvernement grec pour acheter nos sous-marins, hein ?

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5, filtre skylight 1B.

28 avril 2010

En bords de Seine

Au turbin en bord de Seine. Beau soleil mais humeur grise : c'est la reprise.


Au pied des Grands Moulins : quai Panhard et Levassor, Paris 13e, mars 2008.

Vu la difficulté à reprendre le boulot après trois jours de congés, je n'ai peut-être pas intérêt à prendre de vraiens vacances, moi !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Acros 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

27 avril 2010

Le vacancier de Paris

Dernier jour de ces mini-congés passé dans la première destination touristique au monde - pas le Mont Saint-Michel, Paris. Plus exactement le dixième arrondissement de Paris, qui n'est pas la première destination touristique au monde, il faut le reconnaître.

J'y ai fait une partie de ce que je voulais y faire : quelques courses, un déjeuner en amoureux, un café en terrasse entre amis avec vue sur la caserne des pompiers et le marronnier en fleur.


La caserne des sapeurs-pompiers, rue du château d'eau, Paris 10e, cet après-midi.

Un saut à la discothèque et bibliothèque jeunesse du coin, aussi, avant qu'elle ne ferme pour travaux ; emprunté quelques disques dont je vous parlerai sûrement un de ces jours (dont les concertos pour violons de John Adams et de Philip Glass, franchement à l'avantage du second je trouve) et un petit livre pour enfant qui a fait la joie de p'tit Plume - il avait adoré un livre avec le même personnage il y a quelques semaines ; s'est donc emparé du livre pour l'emmener dans son antre en se marrant et en répétant le nom du personnage.

Du petit séjour à Angoulême qui s'est achevé hier, un point saillant : il arrive que l'ont revoir des copains d'école et que l'on reste sur la question aigre-douce de savoir ce qu'on avait jamais pu avoir en commun ; là, c'était l'inverse : revoir une amie de lycée, à peine revue depuis, et être frappé par l'évidence de cette amitié. Agréable.

Le Plume.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7, filtre polariseur linéaire Hoya PL 49mm.

Philip Glass, Concerto pour violon, 2 : Quarter note = ca. 96 (noire = 96/min environ).

26 avril 2010

Aller et retour

En deux mots comme en cent : nous revoilà.


En attendant le 16h27, gare d'Angoulême, 16h35.

Vérifié en tout cas un vieux souvenir : que pour voyager en paix avec un petit enfant, la meilleure solution est de faire beaucoup plus de kilomètres que le train.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

Woody Guthrie, This Land is Your Land (1940).

22 avril 2010

Les plantes affleurent

C'est la saison des fleurs ; cerisiers, lilas et compagnie rosissent joyeusement. Au jardin des plantes comme ailleurs.


Au jardin des plantes mardi.

Je suis en congé pour quelques jours ; samedi, nous nous envolons passer trois jours à Angoulême. Enfin, envolons : on y va en train, évidemment. Et l'on verra bien si les phanérogames y ont autant d'allant qu'ici !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

Antonio Vivaldi, concerto pour flute n°3 en ré majeur « Il Gardellino » (le chardonneret).

Cf. aussi l'écoute comparée de ce morceau pour le magazine Classica et qobuz.com.

21 avril 2010

Blizzard

Petite balade sur les quais de Seine aujourd'hui - pas d'autre appareil photo qu'un téléphone portable, coquin de sort. Mais ça donne des photos avec un petit côté chromo, finalement.


Quai de l'archevêché, 13h30.

La seule autre photo prise avec ce portable que je vous avais présentée, c'était la neige ; là, c'est le blizzard. Oui, Blizzard, c'est le nom de la péniche qui arrive...

Dans le ciel les zébrures des trainées d'avions sont de retour. les amis qui devaient rentrer sont rentrés ; ceux qui devaient partir vont pouvoir partir. Et nous aussi, samedi, nous partons. Mais pas longtemps. Et en train.

Le Plume vous salue bien.

Téléphone portable Nokia 6500.

20 avril 2010

Des plantes

Au jardin des plantes il y a (surprise !) des plantes. Pas que, mais il y en a. Sauf dans la serre mexicaine où il n'y a plus rien, pour cause de travaux ; juste à côté on construit un authentique escalier du XVIIIe siècle qui sera du plus bel effet.

Juste derrière, sur les pentes qui dominent l'amphithéâtre, il est facile d'oublier que l'on est à un kilomètre ou deux de Paris Notre-Dame. Et puis il y a le cèdre.


Le cèdre de Jussieu, Paris, jardin des plantes, ce midi.

Il n'a pas été ramené du Liban par Jussieu dans son chapeau, mais c'est égal. Il a bien poussé depuis.

Attraction du jour : dans le ciel passe un avion.

Le Plume vous salue bien.

19 avril 2010

Au turbin

Retrouver son poste de travail...


Dimanche matin, rayon de soleil sur les constructions de papa.

Ceci dit ce n'est pas parce que l'on est à son poste que l'on est productif !

Le Plume vous salue bien.

18 avril 2010

Sans nuage (ou presque)

Un week-end sans nuage, si ce n'est celui qui, presque invisible, empêche les avions de décoller. Pour nous qui n'avons pas eu le courage de planifier des vacances, c'est égal ; pour les amis qui devaient partir, plus contrariant. Mais là encore on est gagnant puisque ça nous permet de les voir.1


En terrasse ce matin, rue du Faubourg Saint-Denis

Moins sympa de notre point de vue : les amis bloqués au loin et que l'on risque donc de ne pas voir. Non mais, ce volcan, il va voir de quel bois je me chauffe !

En résumé, un week-end de terrasses et de jardins publics (un peu bondés certes), un week-end d'amis, un week-end de printemps.

Le Plume vous salue bien.

1 Seriously guys, that sucks. J'espère que les avions vont réapprendre à voler vite fait.

Boîtier numérique Pentax K-m.

John Adams, The Chaimarn Dances, fox-trot pour orchestre, City Of Birmingham Symphony Orchestra, dir. Simon Rattle.

16 avril 2010

Spring Break

Comme les collèges et les lycées, l'université se met en demi-sommeil aujourd'hui pour deux semaines. Demi-sommeil : le site principal reste ouvert et les services, dont le nôtre, assurent des permanences. Moi ? Quelques jours de vacances seulement, dans une semaine : nous étions trop à plat pour programmer d'avantage.

Et cependant, ça se confirme chaque jour : c'est le printemps, nuage volcanique ou pas.


UFR de sciences clinique de l'université Paris-Diderot, rue de Paradis, ce matin.

Et cependant, un peu nazedouille, un peu patraque, je m'apprête à profiter au maximum de ce printannier week-end.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique compact Canon Ixus 400.

Johannes Brahms, trio pour cor, violon et piano op. 40, 2 : scherzo, allegro - molto meno allegro.

14 avril 2010

(Sans parole)


Saint-Sulpice, 10 mars dernier.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

13 avril 2010

Scootie, boulot, dodo

Ajouter à cette liste le trajet à la crèche, tout de même. Et le nourrissage du fauve le soir, avec force camembert pour accompagner la purée de légume, sinon non.

Pour le restant de la journée, une vie professionnelle, sur un lieu de travail. Pas les pires, loin s'en faut.


Grands Moulins de Paris, 2 mars dernier.

Tout ça laisse bien quelques minutes pour écouter de la musique, tout de même !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H.

Jean Cras, trio pour violon, violoncelle et piano, par Philippe Koch (violon), Aleksandr Khramouchin (violoncelle) et Alain Jacquon (piano), CD Timpani.

12 avril 2010

Par les bureaux et conseils

Le programme de la matinée : lancer le renouvellement de ma carte d'identité ; pour cela, commencer par filer à la mairie de mon village natal demander un extrait d'acte de naissance, mon ancienne carte étant périmée depuis des lustres ; faire les photos d'identités réglementaires ; remplir les dossiers qui vont bien à l'antenne de préfecture de police de la mairie du 10e arrondissement ; puis à 11h30 aller assister au conseil scientifique à Paris 1.


Rue Soufflot, Paris, mars 2010.

À ma relative surprise, mission accomplie. La première étape était simplifiée il est vrai par le fait que la mairie de mon village natal se trouve rue Ordener, à dix minutes d'ici en scooter. Les photos d'identités, prise au photomaton de la même mairie, sont parfaites : conformément à l'usage et aux directives ministérielles, elles laissent à penser qu'elles sortent des archives de l'identité judiciaire, rubrique « dangereux psychopathes ». L'attente à l'antenne de la préfecture était chaotique à souhait, merci bien, mais les formulaires furent remplis et rendus. Et le conseil scientifique, auquel je suis arrivé peu avant midi, avait pris une grosse demi-heure de retard...

Reste que je ne suis pas certain que cette redoutable efficacité bureaucratique suffisent à compenser mon abyssale stupidité : dans le dossier de concours interne que j'ai bouclé fin mars en suant sang et eau, on demandait une photocopie de la carte d'identité. Sans doute aurais-je pu réaliser qu'il fallait que ce soit une carte d'identité en cours de validité, et non périmée depuis trois ans... Notons d'ailleurs que cette date de péremption ne doit rien au hasard. J'ai treize ans d'ancienneté dans le corps des ingénieurs d'études ; soit dix (durée de validité) plus trois, nous y voilà : j'avais fait faire cette carte pour mon précédent concours de la fonction publique.

Dans l'urgence, d'ailleurs. Toujours apprendre de ses expériences passées, etc.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4.

11 avril 2010

Le printemps, enfin

Pour terminer avec mon rouleau photo des trois saisons (sinon des quatre) : après l'hiver vient, comme il se doit, le printemps. C'est d'autant moins une surprise que j'ai terminé ce rouleau il y a une semaine, donc au printemps.


Un marronnier en feuilles, rue du Faubourg Saint-Denis, 6 avril 2010.

Demain, ce sera toujours le printemps, mais ce sera le printemps au pas de course : je dois combiner diverses formalités administratives que j'aurais dû faire il y a des lustres, un conseil scientifique à Paris 1 et tout de même un peu de travail à Paris 7. Il va y avoir du sport.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

Charles Koechlin, Primavera quintette pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe op. 156 (1936), 4 : final.

09 avril 2010

L'hiver, en passant

Le rouleau de photos dont je parlais hier allant de l'automne au printemps, il va de soi qu'il y a de vrais morceaux d'hiver dedans. On en sort à peine, certes, mais rappelez-vous, c'était comme ça :


Grands Moulins de Paris, décembre 2009.

On en tremble - ce qui tout naturellement nous amène aux tremblements d'archet d'une composition de John Adams pour orchestre à corde, Shaker Loops, qui fait partie de mes acquisitions récentes. John Adams est quelqu'un dont on parle beaucoup ces derniers temps en France, peut-être simplement parce que son point de départ minimaliste donne une porte de sortie à un atonalisme dogmatique qui ne fait plus envie à grand monde. Shaker Loops date de 1978 dans sa forme originale pour sept instruments ; on est donc plus proche du minimalisme pur et dur que dans des compositions plus récentes comme The Dharma at Big Sur - sans être non plus dans l'expérimental aux limites de Strung Out (une des premières œuvres de Glass). Possible par ailleurs que la version pour orchestre soit plus apprivoisée que la version pour septuor, que je ne connais pas.

Bref : j'aime bien.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

John Adams, Shaker Loops (version orchestrale), London Chamber Orchestra, dir. Christopher Warren-Green, 1984. CD EMI "American Classic", 2008.

08 avril 2010

De l'automne au printemps

Depuis que j'ai un boîtier numérique, le rythme du développement de pellicules s'est largement ralenti. Très largement : je viens de récupérer mon premier rouleau de l'année. Qui enjambe trois saisons, s'ouvrant sur les bords de Loire à la fin de l'automne.


Le bac d'Indret au mouillage, Indre, Loire-Atlantique, 4 décembre 2009.

Le même rouleau voit, passé les fatigues d'un long hiver, percer les premières feuilles d'un printemps parisien. Autre signe du temps qui passe : le nombre de dents du p'tit Plume, singulièrement limité sur les premières images (limité à deux, peut-être quatre) ; elles sont une bonne douzaine maintenant. Et la Loire coule toujours, je pense.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Henri Dutilleux, Au gré des ondes, six petites pièces pour piano, 1 : prélude en forme de berceuse.

07 avril 2010

Olympiades

Un bout de temps que je n'avais pas mis les pieds su notre site de la dalle des Olympiades - les immeubles moches du 13e arrondissement, qui portent le nom de villes ayant accueilli les jeux olympiques. Nos historiens et géographes se trouvent donc dans (ou plutôt sous) l'immeuble Montréal, où comme chacun sait se déroulèrent les jeux de l'été 1976. Enfin, je crois.


Travaux sur les arrières des Olympiades, côté rue nationale, mai 2009.

Le problème qui m'amenait là-bas était un obscur problèmes de serveurs qui n'arrivaient pas à servir ce qu'on leur demandait de servir, rapport à un vilain routeur qui ne voulait pas laisser passer les infos qu'on lui demandait de transmettre. Enfin, ça, c'est la conclusion à laquelle je suis arrivé après deux heures à patouiller avec mes petits camarades. Pas vraiment une performance olympique.

D'un autre côté, c'est réparé maintenant. Enfin, je crois.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Pro160S, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

06 avril 2010

Par la fenêtre

Cette fois-ci, c'est sûr, c'est le printemps : par la fenêtre du bureau le crépi beige des Grands Moulins prend une couleur presque pimpante.


Fenêtres du 6e étage des Grands Moulins, Paris 13e, tout à l'heure.

Hier soir : m'est revenu que je devais fignoler une présentation pour la réunion de service de ce matin. J'ai bouclé la chose peu après deux heures du matin, ce qui explique l'absence d'entrée sur ces pages... Il s'agissait d'expliquer de manière simple une partie un peu complexe de notre ingénierie réseau, entre vLAN, VPN et virtual routers - du coup j'ai bien entendu utilisé une image de V for Vendetta (la BD, pas le film, fi donc) pour ma page de titre.

La présentation s'est bien passé ; c'était très clair, paraît-il. Moi je ne l'étais guère ; pour une partie de l'après-midi la contemplation du mur d'en face s'est trouvé être une occupation de choix pour mon cerveau embrumé.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400.

Georg Matthias Monn (1717-1750), Concerto pour violoncelle, orchestre à corde et basse continue en sol mineur, interp. Jean-Guihen Queyras (violoncelle) et le Freiburger Barockorchester (dir. Petra Mullejans).

04 avril 2010

Giboulons

Aujourd'hui les giboulées giboulaient gaiement, entre pluie, grêle et grand soleil. Au jardin public, il faut le reconnaître, les sols artificiels en enrobé ramollo étaient assez clairement préférables aux pelouses, d'autant que celles du square Villemin présentent de charmants vallonnements qui par temps pluvieux prennent un petit air marécageux.


Une averse sur le toit d'en face tout à l'heure.

Sinon : Pâque tombe au même moment pour pas mal de religions cette année. Veuillez par conséquent agréer mes meilleurs œufs.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4.

03 avril 2010

Neither here nor there

Photo au hasard des rues, en revenant de ne pas avoir été à la bibliothèque municipale (elle était fermée) ; en poussant gentiment la poussette sous une météo d'équinoxe (je n'ai rien contre).


Épicerie anglaise, cité Wauhxhall, Paris, ce matin.

Et voilà pour aujourd'hui !

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400, qui était de bonne volonté aujourd'hui.

02 avril 2010

Matthaüspassion

Il faut bien avoir une activité de saison, des fois : ce soir, je mangeais mes pâtes en regardant (et en écoutant) sur Mezzo la Passion selon Saint-Matthieu, de Bach, dirigée par Tom Koopman.


Une fresque de Saint-Sulpice, transept sud.

Deux photos de bondieuseries XIXe en deux jours, je sens l'inquiétude monter. Mais non, mais non, c'est une simple coïncidence. Ceci dit, je trouve en un sens rassurant que l'on conserve au cœur de nos villes des édifices aussi imposants et aussi inutiles que les églises.

Pour revenir à la Passion, c'est un œuvre que je ne connaissais pas. Il y en a pour un moment, à explorer ça, ne serait-ce qu'en terme d'équilibre entre l'instrumentation et les voix, de jeu de timbres, de saut de rythme...

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Jean-Sébastien Bach, Matthaüspassion, 57 : Aria (basso, viola da gamba), « Komm, süßes Kreuz, so will ich sagen »

01 avril 2010

Ville de Paris

Ce nest pas un poisson de saison : depuis ce matin je suis, comme le ministre moyen (du moins à la grande époque du chiraquisme triomphant), logé par la ville de Paris. Par sa régie immobilière, plus exactement, et ce sans bouger de chez moi : le propriétaire de l'immeuble (ou plus exactement de tout le passage) ayant souhaité vendre, la ville a préempté, et a refilé le bébé à la RIVP. Bon. Ça ne change pas les termes de notre bail (qui vient d'être tacitement reconduit sans réévaluation du loyer, ça tombe bien) et on peut espérer que ça améliorera un petit peu le professionnalisme de la gestion technique immobilière, comme on dit. On verra bien.


Fronton de l'église Saint-Laurent, Paris, janvier 2010.

En guise d'illustration : un détail du fronton de l'église Saint-Laurent (que je vous avais déjà montré en entier) qui, outre la cuisson de martyr à la plancha, illustre à sa façon l'immobilier de la ville : on y voit en effet, à droite du très saint barbecue, des allégories des villes de Rome (drapée à l'antique) et de Paris (en costume tricolore) amenant en offrande respectivement la basilique de San Lorenzo fuori le mura (à Rome donc) et l'église Saint-Laurent elle-même. La représentation de l'église-offrande ne fait pas figurer le fronton peint ; à ceci près, cette église est donc l'équivalent architectural de la vache-qui-rit.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, zoom SMC Pentax-F 100-300mm f:4.5-5.6.