Histoire de ne pas oublier que les vacances sont terminées, une petite réunion de chantier comme on les aime : rénovation partielle d'un bâtiment où l'on n'est sûr de rien, des modifications à tout va du projet initial, des corps de métiers qui se téléscopent... et des délais très serrés à tenir, tant qu'à faire.
Câbles électriques et réseaux en attente, cet après-midi.
Exemple : pourquoi les câbles que l'on voit sur la photo sont-ils en attente ? Tout simplement parce que ce mur doit être en partie démoli, ce qui permettra aux dits câbles de rejoindre leur destination. Qui se trouve être un local technique cloisonné qui ne l'est pas encore, cloisonné. Mais sinon tout va bien !
Fini les châteaux de sable sur la plage : aujourd'hui c'était boulot - avec comme principale réalisation de la journée de lire le courrier électronique en retard.
Louannec, 19 août 2010.
La météo de ce matin : pluie commençant à tomber au moment où je pars travailler. Pour me permettre une transition douce avec la météo des vacances, je suppose ? À part ça, pas de soucis.
Le Plume vous salue bien.
Henri Dutilleux, Petit air à dormir debout (1981), R. Levin, piano, ECM 2010.
Et voilà : laissant derrière nous la magie des estrans (ainsi que pas mal de grisaille) nous nous sommes envolés ; nous voilà rentrés sans encombres - avec un petit Plume doré comme une brioche et débordant de joie de retrouver ses chers Legos.
Louannec, le 16 août dernier.
Demain, retour au travail ; il me restera à tâcher d'en changer.
Le week-end du quinze août c'est traditionnellement le creux du creux, le centre mou de la trêve des parasols. Enfin, façon de parler : par ici les parasols, je le crains, ont tous été emportés par le vent du nord qui souffle sans discontinuer.
Dans les villes tout se fait rare, médecins, plombiers ou commissaires-priseurs. Sur les blogs c'est un peu pareil ; moi-même d'ailleurs...
Port de Perros-Guirec, 8 août 2010.
Du côté des oiseaux, par contre, il y a du monde : les chouettes se font entendre la nuit ; le jour, mésanges, geais, grives, merles, alouettes et un couple de rapaces pas encore identifiés mais qui ne me semble pas être l'inévitable buse variable. Et côté mer, goélands bien sûr, sternes, mouettes, cormorans, huitriers-pies... Le vocabulaire ornithologique du petit bonhomme s'étend : il reconnait les tourelles, les cobeaux, les mouettes (« elles rigolent, ha ha ! ») et depuis la dernière sortie en mer, les tomorans.
Chemin faisant, découvert le port de Trébeurden, : je n'y étais jamais allé autrement qu'en passant depuis sa construction il y a quinze ans, enveloppée alors d'une forte odeur de magouilles immobilières. Il y faisait beau ; lumière du matin sur un port de plaisance plus actif finalement que celui de Perros, sans doute parce que celui de Perros a le défaut d'être tout le temps fermé. Il y a même quelques bateaux de pêche, caseyeurs principalements, et un chantiers qui les rénove.
Trébeurden, en fin de matinée.
À l'autoradio pendant cette promenade trégoroise, de la musique sacrée du XVIIesiècle (Heinrich Schütz) ; résultat, sur le chemin du retour le petit bonhomme s'est endormi comme une masse. Et ça n'a pas loupé : petit roupillon avant le déjeuner égale sieste fumée ! Mais quoi, je ne pouvais pas le pincer : trop dangereux en conduisant, maintenant qu'il est à l'arrière.
Musique aussi : découvert par hasard, à la boutique culturelle d'une grande surface lannionaise, les sonates pour violoncelles de Jean Barrière (violoncelliste français mort en 1743), redécouvertes par l'excellent Bruno Cocset et ses comparses. Il y a des perles là-dedans qui n'ont rien à envier aux canons de Pachebel ou autres « tubes » de la musique dite baroque.
Jean Barrière, Sonates pour violoncelle et basse continue, deuxième livre, sonate VI en do mineur, 3 : largetto, par Bruno Cocset et les basses réunies.
Enfin : les marées, le soleil, le vent, tout les indicateurs étaient au vert pour une vraie sortie en bateau. À défaut de partir pour la journée, difficile avec un petit bonhomme, trois bonnes heures de mer, ça fait du bien.
Évidemment, du coup, je me suis un peu laissé entraîner par mon propos : je voulais aller virer la bouée Roche Guazer qui marque le début du chenal Est de Perros ainsi que l'approche de celui de Port-Blanc - sous prétexte qu'on la voit au jumelles depuis la maison. Mais qui n'est pas tout près pour autant... Résultat, il a fallu faire contribuer Monsieur Honda au retour vers le port, de peur d'arriver après la fermeture. Les joies des ports à marée...
La bouée latérale bâbord « Roche Guazer » tout à l'heure.
Le port fermait théoriquement à 19h30 ; à 19h30 précise nous passions la porte. Il faut bien qu'il serve de temps en temps, ce moteur.
Temps variable et marées peu coopératives, donc plus de bricolage et bûcheronage que d'activités nautiques. Et pendant ce temps, Tobie le chien prend l'air devant la maison.
Louannec cet après-midi.
Une activité suffirait de toute façon à remplir nos journées : regarder progresser le petit Plume. Par exemple, grâce à cette histoire de langage, dont il ne se lasse pas, il peut maintenant nous expliquer si ce qu'il dessine est un bateau, ou un dauphin, ou un escargot tout chaud. Ça ne va pas forcément sans dire !
Le Plume vous salue bien.
Boitier numérique Pentax K-m
Henri Dutilleux, sonate pour piano (1949), 1 : allegro con moto.
Bizarre autant qu'étrange : 38 ans environs que je fréquente cette commune et jamais, jamais, je n'étais allé me promener dans les petites rues entre l'église et le stade - c'est la rue Saint-Yves, naturellement : Yves Hélory, devenu saint patron de la Bretagne et des avocats, fut recteur de Louannec à la fin du XIIIe siècle.
Ce qui n'empêche : ma rue étant séparée de celle-ci par les terrains de foot, je n'y avais jamais mis les pieds ; il m'a fallut une mission extraordinaire (aller récupérer des pizzas) pour découvrir que c'était là que venait se cacher le soleil avant de partir se coucher du côté de Perros.
Pignon nord de l'église de Louannec, vers 21h30 (eh oui !) ce soir.
Les pizzas en question n'étaient pas mauvaises, d'ailleurs, mais pas très chaudes : c'est qu'un vent de noroît plutôt frais souffle dur, qui nous a débarrassé des nuages en fin de journée. En plus, il y avait sur France Musique la sonate pour deux pianos et percussions de Bartok, en direct de La Roque d'Anthéron où, à entendre les cigales, il devait faire moins froid. Je me suis donc attardé quelque peu dans l'automobile, ce qui n'a pas contribué à réchauffer le dîner.
Le Plume vous salue bien.
Boîtier numérique Pentax K-m.
Bela Bartok, sonate pour deux pianos et percussions (Sz 110), 2 : lento, ma non troppo.
Par un temps gris et lourd aujourd'hui la mer se retirait moins qu'à l'accoutumée : c'est morte-eau ; l'écart entre haute et basse mer est de quatre mètres seulement (en hauteur), contre le double au moins par vives-eaux. Du coup, restent insulaires les rochers qui, à deux kilomètres du cordon de galets, sont les marqueurs des grandes marées - submergés à marée haute, limite de l'estran à marée basse.
Et comme le ciel et la mer sont d'un même gris, tout ce monde semble suspendu, en attendant le réveil des marées.
Le Benoën, ou Penvern de Perros, en fin d'après-midi aujourd'hui.
Morte-eau, ici, ça veux dire que le port reste fermé. Mais la plage reste ouverte, et j'ai plein de bois à couper !
Une vingtaine de jours après que j'en ai fait la commande, et une dizaine de jours après le moment où j'en aurais eu besoin, ma liaison ADSL de vacances est enfin opérationnelle. Il aura fallu deux déplacements de techniciens sur place pour ça... Mais voilà qui est fait ; je vais de nouveau pouvoir vous infliger mes billets plus ou moins quotidiens.
L'île Tomé vue de Louannec (22), 25 juillet 2010.
Et entre temps ? J'ai élagué quelques arbres, fait un laborieux carénage d'un bateau qui avait des bestioles plus âgées que mon fils qui croissaient sur sa coque, promené ledit fils sur ledit bateau, reçu des amis, dormi parfois. Et le petit, qui a fêté son deuxième anniversaire, découvre un univers bien éloigné de son arrondissement parisien, aime les papillons mais pas du tout les mouches, court, et parle - maintenant qu'il sait faire ! Et, dévalant la pente pour arriver à une percée entre les arbres :
« Regarder la mer ! Cest joli, la mer. »
Je n'aurais pas mieux dit.
Le Plume vous salue bien.
Boîtier numérique Pentax K-m
W.-A. Mozart, Fantaisie pour piano en ré mineur K. 397, par Maria-Joaõ Pires (Deutsch Gramophon, 1991).
Malgré les travaux sur la route, bien arrivé dans les fins fonds des Côtes-d'Armor, avec vue sur la baie de Perros et les cailloux de Trélévern (et ce d'autant qu'un voisin acoupé des arbres).
Travaux sur la Nationale 12 près de Rennes.
Par contre, côté connexion internet, toujours rien : je vous cause depuis la voiture garée sur le port, où il y a du wifi... Pourtant la commande était partie, etc., mais rien ne bouge. Bravo Orange !
cette fois-ci, c'est parti : demain nous mettons les bouts. Je ne sais pas quand je réussirai à faire marcher ma connexion internet là-bas... En attendant, amusez-vous bien.
Un moineau sur le canal, quai de Valmy hier après-midi.
Prochain étape : Côtes d'Armor, Trégor, vu sur l'île Tomé et sur les Sept Îles, etc.
Du coup, nous traînons toujours dans le 10e arrondissement. Avantage : en promenade au jardin public, le bout de chou retrouve sa petite copine de la crèche. L'occasion de remettre une couche de bisous de départ en vacances, tant qu'à faire. Ce qui ne l'empêchait pas de parcourir le jardin des yeux à la recherche d'une autre de ses petites camarades, qu'on avait rencontré dans le même coin il y a quelques jours - aussi brune que celle-ci est blonde ; Monsieur diversifie dirait-on.
Départ probable lundi ; nous nous éloignerons alors des tourelles croquignoles de notre mairie d'arrondissement...
mairie du 10e, rue du faubourg Saint-Martin, en fin d'après-midi aujourd'hui.
À propos d'arrondissement, la forme qu'a prise la voisine du dessus laisse à penser que l'immeuble comprendra à la rentrée un petit parisien de plus. Ils verront : on dit que ça pousse vite, eh bien ! c'est vrai.
Nous avions prévu de partir hier ou aujourd'hui ; finalement, nous voilà retardé comme un vulgaire vol low cost au décollage : un petit virus malicieux est passé par là, qui rend difficilement envisageable un long trajet en voiture. Donc : on attend que ça passe !
Bassin de La Villette, 31 mai 2008.
Du coup en en profite pour récupérer un peu. Enfin, quand on peut : il en est un dans la famille qui est en pleine forme et qui, suivant la formule consacrée, construit sa personnalité. Avec tant de moments de mignonitude extrême que les crises pour ne pas manger la purée, finalement, on s'en tape.
Le Plume vous salue bien.
Boîtier miniature Pentax Auto-110, film Fujicolor 200.
Repartant du boulot, un peu tard il faut bien le dire, je me dépéchais de rentrer à la maison, par le pont Charles De Gaulle, la gare de Lyon et la fin de l'avenue Daumesnil. Après, je prends par Bastille, puis République, et hop... Mais, au croisement de l'avenue Ledru-Rollin, deux agents de police à mobylette ont barré la rue, juste devant moi, m'obligeant à rejoindre les quais et à rentrer par le boulevard de Sébastopol : la place de la Bastille était fermé, un concert y étant organisé à l'occasion de la fête nationale.
Moralité : pour cause de 14 Juillet, je n'ai pu prendre la Bastille.
manifestation place de la Bastille, 29 mars 2009.
In other news : je suis en vacances. De grandes vacances, somme à l'école, puisque j'ai pour une fois pu négocier de ne pas revenir faire une semaine de permanence au milieu de mes congés. Et c'est pas dommage : d'un point de vue professionnel l'année ne se termine pas au mieux, avec notamment ces concours en eau de boudin, mais elle se termine, voilà ce qui compte. Mieux vaut ne pas trop s'attarder sur le fait que l'année universitaire reprendra sur les mêmes bases. À moins de les changer, les bases.
Le Plume vous salue bien.
Boîtier pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.
Darius Milhaud, Le carnaval d'Aix pour piano et orchestre, op. 83b, X : Cinzio (Eric Le Sage, piano ; orchestre philharmonique de Liège, dir. Paul Meyer).
De retour d'un voyage express à Angers ; des amis s'y mariaient : ce fut grand, sympa, chaleureux (et pas seulement côté météo). Un moment heureux.
Rue Saint-Denis, Angers, hier après-midi.
C'était par ailleurs la première fois que nous découchions tous les deux en laissant le petit Plume à une tierce personne. Ça c'est fort bien passé de ce côté là aussi, comme on aurait pu le prévoir - n'empêche, ça faisait plaisir de le retrouver aujourd'hui.
Je n'ai pu par contre honorer une autre invitation qui m'était faite, en Auvergne celle-ci. N'être point ubiquiste, que c'est triste ! J'ai déjà du mal à être à un seul endroit à la fois...
Le Plume vous salue bien.
Boîtier numérique Pentax K-m
Michel Legrand, « Amour, amour » (musique du film Peau d'âne).
Dans la grande parade des instruments de musique, il y a des stars : le piano, le violon ; la guitare électrique et le saxophone dans d'autres formes de musique. Il y a des instruments qui frappent, par leur apparence, ou leur timbre particulier, ou leur taille - contrebasse et flûte picolo : pour prendre le métro, mieux vaut le picolo. Et d'autres qui se font oublier : l'alto est clairement de ceux là. À la vue, on ne le distingue du violon que par la taille de sa caisse. À l'oreille, il se dissimule bien entre les registres du violon et du violoncelle. C'est là que, dans bien des quatuors et quintettes à cordes, il se planque, si bien que pour un débutant il n'est pas évident de dire avec certitude qu'une note donnée est jouée par l'alto.
Un alto en pleine action, Bouchy Saint-Genest (marne), 19 juin 2010.
Du coup, pas si simple de trouver un répertoire qui le mette en valeur. Bartok avait bien entrepris un concerto pour alto, mais pas de bol : il est mort avant la fin. Plus près de nous, Nicolas Bacri a écrit une prière pour alto et orchestre mais il l'a immédiatement transposé pour violon et, malheureusement, seule cette version a été gravée. Mieux vaut finalement se tourner vers les compositeurs qui étaient aussi altistes : Paul Hindemith bien sûr au XXe siècle, mais aussi Antonin Dvorak au siècle précédent. Il nous a laissé un sympathique terzetto, pour deux violons et alto - un quatuor à corde sans violoncelle, si l'on préfère. L'alto se retrouve donc à assurer à lui tout seul quelque chose comme une ligne de basse...
J'ai eu la chance de voir les copains musiciens en plein déchiffrage de ce terzetto (ce qui m'a donné l'occasion de prendre la photo ci-dessus, entre autres) ; déchiffrage plus qu'honorable, il faut bien le dire. Y compris dans des passages plutôt chevelus : l'occasion de réaliser que non seulement on a des amis musiciens, mais bon musiciens en plus. On part marier l'un des violonistes du trio ce week-end, ils ont intérêt à sortir les archets !
Comme je le dis souvent, dès que les beaux jours reviennent, un des gros problèmes de la circulation parisienne (que l'on soit à pieds, en deux roues ou en quatre roues) c'est d'éviter les vélibs. Leurs gentils utilisateurs combinent généralement une ignorance totale du code de la route et une absence complète de vigilance, ce qui en fait des obstacles (vaguement) mouvants tout à fait redoutables.
Passage des récollets, Paris 10e, dimanche dernier.
Éviter les vélibs : un impératif plus catégorique que jamais aujourd'hui, puisque j'utilisais moi-même ces périlleux véhicules. En conséquence, d'une part, les vélibs étaient en moyenne plus erratiques que d'habitude, et d'autre part j'avais un intérêt immédiat à ce qu'on les évite. J'admets sans problème que je ne rendais pas la chose facile. Quand on a l'habitude des vrais vélos, les vélibs sont terrifiants : direction instable, freinage quasi nul... Le plus étonnant finalement c'est qu'il y ait aussi peu d'accidents.
Pas d'inquiétude : je ne fais pas une poussée subite d'écologisme ; au contraire, j'amenais la voiture à sa révision annuelle, et le vélib était le meilleur moyen de transport dont je disposais pour aller du garage au boulot, et retour.
Dépose du jeune homme à la crèche ce matin, de bon matin même car pour une fois j'avais tenu mon horaire théorique. Contre-temps cependant : je réalise que j'avais oublié le doudou, décide donc de revenir sur le chemin du boulot pour l'apporter. En sortant, une drôle de fumée dans les environs...
L'atrium de la crèche, fin juin dernier.
Un quart d'heure plus tard, de retour : des camions de pompiers dans tous les sens, déroulant leur tuyaux vers les sous-sols de la crèche ; les enfants évacués dans le jardin... Renseignements pris c'est une des machines de la laverie qui avait eu le mauvais goût de prendre feu. Pas de bobo, mais nécessité récupérer les gamins : pas de retour dans le bâtiments avant que l'on vérifie que des fumées toxiques n'en n'ont pas profité pour se déposer, etc. Et donc récupération de petit Plume, et pris ma journée pour le garder, pas le choix.
J'ajoute que ce n'est pas une obligation déplaisante. Si Monsieur daignait manger ses légumes ce serait encore mieux, mais ne peux pas tout avoir !
Le Plume vous salue bien.
P.S. : on est repassés dans l'après-midi prendre les affaires qui étaient restées sur place ; je peux vous rassurer, les poneys en plastique n'ont rien eu. Ni personne d'autre, d'ailleurs : c'est bien l'essentiel.
Sans paroles, ou presque : je les laisse au p'tit Plume qui enrichit chaque jour vocabulaire et syntaxe. Si jamais il croise gazelles, hippopotames et chacals, il pourra sans problème les appeler par leur nom.
Une cheminée tout près de chez nous, hier après-midi.
C'est très curieux : à l'issue de ce week-end, je me sens bien. Reposé, tranquile : quelle sensation étrange.
Square Villemin, Paris 10e, en fin de matinée.
Pas que le petit bout de chou soit de tout repos pour autant, mais tellement extra que c'est du repos tout de même. Deux ans, bientôt, et plein de mots !
C'est passant quelques minutes sur canapé à écouter de la musique que j'ai réalisé à quel points ces trois derniers mois avaient pesé lourd, en fatigue et en stress. La musique, c'était les sonates pour violoncelle et piano de Fauré, dans l'interprétation légèrement datée de Tortelier et Hubeau : cela convenait parfaitement.
Conservatoire Gabriel Fauré, rue de Pontoise, Paris 5e
Un peu plus tôt ce matin le soleil s'était levé, puis, changeant d'avis, recouché : crépuscule à 8h du matin ; une pluie battante accompagnée, enfin, d'un souffle d'air frais. La promenade au square programmée a donc été remplacée fort opportunément par une grande partie de légos et quelques petits livres...
Sinon, comme je le craignais, le concours de jeudi a fait long feu : un seul candidat classé alors qu'il y avait deux postes... Tant pis. Il m'en reste encore un, mais celui-là, tout le monde disait qu'il serait infructueux avant même que les convocations soient envoyées. Pas sûr que ça mérite de faire consommer de l'essence au scooter pour y aller.
Le Plume vous salue bien.
Boîtier numérique Pentax K-m
Gabriel Fauré, première sonate pour violoncelle et piano op. 109 (1917) : 3, allegro commodo (Paul Tortelier, violoncelle ; Jean Hubeau, piano, 1962).
Après une nuit quasi-blanche à batailler contre les moustiques, la chaleur et et le reste, j'y suis allé, à mon oral de concours. À Paris 1, université qui m'est chère, ce qui ne faisait rien pour alléger la pression.
Depuis la mini-salle d'attente du bureau des concours ce matin.
Je suis venu, j'ai vu, et je suis reparti. Je n'étais pas content de moi au CNOUS il y a deux semaines ; là, c'était bien pire. Dommage.
Un nouvel oral de concours demain matin, pour une université que je connais bien : Paris 1-Panthéon Sorbonne. Mes chances de réussite ? Faibles, mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer.
Saint-Bon (Marne), 19 juin 2010.
C'est le truc avec les petites routes : va savoir ce qu'il y a derrière le tournant !
Le Plume vous salue bien.
Boîtier numérique Pentax K-m
Fleetwood Mac, « Don't Stop », album Rumours, 1977.
Et cependant la fatigue se fait sentir : aujourd'hui je somnambule. Le sens de l'orientation se brouille : c'est où, la suite ?
Atelier abandonné, Paris 10e, samedi dernier.
Pour accompagner cette opacité partielle, une sonate pour violoncelle seul d'Eugène Ysaÿe, transposé pour alto, ce violon grave mais porté haut. Musique, musique ! Ne cherchez pas sur Deezer, cependant, ça n'y est pas.
Voici Messidor, le temps des moissons. Il n'y a pas si longtemps le bourgeonnement des cumulo-nimbus au dessus des épis faisait craindre le pire : la bourrasque, le blé couché, la récolte fichue, la famine sans doute. Aujourd'hui les nuages d'orage nous font craindre de nous faire rincer en scooter, et espérer un peu de fraîcheur pour la nuit (loupé pour ce soir, tant pis).
Bouchy-le-Repos (Marne), 19 juin 2010, au soleil couchant.
En attendant, les moissonneuses sont prêtes à entrer dans la danse, briquées, aiguisées et huilées dans leurs moindres rouages. Et dominant les modestes ondulations de la Brie champenoise, les silos à grains, triomphants, proclament le miracle continu de l'abondance frumentaire.
Les blés en grain ne font pas l'été mais ils y contribuent.
Le Haut Charmoy, Marne, dimanche dernier.
Par ailleurs, j'aime les petites routes de campagne où l'on peut s'arrêter prendre une photo sans se garer, par la fenêtre de la voiture, boîte au point mort et pied sur le frein. Il suffit d'éviter de faire ça en sortie de virage ; vu le nombre de voitures croisés le risque est faible de toute façon.
Au delà des Grands moulins les chantiers ont migré, cap au Sud-Es. C'est du côté du boulevard Masséna que ça se passe maintenant : les travaux du tramway dans un sens ; dans l'autre, les travaux de jonction entre les nouveaux quartiers et le boulevard (par le haut) et avec Ivry (par en dessous). Entre les deux, la centrale à béton Calcia fait comme si tout allait bien...
Rue Jean-Baptiste Berlier, Paris 13e, cet après-midi.
Pendant ce temps, tout va bien : Sarko va remplacer Raymond Domenech. Et réciproquement ? Difficile de dire si ce serait un progrès. En tout cas, quand il aura fini de sauver le football français, il pourra continuer avec les autres sports : il faut sauver le curling français !
Après l'averse samedi, les blés verdoyaient comme jamais à la lisière de l'Ile-de-France et de la Champagne. Le goudron de la route déserte fumait doucement au soleil ; le ciel, lui, était noir d'encre du côté où l'orage s'éloignait.
Entre Montceau-lès-Provins (Seine-et-Marne) et Saint-Bon (marne), samedi après-midi.
Tiens, si ça pouvait marcher aussi avec les compte bancaires, ce truc-là, ce serait pas mal : ce mois-ci le mien s'est fait rincer, alors s'il pouvait verdoyer en juillet...
Avant de reprendre le récit de mon expédition champenoise, ma parenthèse annuelle sur la fête de la musique : moi, je ne fête pas sa fête à la musique, na. Ceci dit, le petit truc dans la cour de la fac, avec les membres du personnel qui tapent le jumbé ou poussent la gualante, ça, je veux bien. C'est même sympa.
La pause de midi dans la cours des Grands Moulins aujourd'hui.
Comme ça, je sais que tel collègue nous fait les tubes de Thierry Hazard au quart de poil ; c'est pas rien, ça !
Le Plume vous salue bien.
Appareil numérique compact Canon Ixus 400.
Pas le choix : Thierry Hazard, Le jerk (et le collègue en question il s'appelle Roger, en plus).
Devinette : qu'est ce qui est long, long, long, à moitié défoncé et qui se traîne de Paris à Nancy ? La route nationale n°4, bien sûr. Dont j'ai fait une petite longueur pour occuper mon samedi...
Montceaux-lès-Provins, Seine-et-Marne (de l'Est), en fin d'après-midi.
Qu'on se rassure, la photo était prise à l'arrêt. J'ai en effet avisé une (rare) station service histoire de ne pas continuer à rouler sur la réserve, sous la pluie battante et juste derrière un semi-remorque. Et j'ai bien fait : ça m'a permi de me rendre compte que je venais de rater la départementale que je visais et que j'ai pu rattraper par le chemin des écoliers.
Du reste, j'ai bien fait de surmonter l'averse et les cahots : il y avait des moments rares au bout du chemin. Avec des amis, de la musique, des amis jouant de la musique, des parties de quilles finlandaises au soleil du soir. J'en reparlerai ; toujours est-il que, puisque nous étions en Brie champenoise, il y avait du champagne et il y avait du brie.
Il n'y a pas beaucoup de monde sur mes photos d'habitude... Sur celle-ci il y en a quelques !
La fête de la crèche, en fin d'après-midi.
Les activités du p'tit Plume : d'abord, tirer le meilleur d'un groupe alimentaire nouveau qu'il découvrait : les curlies. En dehors de ça, trouver un coin calme pour profiter de la vie.
Passer un oral, c'est avant tout l'art d'attendre. Une demi-heure d'avance, trente minute par candidat et passer quatrième&nbs;: un peu plus de deux heures dans un vestibule. Je ne me plains pas, on fait plus fatiguant, comme activité. Et un vieux pote passait en troisième donc on a pu faire causette.
Entre accueil et armoire électrique, le vestibule du CNOUS, aujourd'hui vers 16h.
Quand enfin mon tour est venu, le moins que l'on puisse dire est que je n'ai pas brillé... Heureusement que je n'avais pas acheté la cravate exprès, sinon je m'en serais voulu. Bah, encore deux chances !
Déjeuner ce midi dans un lieu que je connaissais pas au cœur du 5e arrondissement : l'ancien collège des bernardins, entre la rue de Poissy et la rue de Pontoise, tout près du boulevard Saint-Germain. À ma décharge, il n'est ouvert au public que depuis quelques semaines.
Agréable repas au soleil, donc, en causant musique et autres. Thanks a heap, Dude.
L'ancien collège des bernardins, rue de Poissy, Paris 5e, ce midi.
Demain je dois aller traîner dans un autre coin de la rive gauche : dans le 7e ; entretien avec un jury pour l'un des postes d'ingénieurs de recherche auxquels je postule. Ça m'inspire beaucoup, beaucoup moins, comme activité.
La coupe du monde de football aura au moins apprté un nouveau mot à la langue française : vuvuzela que je propose de faire entrer séance tenante au dictionnaire de l'Académie française (si tant est qu'elle parvienne jamais à la lettre V). Elle aura par ailleurs permis à la presse française de se distinguer par ses connaissances géographiques : j'ai ainsi lu que l'équipe de France était logé « dans un hôtel luxueux des environs de Johannesburg, face à l'océan indien » - sachant que le littoral le plus proche, la baie de Maputo (Mozambique), se trouve à 500km environ de Jo'burg.
Les Cape Flats du côté de Khayelitsha (Western Cape), février 1997.
En dehors de ça, on nous a pas mal servi de papiers et reportages sur le thème des désillusions de l'après-Mandela. Je veux bien, mais je ne suis pas entièrement sûr que dans les baraques des Cape Flats par exemple on se soit fait tant d'illusions que ça - même s'il vaut évidemment mieux être gouvernés par des gens qui n'arrivent pas à vous faire du bien que par d'autres qui vous souhaitaient explicitement du mal.
Ce que je veux dire : méfions-nous des effets d'optique.
Au conseil scientifique de l'université cet après-midi. Lorsque comme moi on s'intéresse de près à l'institution universitaire c'est un poste d'observation intéressant. Par exemple, le mode de fonctionnement que j'appellerai par consensus glissant : la plupart des votes ont lieu à l'unanimité, ou quasi ; ce n'est donc pas là qu'est l'enjeu, mais plutôt dans la manière dont un consensus émerge, et ce sur quoi il se solidifie. Ce qui bien sûr laisse la haute main à ceux qui président l'assemblée, mais c'est la règle du jeu.
Centre universitaire Panthéon, escalier M, cet après-midi.
Exceptionnellement (les représentants des doctorants étant d'ordinaire observateurs plus qu'acteurs) j'ai eu l'occasion d'intervenir plusieurs fois dans le débat. Après coup, je me dis que j'aurais dû être plus incisif, essayer de bousculer un peu les choses... et puis je réalise que le consensus ne se serait pas fait sur les positions que j'aurai pu défendre ; que de toute façon je n'était pas totalement convaincu moi-même par ces positions ; que dans ce cas mieux vaut obtenir un amendement symbolique et prendre date pour une prochaine délibération, que mon point de vue aura peut-être contribué à déplacer d'un cran le consensus.
Intéressant, de toute façon. Toujours mieux que de rester dans mon coin à stresser pour les oraux de concours interne qui approchent à grand pas.
Il faisait beau, j'étais bien sur deux roues : c'est déjà pas mal. Un début de journée un peu chaotique, panne de réveil et course pour mener le petit bonhomme chez sa nounou : la routine.
Les Grands Moulins vers 18h30 : parfum de solstice d'été.
Et puis, du boulot qui avance : essentiellement, nettoyage des restes de configurations réseau de services ayant déménagé sur le nouveau campus depuis un an ou deux. Du coup, un peu oublié d'aller déjeuner, mais bon, me suis rattrapé vers 15h, en mangeant mal et trop vite comme toujours dans ce genre de cas.
Arrivé à la maison quelques minutes avant que le p'tit Plume ne fasse son retour, avec un grand sourire qui à lui seul est toute une fête.
La bonne blague : hier soir en sortant (tard et sous la pluie) du boulot, je démarre le scooter, fais quelques dizaines de mètres, avant de me rendre compte que ça se baladait dans tous les sens : pneu complètement à plat. Un débris de plastique bien pointu... Poussage tant bien que mal vers un lieu de stationnement approprié, puis rentrage en métro. Entre les habits de pluie, le coup de chaud à pousser la bestiole et la température qu'il faisait dans les rames, je pleins les autres voyageurs, tiens. Et en plus, j'avais même pas les écouteurs du iphone pour écouter de la zizique...
Notre cheptel un jour plus faste, mars 2010.
Et voilà, ce matin, avec les écouteurs cette fois (et Desert Music de Reich, retour sur les lieux ; vu l'état du pneu, qui ne tenait plus guère sur sa jante, il a bien fallu se résoudre à faire appel à un dépanneur. Réparation vite fait bien fait par un dépanneur sympa du boulevard de l'Hôpital, et pile à l'heure de l'averse de 16h30 c'était reparti vers d'autres aventures.
Évidemment, ça tombe pile un mois où le compte en banque est complètement à plat lui aussi ; évidemment, j'avais plein de trucs urgent à faire cet après-midi ; mais au moins, pas de bobo !
Les trois quarts de la journée passés sur un problème que je pensais torcher en deux heures, la routine... Y compris un aller-et-retour de haut en bas de la rue de Tolbiac pour une alimentation de portable oubliée - quand on n'a pas de tête, etc.
Dalle des Olympiades, Paris 13e, avril 2010.
Et voilà. Je vous entretiendrai volontiers du fuitage de routes entre VRF sur routeurs Cisco mais je crains de ne pas réussir à déclencher l'enthousiasme des foules. Ceci dit ça me permettrait peut-être de comprendre pourquoi je n'ai pas réussi à faire ce que je veux. Mais j'y arriverai sûrement demain, si, si.
La semaine reprend son cours, et j'ai bien du mal à vous abreuver de ma prose avec assiduité. Image, dans ce cas, image ! En couleur, en plus.
Passage Brady, hier après-midi.
Je rumine depuis plusieurs jours une entrée sur la fameuse flottille de Gaza, mais ce n'est pas un sujet à traiter par dessous la jambe et je ne trouve pas le temps pour le traiter par dessus. En attendant, on peut toujours se plonger dans les journaux de l'été 1985 pour un petit historique de la barbouzerie sur objet flottant non gouvernemental.
Pluie tropicale ce matin : la saison des pluies a commencé ? La mousson ?
Jardin des Grands Moulins, 2 mars 2010.
Ce nonobstant, en cricket, le Bangladesh a été battu sèchement par l'Angleterre à Manchester - pensez, le match n'a duré que trois petites journées au lieu de cinq. Angleterre 426, Bangladesh 216 et 123 (follow-up) : victoire par un innings et 80 runs, boum. J'aime bien des fois dire des trucs que personne ne comprends sauf peut-être deux ou trois de mes lecteurs (j'ai des noms). En attendant je n'ai pas la moindre idée de qui a gagné Roland-Garros, on ne peut pas être partout.
En plus de permettre de téléphoner, d'écouter de la musique et de repérer où vous êtes sur plan et photos aériennes, l'Iphone permet de prendre des photos. Pas la qualité d'un vrai appareil photo bien sûr, loin de là, mais ça a son charme aussi...
Ancienne gare Masséna, rue du Loiret, Paris 13e, en début d'après-midi.
Un petit agacement au passage : pas moyen de régler le taux de compression JPEG, beaucoup trop élevé, surtout par beau temps. Va falloir jailbreaker tout ça.
Sinon, les terrains vagues et les chantiers : je me sens beaucoup de points communs avec eux. Plutôt avec les premiers qu'avec les seconds, si l'on veut être un tantinet réaliste. Quand je serai grand : j'y suis déjà.
Puisqu'on est dans les images verticales (même si celle d'hier l'était doublement, car prise de bas en haut) : le passage des petites écuries, entre la cours du même nom et la rue du même nom aussi.
Passage des petites écuries, Paris 10e, en fin d'après-midi.
Père au foyer pour la journée, pour cause de petite poussée de fièvre infantile à laquelle on soupçonne une origine dentaire, je passais par là en faisant prendre l'air au petit bonhomme. Pas forcément le grand air des cimes, mais tout de même... À vrai dire, à ce moment là il avait décidé de préférer, comme moyen de transport, les bras paternels à ses propres jambes. Ce qui ne simplifie pas la prise de vue - avec un petit peu d'habitude, on y arrive, on y arrive.
Le Plume vous salue bien.
Boîtier numérique Pentax K-m.
Germaine Tailleferre, pastorale de do majeur (1929).
Une bonne idée : la récupération d'une partie des machines de meunerie des grands Moulins de Paris et leur réutilisation sur le site réaménagé à titre de rappel de l'activité antérieure. En l'occurrence ces machines se retrouvent dans une position peu naturelles : suspendues dans une sorte de puits jouxtant sur cinq étages une batterie d'ascenseurs. Généralement on évite de passer en dessous, tout confiant qu'on soit dans les aciers spéciaux français...
Grands Moulins de Paris, le 8 mars dernier.
Sinon : j'avais demain au programme des installations de commutateurs ; en fait, je serais à la maison avec le petit bonhomme un peu fiévreux. Les machines que je devais installer sont donc suspendues, elles aussi. Mais elles pèsent nettement moins lourd.
Dire que le ciel était bas aujourd'hui, ce serait comme dire que l'océan atlantique est mouillé. En fait, le ciel était tellement bas qu'il frottait par terre.
Square Villemin, dimanche soir.
Sinon, vu (et approuvé) A Serious Man des frères Coen, en DVD. Réplique mémorable, du responsable du tenure comittee à son collègue professeur qui s'inquiète de sa titularisation :
Doing nothing is not bad, ipso facto.
Après avoir passé une partie de mon après-midi à rentrer des données dans une stupide application ministérielle qui me les a bouffer tout cru, c'est la conclusion à laquelle j'étais arrivé.