24 mars 2009

Lumière sur le bassin

Comme je suis encore en train de tripatouiller des fichiers systèmes en vue des interventions prévues demain matin - alors même que les douze coups de minuit s'approchent - je vais causer par l'image plus que par le texte ce soir.


Bassin de l'Arsenal et place de la Bastille vus du boulevard Bourdon, 9 mars 2009.

Oui, les jours changeant de mars nous révèlent de fort beaux ciels pour peu qu'on veuille bien les attendre. Gare à l'averse cependant. Mais ne pas oublier ces lunettes de soleil non plus.

Aussi : le bassin de l'Arsenal et son feuilletage : les péniches coquettes du bassin et le quai du métro ; le Paris de surface qui roule sur les pavés juste derrière ; et le monumental au dessus de tout ça. Comme pour tous les plats cuisinés basés sur ce principe, c'est en goûtant de ces différents plans simultanément qu'on a la véritable saveur.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax K1000, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Gustav Holst, The Planets, 1: Mars, the Bringer of War.

23 mars 2009

La patrie reconnaissante

En rentrant de déjeuner tout à l'heure, dans mon petit coin de grands moulins, un truc me titillait un peu. J'oubliais quelque chose ; d'ailleurs, j'avais parlé de déposer mon lundi après-midi, il devait y avoir une raison à ça.

La technologie a du bon ; rechercher la chaîne « 23 mars » dans mon courrier électronique m'a permis de mettre le doigt dessus : une convocation du conseil scientifique de Paris 1, à l'ancienne faculté de droit, place du Panthéon. À 14h. Oups.


Place du Panthéon, 29 janvier dernier.

Il était deux heure cinq quand j'ai réalisé ça ; un peu tard donc pour se faire excuser. Et puis quand on est élu à une instance, dans la mesure du possible, il faut y être. Avec quelques mots d'excuses pour les collègues que je laissais en plan, j'ai sauté sur le scooter ; quais de Seine, rue des fossés Saint-Bernard, rue du cardinal Lemoine, rue Clovis, et hop, à 14h30 j'étais sur place. Le conseil commençait juste ; j'ai donc pu honorer mon mandat d'élu.

Pas franchement palpitant au demeurant : je doute que la patrie eut été en danger si je m'étais abstenu. Mais c'était mieux comme ça. Et puis à l'heure de la sieste je ne suis pas d'une grande efficacité de toute façon : mon employeur principal n'a pas perdu grand chose.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4.

22 mars 2009

Pour jouer

Le truc avec les appareils au format 110, c'est que les photos qu'on fait avec ne seront jamais techniquement très bonnes - même avec le Pentax Auto-110, un des meilleurs à ce format pourtant. Du coup le but c'est de s'amuser avec !

C'est ce que je faisais un jour de juillet, quelques jours avant que la paternité m'offre de nouveaux prétextes pour jouer encore plus.


Terrasse de l'hôpital Robert Debré, 21 juillet 2008.

Tant qu'à faire, quand je scanne les négatifs, je conserve au moins partiellement les bandes pré-impressionnées qui entourent chaque cadre, et qui sont une spécialité de ce format. D'ailleurs ça m'a posé quelques problèmes : les scanners à plat (j'ai un CanoScan 8800F), quand ils traitent du négatif, ajustent automatiquement la couleur pour tenir compte de la couleur du support, etc. Du coup, si on inclue les bords (très colorés), on fiche en l'air complètement l'ajustement des couleurs... J'ai fini par trouver la parade : en plus des découpes correspondant à ce que je veux, je crée une découpe centrée sur une partie plein cadre d'une photo ; je lui fais ajuster les couleurs sur cette découpe, puis j'applique ces paramètres à l'ensemble des découpes. (Cette recette de cuisine ne concerne pas grand monde ; celle du curry de ce soir intéresserait d'avantage sans doute, mais c'est plus long.)

Résultat, en tout cas : dans ma collection vous pouvez choisir ce que vous préférez comme 110 : les encadrements bleus et gris des films Kodak récents, ou les rouges sombres et verts pâles des Fuji, ou bien encore les jaunes vifs des Ferrania Solaris (un des derniers fabricants à produire des films à ce format). Sinon, il y a la verdeur des films Kodak plus anciens...

De la photo trop petite pour se prendre au sérieux, c'est chouette, non ?

Le Plume vous salue bien.

Appareil Pentax Auto 110, objectif Pentax-110 24mm f:2.8, film Kodakolor 200 (format 110).

Darius Milhaud, Suite pour violon, clarinette et piano, 3 : « jeu ».

21 mars 2009

Premier printemps

Faire développer une pellicule photo, c'est toujours un petit saut dans le passé. Des trois que j'ai récupérées jeudi, l'une (négatif couleur au format 135) avait été commencée un mois plus tôt ; l'autre (au format 120, en noir et blanc), début novembre dernier. La troisième était un cas à part : une pellicule au format 110, celui des Instamatics, commencée fin juin et terminée début novembre (c'est un appareil que je n'utilise pas régulièrement). Je l'ai posée à développer chez un des seuls photographeque j'aie trouvé qui accepte le format 110 - et puis j'ai complètement oublié. Comme c'est un format que leur labo traite de manière irrégulière, ils devaient m'appeler une fois le développement fait ; seulement, le numéro était mal écrit sur la pochette et ils n'ont pas réussi à me joindre. Les photos trainaient donc dans leurs tiroir depuis fin novembre...

Du coup, elles me ramènent exactement huit mois en arrière.


Hôpital Robert Debré, 21 juillet 2008.

21 juillet : à l'issue d'une séance de monitoring d'une Madame Plume quelque peu baleinifiée, je prends des photos sur la terrasse de l'hôpital, cherchant des angles originaux pour prendre la statue du guetteur qui y trône.

Trois jours plus tard nous avions un fils. Huit mois, c'est peu ; mais c'est comme s'il avait toujours été là. Ce dire qu'il n'était pas né quand j'ai pris cette photo... Ça parait presque impossible.

Aujourd'hui c'est son premier printemps ; la voisine lui a amené des gâteaux aux dattes, une tradition de chez elle à cette occasion. Il n'y a pas droit encore, bien sûr - l'an prochain, sûrement !

Le Plume vous salue bien.

Appareil Pentax Auto 110, objectif Pentax-110 24mm f:2.8, film Kodakolor 200 (format 110).

J.-S. Bach, sonate en sol majeur BWV 1027, 2e mouvement (allegro ma non tanto), interprété par Bruno Cocset (ténor de violon), Bertrand Cuiller (orgue positif) et Richard Myron, contrebasse. Alpha/Les Basses Réunies, 2008.

20 mars 2009

Vélibérément

Ça ne m'étais arrivé qu'une fois : pour rentrer de la manifestation d'hier, j'ai pris un vélib. Il faut dire qu'une fois du côté du Faubourg Saint-Antoine, pour rentrer dans mon faubourg à moi, ça faisait une trotte. Et que je voulais aller chercher mes photos au labo, en plus.

Du coup, je me suis rappelé pourquoi je ne les utilisais jamais. Un poids de char russe ; un changement de vitesse ridicule, la moins démultipliée permettant vaguement de pédaler normalement, mais la précédente obligeant à pédaler dans la semoule, en perdant bien entendu toute stabilité ; la première, de toute évidence, ne peut servir qu'à monter aux arbres. Et malgré tout l'écart entre chaque vitesse est tel qu'à la moindre montée on est fatalement à contrepied. Je passe sur les freins inefficace, etc. Seul l'antivol est bien conçu, finalement.


Canal Saint-Martin, 9 novembre 2008.

Soyons honnête : tout ça est sûrement une question d'habitude - quand on s'attend à un vrai vélo, ça choque un peu, voilà tout. C'est la même chose à Amsterdam, après tout. Et du coup ça permet d'avoir un petit peu plus d'empathie pour les vélibristes et leurs trajectoires incertaines, sinon de l'ordre du mouvement brownien.

Et puis, ça m'a permis de récupérer mes photos. Dont celle-ci : ce rouleau traînait dans le Yashica depuis un bon moment maintenant. Et en ajoutant la pellicule au format 110 récupérée le matin même dans une autre boutique (Négatif+ ne développe pas le 110, les fourbes) ça me fait un bon petit stock d'images toutes neuves !

Le Plume vous salue bien.

Appareil YashicaMat 124G (6×6), film Fuji Neopan 400 (format 120).

Franz Schubert, Lied Auf dem Wasser zu singen, D.774, trasnp. pour violoncelle, interp. Anne Gastinel (violoncelle) et Claire Désert (piano).

19 mars 2009

À la grève

Puisque ce matin c'était la grève, je suis tout naturellement allé à la plage. La qualité inappréciable de ce jeu de mot étant acquise, je rajuste ma phrase pour me rapprocher de la vérité : puisque ce matin c'était la grève, je suis allé au bord de l'eau.

Où ? Dans un coin que j'aime beaucoup, pour y prendre des photos ou tout simplement pour y trainasser un peu : les quais du canal Saint-Denis, à la limite entre Paris et Aubervilliers. Un quasi désert, fréquenté seulement par quelques propriétaires de chiens, et encore moins de rêveurs, bouquineurs et autres dessineurs.


Au bord du canal Saint-Denis, presque sous le périphérique, en fin de matinée aujourd'hui.

J'en ai profité pour faire quelques photos - et en particulier finir deux rouleaux qui touchaient à leur fin, l'un dans le Pentax K1000, l'autre, au format 120, dans le YashicaMat. Je les ai déposé chez Négatif+ en rentrant, et les ai récupéré ce soir en rentrant de la manif', comme le prouve l'image ci-dessus. Je n'ai aucune idée de l'identité du clébard, mais comme il aboyait après les canards et pas après moi, il ne me gênait pas plus que ça.

Un peu plus gênant : les pavés quelques peu en ruine, pas tant sur le quai de Gironde lui-même (là, on s'y attend ; ce n'est pas une voie vraiment carrossable de toute façon) mais sur la rue de Cambrai toute proche et qu'il fallait emprunter pour cause de travaux avenue Corentin Cariou. Il y a des nids de poules où on pourrait presque enterrer le scooter tout entier. Pas commode.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax K1000, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

18 mars 2009

Brumes et cataracte

Le dernier rhume de l'hiver m'est tombé sur le rable, avec la hargne et la rogne des attardés. Du coup, esprit brumeux pour le moins, et grandes eaux de Versailles dans les mouchoirs.


Cirque de Gavarnie, Hautes Pyrénées, août 1999.

Cependant, pas besoin de se torturer l'esprit pour savoir s'il vaut aller travailler demain : fermeture administrative de l'université. De toute façon, j'avais bien l'intention de ne pas y aller.

La question se pose pour mes TD de vendredi, question dont je n'ai pas pour le moment la réponse. Et l'assemblée générale de l'UFR, qui doit décider de la suite des actions, se tient précisément juste avant l'heure de mon cours. Bref, on verra.

Demain je suis donc en grève. Je vais par conséquent pouvoir relire les épreuves d'un article qui est sur le point de paraître (une publi ! une publi !), faire quelques courriers, etc.

Ça devrait me laisser un peu de temps pour éternuer et me moucher.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10, zoom SMC Pentax-F 100-300mm f:4.5-5.6.

Camille Saint-Saëns, suite pour violoncelle et piano Op. 16 : prélude, interprété par Emannuelle Bertrand et Pascal Amoyel.

17 mars 2009

Attrapez la grosse pomme !

Comme ça : souvenir de New York.


New York : Battery Park vu du Staten Island Ferry, septembre 2004.

Le Plume vous salue bien.

16 mars 2009

Petit vélo

Dimanche après-midi, pour profiter du grand beau temps, j'ai enfin trouvé moyen de remonter sur un vélo. Petits tours le long du canal Saint-Martin, puis direction Vincennes, pour se faire les jambes sur un gentil circuit. Pas trop perdu, malgré la fâcheuse sensation de trimballer du ballast en quantité.


Circuit cycliste de Vincennes, 10 mai 2008.

Par contre, ce matin, misère : j'avais l'impression que c'est le vélo qui m'était monté dessus !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax Auto 110, film Ferrania Solaris 200 (format 110).

14 mars 2009

Sur les quais

Associations libres toujours : hier, à l'arrière plan, les voies de l'ancien chemin de fer d'Orléans près de l'ancienne gare Masséna ; aujourd'hui, un quai de gare du même réseau, nettement plus loin des tampons d'Austerlitz.


Gare d'Angoulême, 5 janvier 2009.

À part ça, aujourd'hui ce n'est pas tout à fait le printemps. Ce n'est pas tout à fait beaucoup de choses, mais on ne sait pas trop quoi. Le monde est-il regardable en ce moment ? Je ne sais pas, je le regarde peu. Du coup, pour la photo, ça n'est pas évident.

Heureusement je regarde beaucoup mon fils. Son grand truc en ce moment : réorganiser ses peluches autour de lui avant de s'endormir ; parfois tout le monde babord, parfois tout le monde à tribord. Ce soir, c'était une garde rapprochée tout autour de lui ; je le comprends.

Acheté un disque très intéressant aujourd'hui : des trios-sonates de Bach, plus quelques pièces diverses, interprétés sur des instruments anciens, ou à l'ancienne ; c'est joué par Bruno Cocset et son ensemble des Basses réunies. Cocset est un ancien élève de Christophe Coin : You've been taught well. Après cet achat, je ne me suis pas gavé de churros sur les Grands Boulevards : un deuxième succès pour cette même sortie.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100.

J.-S. Bach, sonate en sol majeur BWV 1027, 3e mouvement (andante), interprété par Bruno Cocset (ténor de violon), Bertrand Cuiller (orgue positif) et Richard Myron, contrebasse. Alpha/Les Basses Réunies, 2008.

13 mars 2009

Œil-de-bœuf

Tiens, une manière de bloguer comme une autre : l'association libre. D'un mur de vieil hôpital à un toit de vieil hôpital ; aujourd'hui, d'une fenêtre ronde sur un toit à une fenêtre ronde dans un ascenseur !


Hôtel industriel Berlier, 3 février 2009.

Un ascenseur, oui. L'hôtel industriel Berlier a, derrière ses parois de verre, des espèces de palles-planches horizontales qui, en théorie tout au moins, régulent les flux de lumière et de chaleur. Il possède par ailleurs, c'est bien le moins, des ascenseurs, lesquels sont dotés de hublots donnant, précisément, sur les planches en question et au delà sur les voies de la gare d'Austerlitz.

Par conséquent, c'est fait : j'ai fait de la photographie dans un ascenseur.

Sinon : le terme d'œil de bœuf pour désigner une fenêtre me rappelle toujours un TP de biologie au lycée, lancer de cristallin compris.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif 50mm f:1.7.

Supertramp, « Poor Boy » Crisis? What Crisis, 1975.

12 mars 2009

À Paris, suite

Je parlais hier de photos de rues de Paris, alors que c'est une photo de murs et de toits que je vous proposais. J'en fais donc de même aujourd'hui...


L'entrée sud de l'hôpital Saint-Louis, août 2008.

On notera d'ailleurs une même connotation hospitalière : hier, un mur de Laënnec ; aujourd'hui, le pavillon d'entrée de l'ancien hôpital Saint-Louis - le nouvel hôpital, à l'extrémité opposée de l'emprise hospitalière, ressemble à n'importe quel polyclinique de province.

Le feuillage des arbres le montre bien : c'est une photo d'été. C'était fin août ; nous avions poussé la poussette jusqu'à la terrasse d'un café, à l'angle de la rue Bichat et de la rue de l'hôpital Saint-Louis. Le bébé n'avait que quelques semaines ; nous étions épuisés, et nous étions ravis. Nous le sommes toujours. Ravis. Un peu épuisés aussi, mais moins.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : vous remarquerez (ou pas) qu'il y a de plus en plus de liens dans mon cartouche consacré au matériel photo, en fin de note ; c'est que petit à petit, mon blog Photomatos se remplit, alors même que l'inventaire de mon matériel photo se stabilise. Il est bien le seul de mes blogs, en dehors de celui-ci, à avoir la moindre activité, il faut bien l'avouer.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

11 mars 2009

Rues de Paris

Il faut bien le dire, la semaine se prête peu à la créativité : beaucoup de casseroles sur le feu, et pas tout à fait assez de feu, on va dire.

En attendant, quelques images de rues de Paris !


Rue de Sèvres, près de l'hôpital Laënnec, 10 février 2009.

(Sinon, matinée passée à une réunion sans grand interêt ; heureusement, j'en ai été exfiltré par des collègues en charge de la gestion du bâtiment où la réunion se tenait, pour cause de problèmes réseau urgents. Jamais des problèmes n'avaient été aussi bienvenus.)

Le Plume vous salue bien.

10 mars 2009

Multisite

J'étais peu disert hier ; il faut dire que la journée avait été un peu longue. Genre, je devais me rendre successivement sur trois sites de l'université, le premier rendez-vous étant à 9h30 ; petite complication : pour des raisons domestiques je devais impérativement être à la maison à 10h pile.

Du coup : après être allé déposer le plus beau des bébés à la crèche, je suis allé au premier rendez-vous ; une fois terminée cette première intervention (9h47 à ma montre), footing jusqu'à la maison. Il est vrai que, pour me simplifier la vie, j'avais programmé cette intervention sur un site à la fois voisin de la crèche et de chez nous.

Et à 10h05, re-départ de la maison, récupérer le scooter et foncer vers le rendez-vous suivant.

Demain matin, réunion à 9h sur encore un autre site...


Site Villemin de l'UFR médicale, 17 juin dernier.

Coup de pot : la réunion a lieu à Villemin, deuxième site le plus proche d'ici après celui d'hier matin.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

09 mars 2009

Sans paroles


Rue La fayette, Paris 10e

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100.

08 mars 2009

Instantanés de voyages

Quelques souvenirs de voyage, épars...

Une route du côté de Niono, dans le Sahel malien. Sur le bas-côté, des voyageurs à pied, et un à dos de dromadaire, marchants tous du même pas lent des caravaniers.

Chanter à tue-tête une chanson idiote, en pirogue sur le fleuve Niger.

Grignoter du biltong de koudou à l'arrière d'une jeep.


Le piémont du Swartberg, Western Cape, Afrique du Sud, février 1997.

Boire un soda au distributeur dans une rue surchauffée de Kyoto - tout près du Sanjusan-Gendô.

Se doucher dans une conserverie de poisson de Paamiut (Groenland).

Être éclaboussé à travers les vitres d'une deux-chevaux hors d'âge du côté d'Alençon.

Au fin fond de l'Apenin, un homme scie une planche sur un établi installé près de la route - à la disposition des passants, semble-t-il.

La prison de Camden, New Jersey, au bord de la Delaware.

Le bruit des poulies sur le pont lors de grands bords de largue, au rythme de la houle, de nuit, dans le golfe de Gascogne.

Des lotissements en construction dans le désert, près de San Diego ; dans les rues, des voiturettes de golf.

Lire des bandes dessinées dans le ventre d'une péniche qui descend le canal du midi sous le soleil d'août.

Embarquer des vélos chargés sur le petit bac de Loctudy.

Fragments, éclats - le contexte a disparu, il ne reste plus que quelques images.

Le Plume vous salue bien.

07 mars 2009

Voyage, voyage

Le paradoxe : être pris d'envie de voyage alors qu'on se sent trop fatigué pour aller jusqu'au Grands Boulevards. Et que voyager suppose un peu plus d'intendance qu'avant, aussi.


Philadelphie : John F. Kennedy Boulevard vu de City Hall, décembre 2006.

Petite envie d'Amérique, tiens. Les grattes-ciels, ou les interstates, ou les drugstores 24/24. Plastic or paper au bout du tapis roulant de super marché ; la coupure pub sans jingle, même au milieu du film - j'ai pas dit qu'il y avait que du bon.

Mais envie de, tout de même.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10.

Desireless, Voyage, voyage. Quoi d'autre ?

06 mars 2009

Battre le pavé

Comme tous les vendredis, je donnais mon TD en Sorbonne, de 12h à 14h. Enfin, j'essaye de faire en sorte que ce ne soit pas vraiment un TD, puisque nous sommes en grève, mais une sorte de conversation roulante sur cette étrange discipline que l'on nomme histoire des techniques. Sauf qu'aujourd'hui, l'accès était barré par un cordon de gendarmerie mobile devant chaque porte...

Bah : j'ai retrouvé mes étudiants en face de la porte, et nous avons passé une heure à discuter, d'histoire des techniques ou de règle de priorités en régate ou d'obus de marine comme presse-livre ou de la tension comparée des cordes de violon, de violoncelle et de guitare. D'où évidemment un aparté sur l'arpeggione, qui est, rappelons le, ce que serait le fruit des amours illégitimes d'une guitare classique et d'un violoncelle. Tout ça était parfaitement sympathique ; un peu frais cependant, les places au soleil sur le côté pair de la rue de la Sorbonne étant occupées par les fonctionnaires d'un autre ministère...

Il y a un truc qui m'échappe dans le fonctionnement du gouvernement actuel. On a un président qui s'occupe de tout, paraît-il ; depuis des semaines il hurle sur sa ministre de tout lâcher sur le dossier des universités (car ce monsieur, plein de bravoure quand il n'y a aucun danger, a une peur bleue du monde des universitaires, des enseignants et des étudiants). Et elle ne lâche pas, ou pas assez, ou trop tard. Faudrait savoir : on est en monarchie absolue, ou pas ?


Manifestation du 5 février 2009, Paris, rue d'Ulm.

Sinon, un mot sur un autre conflit : celui des Antilles. Un truc m'a frappé : on m'explique que la vie coute cher là bas parce que les importateurs font d'énormes bénéfices sur les produits importés de métropole. Importés de métropole ! Elle est là, l'info, pas dans le bénéfice. Pourquoi diantre importer ces produits de France ? Il y a le Venezuela à quelques heures de bateau, ou le Brésil ; et bien sûr, les États-Unis, à peine plus loin, où l'on peut sans difficulté se fournir en bière, en eau minérale et en céréales pour le petit déjeuner. Que la métropole reste le premier partenaire commercial, sinon le seul : c'est pratiquement la définition d'une situation coloniale.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

Franz Schubert, sonate Arpeggione en La mineur, transposition pour violoncelle (A. Gastinel, violoncelle ; Cl. Désert, piano).

05 mars 2009

Blog express

Toujours boulot, boulot, boulot - enfin, boulots, même.


Hôpital Saint-Louis : le chantier du cyclotron, novembre 2008.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100.

04 mars 2009

Dans les filets

Pas mal de boulot aujourd'hui ; alors, juste une photo ramenée dans mes filets il y a quelques semaines.


Jussieu, 9 janvier 2009.

J'y songe, j'avais une photo noir et blanc du même style (prise à un tout autre bout du campus, mais la procédure suivie étant exactement la même, difficile de faire la différence), prise il y a un an mais postée le mois dernier. Eh : j'aime bien les photos de chantiers, au cas où vous n'auriez pas remarqué.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

03 mars 2009

Saint-Sulpice et les dentistes

Pour commencer : hier soir, jusqu'à tard, j'étais occupé d'un côté à préparer une intervention réseau pour aujourd'hui, en causant de la chose avec mon chef par messagerie instantanée ; d'autre part, à donner des indications bibliographiques concernant l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Résultat, j'ai complètement oublié de blogguer. Un vrai scandale n'est-il pas ?

Aujourd'hui, donc : si vous contournez l'église Saint-Sulpice, à l'opposé de ses tours monumentales, vous trouverez sur la rue garancière un immeuble pas bien joli : l'UFR d'odontologie de l'université Paris-Diderot. J'y ai passé une bonne partie de la journée, avec un collègue - perché sur une échelle que contournaient les étudiants-dentistes, tous munis d'une blouse blanche et d'une petite boîte à ouvrage.

Évidemment, moi, ma partie, ce n'était pas les dents, c'était le réseau informatique. Rien à ajouter à ce sujet, sinon que nous sommes parvenus à faire ce que nous voulions faire, et ça n'était pas forcément gagné d'avance.


Saint-Sulpice, juin 2008.

Après le yakitori de midi, pris un café au comptoir du Café de la Mairie, de l'autre côté de Saint-Sulpice et pas très loin de la mairie du 6e arrondissement. C'est l'occasion, comme chaque fois que je parle de ce quartier, de recauser de la tentative d'épuisement d'un lieu parisien de Georges Perec. Les paragraphes 2 et 8 sont écrit d'une table de ce café. Mais nous, on ne faisait que passer.

Du coup j'ai relu la tentative d'épuisement, ce soir.

Le Plume vous salue bien.

Appareil Voigtlander Bessa 1 (folding 6×9, objectif Vaskar 1:4.5/105mm), film Ilford HP5+.

01 mars 2009

Diversification

Quand il s'agit de listes pour les Européennes, on parle de diversité (ou non) ; pour la nourriture des bébés, de diversification. Depuis début janvier, nous en sommes là, avec l'adorable en chef : légumes, fruits, viandes, poisson, tout y passe. Sauf les laitages pour cause d'intolérance au lait de vache, mais pour le reste, ça ne traîne pas...


Les reliefs du repas de midi. Quand l'appétit va, tout va.

Précisons que tous les petits pots n'étaient pas pleins ; et qu'à l'exception d'un seul, leur contenu était fait maison. Bien obligé d'ailleurs, la plupart des petits pots de légumes et viande du commerce contiennent des extraits de lait, cf. supra. Toujours est-il que l'on trouvait là dedans aubergines, veau, nectarines et pommes ; le tout réduit en purée pour des raisons évidentes.

Sinon, j'ai déjà dû vous le signaler : c'est objectivement le plus beau des bébés.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400.

Erik Satie, Menu Propos Enfantins, 1 : « Chant guerrier du roi des haricots. Mouvt de marche » (Klara Kormendi, piano).

28 février 2009

Retour sur image

Un premier avant goût de printemps aujourd'hui : le moment de faire un grand tour de poussette. J'ai refait presque exactement une promenade qu'on avait faite fin août, avec la poussette aussi. Presque pareil, mais complètement différent - pas qu'il ait composé une symphonie depuis, le bonhomme, ou quelque chose comme ça ; mais il y a une personnalité qui s'affirme déjà ; des petits aires coquins qui ne trompent pas. Sans compter qu'au poids, on en a déjà le double, gare aux lombaires.

Le square Montholon était en train de fermer quand je suis arrivé. Pourtant il y a pile six mois à la même heure il était grand ouvert (et les arbres avaient des feuilles). Du coup, pas pu aller voir de plus près les sculptures à l'honneur des ouvrières parisiennes qui décore ce square.


Square Montholon, 28 août dernier, en fin d'après-midi.

De retour à la maison, j'ai même pu faire une vraie pause ; impression de n'en avoir pas fait depuis plusieurs semaines. Pas forcément fausse, au demeurant, comme impression.

Donc : vautré sur un sofa, laisser le monde venir à moi si ça lui chante. La bière venait de Rome ; la musique, de Leipzig ; le roman policier, de Boston. Même si techniquement le bouquin de Robert B. Parker nous avait été donné par une copine qui habitait Sèvres ; et l'enregistrement de cantates de J.-S. Bach par l'ensemble baroque de Limoges, acheté au Virgin des Grands Boulevards. Quant à la Nastro Azzuro, j'avais dû l'acheter chez Eric, au marché Saint-Martin. D'autres objets parlent d'Amsterdam ou de Delft, de Kathmandu ou d'Afghanistan, de San Diego ou de Jerusalem : pas besoin de bouger de mon sofa, finalement.

Il a bien fallu bouger, mais beaucoup plus tard que prévu : l'air vivifiant des cimes de la rue de Belzunce avait bien rétamé la progéniture, qui n'a émergée qu'après 21h pour son biberon du soir. Entre temps le polar et la bière étaient finis, et la musique s'était déplacée de Leipzig vers Vienne.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : le track pad des MacBook est un vrai truc de science-fiction, je n'en reviens pas. Je passe mon temps à jouer avec, d'ailleurs.

Boîtier Pentax MX, film Ilford HP5+, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Wolfgang Amadeus Mozart, sonate pour deux pianos en majeur, K.448 (Radu Lupu, Muray Perahia).

27 février 2009

Nivôse, pluviôse, ventôse

Février se termine déjà - il avait à peine commencé. L'hiver avance à grand pas ; moi, beaucoup moins. Du point de vue de la recherche, c'est le calme plat ; l'enseignement ne démarre guère à ce semestre... Il reste bien sûr le boulot pour lequel je suis payé. Et puis tout le reste. Tout le reste, ça avance nettement mieux.


Le futur jardin des Grands Moulins, 8 janvier 2009.

Enfin : ce soir, sur les quatre pièces de notre appartement, deux sont inhabitables en raison des émanations de peinture à l'epoxy venues du cinéma d'en dessous ; la pièce la plus touchée étant notre chambre à coucher. Nous nous apprêtons donc à camper dans une autre pièce, entre ordinateurs et bouquins - avec un petit peu moins de vapeurs déplaisantes... Pile ce dont on avait besoin, tiens.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

Franz Schubert, Sonatine en La mineur, D.385.

26 février 2009

Dans les facultés

Pendant ce temps, la crise gronde dans les universités - les universitaires sont habitués à un certain niveau de mépris de la part du pouvoir, mais pas à ce point là.

Notons de plus que chaque intervention du président ou de la ministre agrave un peu les choses. l'autre jour, elle explique benoitement que les suppression de postes annoncées ne sont pas ce qu'on croit : il s'agit essentiellement de personnel technique qui, en gros, d'après elle, ne servent pas à grand chose. Résultat, le SNPTES, un des principaux syndicats de cette catégorie de personnel et qui jusqu'ici s'était tenu très en retrait (je m'étais d'ailleurs accroché avec des collègues syndicalistes à ce sujet), le SNPTES donc entre dans le mouvement. Bravo, voulez-vous rejouer ?

Pour comprendre la panade où s'est mise le gouvernement, observons ce qui suit : on sait bien que le droit est, traditionnellement, plutôt plus à droite que le reste de l'Université. Or, les sections de droit public et de droit privé du conseil national des universités ont décidé de bloquer les résultats de la campagne de qualification - c'est à dire, concrètement, de bloquer jusqu'à nouvel ordre la totalité des procédure de recrutement d'enseignants-chercheurs dans ces disciplines. D'autre sections (comme la philosophie) ont fait ce geste ; certaines se sont déballonnées au dernier moment (on ne nommera personne) ; mais on n'attendait pas forcément ça des juristes... Il est vrai que, compte tenu des particularités de ces disciplines, ils se retrouvent de facto les plus menacés par le décret Pécresse...


Porche de l'ancienne faculté de droit de Paris, place du Panthéon, 26 janvier 2009.

Du coup, je me retrouve dans l'embarrassante situation de décider si j'assure mes travaux dirigés ou si je les supprime totalement jusqu'à nouvel ordre. Le problème, c'est que ma discipline est déjà terriblement mal lotie en terme de volume horaire, c'est à dire d'opportunités de mettre les étudiants au contact de cette discipline. En histoire moderne ou en histoire antique, ce ne sont pas quelques heures qui font la différence ; pour nous, c'est plus rude.

Du coup, j'essaye de ménager la chèvre et le chou : je ne ferai pas demain de travaux dirigés à proprement parler ; à la place, une séance (écourtée) de présentation de l'histoire des techniques et de ses sources. En espérant que l'on puisse reprendre le travail bientôt.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100, SMC Pentax-M 35mm f:2.8.

25 février 2009

Quotidien

Parmi les menus changements à notre quotidien ces derniers mois : le deux cent mètre poussette jusqu'à la crèche collective Alban Satragne, où le jeune homme passe trois jours par semaine. Profitons -en d'ailleurs pour en dire tout le bien possible : les crèches municipales, non seulement ça marche, mais en plus c'est sympa.

Toujours est-il qu'une partie du quartier qu'on ne fréquentait exceptionnellement se retrouve propulsée dans nos quotidien. Un coin un peu isolé d'ailleurs, le square et les bâtiments qui l'entourent ayant remplacé l'ancienne prison Saint-Lazare, partiellement démolie dans les années 20. Les bâtiments subsistants (et en particulier l'ancien couvent des lazaristes) avaient été transformés en hôpital, tandis que sur l'espace dégagé entre ces bâtiments et la rue du Faubourg Saint-Denis avaient été établis un square, une poste et des bâtiments municipaux - où se trouvent notamment la crèche et l'antenne locale de PMI.


L'ancien hôpital Saint-Lazare, 12 janvier 2009.

Avant que les circonstances nouvelles nous appellent à bénéficier de ces services, mes rares passages sur les lieux avaient été professionnels : l'UFR de psychologie de Paris 7 avait été logé temporairement dans les anciens bâtiments de l'hôpital. Lesquels sont eux-même en chantiers, ce qui fait que mes dernières interventions sur le site s'étaient faites au milieu des décombres, ou presque...

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

24 février 2009

Travaux

Une journée au pas de course ; il y en a beaucoup ces temps-ci. Il faut dire qu'à même pas sept mois j'en connais un qui se réveille à la bourre le matin ; je ne vois vraiment pas de qui il peut tenir ça...

Du coup, pas de longs discours aujourd'hui. À la place, une image que j'aime bien, tirée d'un rouleau récent, et qui illustre assez bien le côté chaotique de ces derniers jours...


Au coin de la rue Bruneseau et du boulevard Masséna, 3 février 2009.

Tout de même eu le temps de continuer à configurer aux petits oignons le joli MacBook tout neuf que j'ai récupéré hier - à titre professionnel, bien entendu, ce qui n'empêche que c'est sur cette machine que j'écris la présente note. Sympathique, cet engin ; et le léopard qui est dans le moteur a de la répartie.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

23 février 2009

Monday monday monday

Il y a des lundis où ça a du mal à démarrer ; aujourd'hui, ça ne démarrait pas du tout. Gamin patraque, donc pas de crèche, et pas d'autre solution de garde : donc coincé à la maison ce matin, pour la bonne cause, certes, mais ça ne me mettait pas en avance.


Rue des deux gares, Paris 10e.

D'un autre côté : rester coincé à la maison pour jouer avec le plus super des bébés, on fait pire comme triste sort. Finalement, je comprendrai assez bien qu'on ne me plaigne pas.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100.

22 février 2009

Le soleil brillera un jour

Le mot du pédiatre de garde venu ce soir pour cause de coup de fièvre du bébé (rien de grave, au demeurant) : « d'ici quelques semaines, ils iront mieux. » Par quoi il entendait je pense toute sa clientèle juvénile. J'espère que ça s'applique aussi à leurs parents...


Copenhague, face au musée des postes et télécommunications, août 2007.

Sinon, je connaissais (un peu) les lieder de Schubert ; un peu par hasard, je découvre ceux de Schumann. Plus récents bien sûr, plus proches de nous ; j'aime bien. Mais c'est bien sûr une toute autre chanson que paraphrase mon titre.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax P30t, film Fuji Pro400H, objectif Tamron Adaptall 2 135mm f:2.8.

Robert Schumann, Sechs Gedichte aus dem Liederbuch eines Malers, 4, « An den Sonnenschein. »

21 février 2009

Variations, 6 : soupir et chansons

Depuis décembre j'avais interrompu mes variations sur un immeuble parisien. Rappelons qu'il s'agit d'une série de photo prises à des moments différents et avec du matériel différent d'un même immeuble parisien particulièrement biscornu, situé passage des Récollets, dans le 10e arrondissement.

Cela signifie probablement qu'il est temps d'en venir à une coda ; elle n'est pas pour aujourd'hui, mais elle approche.


Passage des Récollets, 31 janvier 2009.

Je le disais à l'occasion de la précédente variation : cet immeuble de briques rouge a pour rez de chaussée une boutique à la façade de faïence bleue, fermée depuis longtemps. Son enseigne, passée depuis longtemps, nous parle de fredonnement - d'un refrain un peu gaillard, peut-être, accompagné à la guitare...

Et pour autant, cette enseigne qui ne signale plus rien renforce a contrario la nostalgie et le silence qui entoure cet étrange enchâssement immobilier. Comme un soupir...

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100, objectif SMC-Pentax M 100mm f:2.8.

Pierre Henry, Variations pour une porte et un soupir.

Résumé des épisodes précédents :

20 février 2009

Vendredi sur la Montagne

(Sainte-Geneviève, la montagne.)

Premier jour de T.D. aujourd'hui, puisque je m'étais fait porté pâle la semaine dernière. C'est à dire, journée de non-T.D. : une courte séance, le temps de me présenter et de faire choisir aux étudiants leur sujet d'exposé. Et puis, levé le camp : si en temps que personnel technique mes syndicats ne m'appellent pas à la grève, en tant qu'enseignant, par contre, je respecte le vote de l'assemblée générale de l'UFR et suis donc gréviste.

Du coup ça me laissait le temps de prendre une bière et un sandwich dans un bistrot de cette même montagne avant de vaquer à la suite de mes occupations.


L'église Saint-Étienne-du-Mont vue des abords de la faculté de droit, place du Panthéon, 29 janvier 2009.

Mes occupations suivantes me menaient rive droite, à l'UFR d'anglais de mon université habituelle, où pour une fois je ne venais pas changer un routeur, mais suivre un séminaire. Ça change.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4.

19 février 2009

Impasse

Le conflit dans l'enseignement supérieur est aujourd'hui dans une curieuse impasse : le texte qui avait mis le feu aux poudres (le décret sur le statut des enseignants-chercheurs) est, de fait, mort et enterré ; mais comme la ministre se refuse à l'avouer (pour ne pas perdre le soutien de l'UMP en vue des élections régionales), les grévistes n'ont rien qui leur permette de dire « c'est gagné, on peut arrêter les frais. »


Au coin de la rue de Varenne et du boulevard des Invalides, mardi 10 février dernier.

Et du coup, c'est tout le reste qui ressort : la contestation du décret sur la mastérisation des concours, bien mal fagoté il est vrai ; et plus généralement sur une politique, symbolisée par la loi LRU, qui montre une incompréhension totale du monde universitaire et de son fonctionnement.

Le fond du problème, il est bien là : donner leur liberté aux universités, ce n'est pas les transformer en petites entreprises sous la coupe d'une dictature élective ; c'est plutôt de rappeler que l'université est et doit être administrée par tous les universitaires, que chaque université est elle-même un tissu de composantes : UFR, départements, labos... qui ont chacun leur légitimité et leur part d'autonomie. Confier par exemple le recrutement de nouveaux universitaires au président d'université et à son conseil d'administration, c'est d'une imbécilité flagrante : un président mathématicien est-il compétent pour choisir le meilleur biochimiste, ou le meilleur germaniste pour son UFR de biologie ou son département d'allemand ? C'est pourtant l'esprit de la LRU.

Bref : on n'est pas sortis de l'auberge.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100, objectif SMC-Pentax M 50mm f:1.7.

18 février 2009

Des fleurs en noir et blanc

J'ai récupéré aujourd'hui une pellicule noir et blanc que j'avais commencée fin septembre, et terminée seulement samedi dernier. Il est vrai que, en grand optimiste, j'avais choisi une pellicule à sensibilité plutôt faible (100 ISO) à la période de l'année où le jour diminue le plus vite... Du coup, je n'en attendais pas grand chose ; et par conséquent, j'ai eu quelques bonnes surprises.

Il va de soi que ce petit jeu de l'attente fait partie des joies de la photo argentique. C'est encore plus vrai lorsqu'on travaille sur plusieurs boîtiers simultanément : j'ai dû entamer et terminer quatre autres rouleaux avec d'autres boîtiers pendant le même temps.

En tout cas, dans ce rouleau, des photos ratées ; des phtos réussies ; des photos que l'on peut considérer comme ratées ou réussies suvivant ce qu'on en attend.


Square Villemin, Paris 10e, 31 janvier 2009.

Ce film achevé, c'est pratiquement tous mes appareils qui sont vides ; seul le YashicaMat a encore quelque chose dans le ventre (une Fuji Neopan 400). Je vais donc pouvoir m'employer au petit jeu des répartitions. Pour qui la Pro400H ? Pour qui la Pro800Z ? Pour qui la Ilford HP5+ ? Les pellicules 100 ou 125ISO vont attendre un petit peu que le soleil monte dans le ciel, par contre !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Acros 100, objectif SMC-Pentax M 100mm f:2.8.

Percy Grainger, Country Gardens.

17 février 2009

Au bord des chantiers

En pivotant d'un petit quart de tour par rapport à la photo de dimanche (pas bien loin non plus de celle d'hier, par conséquent), on tombe sur les deux seul bâtiments neuf à avoir atteint la limite que marquent les boulevards des Maréchaux : le bâtiment Lavoisier (notre UFR de chimie) et l'école d'architecture Paris-Val de Seine.


Le bâtiment Lavoisier vu du boulevard Masséna, 9 janvier 2009.

Ces deux bâtiments font d'ailleurs partie du travail en cours du moment : il s'agit de les relier l'un à l'autre, par une fibre optique ; c'est l'école d'archi, bénéficiaire in fine de la chose qui exécute ces travaux, mais nous allons devoir faire ce qu'il faut pour amener la connectivité au réseau à haut débit des universités parisiennes jusqu'au bout de la fibre. C'est au programme pour demain.

Sinon, la rédaction de cahier des charges, on fait plus emballant, comme tâche. mais il faut bien que quelqu'un s'y colle, et je suis le littéraire de l'équipe !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

16 février 2009

Masséna

Je n'avais pas été très disert sur la photo d'hier, à part pour dire que je l'aimais bien, ce qui n'est pas excessivement informatif il faut bien le dire.

Pour en dire un peu plus : il s'agissait d'une vue du chantier de la ZAC Rive Gauche depuis le côté où elle n'est pas encore parvenue : le boulevard Masséna. De gauche à droite sur cette photo : le bâtiment Lamarck (UFR de sciences du vivant et de sciences de la terre de l'université Paris Diderot) ; tout au fond (à 850m d'après Google Earth), la bibliothèque nationale ; à droite, en face du bâtiment Lamarck, le bâtiment Buffon (nos biologistes, là aussi) ; tout à droite, plus proche, l'extrémité du bâtiment Biopark, rue de la Croix-Jarry. Le terre-plein central, c'est l'extrémité de la future rue Einstein. Pour dire les coses autrement, cette photo est l'opposé de la photo postée en janvier où l'on voit l'hôtel industriel Berlier au bout de la même future rue, prise depuis son autre extrémité.

Je passais ce soir par le rue Bruneseau et le boulevard Masséna : ça bouge, dans le coin. Le réaménagement du carrefour bat son plein ; un tablier de pont est en cours d'installation sur les voix ferrées. Longeant le boulevard par l'extérieur, le pont-rail de la petite ceinture a du soucis à se faire, alors que le futur embranchement entre les voies d'Austerlitz et la ceinture se fraye petit à petit son chemin...


Pont-rail de la petite ceinture sur les voies du chemin de fer d'Orléans, 9 janvier 2009.

Il faisait beau et froid ce jour là, avec la qualité particulière de lumière d'un ciel chargé de givre. Entre deux sites de l'université, ça valait le coup de se risquer sur les plaques de verglas pour prendre quelques photos. On peut en prendre par temps de pluie, aussi - mais ça n'est pas la même chose.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

15 février 2009

Fin de la pause

Après ce week-end un tout petit peu prolongé sur avis médical, le moment s'approche de siffler la fin de la pause et de reprendre les outils...


Le chantier de la rue Einstein vu du boulevard Masséna, 9 janvier 2009.

Et la semaine s'annonce rude : point de vue boulot (à Paris 7), pas mal d'urgences à traiter ; et point de vue boulot (à Paris 1) il ne faut pas exclure l'hypothèse d'une reprise des T.D. cette semaine, la ministre semblant pus près de la porte que de l'augmentation. Et donc, les T.D., il faudrait voir à les préparer...

Sinon : j'avoue que je ne suis pas mécontent de cette photo.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Camille Saint-Saëns, Danse macabre Op. 40, poème symphonique (Philadelphia Symphonic Orchestra, dir. E. Ormandy).

14 février 2009

Au bord de l'eau

Promenade sur le canal Saint-Martin cet après-midi  notre petit trio sortant de ses miasmes pour profiter d'une belle journée d'hiver.


Canal Saint-Martin, 9 octobre dernier.

En cette période, c'est dans la courbe du canal, où s'ouvre le square Villemin, qu'il faut aller chercher les derniers rayons du soleil. Ils filtrent à travers les arbres, se reflètent sur les pavés, scintillent sur l'eau, éblouissent les derniers pêcheurs à la ligne puis vont se perdre sur l'architecture assez quelconque des immeubles d'en face.

Pas grave : on est au bord de l'eau, tout de même.

Le Plume vous salue bien.

Béla Bartok, Divertimento pour orchestre à corde Sz. 113, premier mouvement : allego ma non troppo.

Appareil YashicaMat 124G, film Ilford FP4+ (format 120)

13 février 2009

Onirique

Un effet de la fièvre, sans doute : l'univers de mes rêves était singulièrement chaotique la nuit dernière. Il est vrai que d'habitude je ne me souviens pas du tout de mes rêves...

Pas grand chose que je puisse raconter ; c'était un monde instable, où objets et gens pouvaient se transformer en n'importe quoi, mais à condition de passer par un état intermédiaire, qui manifestement était l'état fondamental de toute matière : une sorte de pâte très souple, couleur bleu outremer.

À partir de là, tout est confus ; à tel point que j'ai fini par me réveiller pour aller prendre une dose de paracétamol...


Dans les jardins du Ryoanji, Kyoto, août 1998.

Aujourd'hui : pas mis le nez dehors ; travaillé (un peu), dormi (beaucoup) ; regardé quelques séries allemandes sur les chaines de la TNT en dormant a moitié dans le canapé (le reste du temps).

Amélioration attendue pour demain.

Le Plume vous salue bien.

John Cage, Ryoanji, pour hautbois, contrebasse, voix et percussion (1983).

12 février 2009

Surchauffe

Mal fichu depuis plusieurs jours, difficultés à avaler, etc. Je ne travaillais pas cet après-midi et devais préparer mes TD de L3, mais pas moyen de réfléchir. Finis par aller voir le toubib, qui me demande si j'ai de la fièvre : « un petit peu peut-être » et de lui expliquer que c'était juste un rhume, de toute façon.

Vérification faite, le peu de fièvre était à 39°5. Je me disais aussi, avoir besoin d'une parka pour regarder la télé dans un appartement surchauffé, c'est pas régulier.


En cas de surchauffe : évents des cuves d'une station service, Angoulême, octobre 2008.

La bronchite du petit, par contre ça va beaucoup mieux. Le principe des vases communicants, en quelque sorte.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Ilford HP5+, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

Pink Floyd, « Set the Controls for the Heart of the Sun » (album A Saucerful of Secrets, version live sur l'album Ummagumma).

11 février 2009

Métropolitain

Évènement rare aujourd'hui : j'ai pris le métro. Étonnant, non ?


Ligne 14, décembre 2008.

Pour quelqu'un qui vit et travaille à Paris, je le prends remarquablement peu, il faut bien le dire. Quelques fois par ans, guère plus.

Il faut dire que si une partie de mon trajet a lieu sur la relativement luxueuse ligne 14, dont les rames sont spacieuses et plutôt bien conçues, l'autre partie a lieu sur l'intolérable ligne 4, avec ses boîtes à sardines roulantes des années 50 et son cadencement qui chute brutalement vers 19h, souvenir d'une époque où l'heure de pointe se terminait peu après 18h...

Voilà des années maintenant que je vais pour l'essentiel travailler en deux-roues. En vélo, d'abord, lorsque j'étais à Jussieu ; en scooter, depuis, mon lieu de travail s'étant reculé de quelques kilomètres. Voilà pourquoi je m'accoutume (tantôt bien, tantôt moins bien) à la vie parisienne !

J'ai récupéré le scooter vers 17h ce soir, après révision. Et retrouvé mes deux roues pour la fin de mes trajets de la journée.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

10 février 2009

Manifestons-nous (suite)

Après la manif parisienne de jeudi dernier (au parcours un peu riquiqui, il faut bien le dire), nouvelle manifestation aujourd'hui, avec la participation de nombreux collègues de province. Je ne m'avancerais pas sur les chiffres, mais il y avait du monde, c'est certain.

Il y avait même moi. Un peu. Un peu, parce qu'en l'absence d'un mot d'ordre de grève de la part des syndicats du personnel technique des universités, je ne m'étais pas senti le droit d'annuler une intervention prévue de longue date et qui tombait cet après-midi. Ce n'est donc qu'après avoir terminé mon remplacement de routeur, du côté de Saint-Sulpice, qu'avec un collègue nous sommes partis sur les traces du cortège, parti près de deux heures plus tôt. Et ce alors même que Madame Plume, qui manifestait en tête de cortège avec son université, avait eu le temps d'arriver aux Invalides, de prendre son métro, et de rentrer à la maison...

C'est du côté du point d'arrivée que nous l'avons finalement rejoint, ce cortège, après avoir descendu boulevard du Montparnasse et boulevard des Invalides parmi les balayeuses municipales. À la fumée des cierges, mais avec la satisfaction d'avoir (un peu) participé.


Boulevard des Invalides, ce soir, alors que ça commençait à se vider pour de bon.

Et cependant, le ministère ne semble pas comprendre qu'après que la loi sur la « liberté et responsabilité » des universités ait été imposée à une communauté universitaire qui fondamentalement n'en voulait pas, les décrets en préparation constitue véritablement la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Et de proposer une médiation, tout aussi bidon que les concertations qui avait précédé la rédaction de ces textes. Le gouvernement actuel nomme « concertation » le fait de réunir des personnalités plus ou moins représentatives pour leur dire le fait du prince...

Suite au prochain épisode.

Le Plume vous salue bien.

Appareil Canon Ixus 400

09 février 2009

Pluvieux

Ne nous voilons pas la face : il ne faisait pas franchement beau aujourd'hui...


Au coin de la rue Bruneseau et du boulevard Masséna (Paris 13e), 3 février dernier.

Pour dire les choses autrement : mon anniversaire aura été copieusement arrosé cette année !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

08 février 2009

Causalité ?

Hier, super raclette chez des amis : c'est de saison et, maintenant que nous avons charge d'âme, nous mangeons beaucoup moins souvent dehors - de temps en temps, ça fait du bien. Fromage, charcuterie, patates et amitié, plutôt sympathique, comme mélange.


Puisqu'on parle charcuterie : un bout de la tablée du dernier réveillon (de même provenance).

Aujourd'hui, je manque un tantinet de dynamisme. Y aurait-il une quelconque relation de cause à effet entre ces deus évènements ?

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7, flash Pentax AF200T.

07 février 2009

Neige encore

Il neigeait encore ce midi, et un peu ce soir quand j'allais au labo récupérer ma dernière pellicule. Mais avec des températures nettement au dessus de zéro (tout est relatif), pas de tapis neigeux, ni sur le sol, ni sur les toits...


Neige sur un toit-terrasse, avec quelques mauvaises herbes et le soleil couchant, Grands Moulins, 6 janvier dernier.

Pas mécontent d'ailleurs de ce qu'a donné la pellicule en question. On y trouve des photos de neige, des photos de chantiers, et même des photos de la manif' de jeudi - idéal pour illustrer celle de mardi prochain, tiens. Si le gouvernement ne fait pas marche arrière d'ici là : franchement, ça ne me semble plus être qu'une question de jours.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5

Béla Bartók, Suite paysanne hongroise interprétée par le Tapiola Sinfonietta d'Espoo (dir. J.-J. Kantorow).

06 février 2009

Au parking

Les semaines se suivent, se ressemblent (un peu) ; celle-ci se termine. Je me range donc au parking pour le week-end.


Parking de la gare Montparnasse, janvier 2009.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Dans la série « les tubes du grenier » : Al Stewart, Year of the Cat.

05 février 2009

Manifestons-nous

J'ai toujours trouvé le Panthéon par trop solennel, un peu déplacé peut-être même. Mais je dois dire que ce soir, avec la place pleine de manifestants, c'était tout à fait acceptable.


Place du Panthéon, novembre 2008.

Oui : je manifestais aujourd'hui contre le n'importe quoi absolu des décrets en préparation concernant l'enseignement supérieur. Où sous prétexte de moderniser, on casse la boutique le plus possible. Décidément, les années Saunier-Seïté ne sont pas si loin, où une droite revancharde tapait à bras raccourcis sur des universités soupçonnées de manquer de sympathie pour le régime...

Beau temps pour la manif : Amora, déesse de la grève, devait être avec nous.

Le Plume vous salue bien.

boîtier Pentax MX, film Ilford HP5+, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

04 février 2009

Interstices

J'aime voir la manière dont la végétation parvient à repousser dans les interstices de la ville. Pas les parcs et jardins, non : les bouts de terrain vague, les fissures du macadam, les recoins de muraille...

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Rue Watt, novembre 2008.

Finalement c'est sur le même mode que la pensée, ou la méditation, ou le rêve éveillé, parviennent à se glisser dans nos journées d'homo sapiens urbains du XXIe siècle.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax K1000, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

David McWilliams, The Days of Pearly Spencer.

03 février 2009

Sur le grill

De retour aujourd'hui dans les riantes barres grises de Jussieu. Le palais de l'Escorial avait été bâti par Philippe II d'Espagne à l'image du grill sur lequel saint Laurent avait connu le martyr ; j'ignore ce qui a inspiré le concepteur de l'aberration architecturale qu'est Jussieu...


Jussieu : une barre en rénovation, mars 2008.

Quel bon vent m'amenait en ce lieu riant ? Un vent ni trop pluvieux, ni trop neigeux, pour commencer : c'est déjà pas mal. À part ça, l'histoire usuelle - des labos que l'on déplace au gré des chantiers et à qui il faut tant bien que mal rétablir connexion réseau et téléphone. Le pire, c'est qu'en général, on y arrive.

Sinon, ça y est, je marche d'un pas assuré sur les sentiers de la gloire : on me cite dans une revue tirée en cinq cents exemplaires à Odense (Danemark). Évidemment, comme je ne lis pas le danois, je n'ai guère de moyen de savoir ce qu'on raconte. Mais comme dirait notre prétendu président de la République : l'important c'est qu'on parle de moi tous les jours.

Le Plume vous salue bien.

boîtier Pentax MX, film Fuji Acros 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

02 février 2009

Slush

Cette année à Paris, la neige tombe les premiers lundis du mois. Rendez-vous le 3 août prochain pour vérifier cette hypothèse.


Jardin des plantes, lundi 5 janvier dernier.

En attendant, les rues de Paris étaient recouvertes d'une espèce gloubi-boulga jaunasse spécialement étudié pour camoufler les éventuelles plaques de verglas. Très franchement, après avoir testé, je ne recommande pas la pratique du deux-roues (motorisé ou non) dans ces conditions - garder les deux roues en question en file indienne demande une certaine concentration assortie d'une dose de chance.

Ce soir, plus grand chose par terre, mais tombait du ciel dans une atmosphère saturée d'humidité une neige fondue collant bien à la visière. Pas grave, hein, la conduite visière relevée, c'est vivifiant.

Si ça continue comme ça, je vais en venir aux dernières extrémités. Genre, emprunter le métropolitain.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Pour se changer les idées : Bedrich Smetana, Ma Vlast: Vltava (« la Moldau »). Encore que l'hiver tchèque... Ci-dessous : l'interprétation de Nikolaus Harnoncourt, à la tête du Wiener Philarmoniker, subtile, retenue - une redécouverte.

01 février 2009

Dans ma volière

Aujourd'hui : resté dans ma petite volière, sans mettre le nez dehors...


Les châssis vitrés de l'atelier d'à côté, novembre 2008.

Il est vrai que nous avons, depuis six mois, un drôle d'oiseau à la maison : l'observer, l'écouter et s'occuper de lui suffisent à mon bonheur.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax K1000, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax 300mm f:4.

Olivier Messiaen, Un vitrail et des oiseaux, par l'ensemble intercontemporain (dir. Pierre Boulez) et Yvonne Loriod (piano), 2000.