28 février 2010

Tempête sur les jardinières

On ne parlait plus que de ça : violente tempête sur la France, etc. Tempête il y a eu, avec des dégâts, certes (faudrait que je prenne des nouvelles du bateau, tiens), surtout du fait de l'élévation du niveau de la mer, qui tend à se comporter comme un immense baromètre : plus la pression atmosphérique baisse, plus le niveau monte. Du coup, par exemple, et avec l'aide des grandes marées, le grand rond-point qui forme le principal accès à la ville de Perros-Guirec était totalement sous l'eau : pas malin. Mais côté vent, franchement, pas de quoi déclencher l'état d'urgence...


L'était déjà cassée, cette jardinière.

Ceci dit, des dépressions très creuses, suivant des trajectoires plus ou moins inorthodoxes, il va falloir s'y habituer : on devrait en avoir de plus en plus. Plutôt que de s'arracher les cheveux en regardant les caténaires tomber, il faudrait songer à adapter les infrastructures.

Le Plume vous salue bien.

26 février 2010

Prendre l'ascenseur comme on prend le pouvoir

Au dessus des ascenseurs, la machinerie des ascenseurs ; au dessus de la machinerie des ascenseurs, celle du monte-charge : pour pouvoir changer les moteurs des ascenseurs, je suppose.


Un joli petit moteur, perché sur les toits de l'UFR de médecine.

Cependant l'ascenseur des jours nous a finalement montés jusqu'au week-end. Et c'est très bien ainsi.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 28mm f:2.8.

Henri Duparc, Sonate pour piano et violoncelle, 3 : finale, andante furioso (Anssi Kartunnen, violoncelle et Tuija Hakkila, piano, CD Fauré/Duparc, Saphir, 2006.).

25 février 2010

Au dessus de la Zone

Connaissez-vous à Paris la rue Gérard de Nerval ? J'étais au dessus ou presque, ce matin, l'appareil photo en main.


Les toits de l'UFR de médecine, à côté de l'hôpital Bichat, Paris, porte de Montmartre.

Elle vient buter sur le périphérique, entre un HLM et l'hôpital Bichat - ou plutôt l'UFR de médecine attenante : c'est là que j'officiais ce matin, à la recherche de prises réseau cachées dans les machineries d'ascenseur. On n'est pas si loin tout compte fait de la rue Aumont-Thiéville que mentionne Apollinaire dans Zones, de l'autre côté tout de même de la porte de Saint-Ouen ; en fait, la zone, on y est  : la friche qui entourait les fortifications de Paris, remplie à la va-vite dès lors que les fortifs se sont fait la malle. Et de fait, c'est un peu la zone, entre carcasses de vélos et vente à la sauvette.

Depuis les toits trempé par la pluie on peut contempler la tour Pleyel d'un côté, de l'autre la tour Eiffel, mais pas le troupeau des ponts dont elle est la bergère paraît-il : un méandre de Seine tout proche ne se devine qu'aux usines qui le borde vers les Grésillons. D'un troisième côté, si on y tient, le Sacré-Cœur est grimpé sur la butte pour que l'ouvrier s'il en reste n'oublie pas d'expier.

Il pleut sur Paris, et sur Saint-Ouen, et sur Saint-Denis, et sur Clichy, et sur Aubervilliers. Entre autres.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 28mm f:2.8.

Robert Schumann, Kreisleriana, 2 : Sehr innig und nicht zu rasch (Eric Le Sage, piano, CD Alpha, 2008).

24 février 2010

En bourrasque

C'est curieux : deux jours d'arrêt-maladie, et le boulot à faire ne s'est pas volatilisé entre temps. Tout le monde est épuisé, stressé et les tâches urgentes virevoltent comme des feuilles dans une tempête d'automne.


Broussaille en pleine averse aux abords de l'ancien bassin à marée de la fonderie d'Indret, la Montagne, Loire-Atlantique, décembre 2009.

La frénésie doit persister demain et après-demain. On va bien voir.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400.

Robert Schumann, Kreisleriana, 1 : Äußerst Bewegt (Eric Le Sage, piano, CD Alpha, 2008).

22 février 2010

Tout un monde lointain

Mal fichu encore ; en cette fin d'hiver je suis un véritable aimant à microbes. Mieux vaut pendant ce temps voyager par la pensée, en découvrant des musiques qu'on ne connaissait pas, par exemple.


Øresund, juillet 2007.

Aujourd'hui dans les oreilles : onirisme et profusion des timbres d'Henri Dutilleux, le vieux sage de la musique contemporaine française. Tout un monde lointain, concerto pour violoncelle : c'est pile ce qu'il me faut.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10, film Fuji Reala 100, zoom SMC Pentax-F 100-300mm f:4.5-5.6.

Henri Dutilleux, Tout un monde lointain, concerto pour violoncelle et orchestre (1970).

21 février 2010

Dimanche soir

Retour au square cet après-midi : les jours les plus courts de l'année rendent incompatibles sieste de bébé et promenade au jardin public avant la nuit. On peut, de nouveau. Marcher dans l'herbe quand ça monte et ça descend, c'est super rigolo, même quand il y a un peu de boue.

Calme : on est loin des pelouses surpeuplées du square Villemin les dimanches de printemps. J'en déduis que nous n'y sommes point encore.


Canal Saint-Martin, vers 6h du soir.

De l'autre côté du quai, l'eau gris-vert du canal clapote gentiment sur les portes de l'écluse ; au bout de la rue, une aile décrépie de l'hôpital Saint-Louis (le pavillon Lallier, si mes souvenirs sont bons. La lumière baisse doucement ; c'est l'heure de rentrer.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 28mm f:2.8.

Johannes Brahms, trio pour cor, piano et violon en mi bémol majeur Op. 40.

20 février 2010

Pour de rire

Un samedi presque printanier ; un samedi ponctué surtout par les éclats de rire du p'tit Plume - parfois même les cris de surexcitation, suraigus, tellement on s'amuse. Difficile parfois de savoir ce qu'un bébé trouve drôle ; pas mal de choses, tout comptes faits.


Une vitrine de chez Sommier, passage Brady, 7 février dernier.

Pour se promener les pavés inégaux du passage Brady sont toujours ce qu'on a de plus commode ; de la place pour laisser le petit bonhomme courir en se marrant, quitte à tomber parfois. En prime : il fait même encore jour quand il émerge de sa sieste.

Sinon, il y a un moment que je cherchais une photo qui puisse aller avec l'étrange construction de tressautements et de volutes qu'est Mania, concerto pour violoncelle et petit orchestre d'Esa-Pekka Salonen. Une composition pas vraiment raisonnable, comme son nom l'indique : ces masques feront parfaitement l'affaire.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 28mm f:2.8.

Esa-Pekka Salonen, Mania pour violoncelle et orchestre (Anssi Karttunen, violoncelle ; London Sinfonietta, dir. Esa-Pekka Salonen), CD Sony Classical, 2001.

18 février 2010

Passer le pont

Une dernière de Budapest : de l'autre côté du pont (le même qu'hier), le grand hôtel Gellert offre ses coupoles néo-médiévo-hongroises ainsi que des bains thermaux réputés. Je n'ai pas essayé ; la météo de ce juillet ne s'y prêtait guère de toute façon.


Le pont de l'indépendance et l'hôtel Gellert, juillet 2009.

Avantage de cette petite suite hongroise : elle me permet de vous proposer de la musique de Bartók, que j'écoute beaucoup ces jours-ci.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Béla Bartók, sonate pour piano et violon n°1 (Sz. 75). L'interprétation de Peter Csaba et Jean-François Heisser que j'ai en CD n'est pas sur Deezer hélas.

17 février 2010

Jaune !

Au fait, le truc jaune au premier plan de la photo d'hier, c'est un tramway de Budapest. La preuve ci-dessous :


Tramways sur le pont de l'Indépendance, Budapest, juillet 2009.

Évidemment, rien ne vous oblige à croire que c'est d'une rue de Budapest qu'il s'agit (ou plutôt d'une avenue menant à un pont de Budapest) et non de, que sais-je, Joinville-sur-Yonne. Je ferais toutefois remarquer qu'il n'y a pas de tramway à Joinville-sur-Yonne.

Le Danube, il est sous le pont. Et l'on se trouve côté Pest, et non Buda : il y a une colline de l'autre côté du pont et Pest, c'est plat comme la main.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Béla Bartók, sonate pour deux pianos et percussions (Sz. 110), 1 : assai lento.

16 février 2010

Fresh Fruit

En direct de l'été dernier : instantané d'été hongrois.


Budapest, Fővám Tér, juillet 2009.

Question fraîcheur, le Danube est tout près, à droite. Mais en aval de Vienne et de Bratislava, je ne crois pas qu'il soit considéré comme baignable.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4 (photo recadrée).

Béla Bartók, musique pour cordes, percussions et célesta (Sz. 106), 2 : allegro.

15 février 2010

De bâbord à tribord

La forme des villes change tout le temps tout le temps, ce n'est pas Baudelaire qui dirait le contraire. Dans le paysage nocturne parisien s'est ajouté un élément nouveau : les rangées de loupiotes vertes et rouges des stations de vélib' - comme autant de petites bouées bâbord et tribord balisant les chenaux de nos trottoirs.


Paris, rue Hittorf, dimanche, 18h30.

Je n'ai guère l'usage de ces engins (j'aime mieux les vélos avec un développement digne de ce nom, et avec des freins, si possible) ; mais les petites lumières, j'aime bien.

Le Plume vous salue bien.

Philip Glass, Quatuor à cordes n°3, « Mishima », par le Kronos Quartet.

14 février 2010

Éléphantin

Comme je le faisais remarquer l'autre jour, le dimanche, pas de girafe passage Brady. Heureusement, il y a les éléphants.


Passage Brady, il y a huit jours.

Ce n'est pas à ce restaurant-là que nous avons nos habitudes (c'est l'autre) ; peu importe. De toute façon, nous n'avons plus guère l'habitude des restaurants ces derniers temps, n'est-ce pas curieux ?

Mais il y a une attraction qui remporte d'avantage les suffrages du p'tit Plume que les pachydermes de plâtre : le panneau indiquant le menu à prix imbattable, qui a le mérite d'être posé par terre, pratique quand on est un petit bonhomme. Le jeu : lui pointe une lettre du doigt, et on doit la lui lire. L'interro peut durer assez longtemps.

Après, ce soir, on est allé faire du cheval de bois à la pharamacie. Mais ceci est une autre histoire.

Le Plume.

13 février 2010

...

Plus malade, objectivement. Mais fatigué, fatigué. Et tout ce qui s'ensuit.


Fenêtre sur cour, hier après-midi.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4.

12 février 2010

Fièvrier

Docteur, je suis cloué au lit, il eut fallu que vous me vissiez.

Le mois des fièvres est fidèle à son nom : pour la Madame il y a trois jours, et pour moi depuis hier, une fièvre de cheval et un gros mal de gorge. Le toubib ce matin a appelé son stagiaire alors qu'il regardait ma gorge : « venez voir, c'est magnifique ! (moi) - Un coucher de soleil sur la mer, Docteur ? - Oui, des rouges superbes, et l'écume des vagues au premier plan. »


Faire de la photo avec une grosse fièvre : pas forcément les conditions idéales.

Du coup, beaucoup de dodo, très peu d'ordi (passé 39°C, l'écran, j'ai du mal), et re-dodo.

À part ça, ça va. Et le p'tit Plume est en pleine forme, lui.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4.

10 février 2010

Entre neige et grésil

Précipitations variées aujourd'hui, mais glaciales de toute manière.


Aux Grands Moulins de Paris ce matin.

Neige, grésil, neige pas tout à fait grésilifiée ou grésil un peu neigeux : des trucs blancs qui tombent du ciel quand il fait pile 0°C, de préférence avec du vent dans la figure. Et qui fondent à moitié, regèlent, etc. Au sortir du boulot, essayer de gratter la couche de glace qui s'est formée sur la selle du scooter ; renoncer parce qu'il est temps d'y aller et s'assoir dessus malgré tout...

Le Plume vous salue bien.

Téléphone portable Nokia 6500 - le lointain descendant des Kodak Instamatic, en quelque sorte.

09 février 2010

Anniversaire

Comme tous les ans à cette date depuis un peu moins de quarante ans, c'est mon anniversaire. D'habitude, ça me fiche le bourdon ; cette année, pas plus que ça. Sans doute parce qu'il y a des anniversaires plus dignes d'intérêt, maintenant.


Non, ceci n'est pas mon gâteau d'anniversaire...

Cricket : victoire de l'Afrique du Sud contre l'Inde à Nagpur par un innings et 6 runs ! Les connaisseurs apprécierons, de même que les scores monumentaux de Jacques Kallis (173) et surtout de Hashim Amla (253 not out) au premier innings. Nkosi sikelel'iafrica... Le seul défaut c'est que du coup le match s'est terminé en seulement quatre jour, au lieu de cinq.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax K1000, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4 (détail, à 1:1 du scan).

08 février 2010

En vitrine

L'avantage des vitrines du quartier : on peut y voir les énormes peluches des vitrines de Sommier, location de costumes, côté Saint-Martin du passage Brady. Ça fait de longues pauses lors des promenades, ça.


Passage Brady, samedi soir.

Le dimanche c'est moins rigolo : le rideau de fer baissé, on ne voir plus girafe, lapin géant ou Saint-Bernard en peluche avec son petit tonneau de rhum. Heureusement, il y a les éléphants.

Le Plume vous salue bien.

07 février 2010

L'allumage des réverbères

Compte tenu des horaires de siestes et de l'heure de la tombée de la nuit, ces derniers temps, la promenade du dimanche après-midi a lieu à l'heure de l'allumage de l'éclairage public. Et du coup, pas ben loin : Le p'tit Plume se promène à pied, et n'est pas franchement marathonien. Ça tombe bien, moi non plus.

L'occasion de tester la photo nocturne avec le réflex numérique et un objectif 28mm que j'utilisais peu avec les argentiques mais qui s'avère parfaitement approprié pour ça...


Boulevard de Strasbourg, peu avant 19h.

Sinon le week-end se termine alors qu'il avait à peine commencé ; le match de cricket Inde-Afrique du Sud est bien entamé, lui, avec des scores fabuleux de la part des joueurs sud-africains (mais ça sera probablement un match nul au bout du compte. Et je n'ai pas envie d'aller travailler demain mais j'irais quand même.

Que des scoops, quoi.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 28mm f:2.8.

05 février 2010

Sur les pavés, la plage

Rayons de soleil en milieu de journées ; du coup, quelques photos en bords de Seine, en face des Grands Moulins, tout en mangeant le sandwich de midi.


Quai Panhard et Levassor, vers 15h aujourd'hui.

J'ai déjà dû le dire : j'aime que ces quais soient encre des quais, où l'on charge ou décharge des bateaux, et pas des promenoirs à touristes. J'aime qu'on y trouve des silos, des pelleteuses, des bulldozers, des camions...

Ça durera ce que ça durera.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 100mm f:2.8.

04 février 2010

Babord, tribord

Sans musique aujourd'hui, et presque sans paroles : juste de l'eau.


Baie de Perros, août 2009.

Bon, la bouée latérale tribord qu'on voit juste devant a son voyant de traviole, mais c'est pas moi qui suis rentré dedans, m'sieur. Et la tourelle rouge tout au fond est en pleine forme, elle.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Pro400H.

03 février 2010

Grandes eaux (de la Tamise)

Je parlais hier des barcarolles, musique nostalgique des promenades en barque. Mais des musiques se réclamant de l'eau, il y en a d'autre - à commencer par Water Music de Haendel, composée pour accompagner le roi d'Angleterre Georges Ier lors d'un voyage sur la Tamise, dans les années 1730 : le bateau royal était accompagné d'un bateau orchestre, histoire de marquer le coup.


Ornements de poupe de la galère Réale, 1688-1694, Paris, musée de la Marine, mai 2004.

Évidemment, lorsqu'on est payé par un roi pour faire éclater sa grandeur à la face du peuple (qui, appuyé sur le manche de la bêche, regarde passer l'escouade sur le fleuve, au bout du champ), on ne fait pas dans la nostalgie et dans le doute de soi : faut que ça pète ! C'est au siècle suivant que les compositeurs commencent à écrire pour transmettre quelque chose à un auditoire qui, socialement et culturellement, leur est proche. Comme quoi la création musicale dépend fortement du modèle économique de la musique à un moment donné, mais ça, c'est aussi original que de dire que le ciel est bleu quand il fait beau.

La raison pour laquelle j'écoute ça ? Je voulais retrouver une musique jouée par un livre musical du p'tit Plume, qui en contient une dizaine - mais sa préférée, c'est celle là. Recherche faite, il s'agit donc de l'allegro de la grande pièce en trois parties qui forme le 3e numéro de la première des trois suites pour orchestre rassemblées sous ce titre. Je suis d'accord avec le p'tit Plume, ça a de la gueule. Mais tous comptes faits, je préfère quand c'est joué par un orchestre, plutôt que par un buzzer à piles caché dans un livre d'enfant.

Le Plume vous salue bien.

G. F. haendel, Water Music, suite n°1 en fa majeur HWV 348 : 3, allegro-andante-allegro da capo.

02 février 2010

Barcarolle

Barcarolle (ital. barcarola, de barca), sf. Sorte de chanson particulière aux gens du peuple et surtout aux gondoliers de Venise. ◊ Petite pièce de musique faite en imitation de ce genre.
(Le Petit Littré)

Concrètement, la baracarolle est un morceau, chanté ou non, sur un mesure ternaire, plus ou moins inspirée des chants de gondoliers et dont le rythme évoque les mouvements d'une barque. On peut donc assez sereinement mettre dans cette catégorie le chant pour quatre voix d'homme et piano de Schubert intitulé Der Gondelfahrer, même s'il y a probablement moyen de pinailler sur le type de mesure utilisée, ainsi que le lied, de Schubert toujours, Auf dem Wasser zu singen (« Pour chanter sur l'eau »).

La barcarolle est très en vogue (c'est le cas de le dire) dans la deuxième moitié du XIXe siècle ; Fauré par exemple en compose toute une série. Elle s'éclipse ensuite, même si évidemment les chants « de gondolier » sont fort présent dans la variété du XXe siècle...


The Venetian, Las Vegas, août 2004 : fin d'après-midi perpétuelle et gondolier poussant Volare sur une eau cristalline et légèrement chlorée.

Du coup j'étais agréablement surpris de retrouver trace de la barcarolle, et du Lied de Schubert déjà cité, dans une œuvre d'un compositeur contemporain : je suis tombé un peu par hasard sur un cycle de chants pour soprano, clarinette et piano du compositeur lyrique Dominick Argento qui s'intitule justement To Be Sung on the Water ; le prologue, notamment, reprend le lent balancement de la barcarolle.

Pas sûr que ce soit ça que je chanterais sur l'eau, personnellement. Je me rappelle avoir chanté « Il y avait des gros crocodiles et des orang-outangs » lors d'une traversée du Niger en pirogue ainsi que « c'était la bataille de Reichstoffen » dans le minuscule port de plaisance de la Palmyre (Charente-Maritime) ; mais le plus souvent, sur l'eau, je ne chante pas. Les poissons m'en sont reconnaissants.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400.

Dominick Argento, To Be Sung on the Water, 1 - Prologue : Shadow and Substance.

01 février 2010

Giboulées neigeuses sur le Nord-Ouest de la France

Tantôt grand ciel bleu, tantôt la neige à gros flocons : vas y comprendre quelque chose à cette météo !


Parabole enneigée, janvier 2010.

De toute façon, entre le coton dans la tête et le coton dans les jambes, quelques flocons ne font pas une grosse différence. Et puis la neige a épargné mes trajets, c'est toujours ça.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique PentaxK-m, objectif SMC Pentax 300mm f:4.

30 janvier 2010

Jouets

Le samedi c'est ça : les jouets partout, et avec le p'tit Plume, rattraper le temps perdu de la semaine. Évidemment, dans la mesure où la définition de ce qu'est un jouet n'est pas sans ambiguïté, ça peut amener à récupérer la plaque à pizza sur une chaise du bureau, bien calée par l'Officiel du scrabble (5e édition). Sans parler des longues séances de jeu avec un petit tapis de bain - va savoir ce qu'il se raconte pendant tout ce temps !

Les jouets vendus comme tel, c'est pas mal non plus ceci dit, avec bonus à ceux qui ne sont ni trop plastiques, ni trop électroniques. Et de préférence colorés et pleins de possibilités...


Une acquisition récente photographiée ce matin.

Il y a des promenades, il y a des repas. Après, il y a le bain, un dernier biberon, et ça dort. Après un peu de réorganisation dans le petit lit, mais ça, on se garde bien de s'en mêler...

Dehors le samedi soir parisien suit son court. Au pseudo-théâtre d'à côté, deux représentation du sous-boulevard habituel : hurlements des comédiens, Femmes des années 80 tonitruant sur la mauvaise sono pour le rideau final. De l'autre côté, et sans d'avantage d'isolation phonique, un sosie de Johnny en concert dans le restau pour cars de touristes. Au milieu de ce vacarme, ses peluches en foutoir, la tétine bien plantée dans le bec et le doudou à son poste de manœuvre, le p'tit Plume dort paisiblement.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4, bonnette macro Hoya close-up +2, mini-trépied Manfrotto.

29 janvier 2010

Une semaine comme ça

Une photo en dit plus qu'un long discours :


Du côté de la rue de Paradis (eh !) hier matin.

Hop, au dodo.

Le Plume vous salue bien.

28 janvier 2010

Sur la place publique

Ça y est, la campagne pour les élections régionales est bel et bien lancée. Et comme au P.S. on n'est pas des chochottes, on faisait un meeting de campagne à l'ancienne, sur la place du village (en l'occurrence celle de la Sorbonne) - janvier, février, pas un problème, les écharpes en polaire sont fournies.


Place de la Sorbonne, 17h30.

De fait, il a commencé à pleuvoir au moment où Anne Hidalgo passait la parole à Jean-Paul Huchon (cf. photo) ; l'auditoire l'a cependant écouté jusqu'au bout, malgré une petite pluie fine et des bourrasques qui déboulaient du canyon de la rue de Vaugirard. Et même malgré Jean-paul Huchon, il faut bien le dire ; ça tombe bien, je me méfie des grands discours tribuniciens.

La campagne se présente plutôt pas mal, en tout cas en Ile-de-France ; on verra ce que ça donne les 14 et 21 mars prochain.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 28mm f:2.8, flash intégré.

27 janvier 2010

Sur la tranche

Un de mes premiers essais photographiques avec le Pentax K-m : photographier la tranche de mes livres au téléobjectif. Va savoir.


Sur nos rayonnages, 24 décembre 2009.

À droite du Voyage d'Hiver, on ne fait qu'apercevoir La disparition, logique. Et on ne voit pas du tout le Petit traité initiant au noble art du Go, de l'autre côté, mais il n'y a pas de logique particulière à ça.

J'ai lu un livre le week-end dernier, si, si. L'artiste des dames, d'Eduardo Mendoza, la suite du Mystère de la crypte ensorcelée et autres aventures semi-policières barcelonaises et complètement loufdingues. Moins tordant que les premiers celui-là, plus aigre-doux, ce qui n'est pas un reproche - ou alors c'est moi qui les lis différemment.

Le Plume vous salue bien.

26 janvier 2010

Frisquet

En fait, il ferait plutôt frisquet aujourd'hui...


Ilulissat Isfjord, Groenland, août 1993.

Bientôt les trajets en traineau sur la Seine gelée ?

Le Plume vous salue bien.

Appareil jetable panoramique Konica.

25 janvier 2010

Double astral

Tiens, pour ce soir, une photo (de moi pourtant) à laquelle je ne comprends rien...


Pleine lune en Bretagne, août 2006.

La photo était prise avec un zoom 100-300mm, probablement à 300mm (je l'ai légèrement recadrée) ; mais pourquoi y a-t-il deux lunes ? Je n'étais ni sur Vinéa, ni sur les lettres de l'Océan Atlantique pourtant. Donc : soit j'avais pris la photo à travers une vitre et l'une des images est un reflet sur la vitre ; soit c'est un effet secondaire d'une optique « grand public ». Ou alors c'est un effet de bougé ? Mystère et boule de gomme.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10, zoom SMC Pentax-F 100-300mm f:4.5-5.6.

Esa-Pekka Salonen, Five Images after Sappho, 5 : «Evening Star » (Dawn Upshaw et le London Sinfonietta, dir. E.-P. Salonen).

23 janvier 2010

Sur les quais

Photo de quai de gare pour le week-end ; moi, je reste à quai - je tâche de profiter de ce que j'ai ici.


La gare de l'Est vue de la rue Lafayette, Paris, janvier 2007.

Demain le p'tit Plume aura un an et demi ; tout les jours il se transforme. C'est parfaitement normal et c'est parfaitement magique.

Le Plume vous salue bien.

boîtier Pentax MZ-10, film Fuji Superia 200, zoom SMC Pentax-F 35-80mm f:4-5.6.

22 janvier 2010

Sonate pour violoncelle

Un vendredi soir d'hiver, à la fin d'une semaine où l'on n'a pas été des plus efficace, et c'est le moins qu'on puisse dire, où il semble que non seulement on n'arrive à pas grand chose pour le moment, mais qu'on n'y arrivera pas après : c'est un jour à écouter des sonates pour violoncelle et piano.

Ça tombe bien, j'en ai reçu il y a peu : je me suis trouvé un album rassemblant des œuvres, pour ces instruments, de deux grands compositeurs français de la toute fin du XIXe siècle : Gabriel Fauré et Henri Duparc. Duparc est moins connu que Fauré pour une raison simple : frappé par la neurasthénie, comme on disait alors (on parlerait de dépression chronique aujourd'hui), il a cessé de composer très jeune et une bonne partie de ses œuvres ont sans doute été détruites. Il a cependant laissé une sonate pour violoncelle et piano, dont les notes initiales me font venir des images de bords de mer à marée basse.


Louannec (22), le mouillage de Nantouar à mi-marée, 17 juillet 2009.

Le mouvement s'anime ensuite pour devenir une danse rapide, où la phrase du violoncelle est d'abord portée puis débordée par un piano de plus en plus rude, avant que le thème initial ne reviennent rétablir le calme. Suit un mouvement lent central très court, presque incongru entre les deux mouvements vifs : un interlude, comme le titre l'indique mais d'avantage plaintif que ludique. Le troisième mouvement repart directement dans le vif du sujet, franchement rude, avec des accents de chanson de carabin ; mais ce thème alterne avec des passages extrêmement contrastés, à vous déboussoler l'auditeur, avant de venir buter sur une coda en forme de point final.

C'est très beau ; pas 100% jovial il faut bien le dire... On est fin janvier, hein, ça n'est ni noël, ni le carnaval : on est là pour tâcher de passer l'hiver, pas pour rigoler.

Bon week-end à tous !

Le Plume vous salue bien.

P.S. : pour changer d'ambiance, j'attire votre attention sur le somptueux haiku (ou presque) de langue anglaise que j'ai pondu mercredi pendant que je séchais après mon trajet en scooter sous une pluie glacée.

Boîtier Pentax K1000, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Henri Duparc, sonate pour piano et violoncelle, par Anssi Kartunnen (violoncelle) et Tuija Hakkila (piano), CD Saphir Productions (2005).

Rappel : cliquer sur l'icône de la pochette de disque pour accéder à la page Deezer de l'album.

21 janvier 2010

Percussions

En image et en musique :


Rue de Beauregard, Paris, juin 2008.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier miniature Asahi Pentax Auto 110, film Fujicolor 200, objectif Pentax-110 24mm f:2.8.

Bartók, Béla, sonate pour deux pianos et percussions Sz.110, par Jean-François Heisser et Georges Pludermacher (pianos), Guy-Joël Cipriani et Gérard Perotin (percussions).

20 janvier 2010

Gaffes, bévues et boulettes (Boston Edition)

Bon : ce que la politique américaine n'intéressent ni de près ni de loin sont dispensés de lire cette note : il ne s'agira (presque) que de ça.

Donc, le parti démocrate a perdu hier un siège au sénat des États-unis qu'il détenait depuis des lustres et dont le titulaire depuis 1958, Ted Kennedy, était mort l'été dernier (j'en avais dis quelques mots ici). C'est un revers sérieux pour plusieurs raisons : d'abord, le parti républicain était donné comme mourant dans le Nord-Est : le nombre de représentants et de sénateurs républicains avait fondu comme neige au soleil depuis une dizaine d'année ; ce n'était donc pas là qu'on attendait une contre-attaque. Ensuite, le Massachusetts est considéré (largement à tort) comme l'un des États les plus à gauche du pays - essentiellement parce qu'il avait été le seul à voter pour le candidat démocrate à la présidentielle de 1972, le plutôt gauchiste McGovern, ce qui date un peu il faut bien le dire ; plus récemment, il avait donné 19% d'avance à Obama contre McCain - bref, les démocrates s'y croyaient en terre plus qu'hospitalière.

L'autre raison pour laquelle la chose n'est pas prise à la légère, c'est qu'elle a des conséquences immédiates sur le plan législatif : les règles de procédure du sénat font qu'il est possible d'empêcher la mise au vote d'un texte avec 40 voix sur 100. Les sénateurs démocrates étaient jusque là 60, ce qui les mettaient à l'abri de cette menace (connue sous le joli nom de filibuster) - au prix toutefois d'un pouvoir de nuisance considérable pour les plus centristes des sénateurs démocrates, à même de décider de la vie ou de la mort d'un texte de loi. On repasse maintenant à une majorité de 59, insuffisante donc pour parer aux filibusters... Or, des textes de lois importants et très polémiques sont en court de débat, en particulier la fameuse loi sur la réforme due l'assurance-maladie : autant dire que, dans sa forme actuelle, ce texte est mort et enterré.

Une défaite inattendue jusqu'à ces derniers jours, donc, et lourde de conséquences. Que c'est-il passé ? C'est en fait une véritable guirlande d'erreurs et de coïncidences malheureuses qui s'est construite autour de ce vote.


Boston vu de la baie, juillet 2001.

Commençons par le commencement : la mort de Kennedy survient au plus mauvais moment pour les démocrates car on veut boucler au plus vite la réforme de l'assurance-maladie, le dernier grand projet de Ted Kennedy (et le premier de Barack Obama). Le remplacement d'un sénateur décédé ou démissionnaire dépend des lois de l'État qu'il représente ; par défaut, le gouverneur de l'État est chargé de nommer un remplaçant jusqu'aux prochaines élections générales. En l'occurrence, la loi du Massachusetts avait été changé en 2004 afin d'éviter que le gouverneur de l'époque (le républicain Mitt Romney) ne nomme un remplaçant à John Kerry au cas où il gagne l'élection présidentielle - il ne l'a pas gagnée, mais la loi est restée : le siège doit rester vacant jusqu'à une élection spéciale organisée dans les six mois suivant la vacance. Le Parlement de l'État s'est donc réuni en urgence afin de changer de nouveau la loi pour permettre au gouverneur (qui est cette fois le démocrate Deval Patrick) de nommer un remplaçant en attendant cette élection spéciale.

Évidemment, ce genre de changement des règles du jeu énerve l'électeur ; mais on pensait pouvoir boucler le travail sur l'assurance-maladie avant noël - l'élection spéciale aurait alors eu lieu dans le sillage de ce succès, montrant implicitement que la fin justifiait les moyens. Mais voilà : le travail législatif est lent, très lent - Mark Twain disait qu'il y a deux choses que le public ne devrait pas voir : comment on fabrique les saucisses et comment on écrit les lois. Bref, l'élection sénatoriale n'est pas dans un contexte de victoire mais de discussions de marchands de tapis : le sénat a voté un texte ; la chambre des représentants un autre : il faudrait donc maintenant les « réconcilié » pour que les deux chambres votent un texte unique. C'est donc un moment de tensions exacerbées, motivant en particulier les opposants... Timing loupé.

Ensuite : les primaires démocrates ont produit une candidate médiocre, par défaut : quelqu'un qui ne fâchait personne sans vraiment plaire à grand monde. Comble de malchance, persuadée que la victoire à la primaire équivalait à une victoire à l'élection générale, Martha Coakley n'a pratiquement pas fait campagne, ou très mal, en accumulant les gaffes et sans soulever l'enthousiasme. Pendant ce temps, Scott Brown était porté par la vague d'opposition à la réforme de l'assurance-maladie (opposition qui mériterait qu'on en dise plus long : une autre fois peut-être), lui permettant de faire une campagne dynamique, par ailleurs très bien menée.

Enfin : les démocrates (à Washington comme à Boston) n'ont pas vu le coup venir. Les premiers sondages défavorables sont apparus tard, et venaient de sondeurs réputés plutôt favorables aux républicains : on n'en a pas tenu compte. L'ampleur des dégâts n'est apparu que dix jours avant le vote, bien trop tard pour relancer une campagne qui roupillait tranquillement. Du coup les tentatives de dernière minute ont été vues comme des gesticulations désespérées ; n'a pas aidé le fait que, dès la veille du scrutin, les démocrates de Washington et de Boston aient commencé à s'envoyer la vaisselle à la figure sur le thème « à qui la faute »...

Moralité : pour perdre une élection, rien de tel que de surestimer les éléments favorables du contexte et sous-estimer les autres ; de ne pas faire campagne ou pas assez ; par ailleurs, de se choisir un candidat ou une candidate qui ne tienne pas la route, en se disant qu'il présente bien et que ça suffira comme ça. Bref : ils auraient dû étudier les campagnes de Jospin et de Royal en 2002 et 2007...

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10, film Kodak Gold 200.

The Bee Gees, Massachusetts, 1967 (non, le chanteur Robin Gibb n'a rien à voir avec le porte-parole de la Maison blanche Robert Gibbs !).

19 janvier 2010

Le mois au deux visages

On le savait, bien sûr, que les jours allaient rallonger - mais au fond, en était-on bien sûr ? Il y a toujours un doute...


Phoenix renaissant de ses cendres peut-être (ou bien seulement un colibri).
Détail d'une figurine amérindienne de bison en pierre polie.

En tout cas : le soleil ne s'éteindra pas encore cette année, c'est flagrant maintenant. Plus qu'à passer l'hiver et on sera tiré d'affaire.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4, bague Asahi Pentax Macro Extension Set K n°3.

Johann Jakob Froberger (1616-1667), Toccata n°16 (Blandine Verlet, clavecin, 2000).

18 janvier 2010

À la fenêtre

Nous voilà à la période de l'année qui ne donne pas envie de regarder par la fenêtre. Ni de prendre des photos d'ailleurs ; à part bien sûr des photos de l'adorable bambin, mais celles-là je nous les garde. Pas grave, des photos on en prendra au printemps.

Le cas échéant on peut quand même prendre des photos par la fenêtre, mais à condition de la garder fermer.


Une fenêtre, vue de ma fenêtre, 25 décembre 2009.

En attendant je continue de l'ouvrir (sur les présentes pages) ; j'ignore l'actualité autant que je peux, tout en restant dûment sur-informé ; je jongle avec la fatigue ; je m'ébahis devant le bambin ; j'écoute de la musique, un peu ; je travaille dans la mesure du possible ; j'abuse du point-virgule de temps en temps ; bref : tout va bien.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax 300mm f:4,doubleur de focale Hoya HR-7.

17 janvier 2010

Une lucarne un peu rétro

Parmi les activités du week-end : afin de dissuader le petit Plume de s'en prendre à nos ordinateurs, ressortir d'un fond de placard un vieux Mac portable, pas rallumé depuis des années. Remarque n°1 : c'est robuste, ces animaux-là : redémarrage du premier coup, sans le moindre soucis. Remarque n°2 : c'est vraiment robuste puisqu'il marchait encore après cette séance de « travail ».


Macintosh PowerBook Duo 210, hier après-midi.

En tout cas, le petit bonhomme assis au bureau de sa maman, face à son ordinateur, avec un stylo rouge dans une main et compulsant de l'autre un épais volume théorique, ça valait son pesant de cacahouètes.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-A 28mm f:2.8 ; conversion N&B en post-processing.

16 janvier 2010

Nocturne

Le jour ayant eu une panne d'oreiller aujourd'hui, une photo nocturne et une musique du même tonneau, ça parait raisonnable. La photo était prise au dessus des voies de la gare de l'Est du côté de la rue de l'Aqueduc dont le pont métallique est visible sur la gauche de la photo&nbs;; on distingue derrière les croisillon de béton de celui de la rue Lafayette. À gauche, ce doit bien être les arrières de l'hôpital Fernand Widal - je ne faisais que passer de toute façon, en promenade avec poussette et appareil photo.


Du côté de la rue de l'Aqueduc, Paris 10e, 8 novembre 2009.

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La musique, c'est l'élégie pour cor et piano de Francis Poulenc ; je me fais une petite fixette sur le cor, ces jours-ci. Mais là c'est du cor d'harmonie, pas du cor naturel.

À propos de cor, il y en a dans les quelques CD que je viens de me commander - quatre disques, harmonieusement répartis du XVIIIe au XXIe. J'en recauserai quand je les aurai.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Pro800Z, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Francis Poulenc, élégie pour cor et piano, 1957.

15 janvier 2010

Lampe-tempête

De la neige il ne reste que des photos. Les flocons posés sur la lampe-tempête avaient peu de chances de passer l'hiver, redoux ou pas.


À nos fenêtre, samedi dernier.

Avouons-le : tenir un weblog quotidien tient parfois du pari stupide. En des temps où tout le monde parle à la fois, est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux se taire ? Et puis : je suis vanné, moi.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-M, zoom SMC Pentax-DAL 1:3.5-5.6 18-55mm AL.

Philip Glass, Quatuor à corde n°2 « Company », interprété par le Kronos Quartet.

14 janvier 2010

Silence

(Sans paroles.)


Lucca, Italie, février 1994.

Le Plume vous salue bien.

Appareil Canon compact 24×36.

Maurice Ravel, Deux mélodies hébraïques, 1 : Kaddisch, transposition pour violoncelle, Henri Demarquette (violoncelle) et Brigitte Engerer (piano).

12 janvier 2010

Musique encore

La musique de chambre pour violoncelle et piano de Camille Saint-Saens avait accompagné la rédaction de mon mémoire de master. N'empêche : c'est un disque que j'aime toujours écouter.


Valenciennes, octobre 2009 : fouilles d'un atelier de fondeurs du XVIIe siècle.

La neige tombe sur l'Ouest de la France, bientôt ce sera sur nous. Contrairement aux gouttes de pluie les flocons tombent individuellement, distinctement ; comme des notes, un peu.

Le plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

Camille Saint-Saens, suite pour violoncelle et piano op. 16b (l'opus 16 est pour violoncelle et orchestre), par Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel, CD Harmonia Mundi HMC 901962 (2007).

11 janvier 2010

Faire les cuivres

Les cuivres, c'est cette famille d'instruments à vent où un son produit par la vibration des lèvres est transmis par une embouchure à un tube dans lequel il résonne - tube généralement fait d'alliage métallique, laiton ou maillechort. D'où il ressort que tout instrument à vent en cuivre n'est pas un cuivre, et inversement.

Les cuivres font parties des nombreux instruments dont je regrette de ne pas savoir jouer. Ensemble qui en définitive contient la quasi totalité des instruments, à l'exception toutefois des quelques uns dont je joue très mal. Ça n'empêche que j'aime bien écouter et regarder des gens qui en jouent.


Un orchestre de cuivres au bord du canal Saint-Martin, Paris 10e, octobre 2009.

Déjà, ce qui est marrant avec les cuivres, c'est leur variété : taille, forme, couleur, manière de jouer... Il y en a des quantités invraisemblables. Cf. photo : à part une trompette et un sousaphone, je ne saurais même pas identifier les instruments dont il s'agit. Des variétés de tubas, pour sûr - mais allez savoir.

Le problème des cuivres c'est qu'on ne peut pas faire résonner toutes les notes dans un même tube. Donc, de deux choses l'une : soit on se contente de faire les notes disponibles avec le tube qu'on a (c'est ce qu'on fait avec le cor de chasse ou la trompette de cavalerie), soit on fait varier la longueur du tube. Là encore, deux possibilités : l'étirer carrément (le trombone, avec sa coulisse), soit faire passer l'air par des sortes de dérivations qui prolongent le circuit, au moyen de pistons ou tout autre dispositif équivalent. On fait ça pour la plupart des cuivres d'aujourd'hui, trompettes, cors d'harmonie ou tubas.

Je m'étais parfois demandé comment les trompettistes pouvaient produire toutes les notes avec trois pistons ; la réponse est toute bête : on ne fait pas ; en fait, on n'essaye même pas. Les notes, on les fait avec la bouche ; les pistons servent seulement à ajuster l'instrument aux notes qui ne passeraient pas avec l'instrument, puisque comme on a dit plus haut un cuivre naturel ne résonne qu'avec certaines notes, les harmoniques de la note fondamentale de l'instrument. Donc avec les pistons on bouche les trous de la gamme, et voilà.

Tout ça pour dire que j'écoute ces jours-ci de la musique joué au cor naturel : le trio pour violon, piano et cor de Brahms (op. 40). Rien n'empêche de faire de la musique avec un instrument qui n'a pas toutes les notes de la gamme chromatique : du moment que le compositeur le sait (et Brahms a semble-t-il pratiqué le cor naturel, au moins en privé) et ne demande pas l'impossible à l'instrumentiste. D'où d'ailleurs la tonalité de mi♭ majeur, comme trois des quatre concertos pour cor de Mozart : une gamme dont toutes les notes soient disponibles, de préférence. C'est nostalgique, comme peut l'être le cor, chantant, savant et simple à la fois.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H.

Johannes Brahms, trio pour cor, violon et piano op. 40.

09 janvier 2010

Froid, neige, jambalaya, musique, amitié

C'est toujours l'hiver, je suis en mesure de le confirmer. D'après mes sources, cela pourrait durer jusqu'au 21 mars mais ces informations demandent à être vérifiées et recoupées.


Les toits d'à côté, ce midi.

Cependant, à la maison, bien au chaud, avec de la cuisine de Louisiane, des amis qui ont le courage de se déplacer, une galette des rois, un peu de musique, causer, citer Fawlty Towers dans le texte, etc. - eh bien, ça passerait plutôt bien, tout ça. On en deviendrait presque indulgent avec les tapages nocturnes du coin et autres emmerdements ponctuels.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4.

08 janvier 2010

Casa

(Sans paroles.)


Valenciennes, octobre 2009.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

Philip Glass, Etoile Polaire (North Star).

07 janvier 2010

Albédo

Rien de tel qu'un ciel clair et une petite couche de neige pour renvoyer vers les cieux le peu de chaleur du soleil de janvier. L'albédo a encore frappé.


Passage Bourgoin, Paris 13e, ce midi.

En d'autres termes, ça caillait sec.

Le Plume vous salue bien.

06 janvier 2010

Réalités hivernales

Je confirme ce que je disais hier : en deux-roues on se les gèle.


Des deux-roues garés pour l'hiver (dernier), décembre 2008.

À part ça et de grosses dents qui poussent dans une petite mâchoire, tout va bien.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax K1000, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

Franz Schubert, Winterreise, IX : « Gefrorene Tränen » (« voyage d'hiver : les larmes gelées ») par Christoph Prégardien et Andreas Staier).

05 janvier 2010

Rêves de printemps

Pas de doute  c'est l'hiver encore aux confins du boulevard périphérique ; et pas seulement là. Mangeons donc des chocolats en rêvant au printemps.


31 décembre 2009, rue Jean-Antoine de Baïf, Paris 13e.

Chocolat ou pas, il faut reconnaître : les trajets en scooter, ces jours-ci, ça pique un peu. Pas de verglas toutefois, sauf pour les ministres en exercice.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

Franz Schubert, Winterreise, IX : « Frühlingstraum » (Christoph Prégardien, Andreas Staier).

04 janvier 2010

Flot

Comme prévu, le courant de flot, la marée montante de l'activité, n'ont pas attendu l'épiphanie pour se montrer. Ça vout vaut une entrée laconique mais néanmoins illustrée.


Nantes, ponton d'attente de l'écluse du port de l'Erdre.

Autre réapparition : mon Canon Ixus 400voulait bien prendre des photos ce soir. Va comprendre.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

The Waterboys, « Song from the End of the World » Room to Toam, 1990.

03 janvier 2010

Accélération probable

La semaine dernière, les couloirs de l'université, c'était ça :


Halle aux farine, 31 décembre 2009.

À partir de demain, ça devrait être nettement moins désertique, et notre charge de travail, nettement plus intense, j'ai bien peur.

Pour conclure cette saison des fêtes nous sommes allé relâcher le sapin de noël dans la nature. Plus exactement au « point dépose sapin » (apposez, apposez, il en restera toujours quelque chose) du square Saint-Laurent, à côté de l'église du même nom - au bout de mon boulevard, quoi. Je suis sûr qu'il y sera bien.

Le Plume vous salue bien.

02 janvier 2010

Résolutions ?

Une bonne résolution de début d'année : ranger mon bureau avant la reprise du travail. Mais dans la mesure où l'échéance approche, la chose ne me parait pas entièrement bien partie.


Passage Briare, Paris 9e, 26 décembre 2009.

Le Petit Plume pour sa part semble avoir pris comme résolution de s'intéresser aux légumes : il a passé une demi-heure a pousser le bac à légume du réfrigérateur à travers l'appartement, avant de brandir fièrement deux poireaux et de les utiliser successivement comme canes, armes blanches, piolets, etc.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-M, zoom SMC Pentax-DAL 1:3.5-5.6 18-55mm AL.

Erik Satie, Menus propos enfantins, 1 : Chant guerrier du roi des haricots.

01 janvier 2010

Capodanno

Très bonne année 2010 à tous !


Baie de Perros (Côtes d'Armor), août 2009.

Tiens, au fait, on est le 01/01/10. 010110 en binaire ça fait 22. Ça prouve bien.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif 135mm f:3.5.