26 mai 2008

Memorial Day

Aujourd'hui, Memorial Day aux États-Unis : un jour du souvenir pour tous les soldats morts au combat.


Arlington National Cemetary, décembre 2005.

Il me semble qu'on peut, sans militarisme particulier (et j'en suis loin), être impressionné par le cimetière militaire d'Arlington, par exemple, et même avoir du respect pour ça.

En France, le peuple et l'armée ne se comprennent plus depuis longtemps - depuis l'« étrange défaite » de 1940, au moins ; peut-être même depuis l'impensable boucherie de 14-18. De là date, on le sait, l'anti-militarisme viscéral de la majeure partie du corps enseignant, ces instits qui dans les villages ont vu leurs anciens élèves partir pour ne pas revenir ou qui, mobilisés comme capitaines, envoyaient à leur supérieur la liste de leurs morts. C'était trop ; quelque chose s'est cassé qui n'a jamais été réparé.

L'expérience américaine est différente. Ce qui peut à l'occasion laisser la place au militarisme le plus sot, évidemment ; mais ce qui permet, aussi, et plus souvent, de considérer la force armée comme un bras de l'État, et de blâmer le cas échéant ceux qui s'en servent plutôt que le bras lui-même.

En plus, Memorial Day, ça fait un week-end prolongé !

Le Plume vous salue bien.

2 commentaires:

Myriam a dit…

Lequel week-end prolongé permet de se remettre des fêtes d'anniversaire avec gâteau au chocolat, wter balloons dans le jardin, pinata et duels à l'épée. C'est effectivement une bonne idée, tiens !

Nicolas a dit…

Yep, cette relation (très différente) entre le peuple et l'armée américaine est intéressante à voir. Outre Memorial Day, on peut citer la (les ?) "GI Bill", les associations d'aide aus soldats, etc...