07 juillet 2007

Ma fonderie de Ruelle

Semaine de folie la semaine dernière, pic de boulot et décrue sensible du nombre de personnes disponibles pour le faire. Ça s'est terminé hier soir par des tentatives de démélage de fibres optiques par dizaines qui tentaient de m'empêcher d'installer un nouvel équipement à l'emplacement prévu à cet effet. Au risque de tou péter, suivant le sain principe qui veut que l'on ne se lance pas dans une manip' à risque à 17h un vendredi soir. Après tout, les principes sont là pour être transgressés.

Maintenant, un peu de repos - et retour à mes chères études !


Ruelle-sur-Touvre (Charente), la fonderie vu du pont de la route de Limoges, juillet 2006.

Eh oui : il faut que je parvienne à jeter sur le papier le résultat de mes recherches. La connaissance que l'on se donne d'un sujet historique forme un objet multidimensionnel, fait de connexions multiples entre éléments récoltés dans l'ensemble des sources. De ce volume, il faut extraire un écrit, quelque chose d'essentiellement linéaire - même si la ligne de l'écrit se répartit sur la surface des pages et dans le volume d'un ouvrage. Il s'agit donc d'un parcours de l'objet historique - et tout parcours est fait de choix.

Finalement, la difficulté principale est de se convaincre (et de rester convaincu) qu'il n'y a pas de solution idéale au problème, que de multiples solutions se vallent plus ou moins - et que par conséquent toute solution qui permet d'avancer est acceptable, tant qu'elle n'est pas totalement absurde.

Au travail, donc !

Le Plume vous salue bien.

05 juillet 2007

Avec ou sans fil

Me voilà jusqu'au cou dans un dépouillement d'appel d'offre un peu compliqué : il s'agit d'évaluer des catalogues de produits qui devraient nous permettre de construire le futur réseau wifi de l'université.

Rien à voir évidemment avec la réalisation d'un réseau sans fil pour soi tout seul chez soi : dans le cas d'un réseau d'établissement, il faut que l'on puisse ocnfigurer des dizaines, voire des centaines de bornes sans avoir à refaire autant de fois les mêmes manipulations ; il faut que les bornes ajustent automatiquement leur puissance en fonction du taux de couverture ; que différents niveaux de sécurité soient disponible en focntion des besoins des différentes population, avec un cloisonnement raisonnable... Du coup, on se retrouve face à des offres compliquées, certaines très voisinnes et d'autres complètement séparées, à faire des calculs d'apothicaire en fonction de tel ou tel scénario...


Les restes de notre ancienne salle-machines, Jussieu, 28 juin dernier.

Évidemment, dans ce genre d'environnement, le sans fil ne peut entièrement remplacer le réseau filaire, ne serait-ce que parce qu'il y aurait une trop grande densité de connexions pour qu'un débit convenable soit maintenu...

Sinon, la photo ne représente bien sûr pas l'état normal d'un câblage Ethernet. Les câbles arrivent sur des platines qui étaient élégament fixées dans une armoire technique - armoire technique qui a quité les lieux pour cause de déménagement. Et comme on s'est rendu compte après coup que l'on avait encore besoin de quelques raccordements entre câbles bleus et câbles gris, il a fallu que je m'y retrouve dans ce fouillis.

Heureusement, 36 ans d'expérience et de pratique du foutoir intensif sont derrière moi pour me faciliter la tâche !

Le Plume vous salue bien.

04 juillet 2007

Canard (temps de)

Temps de canard, temps de canard... Et les foulques ? Et les poules d'eau ? Et les grèbes ? Sans parler des plongeons, des oies, et de tous les échassiers. Eux aussi, ça leur convient plutôt bien, cette météo. Même si, avec ce froid, une mauvaise grippe est vite arrivée, quand on est aviaire.


Une famille de foulques, étang de Saclay, 19 juin 2007.

À part ça, cet été ne se présente pas si mal - au cas où il y ait un été un de ces jours, je veux dire.

Le Plume vous salue bien.

03 juillet 2007

Canaux

À l'autre bout de la « banane bleue » : Amsterdam et ses canaux, un tout petit monde qui ouvre sur le grand. Même si du point de vue portuaire, Rotterdam, la vieille rivale de Zuid Holland, a gagné la partie, Amsterdam est à la fois un petit joyau d'Europe et une métropole moderne et dynamique. Comme Bergame, finalement.


Keizersgracht, Amsterdam, 30 otobre 2006.

Après tout, faute d'été, autant se consoler avec de belles lumières d'automne... Le déménagement des derniers équipements restant dans l'immeuble où était logés nos services centraux jusqu'à la semaine dernière a nécessité des plastiques en grands nombres pour couvrir un chariot rempli d'équipements de haute technologie à l'étanchétité non garantie...

Mieux vaut penser à Amsterdam. Ou à un bain de pieds dans la Mer morte.

Le Plume vous salue bien.

02 juillet 2007

Bergame

Un autre coin où la main de l'homme a clairement mis le pied, et de manière on ne peut plus constante et assidue : Bergame, Bèrgamo, avec l'accent sur le e et non sur le a comme je le pensais. Bergame, où le dénivelé vient souligner le contraste entre la ville haute médiévale et la ville basse contemporaine - j'en ai souvent parlé ici, mais ça n'est pas une raison pour ne pas en remettre une couche.


Bergame vu du haut du funiculaire, juillet 2005.

Et de la ville haute surgissent les élévations des tours, campaniles, chœurs et clochers : souvenir maçonnés des rudes conflits qui agitaient l'oligarchie citadine à une époque où nos contrées ne connaissaient guère le phénomène urbain...

Vers le Nord, les routes des cols alpins et du grand commerce médiéval. Au Sud, c'est déjà la plaine, celle qui court entre Alpes et Apenin, de Turin à Venise et Ravenne. Au dessus, une grue de chantier : une ville sans travaux, ce ne serait plus vraiment une ville.

Le Plume vous salue bien.

01 juillet 2007

Dolmen

Continuons la promenade dans ma petite photothèque. Hier, c'était une estacade de bois dans une vallée d'Indre-et-Loire ; aujourd'hui, du béton armé sur une colline de Haute-Saône. Logique, non ?


La chapelle Notre-Dame-du-haut à Ronchamp (Haute-Saône), 13 juillet 2005.

Je l'avais dit à l'époque : j'aime ce bâtiment. Autant l'église Notre-Dame de Royan, qui date de la même époque, est une abomination, autant cette réalisation-là est une réussite : n'est pas Le Corbusier qui veut. J'ajoute que, contrairement à de nombreuses réalisations plus récentes dont l'esthétique est d'avantage concue pour la couverture d'Architecture Aujourd'hui que pour le visiteur ou l'usager, ce bâtiment-ci est plus beau en vrai qu'en photo.

Ça n'empêche pas une certaine incongruité : l'emplacement de la chapelle avait été choisi pour sa proximité des mines de houille qui faisait de ce petit coin de Franche-Comté, entre Lure et Giromagny, un mix bien particulier de ruralité et d'industrie minière. Le projet est rempli des espoirs de refondation du catholicisme qui caractérisent les années cinquante et soixante, avec l'ouverture sur le monde ouvrier justement, la place faite au cérémonies en plein air, etc. Que reste-t-il de tout cela ? Rien, ou pas grand chose. L'Église catholique, ayant sacrifié les formes liturgiques sur l'autel de la modernité, est tout naturellement entrée en réaction sur le fond ; elle enn est toujours là. Quant aux mines de charbon, voilà bien longtemps qu'elles ont fermé.

Il en reste un édifice très beau et très inutile, comme un dolmen du XXe siècle. Ça tombe bien, j'aime bien les dolmens.

Le Plume vous salue bien.

30 juin 2007

Photographie

Récupéré aujourd'hui une vingtaine d'agrandissements : petit à petit, je me constitue ainsi une petite photothèque au format 18×27 cm - dix ans de photos, à peu de chose près. Ça ne rajeunit personne mais, bon, vu que je me suis découvert un cheveu blanc ce matin, il faudra bien que je m'y fasse. Enfin, le cheveux, je préfère le qualifier de blond - compte tenu de la couleur de ses voisins, la différence est largement rhétorique.

Les photos que j'ai faites agrandir sont principalement des photos que vous avez déjà vu ici. Les exceptions à la règle sont souvent des clichés dont j'avais utisé une version voisine prise avec l'appareil numérique. C'est le cas de celle-ci, par exemple :


La Vienne en aval de Chinon, 24 août 2006.

J'avais utilisé ici une image du même endroit prise avec mon brave petit Canon Ixus 400 ; la définition et la luminosité de celle-ci est tout de même bien meilleure. Encore heureux, en un sens : autrement, la vente de boitiers réflex serait une vaste escroquerie.

On ne me fera pas dire de mal de l'Ixus 400. C'est un appareil qui m'a redonné goût à la photo, peut-être le meilleur compromis possible entre l'encombrement et la qualité des clichés. Je n'aime pas les appareil plus petits : je trouve qu'on ne les a pas bien en main. L'Ixus 400 est extrêmement maniable et prend des photos correctes dans une large plages de situations, y compris en lumière faible et sans flash, comme je le pratique régulièrement en archive. Il va d'ailleurs doucement vers ses 11.000 clichés en un peu plus de trois ans.

Avec le boîtier Pentax (un MZ-10 acheté au Japon en 1998), c'est un tout autre jeu. Ne serait-ce que parce que de vrais objectifs font une sacrée différence : même avec les meilleurs lentilles qui soit, un objectif de 18 mm de diamètre ne peut pas donner la même chose qu'une lentille de 49 mm...

Pour autant, un bon appareil ne fait pas automatiquement de bonnes photos. J'ai eu pendant des années des résultats décevants, pour cause de pellicules inadaptées et de développements à l'eau de vaisselle par les défuntes boutiques FNAC service. J'utilise maintenant un labo photo digne de ce nom (négatif+, pour ne pas le nommer) et je fais de plus en plus mumuse avec différents types de pellicules en fonction des situations, surtout depuis que j'ai testé la subtile Fuji Pro400H - c'était à l'occasion de photos en musée prises pour le compte d'une amie plasticienne.

Prochain essai : la Reala 100, toujours en Fuji, qui devrait me rendre de bons et loyaux services dans les fortes lumières de la mer morte et autres régions circonvoisines. J'en ai pris cinq rouleaux : vous n'avez pas fini d'en entendre parler.

Le Plume vous salue bien.

29 juin 2007

Thank God it's Friday

Bon : vu la semaine passée, sans autre commentaire, une photo de gare, pour les grands départs - celle de Kyoto, tiens, qui se pose un peu là.


Gare de Kyoto, août 1998.

Pour le moment, de grand départ, point : juste un week end, qui commence par une soirée à Istanbul entre amis, au cœur de Paris - un autocar de choristes turcs débarqués dans le restaurant de même nationalité où nous mangions des grillades...

De grand départ, pour le moment, point. Mais cependant : dans trois semaines à Jérusalem !

Le Plume vous salue bien.

28 juin 2007

Portuaire

J'étais insoucieux de tous les équipages
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages
Les fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Sur le fleuve Delaware, un cargo au mouillage attend quelque chose - la renverse de la marée, un fax de l'agent de la compagnie à Philadelphie ou qu'un poste à quai se libère à Camden.


Philadelphie, décembre 2006.

En aval, le trafic ne faiblit pas sur le Walt Whitman Bridge. La mer est encore loin : au large de Cape May, il faudra doubler l'épave de l'Atlantus, troisième vapeur de la flotte d'urgence construite à la fin de la première guerre mondiale, en béton. En béton, oui : l'acier manquait. Et ça flottait ! Enfin, ça a flotté.

L'Atlantus a été lancé en décembre 1918, un peu tard pour servir à ravitailler les armées du général Pershing ; a transporté du charbon en Nouvelle-Angleterre ; était en 1926 condamné à devenir un brise-lame à l'entrée de la baie du Delaware lorsqu'à l'occasion d'une tempête il a échappé à ce destin pour devenir plutôt récif.

Le Plume vous salue bien.

Références : Arthur Rimbaud, Le bateau ivre, 2e strophe ; Connie Considine Kelly, Concrete Ships, Printing Express, North Cape May (NJ), 2004.

Une note à lire en écoutant : Franz Schubert, Fantaisie en do majeur, D.934, interprété par Szymon Goldberg et Radu Lupu.

27 juin 2007

Paris Rive Gauche

Pendant que la pseudo-ministre à l'enseignement supérieur essaye de bricoler une réforme des universités dont personne ne veut mais qui a été conçue dans ses moindres détails par un président qui ne comprend rien à la question, je m'affaire parmi tant d'autre à déménager une université, une vraie. Ce fameux déménagement, initié par le président d'avant qui n'y connaissait rien du tout non plus.

Une chose est sure : qu'il y ait 20 ou 60 membres au conseil d'administration est le cadet de nos soucis. À ceci près que, compte tenu du mode d'élection des membres des conseils (scrutins de listes au plus fort reste), plus l'effectif est restreint et plus le conseil risque d'être totalement hétérogène et sans majorité claire...


Rue Jean Fautrier, Paris 13e, 21 juin 2007.

En attendant, on court partout : le déménagement concerne les gens qui déménagent, évidemment, mais aussi certains labos qui restent en place, pour cause de changement aux infrastructures des réseaux voix et données. Ça donne l'occasion d'explorer les recoins du 13e, par exemple, avec quelques cartons de téléphones Cisco sous le bras !

Demain, fin du vidage du site temporaire où nous avions à grand peine installé nos service centraux il y a trois ans. Il faudra débrancher des centaines de cordons de brassage, démonter et récupérer le matériel actif réseau qui avait été installé à cet effet. Faire et défaire...

Le Plume vous salue bien.

26 juin 2007

Galerie parisienne

Le nouveau terminal de Roissy est baptisé galerie parisienne - curieux, parce que vu de loin, il n'a l'air ni d'une galerie, ni parisienne. Plutôt quelque chose comme « la palissade de chantier singaporéenne » je trouve...


Roissy, terminaux E/F, vers 18h30 ce soir. Un tout petit bout de la fameuse galerie est visible au fond, entre les autoroutes. Bon, en fait, on la voit pas vraiment. Mais c'est pas très grave.

J'étais donc à Roissy ce soir, passé prendre un vieux frère en exil, de retour par chez nous pour quelques jours. Et je suis revenu à la maison, quelle aventure. Sur l'autoradio, les pièces pour piano de Percy Grainger, un peu bastringue mais tellement sympa - Tchaïkovski transposé pour les saloons enfumés, ne tirez pas sur le pianiste.

Pas mauvaise, la journée, finalement.

Le Plume vous salue bien.

25 juin 2007

Embiellement

Aujourd'hui, un peu d'histoire des technique, tiens. Par exemple : qu'est-ce que le moteur à vapeur et le moteur à explosion ont en commun et qu'est-ce qui les sépare ?

Facile, me direz-vous. Ce sont tous les deux des moteurs mais il y en a un qui fonctionne avec de la vapeur et l'autre avec des explosions. ça n'est pas faux - mais ça n'est pas tout à fait ce que je voulais dire. Disons la chose un peu différemment : la machine à vapeur est, du début du XVIIIe siècle à la fin du XIXe, la seule manière pratique de produire de l'énergie mécanique au moyen d'un combustible. Produire de manière durable et contrôlable, disons - parce que les explosifs, on connaissait depuis longtemps. Le moteur à explosion apparaît à la fin du XIXe siècle et on le trouve maintenant partout, de la tronçonneuse aux superpétroliers. Alors, comment se développe le deuxième, par rapport à la tradition représentée par le premier ? Quelles conséquences ont les différences pratiques entre les deux ?


Bielles et cylindres de la locomotive 030 TA 628 de la Cité du train de Mulhouse, Paris, juillet 2003.

Je pourrais tenir une heure là-dessus, au moins - ça tombe bien, ça fera partie du cours que je dois donner l'an prochain. La réponse à la première question ferait sans doute intervenir les étranges moteurs à air chaud qui firent la joie des inventeurs de la deuxième moitié du XIXe. Quant à la deuxième, une réponse possible se trouve sur la photo ci-dessus : la vapeur permet une transmission « souple » de l'énergie, efficace à tous les régimes - plus efficace à petite vitesse, d'ailleurs, l'inertie du piston et des bielles étant défavorable aux régimes élevés. Le moteur à explosion (ou plutôt à combustion interne) dépend de la dynamique propre à la combustion du mélange dans le cylindre : il n'est donc réellement efficace qu'aux rythmes qui lui conviennent, donc dans une certaine plage de régime.

Du coup, alors que le piston des machines à vapeur peut être directement reliés aux roues motrices d'une locomotive, il est difficile d'en faire autant avec un moteur à explosion. Essayez de démarrer une voiture sans débrayer, vous verrez.

Donc : un véhicule à moteur à explosion, ce n'est pas seulement un moteur sur des roues - ce qu'est essentiellement une locomotive à vapeur : c'est tout un système de transmission avec embrayage et boite de vitesse, organes composés de pièces innombrables qui doivent toutes être parfaitement usinées. Pas si simple.

Voilà. J'aurais contribué à l'instruction publique - ou, à défaut, à la lutte contre l'insomnie.

Le Plume vous salue bien.

24 juin 2007

Drôle d'oiseau

En cette période de l'année, les grèbes nagent mais ne volent guère. On repère par contre dans le ciel du Hurepoix de bien étranges volatiles - pas de ceux dont les dépouilles bavaroises défraient la chronique, toutefois.


Au dessus de l'étang de Saclay, mardi dernier.

Le week end s'achève. Je l'aurai passé tout entier à tenter de me transformer en crapaud. On ne dirait pas, mais c'est très fatiguant, comme passe-temps. Je rassure les âmes sensible : à l'heure où je vous parle, cette transformation est extrêmement partielle. Mais on y travaille.

Le Plume vous salue bien.

23 juin 2007

Coin coin

Aujourd'hui, pas grand chose. Vanné, bon à rien - tout juste réussi à aller récupérer un rouleau de photo au labo et à faire deux ou trois courses. Sinon : essayer de récuperer, jambes en coton et cerveau en sauce blanche. Un pauvre canard, tiens.


Grèbe huppé sur l'étang de Saclay, mardi dernier.

Coïncidence curieuse : la moitié Ouest de l'étang est une réserve ornithologique mais c'est sur l'autre moitié que l'on voyait grèbes et foulques l'autre jour. Pas fichus de lire une carte, ces volatiles.

Et : Oui, je sais, les grèbes ne font pas plus « coin coin » que vous et moi - sans doute moins que moi, d'ailleurs.

Le Plume vous salue bien.

22 juin 2007

À la pêche au son

Ce n'est pas parce que je ne célèbre pas la fête de la musique que je n'en écoute pas ; ce n'est pas parce que j'écoute à l'occasion une sonate de Schubert que je ne me délecte pas de vieille pop de derrière les fagots.

Un sport que j'aime bien : aller à la pèche aux vieux tubes des années 80 - de préférence ceux que je connaissais par cœur ou presque sans en connaître le titre ou l'interprète...


Étang de Saclay, mardi dernier.

Parmi les trouvailles du jour : Who Can It Be Now, par Men at Work, Jump de Van Halen, Take My Breath Away par Berlin, Call Me (Blondie), Bette Davis Eyes (Kim Carnes)...

Il y a aussi les tempo hip hop d'Herbie Hancock dans Rock It, la rengaine entêtante de Pop Corn, les rhapsodies déjantées de Falco (Rock Me Amadeus, Der Komissar)... Et bien sûr, un vrai fils des Eighties se doit de se rappeler la petite bande dessinée qui ornait le dos de la pochette du 45t de Kim Wilde, Cambodia.

Ce soir, c'était soirée discomobile chez les Plume !

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : Daniel Balavoine, Lipstick polychrome.

21 juin 2007

Zizique

Suivant une tradition bien établie, pour la fête de la musique, je reste à la maisonà l'abri de mon double vitrage. Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai : je suis allé gagner mon pain à la sueur de mon front, et ce sur trois sites différents de mon université bien-aimée (celle qui m'emploie, pas celle où j'étudie). J'ajoute que dès le milieu de l'après-midi, le franchissement de la place Denfert-Rochereau était rendue délicate par l'installation du légendaire podium Ricard... Mais la fête de la musique étant devenue, à paris surtout, une fête du bruit, lequel n'est pas une denrée rare dans le secteur, je m'en dispense, merci bien.


Avant le concert, Grands Moulins de Paris, vers 18h.

Ceci dit, si tu ne vas pas à la fête de la musique, la fête de la musique viendra-t-à toi : une petite formation classique se produisait sous la fenêtre de mon bureau, dans la cours intérieur des grands Moulins. Je l'ai loupé, d'ailleurs : j'étais occupé à former un collègue qui passe un concours très bientôt. De toute façon, d'après ce que j'ai entendu, la programmation était de bric et de broc, Marseillaise comprise : pas loupé grand chose. Seul regret : il y avait une harpe ; j'aime bien regarder jouer de la harpe.

Le Plume vous salue bien.

20 juin 2007

Pierre en fleur

L'étang de Saclay est coupé par unne chaussée en deux moitiées plus ou moins égale, chaussée qu'emprunte la route nationale 448 qui relie Versaille à Orsay, via le carrefour du Christ de Saclay, qui forme le centre de ce petit désert francilien. Au sommet de cette chaussée, une construction dont il faudrait savoir l'histoire et la fonction - une sorte de moulin sans doute.

À droite de la route en venant de Saclay, face à la petite maison susdite, un petit promontoire en pierre de taille. Accrochées à la paroi, des petites fleurs mauves et blanches, qui se détachent contre l'eau vertes quelques mètres plus bas.


Étang de Saclay, hier après-midi.

Si je devais me donner une raison pour faire de la photo, c'est que ça me donne prétexte à m'arrêter au bord d'une route nationale et à contempler des fleurs minuscules et sans doute banales.

Tout autre regard : je retrouve un livre que j'avais lu en bibliothèque il y a longtemps déjà - c'était à l'ancienne bibliothèque nationale, rue Richelieu : La Vieillesse d'Alexandre, essai sur quelques états du vers français récent, de Jacques Roubaud, publié en 1978 chez Maspéro. Depuis cette lecture j'avais regretté que ce livre ne soit plus édité, ignorant qu'en 2000 les éditions Ivrea avaient comblé cette lacune. Il s'agit d'un panorama de la poésie française depuis 1870 du point de vue de la métrique, et de ce point de vue seulement. Pas parce qu'il est le seul qui compte, mais pour combler un manque face à la dictature de l'affect qui régit la perception usuelle de la poésie aujourd'hui.

Rien à voir justement avec l'alexandrin dont il est principalement question dans ce bouquin (rien ? À voir !) - un poème de Rimbaud que j'aime depuis longtemps.

On a faim dans la chambrée -
C’est vrai...
Émanations, explosions,
Un génie : Je suis le gruère !
Lefèbvre : Keller !
Le génie : Je suis le Brie !
Les soldats coupent sur leur pain :
C’est la vie !
Le génie : - Je suis le Roquefort !
- Ça s’ra not’ mort...
- Je suis le gruère
Et le brie... etc...
 
VALSE  
On nous a joints, Lefebvre et moi... etc...

Le Plume vous salue bien.

19 juin 2007

Pastorale

C'était quelque part en Ile-de-France - entre le réacteur expérimental du CEA et le centre d'essais des propulseurs de l'armée. Là, près d'une ancienne ferme, les blés presque mûrs ondulent avec le vent.


Ferme d'Origny, Saclay, cet après-midi.

Un peu plus loin, sur l'étang, grèbes huppés et foulques nagent en famille. J'ai mes appareils photos, un peu de temps entre une formation sur des équipements wifi et le retour au boulot : photos, photos !

Retour pénible : embouteillages sous un ciel de plomb. Et ce soir, alors que j'étais ressorti chercher quelques victuailles, la pluie, en gouttes énormes, comme ces orages du soir en Afrique de l'Ouest - l'orage qui en quelques minutes remplissait d'eau la cour de l'école de Ségou où nous logions.

J'espère que sur le plateau de Saclay l'orage n'a pas fait verser le blé.

Le Plume vous salue bien.

18 juin 2007

Métropolitain

Le métro de Washington (D.C.) est spacieux, confortable et climatisé. Ses stations sont vastes et plutôt commodes ; c'est un moyen rapide et efficace de se déplacer dans la ville.

Il est d'ailleurs largement utilisé par les nombreux touristes américains qui visitent leur capitale fédérale, sans doute pour avoir le plaisir de rendre visite à leur argent : Washington n'est pas une collectivité territoriale et n'a pas de budget propre ; les infrastructures sont donc financées directement pas l'État fédéral.


La station Dupont Circle, sur la ligne rouge du métro de Washington, décembre 2005.

Le métro de Paris (France), et sa ligne 4 en particulier, sont étriqués, vieillots et absolument pas climatisés. En rentrant tout à l'heure, dans une rame plutôt moins bondée que d'habitude pourtant, j'ai cru que j'allais devoir descendre et continuer à pied tellement il faisait chaud. Autant les rames automatiques de la ligne 14 sont plutôt agréables, autant les boites à chaussures à roulettes qui se traînent entre les portes d'Orléans et de Clignancourt sont des catastrophes.

On nous parle de réduire la place de la voiture ; je veux bien, mais encore faut-il pouvoir se déplacer autrement sans y laisser sa santé. La ligne 14 a été la seule amélioration des transports publics pour Paris intra-muros* depuis fort longtemps, et pendant ce temps les usagers des autres lignes souffrent dans du matériel hors d'âge...

M'en fous : demain, je prends la tuture, na. Faut dire que je dois aller suivre une formation dans une zone industrielle perdue entre Versailles et Jouy-en-Josas, où le transport en commun est encore une vue de l'esprit. Je dois du coup trancher des dilemnes cornéliens : périph ou voies sur berges ? A13, N12 ou N118 ? Ô rage, ô désespoir...

D'un autre côté, j'aurais la clim'.

Le Plume vous salue bien.

* Le tramway des maréchaux est bien joli mais, construit qu'il est à l'emplacement exact des anciennes fortifications, peut-on vraiment le considérer comme intra muros ?

17 juin 2007

Petit rayon de soleil, tout de même

Ouverture ce matin du bureau de vote où j'officiait : mon assesseur suppléant venait de recevoir les réultats d'un sondage, auquel il avait du mal à croire : le PS pouvait espérer 185 députés, cinquante de mieux que les estimations réalisées au soir du premier tour. Et pourtant...

Pas de raison pour autant de faire la danse de la victoire : l'UMP était largement surreprésentée dans l'assemblée sortante, élue au lendemain du K.O. du 21 avril, et revient à un effectif de députés plus conforme à son poids politique - et largement suffisant pour faire de belles âneries. Le PS se maintient et progresse dans l'Ouest de la France, comme il l'a fait régulièrement pendant ces vingt dernières années.


Canal Saint-Martin, septembre 2006.

Ceci dit, par les temps qui courrent, un rayon de soleil est toujours bon à prendre !

Petit plaisir du jour : contrôler l'identité d'un ministre en exercice.

Le Plume vous salue bien.

16 juin 2007

Grisaille

Un tercet anonyme conservé par les Grandes Chroniques de France (cité à la fin du tome 1 de l'Histoire de la France rurale) :

L'an mille trois cent quatorze et quatre
Sans vendanger et sans blé battre
A fait Dieux le chiez temps abattre.

Faut bien le dire : depuis le 7 mai dernier, la météo est carrément toute pourrie. Et je doute que ça s'arrange d'ici lundi, même si unne éclaircie relative n'est pas impossible... Bref : aujourd'hui, photo grise pour jour de grisaille.


Crépuscule à Pise, février 1994.

Sinon : fatigue. La journée d'hier n'était pourtant pas mauvaise, vu que j'avais réussi à faire la majeure partie de ce que je devais absolument faire avant-hier. Mais là, aujourd'hui, fini, plus rien dans les jambes, le coton complet. Et j'ai un mémoire à écrire, moi...

Et demain : bureau de vote. Youpi. J'aurais sans doute à faire parapher le registre à notre garde des sceaux qu'on a ces temps-ci. Ça me gêne moins que la perspective d'avoir à serrer la main de la mythomane complète qui représente l'UMP dans notre cinquième circonscription de Paris - celle-là même qui avait les honneurs du Canard pour les soutiens immaginaires qu'elle s'octroyait et pour l'annonce d'un meeting tout aussi imaginaire avec la garde des sceaux susdite...

Allez, c'est pas tout ça, mais demain matin, il fera tôt !

Le Plume vous salue bien.

15 juin 2007

En couleurs

J'avais l'autre jour acheté des crayons de couleurs - des beaux, Faber-Castell et tout. En théorie pour d'éventuels plans à joindre à mon mémoire ; en fait pour faire joujou avec les couleurs, gribouiller sur des bouts de papier tout en pensant à autre chose.

Je suis passé à la bibliothèque nationale aujourd'hui et j'ai acheté un livre sur les couleurs. Philip Ball, Histoire vivante des couleurs, 5 000 ans de peinture racontée par les pigments, Hazan, 2005 [Penguin, 2001]. Je n'en ai pas beaucoup plus besoin que de mes crayons de couleurs, même si on devrait avoir une journée de séminaire consacrée à ça l'an prochain, mais ça m'a fait envie, toutes ces couleurs.


Dans la volière, zoo de San Diego, août 2003.

L'inroduction du bouquin est un peu décevante, et la traduction est, comme souvent, lamentable. Mais qu'importe, il y a plein de petits morceaux de savoir coloré à récupérer là dedans.

Tiens, ça me rappelle les Histoires comme ça de Kipling, avec le Serpent-Python-Bicolore-de-Rocher et le Great, Grey-Green, Greasy Limpopo River, all set about with fever-trees.

Et puis : l'arrivée des couleurs dans la grisaille de Berlin dans le film de Wenders ; Sonia Delaunay et la Prose du transsibérien de Cendrars ; les grès rouges de Red Rock Canyon, tout près de Las Vegas ; ma boîte de pastel gras pour les cours d'arts plastiques au lycée ; la panoplie du petit chimiste : mauve du permanganate de potassium, bleu turquoise du sulfate de cuivre, l'hélianthine qui vire au rouge...

Le Plume vous salue bien.

14 juin 2007

Recoins

Beaucoup de boulot ces jours-ci, dans une atmosphère chaude et poisseuse, berk, berk, berk. Y compris des allers-et-retours à Jussieu ; le vélo c'est idéal par ce temps. Et ça permet de revoir le campus universitaire le plus moche de France, et peut-être du monde...

Mais je dois le reconnaître : certains coins peu fréquentés ne manquent pas de chien, à force de crasse.


Jussieu, un local réseau non rénové, hier après-midi.

Une citation de circonstance :

- Mon enfant, c'est bien lourd pour vous ce que vous portez là.
Cosette leva la tête et répondit :
- Oui, monsieur.

Victor Hugo, Les Misérables, 2e partie, livre 3, chapitre VII.

Bon, au moins, dans ce local-là il n'y a pas juste derrière la baie technique un trou donnant en chute libre jusqu'au sous-sol.

Le Plume vous salue bien.

13 juin 2007

Orages désirés

En plus de trois ans d'existence, il est difficile pour un weblog, fût-il de bonne tenue, de ne pas radoter un tout petit peu. Tout ça pour dire que je m'apprête à râler sur un truc contre quoi j'ai sûrement déjà râlé dans le passé : l'utilisation à toutes les sauces et à contre-emploi du terme « romantique ».

Oui : j'ai beau me dire que le langage, les mots évoluent, je trouve insupportable qu'on qualifie de romantique du sentimentalisme mièvre et sucroté. Le romantisme, c'est le moment où les structures collectives anciennes s'effondrent et laissent l'individu seul avec ses passions - passions amoureuses le cas échéant, mais pas forcément : c'est l'affirmation du Je dans toute sa violence, créatrice ou destructrice. Les nous de la société d'Ancien Régime sont dépassés, annulés, ordres ou corporations : le Je peut prendre toute la place.


Grands Moulins de Paris, ce soir, vers 19h.

Le romantisme, c'est : Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie ! Et, au paragraphe suivant :

La nuit, lorsque l'aquilon ébranlait ma chaumière, que les pluies tombaient en torrent sur mon toit, qu'à travers ma fenêtre je voyais la lune sillonner les nuages amoncelés, comme un pâle vaisseau qui laboure les vagues, il me semblait que la vie redoublait au fond de mon coeur, que j'aurais eu la puissance de créer des mondes.

Châteaubriand, René

Évidemment, la phrase suivante, c'est Ah ! si j'avais pu faire partager à une autre les transports que j'éprouvais ! Mais bon, je n'ai jamais dit que le romantisme ne parlait pas d'amour, juste qu'il ne parlait pas que de ça, et sûrement pas avec des petites fleurs roses partout sur les pages.

Ce qui vous vaut cette péroraison, c'est que précisément, d'orage, on en a eu un beau ce soir. Pluie, vent, tonnerre, ciel d'encre derrière les toîts des Grands Moulins de Paris... Et, preuve s'il en fallait des affinités du romantisme avec l'orage : comme ambiance musicale, un concerto de Brahms, ça collait bien avec la météo.

Demain, il faudra se bagarrer avec des câblages pas terminés et des adresses IP rebelles. Je me demande quelle musique il faudrait pour ce genre de galère.

Le Plume vous salue bien.

12 juin 2007

En musique, toujours

Rachmaninov, Rhapsodie sur un thème de Paganini. La musique de chambre est d'un abord plus facile pour moi que la musique d'orchestre pour le moment, mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer. En plus, Rachmaninov, à qui Stravinsky reprochait son conformisme, est finalement parfaitement déjanté.


Philadelphie, le Business District vu des environs de City Hall.

La rhapsodie en question est sur le principe du thème et des variations, un peu comme la célèbre sonate pour piano de Mozart qi se termine par la marche turque. Un petit air assez classique et plutôt léger, quelques variations savantes... Et puis tout fout le camp : à la septième variation, un Dies Irae solennel fait irruption avec ses gros sabot, et ce n'est plus le même jeu. À moins que le thème de Paganini n'ait lui même été qu'une variation du Dies irae en dentelle virtuose ; la gravité était déjà là mais on ne le savait pas.

Détail amusant, l'extrait le plus connu de l'œuvre (la 18e variation), quelque peu gentillette, est en décalage complet avec le reste de l'œuvre : l'air en est l'image miroir par rapport au milieu de la portée du thème principal, le tout formant une sorte de pose au milieu de cette course-poursuite entre piano et orchestre. Comme quoi : se méfier des morceaux choisis !

Le Plume vous salue bien.

11 juin 2007

Des couleurs et des notes

C'est peut-être une manière de se retirer dans ma tour d'ivoire ; en tout cas, quand je ne fais pas de l'histoire - ni le boulot pour lequel je suis payé, tout de même - je poursuis mon exploration de la musique dite classique.

Pensée profonde du jour : le concerto pour Piano n°2 de Brahms me fait penser à la peinture de Kandinsky. Si ça c'est pas un blog de haute tenue intellectuelle, ça, madame ?


De grosses notes sur une vaste portée : après les moissons, Hautefaye (Dordogne), juillet 2006.

Autre découverte fondamentale : la Fantaisie pour piano et violon en do majeur, de Schubert, c'est nettement plus guilleret que les Lieder du Winterreise, par le même, écrits en 1827 aussi. Avec des réflexions d'une telle profondeur, je vais finir docteur en musicologie, c'est sûr.

Le Plume vous salue bien.

10 juin 2007

Les fins fonds (d'écran)

L'actualité, il vaut mieux ne pas en parler. Des années après son adoption (à l'initiative du gouvernement Jospin, merci M. Jospin), le quinquennat donne enfin sa pleine mesure : un véritable effondrement démocratique, où les seules élections réellement déterminantes pour l'avenir du pays se décident dans l'indifférence générale, effacées par les rodomontades démagogiques de l'élection présidentielle... N'en parlons plus.

Fort opportunément, on me donne un autre sujet de discussion : à savoir, quelle image utilisé-je comme fond d'écran sur l'ordinateur duquel je vous écris présentement.

Oui, je sais, j'ai des icônes en vrac partout ; je vois mal pourquoi je rangerais mieux mon bureau virtuel que mon bureau réel. Et encore, pour faire la capture d'écran, j'ai fermé d'un coup de Windows-M magistral la quinzaine de fenêtres ouvertes qui masquaient totalement ledit fond d'écran...

La photo qui orne l'écran, donc : elle est de moi, bien sûr, prise en 1997 avec l'appareil photo paternel (un boitier réflex Asahi Pentax SP-500 fort bon bien qu'ayant tout juste mon âge), appareil que j'avais emprunté pour mon voyage en Afrique du Sud. J'avais d'ailleurs employé cette image dans une de mes toutes premières entrées de ce weblog, il y a plus de trois ans maintenant...

C'était dans les montagnes qui séparent Petit Karoo et Grand Karoo, les Swartberge ; l'arrière-plan confirme qu'elles sont de couleur plutôt sombre, d'où le nom. Nous nous étions arrêtés quelques instants en haut d'un col pour laisser refroidir le moteur de la jeep Suzuki hors d'âge qui nous servait de moyen de locomotion ; là, comme seule végétation, des champs de protéas sauvages en fleur...

Tel est mon fond d'écran. La coutume étant de transmettre ce genre de corvées à d'autres, j'en appelle à Sappholfaire (histoire de voir si son image de fond a changé depuis la dernière fois que je l'ai vue), à MeryllB qui a sûrement ramené des images compromettantes de son séjour à Hong Kong et à Flivo, que je soupçonne d'être un amateur d'art éclairé (ou rétro-éclairé s'il a un écran plat. Sel est dispensée pour m'avoir elle-même transmis la chose. Avis aux volontaires désignés : si vous ne vous exécutez pas, votre vélo va brûler, votre cafetière produira du thé et votre chat s'enfuira dans le soleil couchant avec la souris du voisin.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : un grand bravo au parti socialiste qui foire royalement le parachutage du ségoliste Malek Boutih du côté d'Angoulême (4e de la Charente) : il arrive troisième derrière le maire UMP d'Angoulême et une candidate socialiste dissidente. Comme lui n'a pas assez de voix pour se maintenir, il faudra bien appeler à voter poure elle... Merci d'avoir joué.

08 juin 2007

South Jersey

C'est vendredi et la semaine a été longue, et la journée encore plus si c'est possible. Alors : laissons causer les images.


Camden, New Jersey, décembre 2006.

Le Plume vous salue bien.

07 juin 2007

Gnossiennes

Avec étonnement, demande la deuxième Gnossienne de Satie à ses interprètes. Les pièces pour piano de Satie : des pièces courtes, une, deux minutes, parfois moins, pas le temps de construire, le monde des années folles va trop vite, il n'y a que le temps de s'étonner. Il invente la lumière électrique, ce monde là, pédale à bicyclette dans les rues, s'élance en voiture, en avion, se photographie, se filme bientôt...

Notre présent qui se croit si rapide est presque immobile par comparaison. Ça devrait nous laisser plus de temps pour réfléchir. À condition de ne pas oublier de s'étonner.


Museum of Natural History, New York, septembre 2004.

Les musiques ne s'annulent pas, ne se succèdent pas comme des règnes - on peut écouter de vastes compositions et de toutes petites pièces pour piano, et tant de choses encore ; des contrepoints savants ou des rythmes robustes... Schubert, Propellerhead, The Who, Paolo Conte, Satie et David Bowie se sont partagé mon temps d'écoute aujourd'hui. Y compris les cinquante secondes de la « valse du chocolat aux amandes ».

Le Plume vous salue bien.

06 juin 2007

Des mots, des mots...

Flashback : Angoulême, dans le petit square derrière Saint-André, sur des bancs de pierre, longues discussions à la lumière des réverbères ; il y avait beaucoup de longues discussions alors. Un pierrot lunaire perché sur une borne et qui parle d'étoiles... On est terriblement sérieux quand on a dix-sept ans.

L'humour vient plus tard, older and wiser. Mais il faut garder trace de ces moments-là, même s'ils étaient trompe-l'œil. Où l'on mettait toute son âme dans un a ou un e, ou dans un livre, ou dans un film.


Angoulême, les arrières de l'église Saint-André (cliché de juin 2004).

Les pierres n'ont pas bougé mais n'ont rien à dire sur la question. Nous, qui causions là, qu'avons nous fait de tous ces mots ? Des portes ouvertes, sûrement, ou des fenêtres ;une envie de savoir et de connecter les savoirs les plus disjoints, philosophie et morceaux de plastique, rouages de forge et protocoles IP... Des choses comme ça.

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : Gerry Rafferty, Baker Street.

05 juin 2007

Dans les collines

Bergame, je vous en avait déjà parlé : le lieu où l'horizontalité absolue de la plaine du Pô vient rencontrer les contreforts des Alpes - et ce, dans la même ville : vastes avenues de la ville basse ou ruelles étroites de la ville haute.

Et si on monte encore un peu, par un petit funiculaire, on peut aller déguster une pâtisserie en regardant les toits de Bergame et les collines alentours. Un peu comme les collines de Toscane, elles procurent une profonde sensation de civilisation, au meilleur sens du terme. L'idée que l'homme y est à l'œuvre depuis des millénaires et qu'il n'est pas si mauvais que ça, finalement, l'homme.


Bergame, juillet 2005.

Je sais : ces derniers jours, mes entrées ressemblent un peu à une pile de prospectus d'agences de voyages qui traîneraient sur une table basse. Mais voilà, la semaine dernière a été un peu rude ; je me considère donc comme convalescent. Et pour ça, les prospectus, c'est l'idéal !

Le Plume vous salue bien.

04 juin 2007

Voyage d'été (indien)

Une autre évasion : à New York pour quelques jours, partir jusqu'au bout de la ligne D du Subway - à Coney Island, tout au bout de Brooklyn : l'authentique Luna Park avec son grand huit, ses dévoreurs de hot dogs, tout le bastringue.

Et puis la plage, et l'océan.


New York, Coney Island, 20 septembre 2004.

Le Plume vous salue bien.

03 juin 2007

Voyage d'été

Quand on a une correspondance entre deux avions, on prend rarement le temps d'aller faire de la marche autour de l'aéroport. À Detroit, ça se comprend ; dans d'autres coins, ça peut valoir la peine.


Les environs de l'aéroport de Kangerlussuaq/Sondre Strömfjord, Groenland, été 1993.

J'avais le temps, il faut dire : douze heures entre le jet qui m'amenait de Copenhague et l'avion à hélice des lignes intérieures qui devait me conduire à ma destination. Et les journées sont longues, en été, à ces lattitudes. Alors, petite marche dans les collines qui dominent le fjord, à la lisière de nulle part. En amont, les rivières déboulent de l'inlandsis tout proche qui illumine les nuages. En aval, 170 km de bras de mer pour rejoindre la baie de Baffin...

Le Plume vous salue bien.

02 juin 2007

Enfonçage de portes ouvertes

Un truc marrant : il est question ces derniers temps d'une « loi sur l'autonomie des universités » - autonomie qui leur avait déjà été accordée par la loi Edgar Faure de 1969, conséquence directe, horresco referens, du mouvement de Mai 1968. Du coup, on entend pérorer journalistes et politiciens qui, de droite comme de gauche, parviennent à se mettre d'accord sur un point : que les universités devraient être libres de choisir leur corps enseignant à leur guise.


Une relique de l'ex-université de Paris (avant 1969), boulevard Raspail.

Ce qu'il y a de marrant là dedans, c'est que c'est déjà le cas, et depuis longtemps. Vu que visiblement tout le monde ne le sait pas, je réexplique - même si d'aucuns parmi mes lecteurs auraient plus de titres à en parler.

Au sein de chaque université et pour chaque discipline, une « commission de spécialiste » est chargée d'évaluer les dossiers des postulants aux divers emplois d'enseignants-chercheurs, d'auditionner ceux qui lui paraissent les plus prometteurs et d'établir un classement des candidats les plus appropriés. C'est ce classement, validé formellement par le conseil d'administration, qui détermine le recrutement.

Ces commissions sont composés d'enseignants-chercheurs de la discipline concernée : s'il s'agit d'élire un maître de conférence, maîtres de conférence et professeurs des universités y siègent ; si c'est d'un poste de professeur qu'il s'agit, seuls les professeurs décident. Les membres de la commission sont pour les deux tiers élus au sein des enseignants-chercheurs de l'établissement, et pour un tiers des membres extérieurs, en postes dans une autre université. Globalement, on ne fait pas franchement plus autonome, comme mode de décision.

Que veut-on changer au juste ? Je ne vois pas trop... À moins bien sûr que les journalistes et politiciens mentionnés plus haut n'aient pas la moindre idée des procédures existantes et s'imaginent que le recrutement du supérieur soit identique à celui du secondaire ; que d'autre part ceux qui savent utilisent cet enfonçage de portes ouvertes comme cache-sexe pour des mesures beaucoup moins consensuelles.

Mais je vois le mal partout...

Le Plume vous salue bien.

01 juin 2007

Avant la pluie, le beau temps

Pour faire exotique, une petite image de Paris par une belle journée de printemps, pour se rappeler qu'il y en a.


Paris, boulevard de Port-Royal, 1er mai 2007.

C'était il y a un mois. Un mois seulement ? Que le ciel a vieilli, en un mois.

Le Plume vous salue bien

31 mai 2007

De tous petits déserts

C'est comme ça dans nos villes : entre nos rues se glissent de tous petits déserts.


La ZAC Rive Gauche vue des Grands Moulins

Il y a aussi de toute petites traversées du désert, des journées qui commencent en retard, essayer de retrouver un état de conscience en écoutant les dernières nouvelles de la démagogie ambiante à la radio - ah, la France de propriétaires, ce vieux fantasme Louis-Philippard...

Et puis, la frustration de ne pouvoir faire plus, mieux et plus vite qu'un historien à plein temps tout en exerçant une autre activité, à plein temps également. Au bout du compte, il n'est pas anormal que mon employeur ait droit à une part substancielle de mon énergie lorsque celle-ci est nécessaire. Une part substancielle de pas grand chose, certes, mais tout de même. Alors il faut s'adapter, changer les projets, froisser des gens peut-être. Pas le choix.

À part ça, ça va.

Le Plume vous salue bien.

Musique : Franz Schubert, « Gute Nacht », lied d'ouverture de Winterreise.

30 mai 2007

En long

Pour
changer
une entrée
toute en longueur
et qui ne nous réchauffe pas.


Ilulissat Isfjord,
Groenland,
été 1993.

Le Plume vous salue bien.

29 mai 2007

Eppur si muove

Pendant ce temps là, aux archives de l'Académie des sciences, de très vieux globes terrestres s'ennuient au fond de la classe et regardent par la fenêtre la pluie qui tombe sur le zinc des toits de Paris.


Institut de France, 30 mars 2007.

Au fait, l'utilisation du zinc est récente - avant, on ne savait pas raffiner son minerai sans qu'il s'évapore et se dépose sous forme de calamine dans les environs, et au passage dans les poumons des fondeurs. Alors, avant, on mettait quoi, sur les toits de Paris ? Eh bien, entre autres, du plomb, en feuille mince, comme le zinc. D'où plombier-zingueur, d'ailleurs. On a arrêté parce que si le zinc soumis à de fortes chaleurs, genre en cas d'incendie, s'évapore, le plomb, lui, fond, ce qui a des conséquences déplaisantes dans les étages inférieurs.

Les toits de paris étaient donc nettement plus foncés autrefois qu'aujourd'hui. Ce sera le factoïde du jour ; merci d'avoir suivi nos émissions.

Le Plume vous salue bien.

28 mai 2007

Château playmobil (suite)

Finalement, le côté château-jouet du fort de Rapallo est plus flagrant vu de la terre que vu de la mer, je trouve.


Rapallo, 6 juillet 2005.

Et si le château est pris d'assaut, c'est par des estivants en maillot de bain dans leurs flamboyants navires de polyvinyle gonflable : les abords du fort sont un des seuls coins de Rapallo où la mer soit accessible au public sans passer par les services d'un plagiste...

Mais n'empêche, l'est-y-pas mignon comme tout ce petit château ? Sans compter qu'un peu de ciel bleu, ça ne peut pas nous faire du mal par ce temps de banlieue de Quimper un dimanche de janvier. Que ceux d'entre vous qui me lisent dans une partie du monde où il fait grand beau trouvent ici l'expression de ma jalousie la plus empressée.

le Plume vous salue bien.

27 mai 2007

Un tout petit Brégançon

Le fort de Brégançon, parait que c'est pas si bien que ça. Moi j'aime mieux celui-ci, de fort, d'abord.


Le fort de Rapallo vu de la mer, juillet 2005.

Déjà, il est tout petit ; ensuite, son emplacement, tout au fond du Golfo Tigullio, rend sa fonction défensive pour le moins hypothétique. Plus proche d'un grand château légo que d'un ouvrage militaire, quoi.

Ça tombe bien, j'aimais bien le château-fort en légos quand j'étais gamin. Les murs étaient jaune vif et en plus on pouvait le déplier pour mettre les petits bonshommes à l'intérieur ; les bonshommes, ils avaient les mêmes casques que dans Monthy Python and the Holy Grail, c'est dire si c'était documenté et tout.

Après, je suis passé aux légos techniques, il y avait le bulldozer, et la voiture avec la boite de vitesse et les pistons qui montaient et descendaient quand on la faisait rouler, ça c'était quelque chose. Et encore après, je montais des circuits électroniques en laissant des traces de fer à souder sur le dessus de mon bureau.

Mais c'est fini, tout ça. Maintenant, fini la rigolade : je mets des switchs et des routeurs dans des armoires techniques, je les relie entre eux par des fils de toutes les couleurs, une fibre optique orange par-ci, un cordon croisé rouge par là, et flûte, je ne trouve plus la brique 1×6 jaune le GBIC SFP LX/LH bleu...

Le Plume vous salue bien.

26 mai 2007

Impression : la forge après l'orage

Juillet dernier ; l'orage était passé sur le Nord de la Dordogne. Le disc-jockey rangeait ce qui, de son matériel, avait survécu à la pluie ; sur les routes de la région, on déblayait les arbres. Mais de l'autre côté de la place du village, les paléométallurgiste polonais n'avait pas cessé de pomper sur le soufflet de leur bas-fourneau expérimental. La pluie s'était calmé, l'heure de « l'ouverture spectaculaire du fourneau » (l'événement était annoncé en ces termes par le programme des réjouissance) approchait.


Etouars (Dordogne), 16 juillet 2006, vers 10h du soir.

À vrai dire, si l'ouverture était spectaculaire, le résultat l'était moins. Au lieu d'une masse de fer plus ou moins pur, les lampes électriques n'ont détecté que quelques vagues refflets métalliques. Le matin même, le haut-fourneau expérimental avait fait à peine mieux que son petit frère en produisant les trois quarts d'un boulet de canon. On ne devient pas maîtres de forge en un jour.

Le Plume vous salue bien.

25 mai 2007

Le ciel sur la tête

Vague sortie de la tannière, aujourd'hui histoire de ne pas sentir le renfermé. Chaleur moite, ambiance tendue sur le Boulevard. Le temps de lire trois BD dans une grande enseigne multimédia ; en ressortant, l'ambiance était passée à ça :


Boulevard de Strasbourg ce soir.

En fait de prendre l'air, j'ai surtout pris l'eau. Et au lieu de sentir le renfermé, sentir le chien mouillé, quel progrès !

Le Plume vous salue bien.

24 mai 2007

Mrs Dalloway, c'est moi

Mrs Dalloway, c'est ce roman d'un jour où, pendant que les restes de l'Angleterre victorienne se délitent à grande vitesse, une riche londonienne s'occupe de la grande affaire du moment : sa grande soirée mondaine. Je ne suis ni riche, ni londonienne, mais malgré tout, hier soir, on recevait. Et comme on avait pas mal de monde (genre : la capacité maximale de notre surface habitable) et que d'autre part on ne fait pas venir les gens pour qu'ils regardent trois cacahouètes rances se battre en duel dans un saladier en plastique, ça représentait un peu de boulot, question organisation.


Vue sur les desserts avec les entrées en arrière-plan.

Aujourd'hui, retour au calme ; retour des meubles à leur place habituelle ; évacuation des cadavres champenois ; et retour à mes pages d'écriture. Un tout petit peu tout petit pe-tit peu...

Un mini-tiramisu pour la route ?

Le Plume vous salue bien.

P.S. spécial copinage : si un jour vous cherchez un traiteur sympa, inventif et super bon : Les doigts à la bouche, marché Saint-Martin, 31 rue du Château d'eau, Paris 10e. Miam.

22 mai 2007

Arpeggione

Pendant les travaux, la musique continue : Schubert encore, pour piano et violoncelle cette fois. Enfin, pour violoncelle... Le disque que j'écoute s'appelle Arpeggione, instrument aujourd'hui disparu, hybride de violoncelle et de guitare, et y figure notamment la sonate pour arpeggione et piano D.821 - composée par Schubert vers la fin de sa vie pour un instrument appelé à disparaitre.

Le disque est enregistré par une violonceliste, Anne Gastinel, et une pianiste, Claire Désert, la fille d'une documentaliste de mon ancien lycée d'ailleurs - ça a été en partie la raison de mon choix, il faut bien le dire. Choix que je ne regrette pas, d'ailleurs : j'écoute la sonate Arpeggione en boucle ces jours derniers ; la sonatine pour violon et piano en ré majeur D.384, transposée ici pour violoncelle, est tout à fait sympathique aussi. Les morceaux qui complètent le disque, transpositions de Lieder, ne sont pas tous convaincants, mais comme Schubert n'a pas eu la bonne idée de faire assez de morceaux pour piano et violoncelle pour remplir un CD, il faut bien faire avec.

Allez, retour à l'eau salée de l'Atlantique Nord :


Penobscot Bay, Maine, juillet 2000.

Eh oui : l'Atlantique Nord mais de l'autre côté... Cette photo est de Madame Plume, je crois - j'étais trop occupé à hisser je ne sais quelle voile de la goëlette sur laquelle des amis prévenants nous avaient fait embarquer pour l'après midi.

Le Plume vous salue bien.

21 mai 2007

D'eau douce

Il n'y a pas que l'eau salée dans la vie, j'en conviens. Un peu d'eau douce (et plutôt fraîche, je pense) pour se désaltérer :


Andermatt, canton d'Uri, Suisse, juillet 2005.

Derrière le torrent, à flanc de montagne, les voies du Glacier-Express zigzaguent d'un tunnel à l'autre. Il est passé par ici ; il repassera par là ! À l'ouest, la Furkapass et les sources du Rhône ; à l'est, l'Oberalppass et les sources du Rhin. Les sources de l'Inn, affluent du Danube, c'est quelques dizaines de kilomètres plus loin.

Le Plume vous salue bien.

20 mai 2007

Et la mer ?

Je passe mes journées à écrire sur des gens qui fabriquaient des canons de marine sans avoir jamais vu la mer. Et du coup, ça fait un moment que je ne l'ai vue, la mer.


Mouette rieuse sur l'estran, Louannec, août 2005.

Pour compenser, j'ai mes photos. Et pour identifier les oiseaux qui s'y trouvent, le guide ornitho à portée de la main - pour changer aussi de Conserving The Enlightment (J. Langins, MIT Press, 2004) ou Deux siècles de constructions et de chantiers navals (dir. Ch. Villain-Gandossi, CTHS, 2002). Deux siècles : voilà précisément le temps que je n'ai pas devant moi. Et ça vous fait rire ?

Le Plume vous salue bien.

19 mai 2007

Allegro ma non troppo

Rédaction, toujours. Réévaluation des objectifs aussi. Les paris stupides ont leurs limites ; je tiens à boucler ce travail mais pas en y laissant ma santé, mentale et physique.


La porte de Pignerol à Briançon, juillet 2005.

Le Plume vous salue bien.

18 mai 2007

Auf dem Flusse

Les pages se hâtent avec lenteur, le mémoire s'écrit. Lentement, lentement, beaucoup trop lentement. Ne pas oublier de prendre le temps malgré tout, le temps des amis, de se dire que le monde ne va pas si mal, et puis même s'il ne va pas bien, on l'avait bien dit, ah, mais !

Il est trop tard pour retourner à ma table de travail et à mes piles de bouquins. Je m'échappe donc de nouveau pour une promenade dans mes photographies romaines.


Rome, le Ponte Rotto vu du Trastevere, février 2001.

Pour laisser filer son esprit, les fleuves, on a beau dire, c'est pas mal.

Le Plume vous salue bien.

Jusqu'au cou

Rédaction mémoire embrayée stop dans mes notes et mes bouquins jusqu'au cou stop serai un peu laconique dans les jours qui viennent stop.


Bibliothèque de l'école maternelle de la rue Martel.

Ceci dit, ça tient quand même du pari stupide, mon affaire. En terme de délais, je veux dire. En attendant, vive les ponts !

Le Plume vous salue bien.

16 mai 2007

Jaywalking ?

Je me demandais depuis longtemps d'où venait l'expression anglaise jaywalking pour désigner l'action de traverséer la chaussée en dehors des passages prévus à cet effet. La réponse m'est fort opportunément parvenue hier par la poste, sous la forme d'un article dans la revue Technology and Culture :

Peter D. NORTON, « Street Rivals: Jaywalking and the Invention of the Motor Age Street », Technology and Culture, vol. 48, n°2, avril 2007, pp. 331-359.
Fort opportunément parce que je prépare un cours pour l'an prochain qui prend l'automobile comme point de départ pour montrer comment travaille l'historien des techniques ; la question du partage de l'espace et de l'adaptation des infrastructures est une de celles que je compte aborder.


Broadway au niveau de la 125e rue, Manhattan, septembre 2004.
Sur le viaduc, les lignes 1 et 9 du Subway - fort mal nommé dans ce cas.

Détail : il est nécéssaire pour que je donne ce cours que je sois inscrit en thèse et donc, pour cela, que je boucle mon mémoire de M2. Pas si simple... En gros, Il n'y a qu'à l'écrire...

Pour revenir au jaywalker : avant d'être le piéton qui traverse « hors des clous :», il est le badaud imprévisible qui s'arrête, change de direction pour aller écouter un bonimenteur, repart dans un sens ou dans l'autre - comme un geai sur une pelouse, quoi.

Rien à voir donc avec le cri peu gracieux du même oiseau, qui n'est pas sans rappeler le coup de klaxon du yellow cab confronté au piéton imprudent.

Le Plume vous salue bien.