19 février 2008

Sur les pas du chancelier Bacon

L'avantage d'enseigner, c'est qu'on apprend des choses, bien forcé. Cependant qu'une étudiante de mon groupe de T.D. relève le défi de devenir en une semaine une experte sur l'œuvre du philosophe anglais du XVIe siècle Francis Bacon, je suis bien obligé d'en faire autant. Il s'agit, mentionnons-le au passage, de mes T.D. de troisième année, en principe d'histoire des techniques, en fait plutôt d'histoire des idées. Me faire enseigner ça, à moi qui en ai si peu, des idées !

Bref : en 1605, Bacon, qui avait jusque là fait carrière comme conseiller de la reine Elisabeth, récemment décédée, publie Of the Advancement and Proficience of Learning - où, pour caricaturer les choses, il invente la notion de progrès. Ou, pour les simplifier un peu moins, du savoir humain comme processus cumulatif qui permet en retour l'amélioration des conditions de la vie humaine. Ça n'est pas rien, ça, ma bonne dame.


King's Cross, Londres, Novembre 2004.

Deux siècles et quelques années plus tard, en 1808, à quelques kilomètres de Westminster où la carrière de Bacon, avec celle de l'ensemble du Parlement et du roi Jacques Ier, aurait bien pu partir en fumée avec les barils de poudre de Guy Fawke, sur un terrain vague du Nord de Londres, on monte un enclos de planches. On entre pour quelque menue monnaie ; un cirque ? Non : c'est Catch-me-who-can, de Trevithick : la première locomotive à vapeur à faire l'objet d'une démonstration publique, sur une voie ferrée circulaire de quelques centaines de mètres.

En 2004, deux siècles de plus, ou pas loin : à quelques centaines de mètres d'où se dressait l'enclos de Trevithick, le chantier bat son plein : le nouveau terminal Eurostar établit ses quartiers à Saint-Pancras ; tout le système souterrain reliant les gares de King's Cross, de Saint-Pancras, et leur station de métro, doit être refait. Franchissant en tunnel d'abord la Tamise, puis la Manche, le train permet de rejoindre Paris en 2h30 : attrape moi qui peut !

Où voulais-je en venir ? Je n'en sais rien, pour être honnête. Et ça n'a pas la moindre importance.

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : Beethoven, symphonie n°7, 2ème mouvement (Allegretto).

18 février 2008

Sorbonicole

Moi qui n'avais guère mis les pieds à la Sorbonne depuis des lustres, voilà que je vais devoir y aller deux fois cette semaine. Dont une fois pour causer à un séminaire. Oui, encore... Et bien entendu, je ne suis pas prêt.


Le cadran solaire de la Sorbonne, un jour sans soleil (janvier 2008).

Ça devient une habitude : situation grave, mais pas désespéré. Et après, je me calme, c'est promis : tous ces séminaires pour dire ce qu'on compte faire comme thèse, c'est bien joli, mais si on n'a pas une minute pour faire la thèse en question après, on est bien avancé.

Le Plume vous salue bien.

[appareil Voigtländer Bessa 1, film Ilford HP5 (format 120)]

17 février 2008

East Coast

Regardé ce soir le dernier épisode des Soprano - la première des méga-série, finalement. La première saison, nous l'avions regardée sur un magnétoscope, cet objet d'un autre âge, dans un coin du pavillon où vivaient alors des amis, sur le campus d'une prep school des environs de Boston. C'était à l'été 2001. Il y a une éternité, au bas mot.


Boston, environs du New England Aquarium, juillet 2001.

On a fait un bout de chemin depuis. Pas toujours drôle, loin de là ; mais au bout du compte, on a avancé. Il faut croire que les choix qu'on a faits, on ne les a pas si mal faits...

Le Plume vous salue bien.

16 février 2008

De la musique

En vadrouille à La Villette cet après-midi - à la poursuite des lionnes du Creusot et pour tenter de déjouer un vilain coup de mou hivernal...


Cité de la Musique, La Villette, cet après-midi.

Pu capturer quelques jeux d'ombres et de couleur dans les recoin de l'esplanade de la grande halle. Et puis retour.

Et puis de la musique, puisque tel est mon titre : le troisième concerto pour violon de Camille Saint-Saens. Avec les coups d'archet si particuliers d'Itzhak Perlman pour aller au delà du classicisme un peu trop parfait de Saint-Saens. Je me demande si question moral, écouter ça en boucle, c'est ce que je fais de mieux, tiens !

Le Plume vous salue bien.

15 février 2008

Passerelle

Voilà qui est fait : j'ai survécu à cette semaine. Ça n'était pas gagné.. Ça se termine plutôt pas mal, autour de quelques spécialités sechouannaises, dont certaines était servies sur des petits réchauds capables sans aucun doute d'effectuer le gonflage d'une montgolfière de belle taille - à moins qu'ils se contentent de l'incendier.

Bref : une photo de la passerelle des Grands Moulins dont il avait déjà été question ici, et puis au lit !


La passerelle du futur square des Grands Moulins, devant le bâtiment éponyme, la semaine dernière.

Un des architectes du projet m'a parlé d'un astucieux système d'éclairage variable, intégré à la rambarde si j'ai bien compris. Ça devrait être sympa - plus que les lumignons un peu ridicules de la corniche des Grands Moulins, à coup sûr.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film inversible Fuji Provia 400X, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

14 février 2008

Il ne faut pas dire « fontaine »...

Donc : causerie ce midi au séminaire d'histoire des techniques de l'EPHE. J'avais prévenu que mon exposé serait largement improvisé ; afin de tenir parole, j'ai pris soin d'oublier à la maison les notes que j'avais préparées la nuit dernière... Bon : j'avais ma présentation PowerPoint, et mes notes n'étaient pas si lointaines dans ma mémoire. Ça c'est donc très bien passé, je crois. En plus, la discussion qui a suivi m'a réellement fait avancer dans mes réflexions ; c'est quand même le but de la manœuvre.


La fontaine de la rue Vavin, novembre 2007.

Mon exposé parlait essentiellement de la manière de produire de la fonte au tournant des XVIIIe et XIXe siècles ; l'exposé de Jean-François Belhoste qui suivait portait sur les réalisations - et notamment la multiplication du mobilier urbain en fonte, sous forme de fontaines d'abord, plus tard de becs de gaz et d'ornements divers. Tiens, par exemple, il faudra que j'aille prendre en photo les lions de la Villette, jadis en poste à la fontaine du château d'eau, exilés de la place de la République lors de l'édification de la statue du même nom.

En attendant, j'ai un cours à préparer pour demain. Et je n'ai vraiment, vraiment, vraiment pas envie de m'y coller.

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford HP5+ (format 120)]

13 février 2008

Le retour de la fonte qui fond

Avoir deux activités à plein temps, c'est beaucoup plus drôle quand on a un coup de bourre sur les deux au même moment. Demain, donc, je cause de fonte au séminaire d'histoire des techniques de l'École pratique des hautes études ; ça demande un peu de préparation, ces choses-là...


Avenue de l'observatoire, janvier 2008.

Pourquoi cette photo, me direz-vous ? Parce qu'il sera surtout question de fonte décorative dans ce séminaire ? Parce qu'il s'agit d'histoire, et qu'une photo issue d'un appareil relativement ancien est par conséquent appropriée ? Parce que je vais devoir m'aventurer dans le Quartier latin ?

C'est une excellente question et je vous remercie de l'avoir posée.

Le Plume vous salue bien.

[appareil Voigtländer Bessa 1, film Ilford HP5 (format 120)]

12 février 2008

Barge

Sans paroles, ou presque : la barge pétrolière dont je vous parlais hier, avec en arrière-plan le futur centre du design et de la mode.


Port de la Rapéee, jeudi 7 février 2008.

Évidemment, je ne sais toujours pas ce qu'elle venait faire dans le coin. Mais tous ces tuyaux, ces volants, ces cordages - ça valait bien une photo.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film inversible Fuji Provia 400X, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

11 février 2008

Le chant des mariniers

Il faisait gris mercredi dernier - ou plutôt, dans un ciel variable, les nuages s'accumulaient avec constance dès lors que je décapuchonnais mon objectif. Mais, même en gris, je ne me lasse pas du trafic fluvial sur la Seine. C'est comme ça.


Pont Charles de Gaulle, 5 février dernier.

Les barges pétrolières, comme celle-ci (propulsée par un pousseur havrais), on n'en voit pas tant que ça à Paris : la plupart s'arrêtent à Gennevilliers, venues du Havre, de Port-Jérôme ou de Rouen. Celle la poussait une pointe jusque du côté de Bercy, va savoir pourquoi.

Sinon, je sais pas si vous avez remarqué, mais aujourd'hui on était lundi.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film inversible Fuji Provia 400X, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

10 février 2008

La route est droite mais la côte est raide

Pas fait le quart de ce que je devais faire ce week-end. Et que de l'urgent. Pas moyen... Un peu comme à vélo, quand on est au max et que la côte s'accentue encore : ça ne passe plus.


Angoulême, décembre 2007.

Soyons honnête : cette histoire d'avoir deux activités à plein temps, est-ce bien raisonnable ?

Même pas fait de vélo aujourd'hui, tiens.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film inversible Fuji Provia 400X, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

09 février 2008

Paris - Paramaribo - Paris

Récupéré aujourd'hui mes dernières tentatives photographiques ; il y a du pas mauvais là-dedans - il y a du « pourrait être mieux » aussi, mais bon...

Pas mécontent entre autre de mes photos de l'autre jour, en bord de Seine. Je n'aurais pas multiplié les aller-et-retour entre Jussieu et les Grands Moulins pour rien. Pris notamment en photo la future cité de la mode et du design, quai d'Austerlitz - bâtiment dont j'avais vu les esquisses, sans trop réaliser de quoi il retournait ; en fait, il est vraiment comme ça. Et c'est plutôt sympa, je trouve.


Le quai d'Austerlitz vu du port de la Rapée, jeudi dernier.

À l'arrière-plan, derrière le jardin des plantes, émerge un bout de la tour de Jussieu. Finalement, elle est plus jolie quand elle est réduite à un squelette. On devrait peut-être la laisser comme ça.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film inversible Fuji Provia 400X, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

08 février 2008

Le ciel est bleu comme une orange

Ciel tout bleu mais grosses fatigue : j'ai pu achever avec succès mes efforts des jours passés, du côté du campus de Jussieu, mais entre ça et le reste je suis totalement lessivé.


la tour centrale de Jussieu vers 13h aujourd'hui.

Par contre, il faisait beau.

Le Plume vous salue bien.

07 février 2008

Arrondissement

Pour changer des activités de recherche et d'enseignement en histoire, d'une part ; de mon activité d'ingénieur réseau, d'autre part - ce soir, c'était le militant politique qui prenait le dessus. Réunion publique de Bertrand Delanoë et de la liste d'union de la gauche dans le dixième arrondissement de Paris, menée par Rémi Féraud.

Une réunion à l'image de tout ce que cet arrondissement a de sympa : dynamique, décontractés, variée. Plutôt content d'y être allé. Et histoire de mêler plusieurs de mes activités, tout de même : j'y ai pris plein de photos, j'espère qu'il y en aura quelques unes de bonne... Verdict après développement, puisque je travaille à l'ancienne, moi :!


Le dixième arrondissement comme on le vit : faubourg Saint-Denis, samedi dernier, en fin de matinée.

Tiens, au passage, rappelons comment ça marche, pour les élections municipales parisiennes - au cas où il y aurait quelques électeurs mal informés dans mon lectorat, ce dont je doute : on ne vote pas au niveau de Paris, mais par arrondissement. Concernant les fusions de listes au second tour, tout se fait par arrondissement, même s'il y a généralement négociation au niveau parisien ; les règles sont les mêmes à ce sujet au niveau de chaque arrondissement que dans une ville de province. Inutile de dire que les fusions en question se font sur la base des résultats du premier tour et ne se font qu'avec les listes ayant dépassé un certain seuil. Si les khmers verts du quartier pouvaient être en dessous de ce seuil, ce serait la fête.

Une fois le scrutin terminé, les élus sont répartis doublement : dans les conseils d'arrondissements et, pour les premiers de chaque listes, au conseil de Paris. ça se passe à la proportionnelle avec prime au premier arrivé au niveau de chaque arrondissement. Le nombre total de conseillers de Paris d'un parti donné dépend donc du résultat individuel de ses listes dans chaque arrondissements. ce qui peut créer des situations un peu compliquées, où tout se joue dans un ou deux arrondissements-pivots.

Voilà. Sinon, journée surchargée, bien sûr ; mais j'ai tout de même trouver le temps de faire quelques photos. Avec un autre boîtier : verdict quand j'aurais fini cette pellicule-là.

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Fuji Neopan 400 (format 120)]

N.B. : cette photo aurait gagnée à être comme je le souhaitais, avec toute l'arche de la porte Saint-Denis - mais la fin de la pellicule m'a joué un tour pendable... Erreur de débutant !

06 février 2008

Lumière en pots

Il y a des moments où la lumière d'hiver prend du volume, de la substance - en fin de journée, quand elle accuse le coup, fatiguée d'être passé à travers tous les obstacles qu'il y avait sur son chemin. Alors elle traîne un peu et, si on a de la chance, on arrive à la prendre en photo.


Angoulême, décembre 2007.

Si en plus la lumière tombe sur des objets abandonnés dans un coin, derrière le mur du garage par exemple - alors là, je suis prêt à dégueulasser le jean en m'accroupissant par terre pour essayer de saisir ça. Et, une fois de plus, mon boîtier YashicaMat me surprend agréablement, en y parvenant assez bien.

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Fuji Neopan 400 (format 120)]

05 février 2008

Photo ancienne d'aujourd'hui

Récupéré ce soir deux rouleaux de photos noir et blanc, dont les premières que j'aie prises avec mon vénérable Voigtländer Bessa 1. Vous ne couperez donc pas aux niveaux de gris dans les jours qui viennent !


Rue de Tolbiac un jour de grisaille, 24 janvier 2008.

En tout cas, une chose est sure : c'est pas du négatif miniature. 6×9, ça veut dire que chaque image du négatif fait neuf centimètres de large et six de haut : ça commence à faire. Sinon, c'est clair, il y a un côté rétro aux photos prises avec des appareils anciens ; je l'avais noté déjà avec le Semflex, plus récent de quelques années. Dans ce cas d'espèce, la pellicule elle-même, passablement périmée, doit y être pour quelque chose... Mais il y a quelque chose de bien particulier à la manière dont les optiques d'avant 1970 prennent la lumière.

Cette rue parisienne est par contre bien de la cuvée 2007-2008 ; les vélibs le prouvent. C'était devant l'entrée du centre Pierre-Mendès-France ; j'avais amené mes appareils photos pour la dernière séance de mon cours d'histoire des techniques - il fallait bien que j'en prenne une ou deux !

Le Plume vous salue bien.

[appareil Voigtländer Bessa 1, film Ilford HP5 (format 120)]

04 février 2008

Simple comme un coup de fil

Il y a les nouvelles technologies de l'information et de la communication, certes - mais ce n'est pas pour autant qu'à l'occasion, les anciennes technologies du même métal ne nous les brisent pas menu-menu.


Le bon vieux poteau téléphonique, Angoulême, décembre 2007.

Bref, mon gros problème du moment, c'est un déménagement partiel d'une unité sur le site de Jussieu, déménagement pour lequel nous n'avions pas été consultés à l'avance, suite semble-t-il à un malentendu. Et du coup, nous avons tout ce qu'il nous faut sous la main pour faire du réseau informatique à haut débit, mais nous n'avons pas les fils nécessaires pour déplacer à l'identique les postes téléphoniques des utilisateurs concernés. Et, dans la mesure où le déménagement a lieu en ce moment même, leur affecter des numéros complètement différents sur un autre système téléphonique (ce qui règlerait le problème technique) serait un peu dur à avaler. D'autant que les numéros existants sont annoncés sur toutes leurs plaquettes d'information.

On va sûrement trouver une solution. Mais tout de même, c'est un peu vexant de perdre autant de temps pour un problème pareil...

Comme disait l'autre : le bonheur, c'est simple comme un coup de fil !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5, film Fuji Superia 200]

03 février 2008

Der Wanderer

Journée bien sédentaire aujourd'hui - mais bientôt, la saison sera revenue de prendre la route, à la recherche de mes chères archives...


Angoulême, l'église Saint-Ausone vue de la vallée de l'Anguienne, décembre 2007.

Où sont-elles, ces archives ? Certaines sont sans doute à Shrewsbury, dans l'ouest de l'Angleterre ; d'autres, pour sûr, à Nantes ; et puis sans doute à Saint-Amant-Montrond (Cher), à Moulins (Allier), à Alençon (Orne), au Mans, peut-être à Chartres ou à Évreux... Peu probable que j'aille voir tout ça ; mais une bonne partie, il faudrait. Et puis, il y en a pas mal à Paris, aussi - à vingt minutes à pied, en marchant d'un bon pas.

De grosses promenades en perspective, d'archives en archives !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4, film Fuji Superia 200]

Une note à lire en écoutant : Franz Schubert, fantaisie pour piano D760 Wanderer, histoire d'oublier l'hiver.

02 février 2008

Examens, copies, etc.

Jour d'examen aujourd'hui - après avoir essayé les deux, j'aime mieux surveiller que composer. Ensuite, quiter Tolbiac désert (pas foule dans un centre universitaire, à 18h30 un samedi) pour rentrer chez soi. Tâcher de profiter de ce qui reste du week-end.


Rez-de-chaussée du centre Pierre Mendès-France après les examens ce soir.

Ainsi se termine ce rude semestre universitaire. Ou presque : ces copies, il faudra bien que je les corrige...

Soyons honnête : compte tenu du nombre d'inscrits dans cette option, l'épaisseur du paquet est loin d'être intimidante. L'effort prévisible est largement compensé par les remerciements des étudiants, qui me donnent à croire que je n'ai pas perdu mon temps, ni le leur. L'objectif était avant tout d'éveiller leur curiosité ; qui sait, j'y ai peut-être contribué ?

Le Plume vous salue bien.

01 février 2008

Gib

Pour oublier le pas beau temps : un petit coup de Méditerranée, les petites rues et escaliers de Gibraltar : plus on s'approche du sommet du rocher plus se déploie la mer d'Alboran à l'horizon - avec à l'arrière-plan les montagnes du Maroc tout proche, au Sud, et la Sierra Nevada andalouse, à l'Est.


Gibraltar, juin 1992.

Cette photo est tirée d'un négatif au format 110, ce qui explique les bandes vertes pré-exposées. Qui n'apparaissent pas sur les tirages standard : on ne tire que la zone centrale. Mais c'est plus rigolo avec le tout, je trouve.

J'ai fini il y a quelques jours un négatif à ce format, avec le Pentax Auto 110, mais n'ai toujours pas trouvé de labo pour la développer... Pas eu le temps de beaucoup chercher, il faut dire.

Le Plume vous salue bien.

[appareil Kodak Instamatic, film Kodak 100 ASA (format 110)]

31 janvier 2008

Finances

Bon, tout le monde a fait sa phrase célèbre sur les déboires de la Société générale (y compris Ségolène à laquelle personne n'avait rien demandé), c'est donc à mon tour de pousser la chansonnette.


Wall Steet, septembre 2004.

Comme d'habitude lorsque ce genre de question vient sur le devant de la scène, je suis étonné par l'ignorance totale du public (et des journalistes, et des hommes politiques) sur ces questions. La mienne, elle me surprend moins, j'y suis habitué !

Un exemple parmi d'autre. Il est de bon ton, « à gauche », de tempêter sur le poids excessif de la finance. Soit. Mais en même temps, Il est rare que l'on demande une politique d'équilibre strict des comptes publics, voire d'excédents pour rembourser les déficits antérieurs. Soit, là encore : ce n'est pas forcément la priorité absolue. Seulement, voilà : le poids du secteur financier s'explique pour bonne part par les déficits publics : le déficit est transformé en obligations, qui sont vendues sur les marchés et en occupent une bonne part... À noter d'ailleurs que la croissance exponentielle des marchés financiers date des années Reagan, qui sont, malgré le credo conservateur, une période de relance économique par l'explosion de la dépense publique américaine, et du déficit. En quelque sorte, l'offre (obligataire) crée la demande (financière). Si on s'autorise du déficit, on fait grossir le système financier, c'est mécanique.

Maintenant, pas sûr que le problème soit de savoir si c'est bien ou si c'est mal - plutôt, de savoir si ça marche ou pas.

Alors évidemment, et n'en déplaise aux ultra-libéraux, tout ça fonctionne parce qu'il y a des garde-fous pour limiter l'instabilité du système. Par exemple, il y a des règlementations sur le fonctionnement des divers marchés, et sur le fonctionnement des banques, qui par la masse de capital qu'elles représentent jouent un rôle modérateur. Mais bon, on a beau mettre des garde-fous, il y aura toujours des gens pour tomber : dans le cas de la Société générale, c'est ce qui s'est passé. Du coup, la banque a été contrainte de s'auto-sanctionner en vendant à contre-temps les actifs qui avaient été achetés de manière irrégulière, et elle s'est pris une sérieuse saucée. Elle n'avait qu'à mieux tenir sa maison.

Mais pourquoi employés et épargnants sont-ils paniqués comme si on avait annoncé la faillite de la boite ? On en est loin. Simplement, avec des pertes de cet ordre, ce n'est pas seulement du bénéfice qui s'envole, mais bien du capital - du coup, l'action baisse, reflétant ainsi la perte de valeur de la société. De même que si vous avez une maison avec un garage et que le garage brûle, la valeur de votre maison baisse. Et comme en plus ça rend votre maison suspecte en terme de sécurité incendie, la décote va excéder la valeur du regretté garage : c'est pour cela que la capitalisation boursière de la Société générale (la valeur de la totalité des actions) a baissé bien d'avantage que les fameuses pertes « astronomiques ».

Les conséquences pour vous et moi, qui n'avons pas d'action de la SoGé (si vous en avez, vous l'avez dans l'os) : aucune. Nada. Rien. Dans le pire des cas, ça rend la banque vulnérable à une OPA, genre, si c'est les soldes, on achète. Ça, si c'était le cas, ça pourrait causer du tracas au salariés. Et encore.

Bref : comme d'habitude en matière financière, les journalistes se font frémir les poils à brandir des chiffres avec plein de zéros. Et comme quand le journaliste frémit, le politicien s'ébroue, chacun y va de sa petite galipette. E la nave va.

Le Plume vous salue bien.

30 janvier 2008

Shipping

Tiens, un peu d'univers portuaire, ça faisait longtemps...


Copenhague : le terminal containers, août 2007.

Des petites boîtes au format normalisé qui sillonnent le globe : c'est ça la globalisation. Dans les petites boîtes, l'objet de nos achat ou le fruit de notre travail, c'est selon. Des objets exotiques à leur point de départ pour avoir l'ai familier à leur point d'arrivée, ou bien l'inverse... Magique, un container, finalement.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MZ-10, film Fuji Reala 100, zoom SMC Pentax-F 100-300mm 1:4.5-5.6 ]

29 janvier 2008

Jussieu encore

Le plus gros de la journée à Jussieu, à essayer de faire marcher des trucs qui ne marchent pas. Frustrant. Le tout pour des déménagements très temporaires, qui bien sûr en ce qui me concerne demandent autant de boulot que des déménagements définitifs.


Une tranche de Jussieu, hier après-midi.

J'essaye de me motiver pour aller à une assemblée générale de section : en période d'élections, si on se prétend militant, il serait bon de militer. Mais militant, le suis-je encore ? Tiens, j'ai boycotté une assemblée générale syndicale ce midi, pas envie d'entendre le bureau des pleurs des jamais-contents : « La cantine n'est pas bonne, il y a de la poussière dans les couloirs »... Il est vrai que l'engagement syndical ne m'a jamais tenté, pas dans nos structures hyper-protégées en tout cas.

Je suis d'humeur apolitique en ce moment ; si ça n'est pas une honte, moi qui ai toujours dit qu'être apolitique, c'est être de droite ! Ce que je voudrais, c'est être à la maison, ou en voyage, ou dans un dépôt d'archive, ou dans une bibliothèque - pas dans une salle surchauffée et surpeuplée à entendre des banalités sur le système financier. Vu l'actualité, on ne va pas y couper !

Le Plume vous salue bien.

PS (c'est le cas de le dire), 23h50 : bien fait d'y aller. Sympa, motivant. Ces élections, il faut qu'on les gagne, et en plus on peut le faire !

28 janvier 2008

Du côté de Jussieu

Ce n'est pas parce que mon bureau n'y est plus que Jussieu n'existe plus. Étonnant, non ? Afin de me remémorer cette vérité profonde, j'y ai passé pas mal de temps aujourd'hui et j'en repasserai demain : en attendant leur départ, nos unités continuent à bouger d'une barre à l'autre, au gré du jeu de taquin organisé par l'établissement public d'aménagement du campus de Jussieu (EPA, pour les intimes).


Tour de Jussieu, 28 novembre dernier.

Quant à la tour centrale, elle est toujours réduite à son squelette - vertèbres un peu tassées, mais fraîchement repeintes. La fameuse dalle de Jussieu a été, par endroits, totalement supprimée - ce ne fut pas indolore. Ce qui permet de se rappeler que le niveau d'en dessous est bien un rez-de-chaussée et non un sous-sol ; on l'oublierait facilement, en temps normal.

Jussieu ne me manque pas ; mais sa démesure même, si peu fonctionnelle soit-elle, lui donne une place à part dans l'histoire de l'architecture. Même si c'est au chapitre Les erreurs à éviter.

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford FP4+ (120)]

27 janvier 2008

(Dés-)activités

Parmi les activités prévues pour ce week-end : aller me promener pour prendre des photos. Beau temps ; quelques rouleaux à finir sur divers appareils... Résultat de quoi : eh bien, rien, si ce n'est quelques portraits familiaux à l'heure du dîner. Pas envie de sortir, ou le moins possible. Les images attendront que j'aille les chercher. Une autre fois. J'en ai encore en magasin...


Les voies de la gare d'Austerlitz vues du chantier de l'avenue de France, 28 novembre 2007.

Les autres activités prévues ont à peu près suivi le même chemin. Commencer à préparer mes travaux diriger du deuxième semestre ; quelques lectures pour une communication prévue le mois prochain ; des sujets d'examens à préparer (pour samedi)... Tout ça reste à faire. Mais je suis un peu plus en état de le faire qu'il y a trois jour - c'est toujours ça.

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford FP4+ (120)]

26 janvier 2008

Septième jour

...et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite.

(Genèse, 2, 2)

Il avait bien raison, n'empêche. Surtout que je suis sûr que le soir du sixième jour n'avait pas été de tout repos : le bouclage, ça s'arrose.


Angoulême, quartier Saint-Martin, décembre 2007.

Tout ça pour dire qu'à quelques courses près, ce samedi fut passablement sabbatique. Il fallait ça.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Superia 200, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

25 janvier 2008

Il y eut un jour...

Beau temps aujourd'hui ; je n'avais donc aucun appareil photo alors que j'en avais une demi-douzaine sur moi hier, luminosité nulle. Cerveau au ralenti : pas trop en demander. Et il n'y avait plus de pizza à la cantine ce midi, affreux, affreux.


Les bâtiments de la ZAC rive gauche vus du quai de Bercy, 18 décembre 2007.

Et ce soir, une soirée sympa chez des amis (et néanmoins lecteurs de ce weblog, si j'en crois l'onglet qui trainait sur un coin de Firefox). Pas mauvais du tout comme manière de conclure la semaine. Qui fut longue, comme annoncé lundi. Mais pas déplaisante tous comptes faits.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 35mm f:2.8]

24 janvier 2008

Voilà qui est fait

Et voilà - dernier cours du semestre ce matin (j'ai sorti quelques appareils photos relativement anciens, pour l'occasion) ; séminaire ce soir. Dans les augustes bâtiments de l'École militaire, à deux pas des Invalides, tout au bout du champ de Mars. Naturellement.


Cour des Invalides un jour de pluie, mars 2007.

Conclusion numéro un : on ne connaît guère de cet établissement que sa façade ; à l'intérieur, c'est plein comme un œuf, avec des préfabriqués dans tous les sens - comme un vulgaire campus universitaire, quoi.

Conclusion numéro deux : une heure à causer ce matin, pas loin de deux heures ce soir : je commence à avoir la voix qui fatigue. Comment font les gens qui enseignent six ou sept heures dans la journée, voilà la question.

Ah, sinon, ça s'est très bien passé. Tout va bien, et je vais aller me coucher !

Le Plume vous salue bien.

23 janvier 2008

Des canons partout

Bon, je commence à avoir trop de transparents pour ma présentation de demain : ça devrait le faire !


Cour des Invalides, septembre 2007.

Comme disait l'autre : Il y a que'qu'chose qui cloche la d'dans / J'y retourne immédiatement.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Superia 200, objectif SMC Pentax-M 50mm 1:1.4]

22 janvier 2008

En tunnel

Demain et après-demain : dans le tunnel, à fond les mannettes, la communication de jeudi soir en ligne de mire...


Pont de Bercy, 12 novembre 2007.

Je ne serai donc pas très causant par ici. OK : ça va contre ma nature. Mais ma nature causante, je la stocke pour jeudi !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

21 janvier 2008

Lundi

Vous savez quoi ? On est lundi. Monday, Monday, Monday/Must be funny/In a rich man's world....


Port de Bercy, 18 décembre 2007.

En plus de ça, on est le lundi d'une semaine où je dois causer le jeudi (sous les martiales dorures de l'École militaire qui plus est), et où j'ai du mal à avancer la préparation de ladite causerie.

Ou bien, pour dire les choses autrement : c'est encore plus lubdi que d'habitude.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Superia 200, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

20 janvier 2008

Broadway

Voilà ce que c'est d'avoir l'intégrale de CSI (« Les Experts ») en DVD : après Las vegas, je vous fait New York. Jamais été à Miami, désolé.


Time Square, septembre 2004.

New York... Presque scandaleux de n'y être allé qu'une fois, et pas bien longtemps. Il est vrai que j'avais profité de ces quelques jours au maximum... Une ville dont je n'arrive pas à être sûr qu'à y rester plus longtemps je la trouverais insupportable ou m'y sentirais comme un poisson dans l'eau. Impossible de savoir.

New York. New York. La ville qui ne dort jamais, pour un dimanche fatigué.

Le Plume vous salue bien.

19 janvier 2008

D'autres couleurs

Expérimenté avec des amis de passage à Paris la fondue sichuannaise dans un restaurant du voisinage : excellent ; un peu salissant, mais excellent. Et puis, parlé de voyages, de recoins de Louisiane ou de Nevada... Avec ça, souvenirs d'autres couleurs, plus vives certes que celle de l'Øresund...


Red Rock Canyon, Nevada, août 2004.

Je suis donc amené à réviser mon jugement sur les couleurs vives. Surtout au cœur du désert, quand une source surgit au bas des blocs de grès rouge et ocre. Que la verdure s'installe autour de ce précieux liquide. Qu'on descend depuis le bord de la route, retrouver le ruisseau...

Je ferais peut-être un de ces jour une entrée à propos des primaires américaines (les caucus du Nevada avaient lieu aujourd'hui). Un de ces jours ! Pour ce soir, le ciel, les rocher, l'eau et les cotton trees, ça suffira.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MZ-10, film Fuji Superia Xtra 400, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]

18 janvier 2008

Moisson de couleur

Puisque la photo d'hier nous menait en Suède : repenser aux couleurs de l'été scandinave. Il n'y a pas : ce sont ces palettes-là qui me parlent ; les ciels outremer et les eaux turquoise me surprennent ; je peux même trouver ça beau - beau, mais distant, sans que je ressente de connexion directe.

De passage sur l'île de Ven, à mi-chemin du Danemark et de la Suède, sous prétexte d'aller sur les pas de l'astronome danois Tycho Brahé, je me suis retrouvé baigné dans ces demi-teintes de jaune, de vert, de bleu pâle, de gris... J'en ai tiré quelques photos, dont une ou deux donnent une vague idée de ce que je veux dire ; j'en avais donné un exemple peu de temps après mon retour. Une moisson de couleur, en quelque sorte.


Une moissonneuse dans les champs de blé, Ven (Suède), 19 août 2007.

Je sais que mes goûts en matière de couleurs sont loin d'êtres partagés par tous. J'avais montré une de ces images sur un forum de photographie ; un autre participant, italien ou grec il me semble, m'avais longuement expliqué comment corriger cette photo pour obtenir couleurs vives et violents contrastes... Difficile de s'entendre !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax P30t, film Fuji Pro400H, objectif Tamron 135mm f/2.8]

17 janvier 2008

Armement

La chose est entendue : je donnerai, jeudi 24 janvier, une conférence intitulée Ruelle, Forge à canon ou fonderie royale, 1750-1789 dans le cadre du Centre des hautes études d'armements, à l'École militaire. Ça en jette un peu, non ?

Il faut dire que je remplace au pied levé une conférencière qui s'est décommandée ; ma conférence était à l'origine prévue pour le 13 mars... Ne nous voilons pas la face, question préparation, ça va être un peu serré.


Assortiment de boulets de canons sur la place principale d'Helsingborg (Suède), 13 août 2007.

Ceci dit, s'il y en a que ça tente, c'est du côté de La Motte-Piquet-Grenelle. Il faudra juste m'envoyer un e-mail un peu à l'avance pour que les noms soient communiqués au poste de garde...

Le Plume vous salue bien.

16 janvier 2008

Carburant

Avant-dernière séance de mon cours de deuxième année demain, sur l'automobile comme objet d'histoire. Au deuxième semestre, j'ai des travaux dirigés, mais c'est moins de préparation - pour plus de rétribution, d'ailleurs, puisque ce sont des séances de deux heures, mais c'est une autre histoire.

Lors de la séance de la semaine dernière, dont j'ai un peu parlé ici, j'avais évoqué entre autre un composant essentiel du complexe automobile : la production et la distribution de carburant.


Un chaland au mouillage devant le port pétrolier de Genevilliers, Argenteuil, 15 décembre 2007.

La production de carburant est le débouché majeur de l'industrie pétrolière (même s'il est très loin d'être le seul). À ce titre, il n'est pas étonnant que industrie pétrolière et industrie automobile aient connu un développement parallèle : le moteur à essence est rendu possible par l'exploitation des premiers champs pétrolier, en Pennsylvanie et à Bakou ; sa croissance va de pair avec l'industrialisation du raffinage et la découverte de nouveaux gisements ; la massification de l'automobile, après la seconde guerre mondiale, est associée à l'énorme augmentation de l'offre que permet la pleine exploitation des champs pétroliers du Moyen-Orient...

Nous sommes entrés dans une période nouvelle : celle de la diminution des réserves, et par conséquent de l'augmentation inéluctable des prix. On verra bien où ça mène !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

15 janvier 2008

Noir et blanc (et gris)

La grisaille du jour incite à penser en noir et blanc - les couleurs se font bien discrètes. Même si la photo noir et blanc a tout autant que la couleur besoin de lumière.


Place Jussieu, 28 novembre dernier.

Ça tombe plutôt bien - j'ai le Voigtländer à essayer, avec lequel il est difficile d'envisager de faire des photos couleurs.

D'un autre côté, je risque de ne guère pouvoir essayer quoi que ce soit dans les jours qui viennent : j'ai accepté d'avancer une conférence prévue pour le mois de mars au... 24 janvier. Amis des sports extrêmes, bonsoir !

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford FP4+ (120)]

14 janvier 2008

Voigtländer

Dans les formats de négatifs que je suis à même d'utiliser, il y avait le classique 24×36 mm - le mieux représenté, de loin. Il y avait le 6×6 cm, avec les deux réflex à objectifs jumeaux. Il y avait le miniature 13×17 mm du Pentax Auto 110 - que j'utilise, sans savoir si je parviendrai à faire développer les photos que je prend. Comme les formats type 40 mm sont pratiquement éteints et que je ne vais pas me lancer dans les grands formats, il me manquait les formats rectangulaire des films 120 : le 60×45 mm et le 6×9 cm.

Avec le très archaïque Voigtländer Bessa 1 que j'ai acheté pour une bouchée de pain, c'est chose faite : il permet d'utiliser les deux formats. Enfin, il devrait - je n'ai pas la plaquette permettant de faire du 6×4,5. Pas grave, le but, c'est le 6×9 !


L'objectif Vaskar 105 mm f/4.5 et l'obturateur Prontor-S du Voigtländer Bessa 1.

Évidemment, tout ça n'est pas jeune : plus d'un demi-siècle. Les lentilles ont quelques champignons, et certains ressorts ne sont plus ce qu'ils étaient... Au prix où je l'ai payé, je serais mal venu de me plaindre.

Le mode d'emploi est lui aussi plutôt antique : pas de viseur réflex, et pas d'autre système télémétrique : la mise au point se fait à l'estime, sauf à avoir un autre appareil sous la main. L'armement de l'obturateur est indépendant de l'avancée de la pellicule - même si une sécurité empêche de déclencher si l'on n'a pas avancé. Bref : on est ramené à une génération bien antérieure d'appareils. En échange, on a le charme du soufflet qui se déplie quand on ouvre l'appareil... On va voir ce que ça donne !

Le Plume vous salue bien.

13 janvier 2008

Ij

Puisqu'on parlait d'Europe du Nord, un petit coucou aux amis qui sont en vacances à Amsterdam...


Amsterdam : L'Ij derrière la gare centrale, 27 octobre 2006.

Parmi les nombreux avantage de cette ville, et comme je l'avais fait remarquer il y a tout juste un an à propos d'une photo très voisine : c'est, avant tout, un port. En ce qui me concerne, c'est toujours un bon début.

Le Plume vous salue bien.

12 janvier 2008

Estivale

Il est bon parfois au mois de janvier - entre deux morceaux de galette, par exemple - de fermer les yeux et de penser à l'été. À des activités estivales typiques, comme trimballer ses bagages dans les rues désertes d'un port scandinave pour prendre des photos.


Malmö (Suède), août 2007.

Correction : on me susurre que cette activité ne concernerait que moi. Dont acte.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MZ-10, film Fuji Reala 100, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]

11 janvier 2008

Chalandise

Au bord de la Seine les bourgeons des platanes sont fermés pour l'hiver. Dans le 13e arrondissement, la bibliothèque nationale est classée X tandis que sous l'arche du pont de Tolbiac un chaland s'introduit.


Quai de Bercy, 18 décembre 2007.

Le ciel n'était pas si bleu aujourd'hui, non - la tempête qui faisait rage dans le milieu de l'Atlantique a fini par rappliquer par chez nous. Pour les soldes, sûrement.

Ma journée s'est passée à tenter de diagnostiquer un problème inexplicable de connexions qui ne passaient pas, entre des bornes wifi situées sur des sites distants et leur contrôleur situé dans notre salle machine. Pour finir par se rendre compte que le problème ne venaient ni d'un bout, ni de l'autre, mais de ce qu'il y a entre les deux, des infrastructures réseau inter-universitaires qui avaient décidé de cafouiller spécifiquement pour ce trafic là... C'est réglé, du coup. Et de toute façon, c'est le week end.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Superia 200, objectif SMC-Pentax M 50mm f:1.4]

10 janvier 2008

Le monde automobile

Sortez de Paris et vous changez de monde : vous entrez dans le monde automobile. Paris forme comme un îlot, où il est tout à fait possible de mener une vie économique, sociale, culturelle sans prendre la voiture - même si par contre je constate de plus en plus qu'un deux-roues motorisé, ça aide bien !

Dépassez Paris et la toute petite couronne et cela devient, sinon impossible, du moins pénible. Des complications qui s'accumulent, des opportunités qui filent... On se retrouve fatalement en marge. Logique, dès lors, que le taux de motorisation des ménages parisiens soit nettement inférieur à celui du reste du pays, et particulièrement de l'Île-de-France.


Une bretelle de la départementale 311 à Argenteuil (Val d'Oise), 15 décembre 2007.

Cette constatation (car il ne s'agit pas ici de juger, même si cette réalité a, bien entendu, des conséquences politiques) était l'un des sujets que je voulais aborder dans le cours que je donnais ce matin, que j'avais intitulé de l'objet automobile au monde automobile. Il s'agissait de passer de la voiture en tant qu'objet technique (avec ses évolutions, ses permanences, ses possibilités) au complexe qui l'environne (des routes aux raffineries) et, plus généralement, à l'espace social dans lequel elle existe et que nécessairement elle modifie. J'utilisais pour cela notamment la très bonne synthèse du géographe Gabriel Dupuy, Les territoires de l'automobile (Anthropos/Economica, 1995).

J'y suis peut-être parvenu, un petit peu. Pas simple de sentir à quel point on parvient à communiquer ou non ce que l'on veut transmettre à ses étudiants, surtout sur un volume horaire aussi faible. On fait de son mieux !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

09 janvier 2008

Fenêtre sur cour

Journée remplie, bien remplie, un peu trop remplie. Et demain, on remet ça... Alors, pour ce soir, on se contentera du gris nostalgique du zinc des toits de Paris. Il me semble que si une couleur devait définir Paris, à côté du vert bouteille des autobus et des cages d'escalier, ce serait le gris très particulier, mat, clair et opaque à la fois, avec un soupçon de jaune peut-être, qui couvre la majorité de nos immeubles.


Fenêtres sur cour dans le 3e arrondissement, 9 décembre 2007, fin d'après-midi.

Je sais : les reflets jaunes n'est pas flagrant dans cette photo. N'empêche : j'aime cette esthétique des vieux immeubles parisiens qui ne sont pas là pour l'esbroufe, de leurs cours qui sont faite pour être traversées, pas pour être regardées. Des immeubles pour vivre, pas pour le spectacle. Je préfère cent fois ça au marbre clinquant des « beaux quartiers », merci bien.

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford FP4+ (format 120)]

08 janvier 2008

Pour chanter sur l'eau

Les bords de Seine, ce n'est pas que pour Paris-Plage. Les bords de Seine, c'est aussi un lieu de travail - comme ici, juste en face des Grands Moulins.


Centrale à béton Lafarge, quai de Bercy, 18 décembre dernier.

Quelque chose qu'on ne m'entendra jamais dire, c'est que le travail humain est laid. Je photographie les travaux, plus que les travailleurs, certes - tout simplement parce que je ne sais pas faire autrement, techniquement et humainement. Ne serait-ce que parce que cela demande du temps : on ne photographie pas des gens dans leur travail en passant, comme ça, comme des animaux de zoo. Ce sont des projets à monter sur la durée, pas vraiment à la portée d'un amateur, surtout un amateur qui a déjà assez de choses à faire pour remplir plusieurs fois ses journées...

Je ne suis en tout cas pas mécontent que la première photo prise avec mon boîtier Pentax MX soit cette vue un petit peu inhabituelle sur les eaux de la Seine.

Le Plume vous salue bien.

Note à lire en écoutant : Franz Schubert, Auf Dem Wasser Zu Singen, transcription pour violoncelle, Anne Gastinel (violoncelle) et Claire Désert (Piano), 2005.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Superia 200, objectif SMC-Pentax M 50mm f:1.4]

07 janvier 2008

Boulot

La ZAC Rive Gauche était dans l'état où nous l'avions laissé en sortant. Les chantiers continuent ; de nouveaux bâtiments se peuplent...


Le bâtiment Lavoisier (en cours d'achèvement) et l'ancienne usine SUDAC, devenue école d'architecture, 3 décembre 2007.

Bref : l'affaire suit son cours, à condition de l'y aider un peu !

Le Plume vous salue bien.

06 janvier 2008

Avant que les affaires ne reprennent

Dès demain, les affaires reprennent full blast. J'avais prévu de prendre de l'avance pendant cette quinzaine sur tout ce que je pouvais, avant d'être submergé ; je n'en ai rien fait, ou presque.


Le port et les cités de Gennevilliers vus depuis le pont d'Argenteuil, 15 décembre 2007.

L'année commence à peine et je suis déjà crevé. Heureusement qu'on en attend de bonnes choses, de cette année !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 200mm f:4]

05 janvier 2008

Précipitations

Averses sur l'Île-de-France. Pluie sur Paris. Gouttes d'eau sur les vitres...


Pluie à nos fenêtres, 8 décembre 2007.

Passé une bonne partie de l'après-midi le nez dans mes appareils photos : le flash du minuscule Pentax Auto110 n'avait besoin que d'un point de soudure : voilà qui est fait. À ce propos, j'ai reçu le stock de pellicules au format 110 que j'avais commandé exprès pour lui (commandé chez MX2 : rapide, pas cher, et sympa, je recommande). Par contre, toujours pas trouvé où les faire développer...

Emporté par mon succès, passé un peu de temps sur mon deuxième Pentax ME Super, que j'avais acheté quelques euros pour pièces à un sympathique photographe arménien. Moins de veine : le coupable est un tout petit ressort planqué dans le système d'armement et qui semble tout simplement avoir faibli avec l'âge. Pas compliqué, mais pas simple à ajuster... Et puis, par taille croissante de pellicules, petit coup de nettoyage aux rouleaux du Semflex 6×6 - qui doivent tourner rond au passage de la pellicule, sinon, gare aux rayures !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

04 janvier 2008

Bu qui s'avance, bu qui s'avance...

Décidément, pour des airs entraînants qui tiennent bien en tête, les classiques, ça marche bien : ça fait bientôt une semaine que j'ai le Voici les rois de la Grèce d'Offenbach qui tournent en boucle dans le crâne. Tout ça à cause de La Belle Hélène dirigée par Marc Minkovski qu'on avait vu au Châtelet il y quelques années et dont j'ai acheté l'enregistrement récemment...

Pas mal du tout, comme enregistrement - on pourrait lui reprocher un découpage des plages un peu approximatif, peut-être, mais on ne va pas se fâcher pour ça. Et puis, ce spectacle était vraiment à péter de rire. En pleine grisaille hivernale, ça ne fait pas de mal de retrouver ça en disque (le spectacle, pas les pets).


la Sortie des théâtres, boulevard de Strasbourg, dimanche 9 décembre 2007.

La Belle Hélène, c'est la tragédie grecque transformée en pièce de boulevard : Achille est un jocrisse, les deux Ajax, des brutes, Oreste, un fils de famille débauché, et le pauvre Ménélas, un pitoyable cocu. Ou pas ? C'est que la belle Hélène (jouée par Felicity Lott, inénarrable) n'est pas si légère qu'elle en a l'air... Il faut que les dieux s'en mêlent, au troisième acte (qui se déroule à Nauplie, nous dit le livret, station balnéaire des environs de Sparte), pour que Pâris parvienne à faire sa conquête. La guerre de Troie aura bien lieu !

Le tout entremêlé demarches, de chansons à boire, de bouffonneries diverses, d'une partie de dés (pipés, sus à Calchas !), d'un concours de charades et bouts rimés, etc.

C'est pas du raffiné, tout ça, mais ça n'est pas fait pour. Une antidote contre ceux qui prennent tout au sérieux. Le morceau le plus connu, c'est celui dont je parlais : la marche des rois, qui fait défiler les grands personnages de l'Illiade avec un petit couplet pour chacun, terminant par le pompeux Agamemenon...

Agamemnon :
Ce roi barbu qui s'avance
-Bu qui s'avance, -bu qui s'avance
C'est Agamemnon
Tous :
Aga, Agamemnon
Agamemnon :
Et ce nom seul me dispense
Seul me dispense, seul me dispense
D'en dire plus long.
Tous :
D'en di-, d'en dire plus long.
Agamemnon :
J'en ai assez dit je pense
En disant mon nom.
Ce roi barbu qui s'avance
-Bu qui s'avance, -bu qui s'avance
C'est Agamemnon, Aga, Agamemenon.
Tous :
Ce roi barbu qui s'avance
-Bu qui s'avance, -bu qui s'avance
C'est Agamemnon !
Aga, Aga, Agamemenon !
(Air connu)

Par une époque où les jocrisses ne manquent pas, frimant dans les palaces égyptiens en s'enivrant de leur propre nom ou jouant les miséreux au bas de la tour Eiffel (si vous avez cinq minutes, allez donc jeter quelques cacahouètes transgéniques), on a encore bien besoin d'opéra-bouffe, allez !

Le Plume vous salue bien.

Offenbach, La Belle Hélène, avec Felicity Lott, Yann Beuron, François Le Roux, Laurent Naouri..., dirigé par Marc Minkovski, double CD Virgin Classique, 2001.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford FP4+ (format 120)]

03 janvier 2008

Du haut du pont

Puisque je viens de récupérer la pellicule commencée le jour où j'avais pris la photo d'hier, je continue sur ma lancée : le nouveau quartier Paris-Rive Gauche vu depuis le milieu de la Seine.


Vue au Nord-Ouest depuis le pont national. À droite, un signal de l'ancien chemin de fer de petite ceinture.

Cette pellicule est la première prise avec mon boîtier Pentax MX, une acquisition récente. Un des modèles les plus populaires auprès des pentaxistes purs et durs ; je commence à voir pourquoi.

Dans un tout autre registre : avoir la Marche des Rois de la Grèce d'Offenbach dans la tête aide à avoir une conduite dynamique en scooter dans la circulation parisienne. « Je suis le bouillant Achille, le bouillant Achille, le bouillant Achille, le grand mirmidon (le mir- le mirmidon) »... J'en reparlerai.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Superia 200, objectif SMC Pentax M 50mm f:1.4]

02 janvier 2008

Au fil de la Seine

Les moulins sont le plus souvent au fil de l'eau ; c'est on ne peut plus le cas de mes Grands Moulins à moi. Évidemment, dans ce cas, la Seine n'a jamais été chargée de faire tourner les meules, mais tout simplement de transporter les chalands qui amenaient le grain.

Maintenant, la proximité de la Seine ne sert plus guère qu'à distraire ceux qui ont un bureau avec vue sur la Seine. Ce qui n'est pas mon cas. Même si aujourd'hui, j'aurais eu du temps pour regarder : j'étais rentré de vacances, mais nos utilisateurs, non !


Les Grands Moulins et la Halle aux Farines vus des quais de la rive droite, 18 décembre 2007.

Cette photo faisait partie d'une série de vues au grand angle prise depuis les quais d'en face, dans le but de reconstituer un panorama suivant la Seine. Seul hic : un Point P occupe les quais, prétextant sans doute que les quais, pour le transport fluvial, c'est plutôt commode - raison de la présence des Grands Moulins à cet endroit, voir plus haut. Bref, ces structures ne sont pas particulièrement faites pour faciliter la tâche au panoramiste...

Il y aurait toujours la solution de prendre contacte avec les gérants du site et leur demander, non de tout démolir (ils seraient fichus de refuser), mais d'ouvrir leur porte à un photographe amateur qui prendrait quelques photos de chez eux. Un peu compliqué, comme plan, pour quelques photos...

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 35mmm 1:2.8]

01 janvier 2008

Une année, un chantier

Les langoustines sont mangées*, l'argenterie est rangée, les vacances, terminées : demain, l'année peut commencer pour de bon. Le jour de l'an, c'est une mesure pour rien, on prend sa respiration ; après, il faut la construire, cette année. À nous de jouer.


Gennevilliers : chantier près du pont d'Argenteuil.

Bref : Le monde sera ce que tu en feras etc. Ce qui ne m'empêche pas de vous souhaiter, à tous, une excellente année 2008.

Le Plume vous salue bien.

* Cuites dix minutes dans un court-bouillon maison, miam miam.

[boîtier Pentax ME Super, objectif SMC Pentax M 200mm f:4, film Fuji Reala 100]