12 avril 2011

...à plus bas que mer !

Me voici donc au plus bas : 400 mètres en dessous du niveau de la mer, à peu de chose près. Tout près du bord de la Mer Morte, où je suis allé me promener tout à l'heure...


La zone de baignade d'Ein Gedi, Israël, cet après-midi.

En face, les montagnes de Jordanie. Elles paraissent désertes le jour, mais aux lampadaires qui s'allument en soirée, on devine que l'on a affaire à la riviera locale. Allez y faire un tour parait délicat, ceci dit. C'est ballot.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

11 avril 2011

Des sommets de l'Olympe...

Vol sans histoire hier - par dessus l'Est de la France, la Suisse, l'Italie du Nord, le littoral Croate, la Bosnie, la Macédoine et la Grèce, du Mont Olympe à Rhodes en passant par Eubée, Athènes et le vaste test Rorschach des Cyclades, mangées une par une par notre réacteur. Puis la Méditerranée orientale, ouverte et brumeuse, jusqu'aux tours de Tel Aviv.


Le Mont Olympe vu de notre Boeing 757.

Plus sport ensuite : trouver le loueur de voitures, se faire louer la voiture, puis prendre la route alors que le soleil se couchait déjà, de Tel Aviv à Ein Gedi ; contourner Jerusalem puis la descente vers la Mer Morte en traversant la Cisjordanie sur des routes qu'on qualifiera de variables...

Arrivés finalement à l'hôtel, pas moyen de repartir du parking de la réception. Le loueur avait démarré la voiture en utilisant une sorte de code dont il nous avait fort mal expliqué le fonctionnement, et nous n'avions pas coupé le moteur pendant le trajet. Heureusement : en pleine nuit dans le désert du côté de Jericho ça aurait été contrariant.

Aujourd'hui : repos. Enfin, si l'on excepte l'après-midi passée à essayer de réparer à distance le réseau de mon cher employeur.

Le Plume vous salue bien.

09 avril 2011

Au sous-sol des magasins

Passage hier après-midi à la FNAC Montparnasse ; pour acheter un sac photo capable d'accueillir aussi un ordinateur (histoire de limiter le nombre de bagages à main dans l'avion). Et aussi pour autre chose : les Solistes de l'Orchestre de Paris donnaient un mini-concert gratuit au sous-sol, pour faire la promo du label Indésens.


Philippe Berrod dans ses œuvres, FNAC Montparnasse hier après-midi.

On y trouvait notamment l'excellent Philippe Berrod, qui a fait paraître récemment un album-récital et qui officie également, dans un style différent, avec l'ensemble Klezmer Sirba Octet ; également, les jeunes et non moins talentueux Alexandre Gattet (hautbois) et Marc Trénel (basson) qui avec Laurent Wagschal au piano nous ont interprété un réjouissant trio de Poulenc. Comme le disait la petite dame à côté de moi : « on a de la chance, quand même ! »

Autre magasin ce matin : les Galeries Lafayette du boulevard Haussmann, pour acheter une valise d'une taille respectable : demain matin, départ pour une semaine en Israël.

résultat, je suis maintenant titulaire d'une carte de crédit d'un grand magasin parisien. Je me demande si ça peut être considéré comme un signe précurseur de la fin des temps.

Le Plume vous salue bien.

Francis Poulenc, trio pour hautbois, basson et piano (1926), Alexandre Gattet (hautbois), Marc Trénel (basson), CD Indésens 2010.

07 avril 2011

Un vrai scandale

Météorologiquement, ces jours-ci sont un vrai scandale. Il fait beau, et je dois m'échiner à boucler la publication d'un appel d'offre ? Fi donc !


Muséum national d'histoire naturelle, 6 avril 2011.

Au train où ça va, notre arrivée au bord de la mer morte dimanche prochain sera un soulagement : enfin, la fraîcheur...

Le Plume vous salue bien.

06 avril 2011

Histoires d'anches

Les clarinettistes aiment leur instrument, bien entendu. Ils aiment la sensualité du bois, ils apprécient la régularité de la perce, admirent l'ingéniosité du clétage qui vient prolonger leur doigts pour explorer tous les recoins de la gamme. Le bec, ils le choisissent avec soin et l'entretiennent précieusement. Mais les anches, c'est une autre histoire.


Une poignée d'anche sur l'étui de la clarinette.

L'anche (et non pas la (h)anche, par pitié), c'est cette lamelle de roseau que l'on place sur l'ouverture du bec et dont les vibrations produisent le son de l'instrument. C'est dire si elle a une certaine importance... La clarinette et le saxophone ont une anche simple : une seule lame, l'air passant entre cette lame et le bec ; les hautbois, les bassons et leurs familles respectives sont munis d'anches doubles, où l'air soufflé passe entre deux lames de roseaux qui vibrent donc l'une contre l'autre.

Contrairement à l'instrument lui-même, l'anche est une source constante de contrariété, de mauvaise humeur et de récrimination pour le clarinettiste : elle s'abime pour un rien, coup de dent malheureux ou fausse manœuvre avec le couvre-bec ; elle est trop sèche, ou trop humide ; elle n'a jamais la force qu'on souhaite (les anches sont classés par force, de 1 à 4, suivant qu'elles sont plus ou moins flexibles)... Il y a une vidéo d'une répétition où la célèbre clarinettiste Sabine Meyer arrache rageusement l'anche de sa clarinette arrache son anche d'un geste rageur : tout clarinettiste s'exclame : « ah ! elle aussi... ».

Bref : je me suis salement débattu avec mes anches hier soir. À force d'en changer, je vais épuiser les roselières provençales !

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Johannes Brahms, quintette avec clarinette, op. 115.

04 avril 2011

Une petite fenêtre

En phase de bouclage d'un appel d'offre, donc boulot un peu intense, surtout quand on nous élargit le domaine de la lutte au dernier moment. Du coup, quelques visites de site, ce qui m'a permis de visiter le futur espace de convivialité de la bibliothèque Sainte-Geneviève :

Avantage : l'esthétique du lieu ne sera pas mis à mal par l'installation des distributeurs automatiques qui y sont prévus. Et puis : je ne leur ferais pas le reproche de garder leurs plus beaux espaces pour les salles de lecture.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Darius Milhaud, Le bœuf sur le toit, op. 58, « cinéma symphonie sur des airs sud-américains. »

02 avril 2011

Séminarisme

Participation aujourd'hui à un séminaire de recherche en histoire des techniques. Ça faisait longtemps : j'ai mis cette activité en veilleuse pour le moment ; on ne peut pas tout faire. Mais sollicité par mon ancien directeur de maîtrise, je m'y suis remis !


Maquette de vaisseau de 118 canons, musée de la Marine, Paris, mai 2004.

Du coup j'ai retrouvé le premier exposé que j'avais fait pour le même groupe de recherche. C'était le 6 novembre 2004... Mais bon, du coup j'ai enfin trouvé la réponse à une question que mon ancien directeur m'avait posée lors de ma soutenance de M1. Pas un rapide moi.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Canon Ixus 400.

29 mars 2011

Le rivage des Syrtes

Maintenant que j'ai donné mon avis hautement autorisé sur le nucléaire, il me reste pour être un parfait éditorialiste (ce rude métier qui consiste à avoir un avis sur tout) de donner un avis ferme et définitif sur l'intervention internationale en Libye.

Le seul ennui, c'est que je n'en ai pas. Par contre le hasard d'un tournage de film (en tout cas je suppose que c'est ce dont il s'agissait !) sur mon chemin de retour m'a fourni l'image idéale pour illustrer l'entrée du jour. C'est déjà ça.


Place de l'hôtel de ville, Paris 4e, en début de soirée.

Pourquoi n'en ai-je pas ? Parce que je pense que le monde ne se porterait pas plus mal sans Kadhafi. Pas forcément beaucoup mieux dans l'état actuel des choses, mais les Libyens, il y a des chances. Pour autant, n'est-il pas un peu téméraire de choisir son camp dans une guerre civile lorsqu'on connait finalement mal les forces en présence ? Une guerre qui n'est d'ailleurs pas née du printemps, puisque c'est loin d'être la première fois que la Cyrénaïque tente de se dégager de l'emprise tripolitaine ; le conflit existait à l'état larvé depuis des années, avec de temps à autre des épisodes violents. Ce qui était nouveau cette année c'est l'intérêt porté par la communauté internationale à la situation : après avoir assisté au spectacle des foules renversant leurs potentats chez les deux riverains de la Libye, retrouver le spectacle du cycle rébellion armée/répression militaire, à l'ancienne en quelque sorte, c'était plutôt difficile à digérer.

Alors, intervenir, pourquoi pas ; certainement, cela sauve pas mal de vies dans l'Est du pays, où l'on aurait assisté après l'écrasement dans le sang de la rébellion à une élimination systématique des élites de la région suspectées d'avoir participé au soulèvement. Pour autant, il y a pas mal de questions sans réponse : d'abord, la rébellion peut-elle l'emporter, tout du moins sans interventions de troupes terrestres de la coalition (et il est clair que si troupes terrestres il y a, il n'y aura pas un soldat américain) ? L'intervention est bien tardive pour cela ; l'autre hypothèse serait celle d'une partition du pays vers le milieu du golfe de Syrte, Kadhafi conservant la Tripolitaine et sa région natale au Sud-Ouest de Syrte, conforté auprès de sa population par l'étiquette de défenseur de la patrie qu'il ne manque d'ores et déjà pas de s'octroyer. On voit mal dans ce cas le bénéfice géostratégique de l'opération.

Il n'est cependant pas impossible que le régime Kadhafi, contrôlé finalement par un tout petit nombre de fidèles et de parents, s'effondre dès lors que le levier de la peur perdra de son efficacité. Mais alors, quoi ? La Libye n'est pas la Tunisie ou l'Égypte, où une élite intellectuelle était prête à prendre le relai de régimes à bout de souffle. Alors, qui ? LE CNT de Benghazi ? Mais qui sont-ils ? Comment voient-ils l'avenir de leur pays et notamment sa place dans un champ géostratégique particulièrement délicat ? Le Sahara central, entre Niger, Algérie et Mali est en effet devenu (ou redevenu) une zone de non-droit, dont les dynamiques échappent pratiquement aux efforts des États, malgré la présence plus ou moins officielles de troupes et de forces spéciales occidentales. La Lybie, et plus particulièrement la Tripolitaine, a nécessairement un rôle à jouer sur ce terrain - il suffit pour s'en convaincre de se replonger dans les conflits du début du XXe siècle entre le colonisateur Français arrivant au Tchad par l'Ouest et le Sud et la confrérie musulmane Senoussi venue de Tripolitaine. Notons d'ailleurs que les rebelles se revendiquent de l'ex-roi Idris, issu de la dynastie fondatrice de cette confrérie...

Beaucoup d'incertitudes donc. Valent-elles mieux que les certitudes que nous avons sur le régime actuel ? Probablement, mais peut-être pas... D'où mon absence d'avis sur la question !

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Optio RZ10.

Gustav Holst, The Planets, 1 : « Mars, the Bringer of War » (1918), par le Royal Philarmonic Orchestra, dir. Orwain Arwel Hughes, CD APEX, 2004. On appréciera mes efforts pour trouver des musiques qui aillent avec le texte, j'espère !

28 mars 2011

Propos raisonnables sur le nucléaire

L'énergie nucléaire : un sujet sur lequel il est difficile d'avoir des propos raisonnables plutôt que passionnels. Surtout quand l'actualité est plutôt brûlante. J'ai eu le plaisir d'en discuter avec un professionnel de la chose ; voici quelques réflexions qui en émergent.


Trois générations de réacteurs à la centrale de Chinon-Avoine, août 2006.

D'abord : il est très douteux que l'accident de Fukushima ait été évitable, compte tenu de ce qu'a encaissé la centrale. On est en dehors de l'épure, dans une zone statistique où l'on ne peut plus guère distinguer l'improbable du très improbable. Et du coup, on est clairement en dehors de ce que les centrales ont été calculées pour supporter.

Ensuite : l'évolution de la situation montre qu'il y a eu des circonstances aggravantes, dues notamment à la conception des réacteurs BWR. Par exemple, le circuit d'eau qui passe ans les turbines est le même que celui qui passe dans le cœur, ce qui fait beaucoup d'eau très irradiée qui circule en dehors de l'enceinte de confinement ; c'est sans doute cette eau qui est en train de s'infiltrer dans le sol et d'être rejetée à la mer.

Enfin : il n'y a pas eu d'emballement du cœur (comme il y en a eu à Tchernobyl) ; les cœurs ont été semble-t-il stoppés comme il faut. Mais même dans un cœur arrêté, il reste des réactions résiduelles, quelques pour-cents de la puissance nominale. Mais ça, ça fait encore quelques millions de watts, qu'ils faut évacuer, sinon tout fond, et là on ne contrôle plus rien, puisque la géométrie normalement savamment calculée se retrouve sans dessus-dessous.

Et là on tombe sur le point majeur de l'affaire, on le sait bien : comment assurer le refroidissement des cœurs quand on n'a plus assez d'énergie pour ça et que les pompes de secours ont été noyées. Et ça, c'est un problème qui se pose de la même manière sur tous les types de centrales ; d'ailleurs, celle du Blayais, près de Bordeaux, s'était fait une grosse frayeur à l'issue de marées hautes en Gironde qui avaient fortement débordées. Une demi-heure sans pompes ; c'était reparti après. Plus longtemps, ça aurait fait du vilain. Sur ce point-là il y a manifestement énormément de travail à faire ; certaines centrales devront sans doute être fermées (quid de celle de Golfech, sur la Garonne, qui en été manque franchement d'eau...).

En tout cas c'est sur ces points-là que l'on se fiche de nous : on ne peut pas dire que l'accident de Fukushima soit impossible chez nous. Hautement improbable, encore heureux ; plus improbable encore qu'au Japon, c'est possible. Mais un cœur qui ne pourrait pas être refroidi ne serait pas plus frais ici que là-bas ; et les fameuses piscines à combustible usagé sont les mêmes en France et au Japon...

En résumé : je ne suis pas anti-nucléaire et je ne vais pas le devenir maintenant. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille s'imaginer que c'est inoffensif, ces bestioles ; le pire serait de refuser tout investissement dans la filière pour faire plaisir à l'opinion en laissant donc se dégrader un parc dont on pourrait difficilement se passer (sauf en achetant le courant à l'étranger, comme les Allemands, ce qui évidemment ne fait que déplacer le problème)... Il faut au contraire que le retour d'expérience de Fukushima puisse permettre d'améliorer la sécurité des centrales ; faire beaucoup plus en particulier pour résoudre le problème du refroidissement après un arrêt d'urgence dans des circonstances très défavorables.

Évidemment, tout ça coûte très cher. Et c'est en dernier ressort le point faible du nucléaire : l'économie. Si le développement du nucléaire a été pratiquement stoppé dans le monde entier, ce n'est pas pour faire plaisir aux écolos : c'est parce que ce n'est pas rentable, tant les coûts sont énormes en terme de construction (à mettre au regard d'une durée de vie relativement brève), de sécurisation, et de démantèlement. En France on est allé bien au delà de ce qui se faisait ailleurs parce que la volonté politique a primé sur la rationalité économique. Le problème, c'est que dans un contexte de privatisation ou de semi-privatisation des producteurs, la tentation de rogner sur la sécurité va être forte ; on le voit dès aujourd'hui avec l'usage massif de sous-traitance plus ou moins bien contrôlée dans nos centrales...

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10.

André Jolivet, concerto pour ondes Martenot (1947).

27 mars 2011

Nationale Sept

Petit bout de banlieue, petit bout de RN7. C'était le week-end.


La Nationale 7 à Orly hier soir.

Parmi les convives, un ingénieur en sûreté nucléaire. Très demandés pour les discussion de fin de repas, des gens comme ça. On en reparlera, c'est intéressant.

Le Plume vous salue bien.

25 mars 2011

Sakura no hana

Encore un peu de beau temps avant le retour prévisible de l'hiver. Profitons-en.


Jardin des plantes ce midi.

Le cerisier dont je parlais l'autre jour le fait très bien : il est couvert de fleurs, comme tous ses congénères. Évocation d'un Japon à l'envers, au cœur d'un jardin à la Française.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Carl Maria Von Weber, quintette avec clarinette op. 34, par Jean-François Verdier et le quatuor Debussy.

23 mars 2011

Du côté du casoar

La dernière fois que je l'ai vu, le casoar casqué se portait comme un charme.


Jardin des plantes, 21 mars 2011.

Pas pu passer le voir aujourd'hui, ceci dit : un gros rhume fait son chemin comme une trainée de poudre dans la population parisienne - en écrabouillant au passage yours truly. La journée de travail s'en est trouvée écornée et mon pic-nique au jardin des plantes remis à un jour meilleur.

Le Plume vous salue bien.

21 mars 2011

Fleurisme

S'il y a des fleuristes, c'est qu'il y a un fleurisme. Non ?

Pour un début de printemps la météo est monstrueusement printanière. Ça cache sûrement quelque chose. Et fort à propos le vieux cerisier du jardin des plantes commence à fleurir.


Jardin des plantes, Paris 5e, ce midi.

Ceux d'entre vous, s'il y en a, qui lisent ce weblog depuis ses débuts ont déjà vu cette floraison : en avril 2005 en effet, alors qu'elle battait son plein, j'y avais aperçu une corneille sur fond de fleurs blanches ; belle occasion de faire de la photo couleur.

Aujourd'hui j'ai bien photographié un émeu et un casoar, mais ce n'était pas sous le cerisier. Tant pis pour eux.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique compact Pentax Optio RZ10.

20 mars 2011

Ici et là

Une fin de semaine paisible ; de la clarinette en quantité, et une grande promenade au bord du canal Saint-Martin, à regarder les éclusages.


Écluse des Récollets, en fin de matinée.

Et cependant, voilà que nous sommes en guerre, paraît-il. Je m'avoue perplexe : je ne serais pas plus contrarié que n'importe qui si le monde pouvait se débarrasser de Khaddafi ; cependant, ne pourrait-on trouver mieux pour cela, du simple point de vue de l'efficacité, que d'envoyer la cavalerie pour soutenir une révolte qui a déjà perdu la bagarre sur le terrain ?

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mmf:3.5.

18 mars 2011

Dirigeable

Dans le ciel gris de Paris ce matin un dirigeable tourne et tourne...


De la fenêtre du bureau ce matin.

Le journal Libération quant à lui faisait tourner la tête à ses lecteurs : faisant d'une actualité chargée une idée racoleuse, la rédaction l'avait doté de deux unes, une de chaque côté. Même à l'époque où l'ayatollah Khomeini avait eu l'étrange idée de mourir en pleine répression place Tien an Men, personne ne s'était senti obligé de faire ça ; c'était une époque où l'on n'hésitait pas à remplir des pages de texte imprimé analysant les enjeux avec soin. Enfin, pas dans Libé, tout de même.

Le Plume vous salue bien.

16 mars 2011

Sabordage de la flotte

En cette période de l'année, mon bateau dort sagement à son ponton costarmoricain, attendant le retour de la belle saison et de ses propriétaires. Ce qui m'arrangerait toutefois serait de le retrouver dans cette posture, plutôt que le seul mât dépassant de l'eau.

J'ai un cousin dans le secteur qui passe régulièrement sur le port voir si tout va bien, et qui l'autre jour lui a trouvé un petit air penché ; vérification faite, il avait fait de l'eau, de quoi remplir quelques seaux en tout cas. Loin du naufrage, mais quand même pas à laisser traîner.


Canot tout-temps de la société nationale de sauvetage en mer, en baie de Perros-Guirec, août 2010.

Le coupable : moi. J'ai sans doute mal resserré le bouchon d'un passe-coque, laissant ainsi une petite fuite, suffisante tout de même pour représenter pas mal d'eau au bout de six mois. Franchement, je préfère laisser les problèmes de robinets et de baignoires aux enfants des écoles.

Le vaillant sauveteur gagne en tout cas, outre l'assurance de ma gratitude, le droit à des promenades en mer à volonté. Qu'il avait au demeurant déjà. Bon, pareil mais plus, donc.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5.

15 mars 2011

Vernal

Ce nonobstant, le printemps est dans l'air de Paris - même dans les couloirs les plus reculés de la vieille Sorbonne.


En Sorbonne cet après-midi, salle H627 me semble-t-il.

Malencontreusement une réunion me retenait dans ces parages plutôt que de me promener dans les rues de Paris ; dommage, j'avais des visites de sites à faire avec un consultant un peu partout dans le quartier : j'ai dû déléguer pour cette noble tâche mon supérieur hiérarchique, qui s'est plié à cette consigne sans rechigner.

Le Plume vous salue bien.

14 mars 2011

Big one

Il paraît que lorsqu'une catastrophe se produit, les blogs redoublent d'activité de part le monde. Le mien, non : ça me coupe le sifflet, et puis le silence me semble toujours plus convenable que le bruit.

Passé le lâche soulagement de savoir mes amis chers à l'autre bout du pays (et dans une ville sismiquement sûre, toute chose égale par ailleurs), essayer de saisir la magnitude de la chose. Magnitude, déjà : bien au delà du séisme Hanshin qui avait ravagé Kôbé il y a seize ans - n'oublions pas que les échelles de mesure des séismes sont exponentielles.


Kôbe après la reconstruction, juillet 1998.

En gros, il faut se mettre la chose en tête : une secousse comparable se serait produite à Paris, il n'y aurait plus rien. À part la tour Eiffel, peut-être, surmontant un champs de ruine.

Et le nucléaire... nos centrales PWR auraient-elles mieux résisté que la centrale de Fukushima ? Peut-être ; le mécanisme de relâche passif des barres de contrôles aurait sans doute limité la surchauffe du cœur. Mais qui peut le savoir, à ce niveau de secousse ?

Le Plume vous salue bien.

P.S. : nos écolos, jamais en retard d'une catastrophe, réclament à cor et à cri la sortie du nucléaire. Mais pas l'évacuation préventive généralisée des zones littorales, dont la dangerosité n'est plus à prouver... Hmmm, il doit y avoir quelque chose qui m'échappe.

Boîtier Pentax MZ-10.

10 mars 2011

Système de fichiers

Dans une bibliothèque, un usage de base des réseaux informatiques, c'est la consultation des catalogues. Il est donc parfaitement logique de cacher les prises réseau juste derrière des fichiers papier !


Bibliothèque de portugais, en Sorbonne, cet après-midi.

Il m'en a fallu, du temps, pour la trouver : je savais qu'il y avait sept prises dans la pièce et n'en avais localisé que six. Par conséquent, le bout de plastique dont on distinguait la tranche entre le fichier et le mur, ce devait être la septième. Ce que le déplacement (laborieux) de l'objet a confirmé...

Moyennant un petit décalage et pas mal de gymnastique, ça devrait être utilisable. Informatique, un fort des halles, disait un de mes anciens patrons.

Le Plume vous salue bien.

09 mars 2011

Mosquée, etc.

Une bonne manière de réagir à la démagogie ambiante : aller manger un couscous à la mosquée. Voilà qui est fait. En causant des projets de vacances en Israël, tant qu'à faire.


Mosquée de paris, novembre dernier.

Sinon, la clarinette est réparée ; je vais voir au cours de demain si j'ai un tant soit peu progressé. Un tout petit peu, peut-être ?

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4.

08 mars 2011

Panne de musique

Je cause beaucoup de musique en ce moment - parce que j'y consacre pas mal de temps et d'énergie, alors forcément, ça déborde un peu.

En prime ce soir, une frustration : au moment d'assembler la clarinette, pas moyen, ça ne passe pas, les deux parties du corps ne s'emboitent pas comme il faut.. Un joint en liège qui avait lâché. Passé voir le loueur, qui m'a pris rendez-vous avec son luthier demain matin. Il n'y en a pas pour longtemps, mais du coup, pas de clarinette ce soir.


Cité de la Musique, Paris, mai 2009.

De toute façon, je dois faire un aveu : je commence à avoir sérieusement envie de m'en acheter une, de clarinette. La différence étant que bien sûr dans ce cas réglages et réparations seront à mes frais, évidemment !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax ME Super, film Fuji Pro160S, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7.

Franz Schubert, octuor pour cordes et vents D. 803, I : adagio - allegro.

06 mars 2011

Canal

Premiers beaux jours sur le canal Saint-Martin ; après avoir couru dans le jardin, jeter des chatons de peuplier dans l'eau est une belle manière de clôturer la matinée. Il sera toujours temps ensuite de monter sur les épaules de papa pour rentrer déjeuner.


« un champignon ! », quai de Valmy, Paris 10e, ce matin.

Dominical, suite : me suis remis une autre manière d'écouter de la musique, les podcasts d'écoute comparées. On écoute chaque passage cinq ou dix fois, dans des interprétations différentes... Ça ne remplacement l'écoute intégrale de l'œuvre dans une seule et même interprétation, mais c'est sympa et instructif, justement pour voir ce que l'interprétation peut apporter à l'œuvre. Et puis, ça fait deux heures de radio sur un morceau qui souvent fait plutôt 20 à 30 minutes : c'est tout bénéfice !

J'y suis venu parce que les écoutes comparées de France Musique (la tribune des critiques de disque, de 14h à 16h le dimanche) faisait passer sur ses platines l'un de mes compositeurs favoris, Darius Milhaud. Il faut dire que l'émission avait lieu à Aix-en-Provence : le choix du compositeur s'imposait. Bref, j'ai pu écouter quelques minutes de l'émission, et pour le reste je suis allé voir comment réécouter. Dans le même esprit, on trouve sur Qobuz les écoutes comparées du magazine Classica : plutôt moins bien léché du point de vue radiophonique, normal, puisque ce n'est pas fait pour la radio. Ça m'a permis d'écouter par petit morceau la quintette avec clarinette de Mozart, tout de même. C'est beau, la clarinette, quand c'est bien joué...

Le Plume vous salue bien.

W.-A. Mozart, quintette avec clarinette K. 581.

05 mars 2011

Douzièmes

Dernières nouvelles de la clarinette : je commence à jouer de la clé de douze ; ou plutôt, de douzièmes.

Sur pas mal d'instruments à vents, il y a une clé particulière, la clé de registre, qui permet non pas de passer d'une note à la suivante mais de sauter à un registre plus aigu. On monte ainsi d'un octave sur les sax et les hautbois ; d'un octave et une quinte pour la clarinette : on monte donc à la douzième par rapport à la note de base, d'où le nom.


La clé de douzième de la clarinette.

Cette clé se situe à portée du pouce gauche, donc derrière la clarinette pour le spectateur. Mode d'emploi de base : on pousse avec le bout du pouce (qui généralement bouche un trou situé sympathiquement juste en dessous de la base de la clé) et hop, d'un sol grave on passe à un ré aigu, un octave + sol-la-si-do-ré, une quinte. Pareil pour toutes les notes du registre grave (ce qu'on appelle le registre du chalumeau), du mi jusqu'au fa. Et si on la relâche... eh bien, ça ne redescend pas si facilement que ça ; il faut au moins une toute petite interruption du son pour revenir à la note de base. Un peu comme lorsqu'on essaye de repasser d'une voix de fausset à une voix normale, quoi.

L'intervalle de douzième n'est pas arbitraire, évidemment : il correspond à une fréquence triple de la note de base. Or la clarinette a des harmoniques impaires très marquées ; l'harmonique 3 (fréquence triple de la fréquence de base) est la mieux représentée. En d'autre terme, la fréquence du ré aigu est déjà dans le sol grave ; tout ce que fait la clé de douzième c'est de faire taire la fréquence principale pour faire entendre la troisième harmonique.

Un des problèmes majeurs de la clarinette (mais je n'en suis pas encore là), c'est ce qu'on appelle le saut de registre : à partir du mi grave, on ouvre de plus en plus de trous pour monter dans l'aigu, jusqu'au sol (tous les doigts levés), puis les sol#, la et la# en ouvrant des trous supplémentaires avec des clés. Et par contre, le demi-ton suivant, pour arriver au si du milieu de la portée, il demande de revenir directement au doigté du mi grave (tous les trous bouchés) avec la clé de douzième enfoncée en plus. Pas tout à fait évident, surtout si on doit faire vite.

Une autre propriété de cette clé, c'est de casser les pieds du clarinettiste lorsqu'il nettoie son instrument. En effet, le trou bouché par cette clé ne se contente pas de traverser le bois ; il est prolongé par une petite cheminée métallique qui avance à un tiers environ du diamètre de la perce. Et du coup si l'on n'y prend pas garde le petit chiffon avec ficelle qui sert d'écouvillon vient se coincer joyeusement là dedans.

Le Plume vous salue bien.

03 mars 2011

Atelier clarinette

La course, la course, la course : du coup, pour pratiquer la clarinette, je n'ai pas mieux que le petit atelier de l'équipe réseau, avec les piles de switchs en guise de pupitre...


Nature morte à la clarinette, aux switchs et aux vieilles bornes wifi.

Demain, premier cours de clarinette depuis pas mal de temps : pas assez bossé, pas assé progressé, reculé peut-être... Sans compter que ma clar de location révèle petit à petit ses défauts, tampon de fa qui fuit un peu et autres petits problèmes de réglage.

Avec ça, le petit bonhomme est patraque, les dents paraît-il - les dernières de la série, mais pas les moindres; Et en plus ça le contrarie drôlement d'être pas bien, le pauvre chou.

À part ça, ma foi, ça va pas mal !

Le Plume vous salue bien.

02 mars 2011

Jeu

Un jour de congé, un vrai !

Ce matin, dépose du jeune homme à la crèche ; et puis, descente en pente douce : passage sur un site de l'université situé pas loin pour voir des copains (et faire un petit repérage, ce qui contredit quelque peu le paragraphe précédent, mais on n'est pas à ça près) puis marche tranquille vers le haut de la rue Montmartre : je devais aller récupérer des partitions aux bureaux de la librairie musicale en ligne Di Arezzo (pourquoi payer des frais d'envois lorsque c'est à deux pas de chez soi). Ensuite, un grand café juste en face, sur une terrasse couverte mais ensoleillée.


Café en terrasse rue Montmartre, avec la suite pour violon, clarinette et piano de Milhaud.

En fait ce que je devais acheter, c'est une méthode pour débutant : les 55 études faciles pour clarinette de J.-P. Labaste, recommandées par mon professeur. Mais la tentation a frappé : j'y ai ajouté quelques partitions pas du tout pour débutant, histoire de voir à quoi ça ressemble : les contrastes de Bartok, la suite pour violon, clarinette et piano de Darius Milhaud et la réduction pour clarinette et piano de Scaramouche, pour saxophone alto et orchestre, du même.

Du coup j'ai enfin trouvé un morceau pour clarinette et violon : le troisième mouvement de la suite, « Jeu », pendant lequel le pianiste peut faire une pause pipi express (entre 1'25" et 1'35" suivant les interprétations). Une instrumentation qui pourrait m'intéresser car, bien que clarinettiste convaincu, j'ai de très bons amis violonneux. Seul problème (pour moi) : il s'agit d'une sorte de duel de virtuosité entre les deux instruments... Un jour peut-être !

Pas demain la veille, d'ailleurs : j'ai travaillé la clarinette jusqu'à n'être plus étanche - au sens le plus strict : la bouche qui fatigue et qui ne contrôle plus les fuites d'air tout autour du bec, sûrement très rigolo à voir. Malgré ça, je ne suis toujours pas un virtuose. C'est quand même râlant !

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Darius Milhaud, suite pour violon, clarinette et piano op. 157b (1936), III : « jeu ».

01 mars 2011

Botanique

D'humeur solitaire ce midi : casse-croute en déambulant dans les allées de l'école de botanique, cette section du jardin des plantes où l'on trouve, précisément, des plantes, rangées par familles dans de petites plates-bandes. Encore un peu vide, les petites plates-bandes : le printemps s'approche, mais il est encore loin.


École de botanique du muséum d'histoire naturelle, ce midi.

Sinon, pas très productif aujourd'hui. Demain, journée recharge des batteries : j'ai pris un jour de congé. Au programme, clarinette, quelques courses, un peu de maltraitance de bonsaï peut-être.

Le Plume vous salue bien.

28 février 2011

Traversée

En direct de l'hiver, un peu de lumière de l'été - fût-il scandinave.


Sortie du port d'Helsinborg sur le ferry d'Helsingør, Suède, été 2007.

Pendant ce temps, le gouvernement s'effiloche, une vraie loque ; les hommes de l'ombre au premier plan, typique d'une fin de règne. Heureusement, je n'ai pas le temps de suivre les actualités ces temps-ci.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10, film Fuji Reala 100.

Carl Nielsen, concerto pour clarinette (1928).

27 février 2011

Vol Lego 2011 à destination d'un jour sans pluie

Samedi pluvieux, samedi lego : j'ai dû puiser dans mes ressources pour conserver l'intérêt d'un petit bonhomme qui trouvait le temps long. Catastrophes aériennes à la clé, bien entendu.


Avant le crash, hier après-midi.

Aujourd'hui j'ai limité les risques : je lui ai construit une gare routière. Et puis, éclaircie de l'après-midi et panne de sieste aidant, tout le monde dehors, c'était encore mieux.

Le Plume vous salue bien.

24 février 2011

De ci, de là

Une journée sans grandes réalisations mais avec beaucoup d'allers et venues. Et pas beaucoup de rayons de soleil.


Depuis les fenêtres du 175 rue du Chevaleret, Paris 13.

Il est à noter que la photo ci-dessus est aussi parisienne que faire se peut puisqu'y figurent une rame du métropolitain et la tour Eiffel. À condition d'avoir de bons yeux.

Le Plume vous salue bien.

23 février 2011

Des nouvelles de la volière

Pas de jardin des plantes aujourd'hui ; pas le temps, et puis il faisait moche. Mais avec trois tonnes de boulot, plus particulièrement pour permettre à des collègues qui avaient été pas mal balotés par les travaux de retrouver des conditions de travail normales, la promenade n'était pas à l'ordre du jour. Et puis il ne faisait pas beau. Alors je suis resté dans ma volière à moi.


La volière africaine du jardin des plantes hier en début d'après-midi.

Travaux rondement menés en tout cas, dans la bonne humeur en plus. Ajouté un peu de travail manuel dans les bureaux de l'agence comptable, avec tournevis et escabeau, histoire d'être vraiment cuit à la fin de la journée.

Le Plume vous salue bien.

22 février 2011

Singerie et autres

Qui dit beau temps dit petit tour au jardin des plantes à la pause déjeuner. Même si mon passage à la ménagerie s'est limité à une traversée d'une entrée à l'autre, histoire de rentabiliser ma carte de la société des amis du muséum...


Ménagerie du jardin des plantes ce midi.

Et au boulot : la même chose, mais ça manque de phasmes, de gaurs et de wallabies.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10

Darius Milhaud, concerto pour clarinette op. 230, IV : final, animé.

20 février 2011

Une idée pour le week-end...

Aller déguster un petit blanc sec sous le grand chêne de Boschendal. Ça va faire juste pour ce week-end ci, il faut bien reconnaitre. Mais aussi : c'est la faute des gens qui préparent des séjours à l'autre bout du monde, et qui nous donnent des envie d'été austral.


Domaine de Boschendal, Stellenbosch, Afrique du sud, février 1997.

Sinon, le petit bonhomme est passé samedi dans un lit de presque grand. Ça lui fait de la place, et il en faut pour toutes les peluches ; l'absence de barreaux lui ouvre de plus tout un monde d'opportunités, notamment matinales.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Asahi Pentax SP1000, objectif Super Takumar 50mm f:2, film inversible Kodak Elitechrome 100. Photos déjà parue sur ce blog mais depuis tellement longtemps qu'il y a prescription !

18 février 2011

Loin, loin, loin

Allons, même privé de vacances, il ne faut pas l'oublier : il y a un ailleurs ; il y en a même plein.


Cape Town : le Waterfront vu de Signal Hill, février 1997.

Et puis : le ici, il n'est pas mal non plus. Surtout avec un petit bonhomme inventif et gentil comme tout. Ces derniers temps, quand je fronce les sourcils, je « fait les gros guidons » paraît-il... Inutile de dire que toute fâcherie est immédiatement oublié. À tous les coups l'on gagne !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Asahi Pentax SP1000, objectif Super Takumar 50mm f:2, film inversible Kodak Elitechrome 100.

16 février 2011

Jardin des plantes

Cette semaine essaye de battre les records des semaines où il faut tout faire en même temps. Mais bon, d'un autre côté on n'est pas payé pour quand il n'y a rien à faire.

Heureusement il y a des rayons de soleil, et le jardin des plantes pas loin.


Au jardin des plantes en début d'après-midi.

Mais non, mais non, je ne vais pas dans les parcs et jardins pour comparer les anatomies. Il fait encore un peu frisquet de toute façon. Par ailleurs, vu le foutoir au boulot, ai-je vraiment besoin d'aller à la ménagerie ?

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Jacques Hotteterre, Suite n°3 en ré majeur, op. 5, V : gigue.

15 février 2011

Et quand le soleil n'est pas là...

Puisque je m'endors sur mon clavier, une photo de nuit c'est logique... Une tentative, complètement au pif, avec le Semflex que je venais d'emprunter à mon beau-père et la pellicule qui était dedans depuis vingt ans. Tentative loupée évidemment, et il a fallu toute la bonne volonté du scan pour trouver une image là-dedans.


Notre passage de nuit, fin 2007.

À noter que depuis je ne suis franchement pas devenu un expert de la photo de nuit. Pourtant c'est là que j'aurais le plus le temps d'en faire...

Bon, la meilleure solution, pou le moment, ce serait d'aller me coucher. Exécution !

Le Plume vous salue bien.

Appareil réflex bi-objectif Semflex Otomatic B.

Gustav Malher, Septième symphonie « chant de la terre », 2 : Nachtmusik, allegro moderato.

14 février 2011

Au soleil de Censier

Le soleil de Censier, c'est comme le soleil d'Austerlitz, mais à l'autre bout de la rue Buffon. À noter que moyennant un rayon de soleil, le monument du Tibérisme immobilier qui se trouve de l'autre côté de la rue Santeuil serait presque pimpant...


Rue de Santeuil 3 février dernier.

À la réfelxion, je me demande s'il n'est pas plus sinistre encore par beau temps : par temps pluvieux on le voit moins.

Toujours est-il que le centre Censier se trouve quelque peu changé aujourd'hui par rapport à la semaine passée : les étudiants sont revenus car le deuxième semestre commence. Ils y trouvent une université changée d'un point de vue administratif puisque les anciennes UFR sont devenues des départements, regroupés en trois grandes UFR ; changée physiquement, aussi, puisque les bureaux de chacune des UFR ont été regroupés - sachant que des transfert ont eu lieu entre services centraux et nouvelles UFR. Bref, une chose n'a pas changé : c'est un peu le foutoir ; tous les secrétariat pédagogiques ont déménagés, et certains sont fermés pour cause de vacances scolaires...

Mais pas mécontent : dans l'ensemble on a réussi à faire réaliser les travaux nécessaires en un temps record. Tout n'est pas encore au point, mais ça aurait pu être pire.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Graciane Finzi, Le crépuscule du Kol Nidré, thème et variations pour violoncelle solo (2009), par Martine Bailly, CD Kol Nidré : huit visions, collection « Patrimoines musicaux des Juifs de France », Buda Musique, 2010.

13 février 2011

Chiuso

Aujourd'hui, c'était fermé, closed for buisiness, chiuso : entre le week-end, la fatigue accumulée et le méga-rhume, plein de raison de n'être pas très actif.


Rue Beauregard, Paris 3e, 30 janvier 2011.

Du reste, les virus étaient bien partagés : la consommation de mouchoirs en papier dans la maisonnée connaît un pic certain. Tiens, un sujet de méditation pour les introvertis : songer aux prodiges techniques que requiert la propagation de cette information, dont l'intérêt prodigieux n'échappera à personne.

Ceci dit, et malgré un souffle un peu court, je me trouve de petits progrès à la clarinette. Tous n'est pas perdu, braves gens.

Le Plume vous salue bien.

Appareil réflex bi-objectifs Semflex Otomatic B.

W.-A. Mozart, sérénade n°10 en si bémol majeur « Gran Partita » pour treize instruments à vent, 4 : menuetto.

11 février 2011

Petit croq' au jardin des plantes

Le visiteur du jardin des plantes pourrait sans doute, en cas de petite faim, tenté de vivre sur le pays en se faisant un ragoût de chouette harfang ; ceendant une charmante sculpture située près de l'aire de jeu des petits vient lui rappeler les périls d'un tel régime alimentaire.


Le dénicheur d'ourson, ou : petite faim au Muséum. Jardin des plantes, Paris, ce midi.

On m'objectera que les ours qui tournaient, tournaient, tournaient comme un poète en détention provisoire ont été remplacé par des petits pandas qui roupillent dans une cabane de bambous ; on n'aurait pas tort. Reste qu'on peut préférer acheter un sandwich à la boulangerie du coin et profiter d'un surprenant soleil de février dans les allées du jardin.

Ce que nous fîmes, the Dude and I. Mais après, ça se complique : les buvettes étaient soit fermé, soit en panne de perco. Il a donc fallu se résoudre à l'inévitable : aller prendre la carte de la société des amis du Muséum afin de pouvoir le boire, ce café, à la cafétéria de ma grande galerie de l'évolution, entre baleine franche et rorqual bleu, en squelette, et sous le regard désapprobateur d'un chameau de Bactriane naturalisé. Ça me manquait, ce lieu que je fréquentais assidûment à l'époque du début de ce blog.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

10 février 2011

Cedant arma togae

L'épée le cède à la toge mais, dans les placards de la présidence de l'université, la toge cède un peu de place à l'armoire technique réseau.


En Sorbonne, 4 février dernier.

C'est là-dedans que j'ai terminé ma journée de travail : la mise en place de systèmes de fichiers en réseau a permis de repérer les équipements actifs les plus obsolètes de l'université, de vieux hubs 10bT qui étaient déjà en place lors de ma première arrivée à l'université Paris 3 - c'est à dire en 1999.

Les voilà remplacés par un matériel nettement plus moderne. Le plus compliqué dans l'affaire étant d'extraire les vieux hubs de derrière le sac de nœuds que renfermait ce coffret. Et, ce faisant, d'éviter de se mettre de la poussière jusqu'aux oreilles !

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

09 février 2011

Quadra

Et voilà qui est fait : je suis fraîchement quadragénaire. Même pas mal !


Le mille-feuilles de la vie (version pistache et framboise), tout à l'heure.

Hier soir sortie concert (quintette avec violoncelle de Schubert, avec un bout de quatuor d'Olivier Greif en première partie) à la synagogue de la rue Copernic ; ensuite, un bon resto libanais dans le secteur. Et retour en sillonnant la ville sur les scooters...

Avec tout ça j'ai pas bossé ma claribole, moi. Tâcherai d'en faire un coup demain matin.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

07 février 2011

Poupées russo-bulgares

Installation quelque peu déboîtée réqlisée par le petit bonhomme dimanche matin :

C'est l'invasion des poupées russes ! Ou bulgares, d'ailleurs - c'est de là qu'elles proviennent en majorité, d'après ce que me dit leur précédente utilisatrice. Ne les confondez plus.

Le Plume vous salue bien

Boîtier numérique Pentax K-m.

Sergeï Prokofiev, suite pour orchestre Lieutenant Kijé op. 60 : 4, « troika ».

06 février 2011

La feuille qui passera l'hiver

Journée au delà du périphérique aujourd'hui : pas la Lozère, certes, mais la station de RER voisine s'appelle comme ça. Rayon de soleil en prime pour que les enfants (le nôtre et les autres) puisse jouer dans le jardin ; et moi aussi avec eux, du coup. Coccinelle à deux points sur les brins d'herbe, gendarmes sur l'écorce des arbres ; sur les rameaux, les bourgeons se préparent à entrer dans la danse.

Témoignage de la saison passée : une feuille a décidé d'hiverner. Comme le joli titre d'un épisode de Philémon, par Fred : la feuille qui devait passer l'hiver. Celle-ci n'a plus que quelques semaines à tenir.


Palaiseau, Essonne, cet après-midi.

En bas, dans l'herbe et les feuilles mortes, ça s'occupe gentiment : il y a des ballons, ovales ou ronds, de jolis buissons, et des bâtons de toutes les tailles. Jouer au jardin sans bâton, c'est comme le bowling sans boule ou la patinoire sans patin !

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m

Philip Glass, quatuor à corde n°5, par le Kronos Quartet.

05 février 2011

La vie parisienne

Récupéré les photos de mon premier rouleau au format 120 depuis pas mal de temps ; ma première pellicule depuis pas mal de temps, en fait. J'avais mis un rouleau couleur (Fuji Pro400H) dans le Semflex, histoire de voir ce que ça donne ; réponse, ça marche bien. Petit problème de décalage qui fait que la dernière photo est en partie perdue, mais ça, j'avais eu le problème avec du Fuji Acros 100 dans le YashicaMat.

Des photos qui datent d'il y a des lustres, par ailleurs : j'avais dû commencer le rouleau à la mi-2009. Et deux seulement datent de cette année : celles que j'ai faites dimanche dernier pour le terminer, ce rouleau.


Boulevard de Strasbourg, dimanche dernier.

Le mot du jour du petit bonhomme : « toi tu fais la clarinette et moi je fais les galipettes ! » Et c'est ce que nous avons fait. Du coup ma gamme chromatique s'améliore et ses galipettes aussi.

Le Plume vous salue bien.

Reflex bi-objectif 6×6 Semflex, film Fuji Pro400H (format 120).

03 février 2011

Chromatique

Clarinette, leçon 5 (je crois) : on progresse, petit à petit... J'ai pu m'essayer à la gamme chromatique, tout du moins dans le registre grave - le seul que je pratique pour l'instant. Tous les demi-tons, donc, soit 18 notes, du mi (2) jusqu'au la# (3). En utilisant donc une bonne partie des clés qui assaisonnent le corps d'une clarinette. Eh oui : il ne suffit pas de faire glisser le doigt de frette en frette sur le manche de la guitare !


Clés d'auriculaire droit de ma clarinette.

Au passage, je commence à comprendre pourquoi il y a beaucoup plus de clés que le nombre de notes l'exige, sur cet instrument. Prenons l'exemple des quatre clés actionnées par le petit doigt de la main droite : trois d'entre elles servent à produire les notes du bas, en bouchant des trous hors de portée d'une main humaine normalement constituée. On a donc le mi (en bas à droite), le fa (au dessus) et le fa dièse (à côté du mi). Voilà qui est bel et bon, sauf pour enchaîner ces notes : il faudrait faire passer le doigt instantanément d'une clé à l'autre, sans quoi un sol se glisserait entre les deux notes... Sur certains saxophones on résout le problème en munissant les clés de petits rouleaux pour aider ces transitions mais sur la clarinette ce serait difficile. On a une autre solution : les trois clés en question sont dupliquées, grâce à un système de leviers, par des clés situées vers le milieu de la clarinette, actionnées par l'autre petit doigt.

Du coup, on est sauvé : pour une montée chromatique, on joue le mi avec l'auriculaire gauche, le fa avec l'auriculaire droit, le fa# de nouveau à gauche. Astuce supplémentaire : on peut superposer ces doigtés. Par exemple, poser son doigté de fa en même temps que son doigté de mi ; ça ne change rien, mais en levant le doigt de la clé du mi on tombe directement sur le fa.

Bref : plein de mécanique astucieuse, dans cette affaire.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m

02 février 2011

Communication Problem

Rien de tel qu'être hyperconnecté pour louper des messages : mon prof de clarinette jouait à Gaveau hier soir et devait essayer de me trouver une place ; pas de nouvelles. Sauf que j'avais sur mon téléphone un message de lui avec les instructions précises pour récupérer mon billet. Message que je n'ai vu qu'à l'heure exacte où le concert commençait.

Vexé, que j'étais. Je m'en suis privé de blog, pour ma peine. Il me restera à me confondre en excuse lors de mon cours de demain...


Les toits de Paris vus du centre Censier, hier après-midi.

Sinon, comme prévu, la semaine est apocalyptique du point de vue boulot. Tout, partout, en même temps... Mais pas grave, on est là pour ça.

Le Plume vous salue bien.

31 janvier 2011

Jeux de construction

Après le week-end, retour aux jeux de construction pour les grands : c'est un peu ça, le réseau. Seul hic : il me manquait des pièces - de petites pattes métalliques qui servent à monter les équipements dans les armoires techniques. Ou plutôt, j'en ai des tas, sauf qu'elles ne sont pas interchangeables et qu'un équipement particulier n'a pas les siennes. Perdues sans doute pendant la période qui a précédé mon arrivée...

J'en ai plein d'autres par contre. Un collègue a entrepris d'en faire des châteaux de cartes ; pratique, les châteaux de carte en inox.


Sur mon bureau ce midi...

Mon terrain de jeu étant, encore une fois, du côté de la porte Dauphine, j'ai de nouveau traversé le seizième arrondissement, que je n'ai jamais autant fréquenté. Pour l'instant, entre Censier et Dauphine, je ne suis guère passé deux fois par le même itinéraire. Pour rentrer, cependant, l'itinéraire royal s'impose : avenue Foch, Champs-Élysées, quai du Louvre. Après, ça se complique : le Sentier, forcément, ça tortille un peu.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Le Mystère des voix bulgares, Trenke, Todorke.

30 janvier 2011

Par chez nous

Le ciel était d'une couleur inhabituelle aujourd'hui : bleu. À l'heure où la sieste règne je suis donc sorti avec quelques appareils photos en bandoulière voir ce que la lumière d'hiver pouvait faire pour moi. J'en ai profité pour finir un rouleau au format 120, dans le Semflex 6×6, première pellicule terminée depuis un paquet de temps pour cause de réflex numérique. Du coup, diantre si je me rappelle ce que pouvaient être les dix photos précédentes sur ce rouleau. J'ai noté ça sur mon petit carnet, que j'ai dû ranger quelque part, mais où ?


Au coin de la rue de la Lune et de la rue Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, vers 15h aujourd'hui.

Après la sieste, l'éveil : un petit camarade de crèche venait goûter chez nous avec sa maman et son petit frère. Il m'a semblé lire quelque part qu'avant trois ans les enfants jouaient côte à côte plus qu'ils ne jouaient ensemble : manifestement c'est inexact. Tout bonnement extra - pas forcément de tout repos, mais extra.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier numérique Pentax K-m.

Que choisir : les sonates pour flute de Bach par les solistes de l'ensemble baroque de Limoges ? La première sonate pour violon de Fauré ? La petite symphonie concertante de Frank Martin ? Le concerto pour violoncelle d'Olivier Greif ?

27 janvier 2011

Où vont les canards..?

L'avenue Paul Appell, la rue de Monticelli : au palmarès des rue parisienne célèbre, en voilà qui sont dans la voiture-balais. Et pourtant, les jeudis à l'heure du déjeuner c'est vers là que je file, entre la porte d'Orléans et un terrain de sports : prendre ma leçon de clarinette.


Avenue Paul Appell, Paris XIVe, ce midi.

La météo n'est pas des plus chatoyante ces jours-ci - et je crains de n'avoir pas contribué à arranger les choses. Depuis mes premières notes sur ce drôle de bout de bois, je n'avais jamais réussi à produire de telles bordées de couacs. Un véritable vol de canards... Et comme il faut toujours accuser le matériel, c'est décidé : demain je vais m'acheter un nouveau bec - c'est avec lui qu'on produit le son, finalement ; trous et clétages ne servent qu'à ajuster la note. Celui qui m'a été refilé avec la clarinette est un truc bas de gamme en plastique, comme il se doit.

Et puis, somme toute, tant qu'à faire des canards, autant que ce soit avec un bon bec.

Le Plume vous salue bien.

P.S. : le titre de l'entrée : les connaisseurs apprécieront.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.

Frank Martin, concerto pour sept instruments à vent, tymbales, percussions et cordes (1949), par l'orchestre de chambre de Genève (dir. Thierry Fischer), CD Dinemec, 1996.

26 janvier 2011

Par les Champs

Puisque mes itinéraires m'ont menés, plus qu'à l'accoutumée, du côté de l'Arc de Triomphe, voici une photo des Champs-Élysées tirée de mes archives photographiques.


Champs-Élysées, juin 2003.

La dernière fois que j'y suis passé, ça n'était pas tout à fait comme ça. Ne serait-ce que parce qu'il faisait nuit, et pluvieux aussi. Mais pas seulement.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-10.

25 janvier 2011

Colonnades

Entré pour la première fois au siège de l'université Paris-Descartes, rue des Saints-Pères. Pas beaucoup plus joli dedans que dehors, mais je ne faisais que passer.


Une colonne dans le hall de Paris 5, ce midi.

J'avais une bonne raison de passer par là cependant : déjeuner avec un copain. Mais loin des colonnades cependant.

Le Plume vous salue bien.

Appareil numérique compact Pentax Optio RZ10.