24 septembre 2008

Bouteille à l'encre

Récupéré ce matin mon dernier rouleau noir et blanc ; j'en suis assez content. Et aussi de la pellicule couleur que j'avais fini samedi dernier, d'ailleurs. C'est l'occasion de signaler que, pour la première fois depuis l'invention des journées du patrimoine, nous avions fait dimanche une visite organisée dans ce cadre. Tout à fait par hasard : en promenant le petit Monsieur dans l'écharpe porte-bébé configurée en poche marsupiale, passés devant une affiche : un atelier de gravure et imprimerie d'art ouvrait ses portes au public.


Paillasse et encriers, atelier de gravure de la Villa-lavoir, Paris 10e.

L'encre noire, ça se prête bien à la photo noir et blanc. Et pour ça la pellicule Ilford HP5+, c'est encore ce qu'on a fait de mieux. Et un boîtier Pentax MX avec un objectif 50mm f:1.4, pour les photos d'intérieur sans flash, c'est plutôt pas mal. De toute façon, c'est ça que j'avais sur moi.

Pas sûr que mon cher fils, qui fêtait aujourd'hui ses deux mois, retienne grand chose de cette visite. Bah, il suffira de la refaire de temps à autre.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MX, film Ilford HP5+, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

23 septembre 2008

(sans paroles)


Canal Saint-Martin, 6 septembre.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

22 septembre 2008

Lundi boulot

Ce n'est pas parce qu'on a une efficacité proche de zéro qu'un jour de boulot n'est pas un jour de boulot. Donc, là, c'en était un. Avec des câbles partout, puisque tel est mon emploi.


Ancienne ferme télécom, UFR médicale, site Villemin, 17 juin dernier.

Sur cette photo, c'est l'ancien système de câblage, utilisé par les téléphonistes jusque dans les années 1980. La continuité électrique est assurée en insérant les fils dans des petites barrettes, soit avec un instrument spécial, soit en se bousillant les doigts. Je l'avais surtout prise pour tester mon dernier flash - enfin, c'était le dernier à l'époque, c'est l'avant-dernier maintenant : l'impressionnant Pentax AF400T ; il en sera question un de ces jours dans la rubrique Photomatos.

La pellicule dont il s'agit, pour ceux qui connaissent mon système de cotation, c'était la 2008 PX4? Vous serez donc ravis d'apprendre que les pellicules 2008 PX5 (une Ilford HP5+) et 2008 PZ3 (Fuji Pro400H) sont actuellement au labo, retour demain soir ou mercredi matin.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7, flash Pentax AF400T]

21 septembre 2008

Dimanche blog

Trois entrées pour le prix d'une aujourd'hui : côté « Cartes sur table », je continue ma série Les ingrédients d'une cartes, petit abrégé de cartographie de la part d'un amateur même pas particulièrement éclairé. Et du côté de « Photomatos », je continue mon petit inventaire : il s'agit aujourd'hui du YashicaMat 124G, mon premier moyen format. Et comme il se doit, j'illustre l'entrée du jour d'une photo prise avec cet appareil :


Ancienne gare Masséna, Paris 13e, novembre 2007.

Comme ça, l'ancienne gare de correspondance du chemin de fer d'Orléans avec la petite ceinture retrouve sur ces pages sa cousine des chemins de fer de l'Ouest... Plutôt moins bien lotie, d'ailleurs : Ouest-Ceinture a encore une activité ; la station Masséna du RER C, où s'arrêtaient encore les trains omnibus il y a quelques années, a été définitivement fermée lors de la création de la station Bibliothèque. Et ce n'est plus qu'une gare fantôme, au bout d'une rue fantôme elle aussi, déserte et mal pavée, en attendant que la lente avancée de l'avenue de France vers les boulevards des maréchaux ne la rejoigne...

Le Plume vous salue bien.

[appareil YashicaMat 124G, film Ilford HP5+ (format 120).]

20 septembre 2008

Samedi canal

Un beau samedi : baguenauder sur les bords du canal Saint-Martin, regarder l'eau, et les feuilles de marronnier qui commence à y tomber.


Canal Saint-Martin, 6 septembre dernier.

Aujourd'hui c'était l'option poussette, et non porte-bébé : pas de passerelles cette fois-ci. D'un autre côté, ça permet d'emmener plus de matos - au point que le terme de poussette est impropre : par un hasard heureux, il y a de la place pour le bébé dans la charrette à photos !

Sinon, le scooter est remis de ses émotions. Et j'ai acheté quelques disques.

Le Plume vous salue bien.

Une note écrite en écoutant : Brahms, Variations et fugue sur un thème de Hændel, op. 24.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

19 septembre 2008

Des fils partouts

La semaine se termine. Alors, pour parler boulot, autant le faire en image, et presque sans paroles.


Hôpital Saint-Louis, institut Hayem, 20 juin 2008.

(Il faudra que j'aille faire un tour dans le coin : on y construit un cyclotron paraît-il.)

Sinon, le Yellow Horse et son propriétaire seront réunis demain. Au dernière nouvelle, il s'agissait plutôt d'une micro-fissure dans la paroi du cylindre... Vu la position du moteur sur un scooter, ça ne m'aurait pas arrangé que ça pète, de truc là. Moteur à explosion, je veux bien, mais point trop n'en faut.

Le Plume vous salue bien.

Une note à lire en écoutant : J.-S. Bach, cantate pour basse seule Ich will den Kreuzstab gerne tragen, BWV 56.

[Pentax ME Super, film Ilford HP5+ (exposé à 800ISO), objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

18 septembre 2008

Le jaune et le vert

Les logiciels, c'est bien connu : quand une nouvelle version a été mise sur le marché, au début, il y a des bugs. Et ça prend un peu de temps pour que le machin marche comme on veut. Ce que j'ignorais, c'est que ce principe s'applique aussi aux véhicules à moteur...


Façade ornée rue d'Abbeville (je crois) à la limite des 9e et 10e arrondissements, 26 août 2008.

Or, donc : mon scooter est jaune, et moi, je suis vert. Hier soir, je devais passer faire un dernier raccordement dans un autre bâtiment avant de rentrer ; je pars donc avec le scooter ; je m'arrête cinq minutes devant la loge pour récupérer une clé ; et je ne repars pas. Impossible de redémarrer : le contact est mis, le démarreur tourne gentiment, entraînant le moteur avec lui, mais c'est tout.

Donc : rangement en lieu sûr de l'engin (non sans avoir fait un aller-et-retour, en poussant, jusqu'à la station service du coin, au cas où la jauge ait oublié de me dire que j'étais à sec) ; retour en métro et, ce matin, embarquement du scooter par un dépanneur pour retour au garage. Avec 56km au compteur, c'est un tantinet vexant.

Aux dernières nouvelles, il y aurait eu un défaut de serrage du joint de culasse, d'où infiltration du liquide de refroidissement (oui Monsieur, j'ai un refroidissement par eau, moi, Monsieur) et noyage de la bougie... Un bug de mise en service, quoi.

À part cette contrariété somme toute mineure (mais qui tombait évidemment un jour où ça gênait le plus possible), tout va bien.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

16 septembre 2008

Plus près de la ceinture

Le but de la photo d'hier, donc, c'était d'essayer le doubleur de focale que je venais d'acheter. C'est quoi un doubleur de focale ? En gros, une sorte de loupe que l'on intercale entre l'objectif et le boitier et qui grossit l'image. C'est donc un dispositif optique ; les doubleurs corrects ont quatre à six lentille dans leur formule. Pour autant, c'est un composant passif - pas de réglage possible, à part le mettre ou l'enlever.

Un doubleur de focale grossit l'image, donc ; mais il diminue d'autant la quantité de lumière qui arrive à la pellicule, ou plus généralement au capteur, d'un facteur 2. Comme le problème principal de la photo, c'est d'avoir suffisament de lumière qui arrive à bon port, on voit que ce n'est pas un petit inconvénient. Par ailleurs, la qualité optique d'un ensemble objectif+doubleur est toujours moins bonne que celle d'un objectif de qualité équivalente et d'une focale double. Même avec un bon doubleur ; et il y en a de fort mauvais.

Bref, hier, c'était avec un objectif 135mm sans doubleur ; avec, ça donne ça :


Les rails de la petite ceinture au niveau de la rue Vercingétorix (paris 14e, le 9 septembre dernier.

Le résultat n'est pas indécent du point de vue optique, même si il y a un très léger bougé. Il faut dire que le doubleur divisant la lumière par deux, il faut, à ouverture égale, un temps de pose deux fois plus long. Or, plus la focale est grande, plus la sensibilité au bougé augmente : on considère qu'il n'est pas raisonnable de prendre une photo sans trépied à une vitesse inférieure à l'inverse de la focale. Donc : on double le temps de pose nécessaire et on divise par deux le temps de pose souhaitable... Ici, j'étais donc à 270mm (135×2), et je ne pouvais guère atteindre une vitesse supérieure à 1/250e de seconde compte tenu de la lumière disponible dans ce qui est, après tout, un cul de basse-fosse...

J'ai dans la boite quelques essais avec des objectifs de 200 ou 300mm de focale. On verra ce que ça donne. Reste à faire : comparer la qualité d'image de ce doubleur (Pentax Rear Converter K T6-2X, six lentilles) avec le doubleur Foca HR7 dont j'avais dû vous parler (sept lentilles, bien réputé, mais beaucoup plus encombrant). On fera ça un de ces jours.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5, doubleur Pentax K T6-2X]

15 septembre 2008

En dessous : la ceinture

Je parlais samedi de la station Ouest-Ceinture et de mes essais de doubleur de focale. Ce n'est pas dans un coin particulièrement joli du 14e arrondissement - je supposerai charitablement qu'il y en a. Du coup, mes sujets ne pouvaient qu'être purement ferroviaires.


Passage du chemin de fer de petite ceinture sous le faisceau de voies de la gare Montparnasse, 9 septembre 2008.

Ombre et lumière : si Ouest-Ceinture s'appelle comme ça, c'est parce que c'est le croisement des voies des chemins de fer de l'Ouest, devenus chemins de fer de l'État, devenus, eh bien, une partie de la SNCF, et en particulier la partie du réseau qui aboutit à la gare Montparnasse. Et comme pour faire se croiser des lignes ferroviaires, des feux rouges, ce ne serait pas pratique, les voies (désaffectées, ou presque) de la petite ceinture passent en dessous.

La porte grillagée qui ferme l'accès au tunnel n'est qu'à moitié fermée. Sur quoi ouvre-t-elle ?

Sinon, le scooter jaune va bien.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

14 septembre 2008

Droit aux Buttes

Place du Colonel Fabien, un tout petit garçon pointe du doigt le bulbe blanc du siège du parti communiste en criant : « la lune ! la lune ! ». Le siège est aussi désert que notre satellite d'ailleurs : ils sont tous à la Courneuve, je suppose.

Moi, je pousse ma poussette pour monter la rue Mathurin Moreau ; mon passager s'est endormi depuis la traversée du canal Saint-Martin. C'est dimanche ; il fait beau ; on va aux Buttes Chaumont.


Le canal Saint-Martin vu du quai de Jemmappes il y a huit jours.

Aux buttes, il y a du monde, mas pas trop ; l'ambiance est détendue. Les tours et détours des allées ; monter, descendre. Le pont suspendu est en rénovation. Faire des photos aussi : j'avais emmené quelques objectifs (50, 135, 200 et 300mm en l'occurrence), deux boîtiers, quelques filtres... Pratique d'avoir quatre roues, pour ce genre de chose. Et le passager aime bien l'alternance de petits arrêts et de marche en douceur !

Retour moins paisible - le temps avance, l'heure du biberon approche, on me le fait savoir. Et nous revînmes fatigués mais content de cette belle journée, comme on dit.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

13 septembre 2008

À l'Ouest, ceinture !

Nous passons sans transition de la pellicule 1992 K4 à 2008 PM5 : cinquième péloche de cette année avec mon boîtier Pentax ME Super, que j'ai récupéré cet après-midi au labo. Une Fuji Reala 100, comme ses petites camarades 2008 PM1 et PM2 (2008 PM3 était une Fuji Pro400H et PM4, une Ilford HP5+ poussée à 800 ISO).

Entre autre chose, cette pellicule m'apermis de faire de premiers essais du doubleur de focale Pentax T6-2X que je venais d'acquérir ; j'étais pour ça, pendant ma pause méridienne, du côté des voies de la gare Montparnasse, dans les fins fonds du quatorzième arrondissement. La gare Ouest-Ceinture n'est pas désaffectee ; mais son élévation est quelque peu affectée par la rudesse des temps.


Gare Ouest-Ceinture, rue Vercingétorix, Paris 14e, 9 septembre 2008.

Sinon, juste avant d'aller chercher les photos, et comme mon labo photo et mon concessionnaire Vespa sont tous deux rue Lafayette, j'étais passé prendre mon beau scooter jaune tout neuf. Attendez un peu que je le prenne en photo !

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

12 septembre 2008

Instamatic : 1992 K4 (et fin)

Dernier rouleau de cette série-là ; il m'a accompagné de Gibraltar à Malaga et, quelques semaines plus tard, en Irlande. Entre les deux, une traversée de l'Espagne en train, les trois jours dès le lendemain, et du rattrapage de sommeil en retard.

Fait marquant de la partie ferroviaire de ces pérégrination :

  • de Malaga à Madrid, me faire gaver de chorizo par une énorme bonne sœur qui me prenait manifestement pour un clochard et qui, par geste, me faisait signe que c'était bon, manger encore ;
  • le franchissement de la douane à Hendaye (ou Irun ?) : il y avait une grille faisant toute la longueur du quai, et le poste de douane au milieu ; un douanier n'ayant pas tout a fait la même interprétation de mon apparence que la bonne sœur commence à fouiller mon sac, mais pas longtemps (trois semaines de bateau, dans ce sac) ;
  • pendant tout le trajet, discuter avec des touristes sud-africaines ; la mixture anglais-espagnol-français aidant, à l'arrivée à Austerlitz, ne plus savoir en quelle langue s'adresser au guichetier de la RATP.


En rade de gribraltar, juin 1992.

Le voyage en Irlande, c'est une autre histoire.

Le Plume vous salue bien.

11 septembre 2008

Instamatic : 1992 K3 (Gib !)

Troisième rouleau de la série : Gibraltar. J'aime bien Gibraltar, avec son rocher - et ses singes. Les seuls singes sauvages de notre continent, dit-on. Enfin, sauvages...


Au sommet du rocher de Gibraltar, juin 1992.

Précisons que les imprimés à fleur des robes de l'arrière-plan étaient déjà tout à fait démodés il y a seize ans, sauf semble-t-il pour les retraitées anglaises d'un certain âge.

Sinon : pas beaucoup de sommeil et des poches sous les yeux assez marquées, mais tout va bien à bord. Et pour compenser, quelques achats de matériel photo qui arrivent au compte-goutes. Dont le dernier, un magnifique téléobjectif 300mm f:4, tout à fait remarquable, mais pas léger-léger il faut bien le dire. Je vous en recauserai.

Le Plume vous salue bien.

10 septembre 2008

Instamatic : 1992 K2

Même série, deuxième film. Le premier nous avait mené de Saint-Malo à Peniche (Poprtugal) ; la deuxième, jusqu'au golfe de Cadix. Ici, la pointe de Sagres : l'extrémité Sud-Ouest du Portugal...


Juin 1992, après le cap Saint-Vincent, cap sur la pointe de Sagres.

Notez les bordures vertes bizarroïdes : c'est une caractéristique du format 110, les toutes petites pellicules des appareils de type Instamatic. Les pellicules sont pré-impressionnées avec les cadres d'image et le numéro de vue ; au développement, ça donne ces cadres, de formes et de couleurs variables suivant les fabricants. Le truc idiot, c'est que l'image capturée mord systématiquement sur les cadres en question, qui sont donc nuisibles en plus d'être inutiles...

Le Plume vous salue bien.

09 septembre 2008

Instamatic : 1992 K1

Reprenons nos archives photographiques. De 1987 à 1992, rien. Je m'étais déconnecté de la photographie, complètement. Je n'avais pas envie ; et puis aussi, je n'avais pas un flèche pour payer les développements...

Retour à la photo à l'été 1992, à l'issue d'une année plutôt tristounette il faut le dire. Pour remettre les idées en place, un peu de voile : trois semaines de croisière avec une association, de Saint-Malo à Malaga via le Portugal et Gibraltar. Et, à peine passé Ouessant, les dauphins.


Un matin dans le golfe de Gascogne, juin 1992.

Quand je dis que j'avais repris la photo à cette occasion, c'est beaucoup dire : on m'avait prêté un appareil en plastique au format 110, genre Kodak Instamatic ; je m'étais acheté quatre pellicules pour aller avec. Pas de la photo haut de gamme... Les quatre photos que vous verrez sont des scans de ces minuscules négatifs.

Par contre, à partir de 1992, mes négatifs sont soigneusement datés et classés ; l'habitude des archives aidant, chacun à une cote composée de l'année où le film a été développé suivie d'une ou plusieurs lettres désignant l'appareil utilisé et d'un numéro d'ordre. Ici, K pour Kodak Instamatic, et 1 parce que c'est le premier du lot.

De 1992 K1 à 2008 YM2, vous n'êtes pas sortis de l'auberge !

Le Plume vous salue bien.

08 septembre 2008

Caténaires

Puisque les lignes électriques de la SNCF ont fait un peu parler d'elles ces derniers temps, c'est l'occasion de ressortir mes photos ferroviaires... Hier soir, nous étions au dessus des voies de la gare Saint-Lazare ; ce soir, nous partons à l'autre bout du Nord parisien : sur les voies de la gare de l'Est, au coin de la rue Riquet, à la lisière des 18e et 19e arrondissements.


Le poste d'alimentation de la rue Riquet, le long de la rue d'Aubervilliers, Paris 18e, 31 mai dernier.

Au fait, pourquoi le mot « caténaire » ? Eh bien, par abus de langage, tout simplement. Si vous regardez les fils au dessus des rails, vous verrez deux choses : d'une part, la ligne d'alimentation proprement dite, parfaitement horizontale (heureusement) ; d'autre part, le câble qui lui sert de support, formant une courbe au dessus. Entre les deux, des suspentes verticales régulièrement espacées.

Le fil du haut fait une courbe, donc. Normal : aux deux bouts, il est suspendu aux poteaux ; au milieu, il descend, à cause du poids. La courbe qu'il forme est identique à celle que fait une chaîne suspendue entre deux points : c'est la courbe caténaire. D'où le nom. Ça correspond à un cosinus hyperbolique, si mes souvenirs sont bons, mais ça, ça date un peu.

La caténaire, en toute rigueur, c'est donc, non pas la ligne d'alimentation, mais le câble de support qui est au dessus. Je suis sûr que les voyageurs coincés à Montparnasse l'autre soir aurait été ravis de l'apprendre.

Le Plume vous salue bien.

[Appareil YashicaMat 124G, film Fuji Neopan 400 (format 120)]

07 septembre 2008

dix-sept

Il y a les arrondissements de Paris que je connais bien, ou dont au moins je connais bien certians coins : ceux que j'ai habité (5e, 10e), séjourné temporairement (11e, 15e), traversé régulièrement... Et il y a ceux qui me sont complètement étranger.

Le dix-septième arrondissement est de ceux-là. Le seul lieu que je pensais y avoir fréquenté avec une certaine régularité, c'est le Castorama de la place Clichy - mais vérification faite, il est dans le 18e arrondissement. Vérification faite, c'est le seul arrondissement de Paris dont je n'avais jusqu'à une date récente aucune photo sur ce weblog - jusqu'à ce qu'en juin dernier je me retrouve par erreur, en fin de journée, du côté du Pont Cardinet. Avec un ou deux appareils photos.


Station Pont Cardinet, 27 juin dernier.

Si j'en parlais, c'est que je m'y suis aventuré samedi dernier : le troisième jour du congrès de la SFHST se déroulait au site Malesherbes de l'université Paris 4, site dont j'avais entendu parler depuis longtemps mais où je n'avais jamais mis les pieds. Il m'a donc fallu fréquenter ces contrées obscures. Je connais tellement bien que, descendant le boulevard Haussmann, j'ai faillis louper le tournant du boulevard Malesherbes, qui n'est pourtant pas une infime venelle. Et pourtant, ça, c'était encore dans le 8e...

Tiens, à propos, il faudrait que j'aille visiter le parc Monceau, un jour. Maintenant que je vois à peu près où ça se trouve.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

06 septembre 2008

Bouts de rouleaux : Figaro-là

Je finis avec cet entrée mes extraits de rouleaux d'avant bac. Avec encore de la photo de bateau bien sûr...


L'arrière du half-tonner de Loïc Peyron... et son chien. Perros-Guirec, juillet 1986.

Je m'étais incrusté, profitant de l'a-priori favorable dont bénéficie un photographe haut comme trois pommes (tout petit déjà, je faisais moins que mon âge !) pour visiter les bateaux et discuter avec les concurrents. Loïc Peyron ayant été particulièrement accueillant, son Lada Poch avait eu droit à pas mal de clichés...

Je corrige au passage la datation annoncée hier (j'avais enchainé ces deux rouleaux, changement de film en plein vent sur le ponton et tout) : ces clichés ne peuvent dater de 1987, puisque la course en question n'avait pas concerné Perros ; il s'agit donc de 1986. Il y a du laisser-aller dans le classement !

Récapitulons donc cette première série ; je continuerai probablement avec les films plus récents, mais peut-être pas tout de suite.

La question, c'est : quand pourrais-je prêter l'un de mes appareils photo à mon fils ? Juste là maintenant, je crois qu'on va attendre encore un peu. Mais j'espère qu'un beau jour, il me le demandera.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Asahi Pentax SP500, film Konica SR100, objectif Super Takumar 35mm f:3.5]

05 septembre 2008

Bouts de rouleaux : Figaro-ci

Mon premier rouleau noir et blanc : un Ilford FP4 acheté pour un projet d'arts plastiques, mais pas fini aux grandes vacances 1986. Et du coup achevé durant l'été par, devinez quoi, des photos de bateau. Plus précisément, les half-tonner IOR qui courraient à l'époque pour la solitaire du figaro, qui cet été là aussi partait de Perros-Guirec, ainsi que d'autres bateaux venus pour l'occasion.

Je l'avais dit au début de cette série : il s'agit d'une image par rouleau, de préférence une image un peu décalée, volontairement ou non. Alors, désolé pour la dame qui achevait de décorer le tableau arrière d'un Églantine-Finot au ponton d'à côté !


Sur les pontons de Perros, juillet 1986.

Sinon, réussi à finir la fameuse communication dont je parlais hier, et que je donnais cet après-midi dans le cadre d'un congrès. Comme on dit, ça a été plutôt bien reçu ; maintenant, entre finir d'écrire la comm' à point d'heure et les biberons du petit, je suis rétamé.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Asahi Pentax SP500, film Ilford FP4, objectif Super Takumar 55mm f:2]

04 septembre 2008

Bouts de rouleaux : radio crochet

Pour continuer sur les années lycée (après tout, c'est la rentrée des classes, ça se fête), celle-ci date je crois de 1987. J'étais en classe de première, avec plus de maths que d'arts plastiques cette fois ; l'automne mouvementé nous avait appris quelques trucs sur les grandeurs et misères de la mobilisation politique ; le mois de janvier avait été glacial. Et puis la neige avait fondu, le festival de la B.D. était passé et, vers la fin de l'hiver, nous étions partis en bande et en autocar vers Poitiers ou se déroulait un « tremplin musical » organisé par le rectorat. Je ne jouais pas, mais mon pote J.-C., si, alors...


Hamac, un group qui n'a pas percé sur la seine musicale mais qui a été sélectionné pour la finale parisienne, tout de même !

Le Spotmatic était de la partie cette fois-là aussi ; j'y ai découvert la difficulté qu'il y a à photographier dans le noir. Surtout avec un film 100ASA. Mais c'est pas grave, c'était sympa.

Sinon et sans vouloir jouer les rabat-joie, j'ai une communication à écrire pour demain, moi !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Asahi Pentax SP500, film Agfa XR100, objectif Super Takumar 55mm f:2]

03 septembre 2008

Bouts de rouleaux : centrale

Bouts de rouleaux, toujours - celui-ci date de l'été 1985, je crois. À l'aube d'une vie nouvelle : j'allais entrer en seconde, quittant donc le collègue (une époque passablement déplaisante pour moi) pour entrer au lycée. Un autre monde, même si c'était la porte à côté ; j'allais de plus rejoindre (mais je ne le savais pas encore) l'option art plastique, ce qui ne m'a pas appris à dessiner (je ne saurais jamais) mais qui a changé ma vision du monde.

En attendant, je m'étais payé une pellicule avec mon argent de poche, et j'avais pris en photo la mer, des bateaux, des planchistes. Au retour des grandes vacances, comme nous avions passé quelques jours en bord de Loire, j'avais photographié les bords de Loire, et aussi une centrale nucléaire. Je n'ai pas changé tant que ça finalement.


Centrale nucléaire de Chinon-Avoine, août-septembre 1985.

Le tout, toujours avec le Spotmatic paternel. La centrale, je me rappelle, j'y étais allé en vélo, l'appareil autour du cou. J'avais même eu droit à un contrôle de gendarmerie : un ado à vélo avec un appareil photo, c'est sûrement louche.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Asahi Pentax SP500, film Fuji HR100]

02 septembre 2008

Bouts de rouleaux

Tiens, parti comme c'est, on continue : pas beaucoup d'énergie pour produire du texte, donc les jours qui viennent seront surtout en imége - des images sortis de vieilles pellicules, une image par pellicule - et de préférence des photos plus ou moins loupées, décalées ou fortuites.


Angoulême, circuit des remparts, septembre 1982.

Je vais même faire ça par ordre vaguement chronologique : ce film date de 1982 ; il est donc en compétition avec celui dont je vous parlais hier pour être ma première péloche. Datation sans ambiguité : nous avons déménagé de Lannion à Angoulême pour la rentrée 1982, et on voit le déménagement en cours sur certaines photos. Là c'était au circuit des remparts, course-exhibition de voitures anciennes ; j'ignore pourquoi j'ai pris cette photo ci...

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Asahi Pentax SP500, film Kodacolor II 100ASA, objectif Super Takumar 55mm f:2]

01 septembre 2008

Brumes anciennes

Allons : puisque j'en suis à perler de mes débuts en photo, voilà encore un de mes tous premiers rouleaux ; il date, je crois, de 1981 : je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans...

J'en avais dix, à l'époque. Tous le rouleau n'est pas de moi, la preuve, j'apparais sur l'un des clichés. Mais la plupart, je me souviens de les avoir prises. Y compris quelques photos prises en escaladant des rochers - pas sûr que le paternel était au courant de ça, la preuve, il me l'a encore prété après, son Spotmatic.


Départ de la Solitaire du Figaro, Perros-Guirec, juillet 1981 (?).

J'ai tout de même un doute : la course du Figaro est partie de Perros en 1981 et en 1983. Il pourrait donc s'agir de l'une ou l'autre édition... Et dans ce cas 'avais deux ans de plus, et j'ai une pellicule sous la main qui date d'un an plus tôt. C'est bien ennuyeux, ma bonne dame.

De toute façon, j'aime bien cette photo, même si le négatif a été éprouvé par l'injure des ans. Et c'est la baie de Perros, que je n'ai pas fini de photographier sous tous les angles...

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Asahi Pentax SP500, film Kodacolor II 100ASA, objectif Super Takumar 135mm f:3.5]

31 août 2008

Débutant

Puisque j'en suis à parler de mes débuts de photographe, il y a un secteur où je reste un débutant : le développement photo. J'avais fait ça en MJC quand j'avais douze ou treize ans mais j'en suis resté là...

En fouillant dans les négatifs photos chez mes parents, j'en ai trouvé un qui était dans un état apocalyptique, roulé dans une boite à péloche ; pour le ranger dans une feuille panodia, il m'a fallu inventer un système de baleines pour que la feuille ne se transforme pas en tube... Mes parents ne voyaient pas ce que ça pouvait être ; il a fallu que je le scanne pour me rendre compte que c'était l'unique pellicule prise, développée et tirée par mes soins. Coup d'essai mais pas coup de maître : traces de coulure, poussière, rayures...Sans compter que la plupart des photos étaient totalement loupées. Il n'y en a que quelques unes qui donne un résultat visuellement acceptable, dont celle-ci, plutôt marrante je trouve.


Angoulême, du côté de la rue de Basseau, hiver 1983-1984 je crois.

Le gamin au premier plan, je crois que c'était le petit frère d'un copain dont je ne me rappelle plus très bien non plus. La mine qu'il fait, ça devait être parce qu'il avait une envie de pisser phénoménale ; la photo suivante, que je vous épargne, confirme l'hypothèse. Je tiens à rappeler, à titre de circonstance atténuante, le jeune âge du photographe au moment des faits...

Je ne me souviens plus très bien non plus des appareils photos qu'on nous avait confié. C'était du robuste et rudimentaire, sans doute fabriqué en RDA, avec des systèmes de mise au point et de réglage de lumière pour le moins primitifs. C'était marrant.

Le Plume vous salue bien.

30 août 2008

Spotmatic

Je parlais hier de l'achat de mon premier Pentax il y a dix ans (dix ans !) et je mentionnais mes aventures antérieures avec son ancêtre, l'Asahi Pentax Spotmatic, en l'occurrence celui de mon papa. Finalement, ce qui m'a ramené à la photo, c'est un voyage, l'année précédente, en Afrique du Sud où je rendais visite à des amis temporairement expatriés.

J'avais emprunté pour l'occasion ce bon vieux Spotmatic, avec lequel j'avais été photographié à l'âge des petits pots, et avec lequel j'avais fait mes premières armes en grandissant. Devenu grand, je remettais ça ; les diapos que j'en ai ramené m'ont donné envie de continuer.


Épave sur le sable de Saldanha bay, Langebaan, Western Cape, Afrique du Sud, février 1997.

L'appareil en question, c'était un SP500 : la dernière génération avant que les objectifs à vis soient remplacés par la baïonnette « Pentax K ». Il y avait deux modèles, un SP500 plutôt grand public et un SP1000 plus haut de gamme mais les deux modèles étaient identiques, sauf que la vitesse au 1/1000e de seconde était théoriquement absente du SP500 - en fait, présente, mais non indiquée, comment faire plaisir au département marketing sans s'embêter à créer deux modèles différents !

Par rapport aux appareils où il suffit d'appuyer sur un bouton, c'est un peu plus compliqué : on met au point d'abord, ensuite on active la cellule tout en déverrouillant le diaphragme, et on fait son réglage de vitesse et d'ouverture... Mais le temps que l'on prend, c'est aussi le temps de vraiment regarder son sujet, de faire attention à ce que l'on fait... En tout cas, ce vers quoi je tends avec tous mes appareils photos, c'est à retrouver ces sensations-là.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Asahi Pentax SP500, film Kodak Elitechrome 100, objectif Super Takumar 135mm f:3.5 (je crois !)]

29 août 2008

Photographie

Voilà dix ans, à Osaka, je m'achetai mon premier appareil photo : le Pentax MZ-10, un réflex 24×36 du milieu de la gamme d'alors. Ce n'était pas ma première expérience de photo, bien sûr : j'avais utilisé à plusieurs reprises le bon vieil Asahi Pentax Spotmatic de mon papa, et j'avais même, quand j'étais ado, expérimenté le développement à la MJC du coin.

Ceci dit, après des années où je m'étais totalement détourné de la photo (raison pour laquelle vous ne verrez aucune photo de mon voyage au Mali de 1989, par exemple, puisque je n'en avais pas pris), c'était quand même une étape importante. Les premières photos avec cet appareil : des photos de voyage, puisque j'étais en voyage - en l'occurrence, des photos d'Osaka. Les deux premières, l'une dans la rue où j'avais fait mon achat, l'autre un peu plus loin, en allant vers la tour d'Osaka, je vous les ai déjà montré, il y a quelque temps il est vrai. Les suivantes étaient prise du haut de la tour en question ; voici la troisième photo de ce premier rouleau.


Osaka à perte de vue, fin aôut 1998.

Mes rapports avec cet appareil n'ont pas été sans déception, à vrai dire. Autant j'avais été satisfait des images que j'avais ramenées d'Afrique du Sud l'année précédente, prises avec le vénérable Spotmatic, autant les clichés du MZ-10 m'ont souvent déçu. À y réfléchir, trois raisons à ça :

  • Ne sachant pas vraiment ce que je faisais, j'ai eu tendance à faire confiance aux automatismes de l'appareil, d'où des compromis mi-chèvre, mi-chou entre vitesse et profondeur de champ ;
  • Les zooms vendus avec ne sont franchement pas terribles ; les zooms, de toute façon, c'est rarement génial, ou alors c'est hors de prix ;
  • Enfin, la concurrence du numérique n'avait pas encore commencé à faire le ménage dans le monde des labos : bien des développement (et des tirages) ont manifestement été faits « à l'eau de vaisselle », dans des minilabs dont les bains n'étaient pas changés aussi souvent qu'il aurait fallu.

À ces trois raisons techniques il faut en ajouter une quatrième : la médiocrité du photographe. Je pense avoir fait un tout petit peu de progrès depuis, mails il reste du chemin à faire !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MZ-10, zoom SMC Pentax-F 100-300mm 1:4.5-5.6]

28 août 2008

Intérieur, extérieur

Une journée tranquille, avec juste assez de visites, juste assez de sorties. Et juste assez de repos pour que ça compte comme un jour de vacances.


Fenêtre sur cour, Paris, juin 2008.

Et sinon : s'émerveiller toujours sur notre petit miracle à nous, sur ses mines et sur ses dernières trouvailles... Une activité à plein temps, ça.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax Auto 110, objectif Pentax-110 24mm f:2.8, pellicule Fuji Superia 200 (format 110)]

27 août 2008

Signal

Petit coup de mou aujourd'hui - je comprends mieux maintenant les sourires narquois des collègues ayant déjà vécu la phase « nourrisson à la maison ». Du coup, pas de longs discours, juste une jolie photo - enfin moi je la trouve jolie.


Boulevard Poniatowski, 21 juillet 2008.

Et si ça ne vous suffit pas, allez faire un tour du côté de mes rubriques Cartes sur table et Photomatos, j'y ai sévi récemment. Dans le cas de cette dernière, j'ai encore du boulot avant de rattraper mon retard concernant mes acquisitions de matériel photo. Heureusement, le flot se ralentit assez nettement ces derniers temps !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

26 août 2008

Retours

Après le grand vide, les grands retours : petit à petit, la ville se remplit de nouveau. Hier lundi, jour des grossistes, le Faubourg Saint-Martin grouillait de détaillants venus se réapprovisionner ; aujourd'hui, rue de Paradis, les travaux de l'été (inachevés) créaient de beaux encombrements ; square Montholon, la marmaille fourmillait gaiement. Il n'y a que les pédiatres qui soient toujours en vacances, semble-t-il ; heureusement, on n'en a pas de besoin pressant.


Ceux qui restent : rue Sainte-Cécile (Paris 9e), 12 juillet dernier.

Moi aussi, je suis en vacance. Et j'en profite - pour biberonner, dorloter, etc. Malgré ça, j'ai réussi à finir de réparer mon doubleur de focale : belle performance, je trouve, même s'il s'agissait seulement de démonter, nettoyer, remettre en place les billes de roulement, régler, remonter. J'ai aussi une communication à écrire pour vendredi en huit. On va faire ce qu'on peut.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Ilford HP5+ (exposé à 800ISO), objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

24 août 2008

Un mois

Le 24 juillet au matin, je regardais le soleil se lever depuis la porte des urgences de la maternité. Et le 24 juillet au soir, j'avais un fils.


Lever de soleil du côté de la porte des Lilas, hôpital Robert Debré, 24 juillet 2008.

Un mois, le petit bonhomme. Un mois épuisant bien sûr - battus, les quarts de nuit en mer ! Mais si c'était à refaire, je ne changerais rien. Rien du tout. Et je voudrais juste le même - il est parfait.

Et maintentant ? Et maintenant, on continue. Et toujours, prendre le temps de ne pas en revenir.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro800Z, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

22 août 2008

Sans paroles, ou presque

Me voici de nouveau en vacance pour quelques jours. Inutile de dire que j'en ai plus qu'un peu beaucoup besoin. Donc : cette entrée sera laconique ou ne sera point.


Travaux, lycée Renoir, rue Ganneron, Paris 18e, 5 août dernier.

Avec tout ça, toujours pas réussi à réparer mon doubleur de focale. J'ai pourtant reçu depuis plusieurs jours le lot de billes de roulement d'un millimètre que j'avais commandé. Mais, comment dire ? je crains de pécher un peu dans la précision du geste.

Le Plume vous salue bien.

[appareil Voigtlander Bessamatic I, objectif Vaskar 105mm f:4.5, film Ilford HP5+ (format 120)]

21 août 2008

Université estivale

La saison des universités d'été des partis politiques s'approche (non, je ne vais pas à La Rochelle !) - et cependant l'université pendant l'été ça n'est pas très causant. C'est même plutôt calme.


Le hall des Grands Moulins, juillet 2008.

Aux Grands Moulins, on a laissé dans le hall d'entrée, côté rue Marguerite Duras, les tables, chaises, panneaux d'expo destinés à l'accueil des étudiants, mais d'étudiants point, et d'accueil non plus. De toute façon, pour entrer, il faut montrer patte blanche. Essentiellement, c'est fermé, sauf pour le personnel : pas mal de chercheurs sont à leurs bureaux, notamment ceux qui veulent profiter des vacances pour déballer leurs cartons.

Rien à voir : aux États-Unis, c'est la saison des Veepstakes, les paris sur les noms des candidats à la vide-présidence. Obama devrait annoncer le sien d'ici samedi : je mise sur la gouverneur du Kansas, Kathleen Sebelius. Mais je peux me tromper.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H]

20 août 2008

Trajet

Rue Thomas Mann, quai Panhard et Levassor, pont de Tolbiac, rue Joseph Kessel, rue de Dijon, place Lachambaudie, rue Proudhon, rue Taine, boulevard de Reuilly, place Félix Eboué, rue de Reuilly, rue Faidherbe, rue de Charonne, rue Godefroy Cavaignac, place Léon Blum, Boulevard Voltaire, place de la République, boulevard Saint-Martin, boulevard Saint-Denis, boulevard de Strasbourg, rue de Metz, rue du Faubourg Saint-Denis.

C'est l'itinéraire qui me ramène en scooter de mon lieu de travail jusqu'à ma petite famille - du 13e au 10e arrondissement, en passant par les 12e et 11e.


Le jour d'avant : Daumesnil, 23 juillet 2008.

À Daumesnil, les lions qui, dit-on, habitaient jadis place de la République, sint fidèles au poste. L'arc-en-ciel y est plus rare, par contre.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

19 août 2008

Et de nouveau....

Et de nouveau, qu'il pleuve ou qu'il vente, je sillonne Paris sur le dos du White Pony...


Le scooter, sur le pont de la rue Lafayette, 22 juin dernier.

D'un autre côté, quelque chose me dit qu'il y aura un modus vivendi à trouver avec la propriétaire légitime de l'engin, les contre-indications médicales à la circulation en deux roues étant maintenant levées...

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

18 août 2008

Le même et l'autre

Aux Grands Moulins rien n'a changé depuis le 23 juillet dernier, ou pas grand chose. De l'autre côté de la rue Marguerite Duras, le chantier du jardin public est toujours ça : un chantier. De toutes mes tentatives pour le photographier, c'est au bout du compte l'antique Voigtlander Bessa qui s'en sort le mieux, allez savoir pourquoi.


Chantier du jardin des Grands Moulins, 10 juin dernier.

Tout est pareil, mais rien n'est pareil. Il y a quatre kilos de petit bonhomme qui m'ont manqué toute la journée.

Le Plume vous salue bien.

[appareil Voigtlander Bessamatic I, objectif Vaskar 105mm f:4.5, film Ilford HP5+ (format 120)]

17 août 2008

L'oiseau sur la branche

La petite vie de famille continue. Le square Villemin, avec des amis venus de loin, et dont les enfants sont plus à même que le nôtre de profiter des cages d'écureuil-bateaux pirates. Aimer ses amis, c'est chose agréable ; le square en est transformé.


Dans notre olivier, mardi dernier.

Pour le reste, on prend le rythme. En attendant de devoir en rechanger, puisque je retourne travailler demain. On va bien voir.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro800Z, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

16 août 2008

Et toujours Paris

Toujours là, toujours (à peu près) vaillants, toujours à Paris. Quelques sorties de temps à autres pour aller dans les squares du voisinage ; et puis une virée pour aller chercher des photos au labo (la dernière péloche du Pentax MZ-5n, et un rouleau 6×9 du Voigtlander Bessamatic).


Passage des Récollets, Paris 10e, la semaine dernière.

Du coup c'est l'occasion d'arrêter son regard sur tel immeuble tarabiscoté ou sur tel recoin insolite. C'est les vacances.

Le Plume vous salue bien.

Boîtier Pentax MZ-5n, film Fuji Pro800Z, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6

15 août 2008

Quinze août

Nous sortons peu, mais nous ne sommes tout de même pas cloîtrés : promenade à pied tous les trois, le petit harnaché sur le bide de votre serviteur. Le faubourg Saint-Martin, puis les passages du troisième arrondissements jusqu'aux Arts et Métiers ; retour par la rue Étienne Marcel et par les rues désertes du Sentier. Rue Dussoubs, rue du Caire, rue Saint-Philippe, rue de Cléry : rideaux baissés, congés annuels, pas un chat. Pour finir, les Grands Boulevards ; au coin de la rue de la Lune, le soldeur de livres est ouvert, comme toujours. J'y achète un ouvrage consacré aux dix-sept espèces de manchots de l'hémisphère sud, ça peut toujours servir.


Amer remarquable des Grands Boulevards : le Grand Rex, 12 juillet 2008.

Après ça... après ça pas grand chose, mon cher fils, du haut de ses trois semaines, ayant décidé qu'il voulait dormir sur le ventre de son père, perpendiculairement, la tête en bas au creux du bras droit et les jambes le long du flanc gauche. Ce qui n'incite pas le support ainsi désigné à l'hyperactivité. Par contre, je sais maintenant distinguer manchot du Cap, manchot adélie et gorfou sauteur. Sans compter le gorfou macaroni, son cousin. Je n'invente rien.

Activité du soir : tenter de réparer un doubleur de focale Foca HR7 acheté d'occasion jeudi et dont un roulement à bille était sérieusement de traviole. D'ailleurs, si quelqu'un sait où acheter des billes de roulement d'un millimètre de diamètre, ça pourrait me servir.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Ilford HP5+ (exposé à 800ISO), objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

14 août 2008

Cartes

Je n'avais pas de carte sous la main pour illustrer l'entrée géopolitique d'hier ; je n'en ai toujours pas, mais par contre j'ai reçu un joli lot que j'avais commandé à l'équivalent sud-africain de l'IGN. La chose n'a pas été simple d'ailleurs, puisqu'en principe, ils n'envoient pas à l'étranger ; mais comme ils avaient un peu omis de me le signaler avant que j'ai payé la commande, ils ont exceptionnellement fait l'envoi...

Bref, j'ai maintenant un jeu complet de cartes au 1:500.000 de l'Afrique du Sud (23 cartes, dont quatre étaient déjà dans mes cartons) et une couverture au 1:1.000.000 de l'Afrique Australe (Afrique du Sud, Lesotho, Swaziland, Namibie, Botswana), en cartes aéro. Comment je pouvais faire sans, voilà la question.


Déballage du colis hier après-midi.

Non, ce n'est pas la peine de me demander à quoi ça va me servir. À rien du tout, pas plus que les cartes marines de divers caps et détroits lointains que j'ai aussi en stock. Mais j'aime ça, les cartes.

Du coup, j'aurais plein d'exemples supplémentaires pour ma rubrique cartes sur table, où je me lance dans une série sur les fondements de la cartographie. La cartographie n'a qu'à bien se tenir - et surveiller ses fondements.

Le Plume vous salue bien.

13 août 2008

Caucase

L'actualité peut parfois avoir lieu en août. Si, si !

Ces jours-ci, l'actualité, outre les distrayantes sautillades de Pékin, ce sont les grondement des chenilles de tanks dans une région du monde que peu de monde connaît et encore moins comprends : le Caucase. Précisons tout de suite que je ne fais pas partie de ces peu de mondes là...

Donc pour résumer et d'après ce que j'ai pu comprendre (je suis un peu déconnecter de l'actualité en ce moment ; je regarde juste un peu les J.O., et sans le son) : un président de Géorgie, très impopulaire dans son pays, au bord de la crise politique depuis des semaines, se lance dans des rodomontades militaires dans une des deux provinces séparatistes de son pays, l'Ossétie du Sud ; la Russie, son puissant voisin du nord, est trop contente de voler au secours de cette région, dont elle avait encouragé sinon créé ledit séparatisme, et se lance dans une guerre punitive massive contre la Géorgie.

Résultat (probable) des courses : après intervention de la communauté internationale, retours au status quo ante bellum (sauf pour les morts, évidemment), ce qui renforcerait l'indépendance de fait de l'Ossétie du Sud ; probable chute, dans les mois qui viennent, du président géorgien ; renforcement de la présence russe dans le Caucase.

Merci de me corriger si je me plante, hein, j'ai pas tout suivi. Enfin, pour la futurologie, on corrigera ça plus tard.


Tapis de la province d'Ardebil (Caucase iranien).

Le Caucase, donc : au sens strict, une chaîne de montagnes, celle qui sépare justement la Géorgie de la Russie ; au sens plus large, la région comprise entre la Mer Caspienne et la Mer Noire, du Nord de l'Iran et de la Turquie au Sud de la Russie. Des régions montagneuses, du coup - les plus hauts sommets d'Europe, si tant est que l'on soit encore en Europe. Y est on vraiment ? Tout découpage continental serait nécessairement arbitraire. Au bout du compte, on n'est ni en Europe, ni en Asie, on est au Caucase.

Région de montagnes, donc découpé en petites régions totalement étrangères les unes aux autres, avec de forts particularismes linguistiques, culturels et religieux qui jadis réjouissaient les ethnologues, mais qui compliquent singulièrement l'organisation de l'espace en États. Ainsi, la Géorgie, dont la frontière nord est déterminée par la ligne de crête de la chaîne principale du Caucase, comprend des vallées dont les populations se sentent tout, sauf géorgiennes, et qui par contre peuvent avoir des affinités avec leurs voisins du versant nord. C'est le cas par exemple des Ossètes (du Sud) qui de tout points de vues sont proches des Ossètes du Nord, dont le territoire fait partie de la fédération russe. Voilà pour le contexte ethnologique du problème.

Le contexte géopolitique, il est encore moins limpide, évidemment. La Russie de Poutine a joué son va-tout dans la guerre sanglante contre un autre séparatisme, tout proche, celui de la Tchétchénie, un tout petit peu plus à l'Est. La Russie applique donc sur ce point le bon vieux précepte suivant lequel celui qui vous quite est un traître, et celui qui vous rejoint, un converti... Mais tant qu'à avoir investi militairement la région, la Russie veut retirer le plus de marrons possible de ce feu.

Et puis, il y a le pétrole. Pas en Ossétie du Sud, bien sûr (il n'y a pas grand chose en Ossétie du Sud), ni même en Géorgie, mais en Azerbaïdjan, de l'autre côté, sur la Caspienne - les premiers champs de pétroles à avoir été exploités à grande échelle, et il en reste, et du gaz naturel. Dans les régions iraniennes frontalières aussi, peut-être, je n'en sais rien. La Géorgie forme une sorte de corridor, entre petit et Grand Caucase, qui permette d'imaginer une circulation du pétrole de Caspienne vers la mer noire, et donc l'Europe, hors du contrôle russe. Et il est de plus en plus clair que l'énergie constitue la nouvelle arme suprême de la Russie... Que les troupes russes aient concentré leur effort sur la ville de Gori, point stratégique sur cette route est-ouest, envoie donc un message clair : « nous pouvons couper la route géorgienne quand nous voulons et sans effort ».

Voilà. Maintenant, il faut faire quoi ? Pas grand chose, sans doute. L'accord que notre impopulaire président à nous se vante d'avoir arraché de ses petits bras musclés arrange tout le monde : la Russie qui n'a pas du tout envie d'occuper la Géorgie, la Géorgie qui n'est de toute façon pas en situation d'exiger quoi que ce soit, le reste du monde qui veut éviter de multiplier les pétaudières dans ce coin-là... Il n'y a guère que ce crétin de McCain, dont le principal conseiller diplomatique était auparavant le lobbyiste attitré (et richement rémunéré) du gouvernement géorgien à Washington, pour vouloir jouer les gros bras et vouloir s'engager auprès d'un président géorgien discrédité. Mes prévisions : voir plus haut.

C'était notre rubrique de politique internationale, merci de nous avoir suivi.

Le Plume vous salue bien.

[Ce très beau tapis tissé est la seule illustration que j'avais pour cette partie du monde. Il est suspendu à un de nos murs : trop beau pour marcher dessus, et les tapis tissés sont beaucoup plus fragiles que les tapis noués.]

12 août 2008

Vide

À Paris, c'est la semaine creuse. Tout le monde est parti ou presque ; tout est rangé, en attendant les grands retours.


Port d'Aubervilliers, juillet 2008.

Tout le monde est parti, mais pas nous. On garde la maison, ne vous en faites pas.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]

11 août 2008

Tourisme

Mon lieu de vacance cette année : la première destination touristique du monde. Oui Messieurs-Dames !


Boulevard Poissonnière, Paris 9e, 12 juillet dernier.

Bon, c'est vrai, il se trouve que j'y ai mon domicile, et mon travail. Il se trouve aussi que je ne sors guère de chez moi que pour acheter des couches ou pousser le landau jusqu'à un square...

Mais n'empêche.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Ilford HP5+ (exposé à 800ISO), objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

10 août 2008

Évidemment

Évidemment, en ce moment, la maison, ce n'est pas tout tiré au cordeau. Il y a d'autres priorités... Le seul bricolage que j'ai réussi à faire ces derniers jours : poser un crochet dans la salle de bain pour suspendre la baignoire du petit. Et tout le reste est à l'avenant.

D'un autre côté, on n'en est pas non plus là :


Poste d'aiguillage abandonné près des voies de la petite ceinture, boulevard Poniatowski, Paris 12e.

Pour le reste : lire des romans policiers, c'est la seule activité intellectuelle que j'arrive à fournir. La lecture de monographies historiques n'est guère compatible avec le manque de sommeil... En guise de compensation, j'ai écrit une entrée longue comme un jour sans pain dans ma rubrique cartographique.

Dans une semaine, je retourne travailler. Pas envie : je vais rater plein de biberons, moi, du coup !

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

09 août 2008

Vignoble de banlieue

Après les vergers du Sénat, des vignes dans un coin de banlieue encore rouge. Souvenir du temps où l'Ile-de-France était un haut lieu de la production vinicole française - sans doute plus en raison des débouchés locaux que pour la qualité des produits, il faut bien le dire.

Ces vignes-là, à l'entrée du parc des Cormailles, dans le bas d'Ivry, n'ont sans doute pas tout à fait assez d'ensoleillement pour produire beaucoup de raisin, qu'il soit rouge ou non. Mais qu'importe : c'est toujours de la vigne.


21 juillet 2008 vers 19h, entrée du parc des Cormailles, avenue Danielle Casanova, Ivry-sur-Seine.

Et chez nous ? Eh bien, on vit au rythme des biberons et des rendormissements ; on est crevés, on est heureux. On fait pire, comme vacances.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

07 août 2008

Une lieue : Maurice Thorez

Il y a dans la petite couronne un monument méconnu : la cité Maurice Thorez, à Ivry-sur-Seine. Brique rouge pour banlieue rouge : de l'habitat collectif qui ne se cache pas, qui crie bien haut qu'il est collectif.


Ivry-sur-Seine : la cité Maurice Thorez vue du parc des Cormailles, 21 juillet 2008.

D'accord : un petit peu stalinien, comme architecture. Le Parti l'était aussi un peu, dans ce coin-là. Mais le projet n'est pas sans mérite : pourquoi le logement social devrait-il se cacher, se faire oublier dans le paysage ? Cachez ces pauvres que je ne saurais voir. Reste que j'ignore comment on y vit. Le clocheton s'élève gaillardement, dominant zones industrielles et voies ferrées, mais l'intérieur est-il à la hauteur ? Je n'en sais rien.

Ceci dit, ce quartier ne donne pas comme les cités géantes du Nord parisien ou de l'Essonne l'impression d'être fermé au monde. On peut, à pied, aller faire ses courses ou prendre son train - ou se promener dans le parc tout neuf, réalisé sur un parking d'autocar abandonné. Et d'où l'on a une vue imprenable sur la falaise rouge de la cité Maurice Thorez.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax MX, film Fuji Reala 100, objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.7]

05 août 2008

Le verger des sénateurs

L'été à Paris, on peut aussi aller regarder murir les fruits au jardin du Luxembourg - un blog ami le rappelait récemment.


Jardin du Luxembourg, Paris 6e, 17 juillet 2008.

Pour être honnête, on aura un petit peu de mal à voir les nuances de peau des pommes et des poires qui poussent dans ce petit verger, au coin Sud-Est du jardin : chaque fruit est emballé dans un petit sachet individuel de papier. Est-ce pour les préserver de la voracité des étourneaux sansonnets qui ont leurs quartiers d'été dans le quartier latin, ou pour une raison intrinsèquement horticole ? Le débat fait rage.

Par ailleurs, les toucher ou les goûter vous sera difficile, puisque les vergers sont protégés par des grilles de la voracité d'autres bipèdes (mais sans ailes ni plumes) ; les renifler sera délicat pour la même raison, sauf à disposer d'un appendice nasal considérable - mais gare dans ce cas à la piqure des abeilles des ruches voisines (qui sont d'ailleurs des ruches écoles, si certains d'entre vous ont une fibre apicole). Il ne vous reste donc plus qu'à les écouter.

- Et pendant tes vacances, tu as fait quoi ?
- Je suis allé au Sénat, écouter des poires.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, objectif SMC Pentax-M 135mm f:3.5]

04 août 2008

Sur les Grands Boulevards (nocturne)

Sinon, les Grands Boulevards et les stations de métro sont aussi visible le soir. Étonnant, non ?


Métro Bonne Nouvelle le 12 juillet, entre chien et loup (20h ? 21h ?).

À part ça, on tien le coup. J'ai de vagues souvenirs de dormir toute une nuit d'un seul trait, il y a longtemps ; très surfait, finalement : j'aime mieux maintenant.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Ilford HP5+ (exposé à 800ISO), objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

03 août 2008

Sur les Grands Boulevards

La photo d'hier aurait été parfaite pour célébrer un nouveau marronnier de l'été, qui occupait beaucoup les radios ce matin : l'anniversaire du Vélib'. Mais comme je n'aime pas les noms bidons avec des apostrophes dedans, que je n'emploie pas ce moyen de locomotion (je suis trop habitué aux vrais vélos pour pouvoir en faire) et que finalement le seul usage que j'en ais, c'est d'esquiver le vélibriste décérébré dans les rues de Paris, et ce que je sois à pied, en voiture, en scooter et même en vélo, je ne vois pas ce qu'il y aurait à célébrer là dedans.

Je n'emploie pas beaucoup non plus le métro ces temps-ci (le seul endroit pourtant où l'on ne risque pas la collision avec un Vélib') ; n'empêche, je ne suis pas mécontent qu'il apparaisse sur mes photos. Même si ce n'est que les poteaux indicateurs des stations - qu'on n'a heureusement pas relooké récemment. Sinon, de toute façon, dessus, ce serait marqué « mEtr'0 « ou quelque chose comme ça, à l'initiative d'un brainstorming de consultants en communication tout juste bons à griller des feux en Vélib'.


Boulevard de Bonne Nouvelle, 21 juin 2008 en fin de matinée.

En tout cas, quand je me promène sur les Grands Boulevards (comme dit la chanson), ce sont bien les seuls éléments de mobilier urbain qui attirent mon regard et, à l'occasion, mon objectif. Ah, non, les fontaines Wallace, aussi. Et peut-être quelques vieux urinoirs, s'il en reste.

Tiens, à propos de renommage, la seule station de métro qui ait changé de nom récemment, c'est la suivante : Rue Montmartre, qui prétend maintenant s'appeler Grands Boulevards - sous prétexte semble-t-il que les touristes descendaient là pour aller au Sacré-Cœur, ce qui leur donnait loisir de traverser la totalité du neuvième arrondissement et une partie du dix-huitième. La solution s'imposait : remplacer un nom insuffisamment précis par un autre qui l'est encore moins, puisque, somme toute, le nom de Grands Boulevards peut s'appliquer à toute la partie Nord de l'ancienne enceinte de Philippe-Auguste, de Bastille à Concorde... Faut pas chercher.

Le Plume vous salue bien.

[boîtier Pentax Auto 110, pellicule Fuji Superia 200 (format 110)]

02 août 2008

Sommeil d'été

Nous entrons ce week-end dans la saison des congés annuels, des fermetures pour vacances, du ralenti généralisé : le sommeil d'août. Du coup, la ville est comme décalée, pareille mais pas pareille...


Rue d'Enghien, juillet 2008.

Pour ma part, je suis en congés. Mais pour autant, je ne peux pas dire que je dorme beaucoup... Petit à petit on trouve ses marques ; la journées n'est plus rythmée par les heures mais par les biberons. La nuit aussi.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax ME Super, film Ilford HP5+ (exposé à 800ISO), objectif SMC Pentax-M 50mm f:1.4]

01 août 2008

Août à Paris

Après juillet à Paris, août à Paris. Tout le monde s'en va. D'ici quelques jours, il n'y aura plus personne.


Port d'Aubervilliers, juillet 2008.

Mais nous, on reste ! S'il n'en reste que trois, nous seront ceux là.

Le Plume vous salue bien.

[Pentax MZ-5n, film Fuji Pro 400H, zoom SMC Pentax-F 35-80mm 1:4-5.6]